les amis vicois sur la trace des romains

 

Ce samedi 28 avril fut une journée culturellement riche et bien remplie pour les amis vicois venus visiter quelques uns des sites les plus remarquable de la ville d'Arles.
Il faut reconnaître que nous avions, en la personne de Magali Legros professeur de lettres classiques un guide de qualité. Elle avait consciencieusement préparé la visite des deux principaux monuments romains de la ville d'Arles, du musée " l'Arles Antique", et du cloître roman, afin que chacun puisse retirer l'essentiel de la richesse de cet extraordinaire patrimoine.
Notre région, et Arles en particulier, peut s'enorgueillir d'un patrimoine romain unique au monde, avec des édifices bien mieux conservés qu'ailleurs: les arènes d'Arles et de Nîmes sont encore aujourd'hui des lieux de spectacles.
Quand au patrimoine roman, du X au XIII ième siècle, la période purement occitane, il est fort injustement méconnu du grand public.

Nous laissons le bus au bord du Rhône, cher à Frédéric Mistral, un paysage à lui seul, un fleuve associé à tout un peuple de mariniers, et nous nous dirigeons vers l'amphithéâtre,  c'est à dire les arènes, construit au 1er siècle de notre ère. Il pouvait accueillir jusqu'à 25 000 spectateurs, soit presqu'autant que le stade de la Mosson! Cet amphithéâtre est cependant deux fois moins grand que le Colisée de Rome. Il était conçu pour être évacué en dix minutes, avec ses "vomitorium", systèmes de halls, corridors et d'escaliers monumentaux. Les spectacles étaient gracieusement offerts à tous par les empereurs et autres riches fonctionnaires de l'époque qui en retiraient bien sûr un bénéfice politique. C'était effectivement une excellente façon pour ces notables de se faire connaître; c'était la campagne politique de l'époque !
Que venait-on y voir? Les traditionnels combats de gladiateurs bien sûr, les chasses mais aussi, beaucoup plus cyniques, les condamnations à mort.
Ces arènes ont servi de carrière pour construire la ville, au moyen-âge, en particulier l'imposante église voisine, Saint-Trophime.
Aujourd'hui, ce qui reste de cet amphithéâtre ne permet pas bien sûr d'accueillir autant de monde. Néanmoins les arènes sont toujours un lieu de spectacles, surtout de concerts, corridas et de courses camarguaises.

Nous nous sommes ensuite dirigés vers le théâtre antique construit un siècle avant l'amphithéâtre. Il ne reste de ce théâtre qu'un niveau sur les trois, les matériaux récupérés des étages manquants ont servi au cours du temps à de nombreuses constructions de la ville. Malgré tout, lorsque nous sommes assis sur les gradins, nous le percevons aujourd'hui comme une immense scène de plein-air dédiée au spectacle. Il accueillait à l'époque jusqu'à 10 000 personnes qui venaient voir des tragédies, des comédies mais aussi des mimes et pantomimes. Comme pour l'amphithéâtre, les spectacles étaient offerts par les riches, et pour les mêmes raisons. On peut également penser que ces divertissements gratuits permettaient aux gens de se rencontrer (même si les classes sociales ne se mélangeaient pas) et contribuaient à maintenir la cohésion sociale.
Ce site dégagé au 19ième siècle retrouve encore aujourd'hui, surtout l'été, sa vocation de lieu de spectacles. Plusieurs festivals ainsi que les rencontres internationales de la photographie y sont programmés.

Après ces deux visites commentées par Magali avec clarté et pédagogie, les amis vicois" se sont jetés dans "la gueule du loup", nom du restaurant que nos amis vicois organisateurs avaient choisi pour nous. Nous avons été bien accueillis et nous nous sommes régalés avec une cuisine aux accents épicés concoctée par le chef dont l'épouse est d'origine libanaise. Heureusement, nous étions bien ragaillardis après ce bon repas car nous n'avons pas eu le temps de faire la sieste ! Deux autres monuments restaient à visiter : le cloître et les thermes romains.

Le cloître Saint Trophime de l'ancienne cathédrale d'Arles date du 12ième et du 14ième siècle. Les galeries romanes abritent de magnifiques sculptures racontant des scènes bibliques, mais aussi des créatures diaboliques, elles sont complétées par les galeries gothiques construites ultérieurement, plus sobres. L'opposition de styles, le premièr du XIIième siècle, le second du XIVième siècle nous rappelle que ces deux périodes sont marquées par une terrible guerre: "la croisade des albigeois". Des salles ont été restaurées, on y accueille aujourd'hui des expositions contemporaines. La salle au nord donne à voir sept tapisseries de la fin du 17ième représentant, sept siècles plus tard, l'histoire de Godefroy de Bouillon conduisant la première croisade.

 Les thermes Constantin, du nom de l'empereur, le premier empereur romain chrétien, datent du 4ième siècle. Ils sont situés au bord du Rhône. Les vestiges ont d'abord été considérées comme celles d'un palais ; ce n'est qu'au 19ième siècle que les fouilles ont fait apparaître des thermes. Un système rigoureux et ingénieux permettait de faire circuler de l'air chaud sous le sol des pièces. l'air était ensuite évacué par des canaux verticaux (les tubuli) encore bien visibles aujourd'hui. Il y avait des pièces chaudes, des pièces tièdes et des froides. Il existait également une salle d'entraînement physique nommée palestre.
Les thermes étaient ouverts à tous à des moments différents; l'hygiène avait une grande importance chez les romains. On peut imaginer que c'était également un lieu d'échanges et de rencontres.
Nous avons conclu cette journée, bien pensée par Magali, par la visite du musée Arles AntiqueCe musée retrace l'histoire de la ville, dès avant la période gallo-romaine. Les expositions concernat la période romaines sont à couper le souffle, tant on découvre une civilisation déjà très avancée, il y a deux mille ans, et tout un peuple, avec ses métiers, son intimité, ses arts. C'était un judicieux complément de la visite des monuments. En effet, nous y avons, entre autres, retrouvé les maquettes reconstituant les monuments de l'époque ; cela nous a permis d'imaginer, après avoir vu les restes réels, la grandeur de ces constructions romaines (amphithéâtre, théâtre et cirque).
Un des bijoux de ce musée est le chaland"Arles Rhône 3", découvert dans le Rhône en 2004 et sorti du fleuve en 2011 en 3 morceaux. il a été savamment reconstitué et conservé par immersion dans un bain de résine se durcissant à l'air. Ce chaland datant du 1er siècle de notre ère, retrouvé avec sa cargaison de 25 tonnes de pierres et divers ustensiles, est classé "Trésor National".

Le musée abrite également de magnifiques collections archéologiques d'Arles, des mosaïques et des sarcophages bien conservés.

Cette journée, bien organisée et bien remplie incite à poursuivre le chemin de la connaissance d'un patrimoine inépuisable. Merci encore à notre guide et aux amis vicois. Si vous voulez en voir plus: rendez-vous sur le site lesamisvicois.fr,  il y a un super diaporama sur cette sortie!

 

S.V.R.

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec l'APAVH, le beau Domino, est à l'adoption

domino44

"Je m'appelle Domino, on m'a récupéré dans la rue. Depuis j'ai été castré et je suis aux petits soins dans ma famille d'accueil, j'ai une très belle frimousse avec un petit grain de beauté près du museau. Je suis certainement le plus gentil des minous, d'ailleurs ma douceur se lit dans mes beaux yeux clairs . J'ai environ 2 ans, je suis une vraie crème de chat et je cherche une famille pour la vie plutôt dans une maison avec un jardin, je suis très sociable et je m'entends avec d'autres chats sans problème.

Même si je suis un peu craintif, je n'ai aucune agressivité. Je suis gourmand, propre, je réponds à mon nom, je ronronne facilement et je dors avec ma famille d'accueil toutes les nuits pour son plus grand plaisir.Bref, je suis un bon gros patapouf plein d'amour.

Pour mon adoption, on vous demandera une participation pour mes frais d'identification et de stérilisation...

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