Atelier de dégustation de vins aux Amis Vicois

C'est à une dégustation de vins en bonne et due forme à laquelle nous ont conviés les Amis Vicois, ce vendredi 15 décembre 2017.
Le maître de cérémonie n'était autre que le très professionnel Benoît Blancheton, œnologue connu et reconnu.

Pour cette soirée, le choix était fait d'adopter une philosophie écologiste. En effet la viticulture a malheureusement contribué, ces dernières décennies à la pollution de notre environnement, à dégrader la santé des viticulteurs et celle des riverains des vignes. C'est pourquoi, de plus en plus de vignerons et d'amateurs de vins,  se tournent vers la viticulture certifiée bio: les seuls entrants chimiques autorisés sont le soufre et le cuivre. De plus, lors de la vinification, certains additifs sont généralement de mise, comme les sulfites.
Ce soir, exigence maximum du respect de l'environnement, il ne sera question que de vins dits"naturels", issu d'une éthique sans faille. Pour cela, Benoît Blancheton a trié sur le volet cinq bouteilles de vignerons, de vigneronnes particulièrement exigeants. Il s'agit de vins répondant aux exigences de la bio-dynamie: produire en qualité et en quantité ce que la nature permet de mieux, tout en préservant la nature pour les générations futures.
Pour certains, on va encore plus loin, avec des principes vegan: par exemple pas de blanc d'œuf pour clarifier le vin.

Une vingtaine de "dégustateurs stagiaires" ont pu s'initier aux différentes étapes de la dégustation, dans le sérieux et la décontraction.


D'abord la robe, qui peut être colorée, intense ou non, limpide ou pas. Il faut aussi voir si le vin fait des "jambes" sur le verre, c'est à dire s'il est gras: cela augure bien de sa longueur en bouche. Ne pas oublier le disque, en levant le verre!

Vient ensuite le nez: il faut, avec l'allure auguste et concentrée prendre le pied du verre entre pouce et index, donner deux ou trois tours au vin, puis humer...et laisser parler l'imagination. L'odeur peut être fruitée (agrumes, fruits macérés, fruit rouges, pomme verte), ou bien florale ( violette, vanille). On a pu sentir aussi des épices, du cacao, de la réglisse, du gingembre. On ne confondra pas la netteté d'une odeur avec son intensité. A ce stade, on peut déjà noter des qualités, comme la complexité, la richesse, voire des défauts (odeurs peu agréables). Ne pas rater le côté "pierre à fusil", cette odeur minérale, entre la peau de poulet grillée, l'odeur des silex qu'on percute, et le jaune de l'œuf dur. Il peut y avoir aussi des parfums plus complexes, par exemple de viande, de cuir, de goudron, de pain grillé.
Après le premier nez, vient le deuxième nez, le troisième, nez, en agitant toujours plus fort son verre. Les premiers correspondent à des parfums plus légers, plus volatiles.

C'est alors, le moment tant attendu, où on déguste en bouche: on ouvre la porte du goût. Bien sûr les quatre goûts de base, ceux de la langue: sucré(devant), salé et acide (sur les côtés), et au fond, en dernier l'amertume. Tout est à noter précisément.
Mais le vin doit ensuite être "grumé": on penche la tête en avant, on met la bouche en cul de poule, et on aspire de l'air. Cela fait remonter les parfums dans l'arrière bouche, dans les fosses nasales. Alors là le festival des qualificatifs peut commencer, du pétale de rose à la mangue, du goudron aux odeurs de sous-bois, de caramel au lait et au sel jusqu'au sucre candi.
Le dégustateur professionnel recrache ensuite la dose de vin dégusté.

Cinq bouteilles sont dégustées : deux blanc secs, deux rouges et puis les bulles (champagne). Chacun a en main son verre de dégustation officiel, celui de l'INAO (Institut National des Appellations d'Origine).
Pour commencer un muscat petit grains, bio, de chez Gérard Bertrand, produit dans le Gard, grand terroir de ce cépage. C'est un blanc très jeune, de l'année, riche en acidité, très peu sucré. Un vin qui promet de murir dans l'année qui vient.
Puis vient un vin de Chardonnay, de la région de Limoux, grand terroir de Chardonnay, élevé en barrique. Une robe somptueuse pour ce domaine de l'Aigle, jaune avec des reflets verdâtres, et un bouquet complexe. De belles jambes: ce vin "mouille" le verre. Il est riche en glycérols, qui vont nous tapisser le palais, promesse de longueur en bouche.
Ensuite un rouge multi-cépages de chez Janiny (Saint Bauzille de la Sylve), jeune, complexe, dynamique. Un bouquet riche.
La quatrième bouteille est un rouge de La Sauvageonne, de Saint Jean de la Blaquière. Un grand cru, produit sur une grand terroir, celui des terrasses du Larzac. Une longueur en bouche exceptionnelle (caudalie d'au moins quinze secondes). Une générosité exceptionnelle également. De la violette, du pétale de rose, du gingembre...Myriam qui est originaire de Saint-Jean a même reconnu l'odeur du crottin de son cheval...mais ça, c'est subjectif.
La dernière bouteille est un Champagne naturel de Françoise Bedel. Un nez de pomme verte, une bulle d'une grande finesse et d'une grande densité. Un produit rare, d'une vigneronne amoureuse de la nature et du vins.

Il est à noter que les dégustations sont accompagnées d'eau, de pain et de fromage, genre Emmental., afin de "se refaire le palais"
Autre aspect des choses, ces dégustations sont aussi accompagnées de bonne humeur. La compagnie rassemblée par les Amis Vicois ne manque ni d'humour, ni d'esprit, ni de sérieux, et c'est dans la détente et le professionnalisme que s'est déroulée cette conférence dégustation.

La soirée s'est poursuivie, comme à l'accoutumée avec les amis vicois, par un buffet généreux et de qualité où foie gras, petits fours salés et sucrés étaient au rendez-vous.
En guise de récompense, la vigneronne vicoise Florence Monferran, sur le domaine des Clos de Miège, nous a fait savourer son dernier nectar: Prima Ora.
Il s'agit d'un Vin Naturellement Doux, d'un bouquet explosif, exceptionnel, produit avec des soins intensifs, manuels, en très petits rendements, sans aucune mécanisation, en poussant à l'extrême les idées de la biodynamie.
Ces vins s'inspirent de recettes moyen-âgeuse, car Florence Monferran est d'abord une historienne passionnée de l'histoire locale de la viticulture depuis les romains. C'est elle également qui a été à l'origine de Terre Apiane, une association de viticulteurs sur Mireval, Vic et Frontignan, promouvant le terroir muscatier local.
 

Ce fut une soirée d'apprentissage chaleureuse et conviviale. Merci aux organisateurs et aux sérieux" stagiaires" ayant participé!

RR

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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