Gilets Jaunes : expression d'un ras-le-bol massif et citoyen de la France qui travaille sans pouvoir vivre décemment.

       
Dimanche 1er décembre, sur la 612, communes de Mireval et de Vic la Gardiole, une quarantaine d'habitants et d'habitantes du coin ont revêtu le fameux Gilet Jaune, et ont filtré la circulation.
Les automobilistes leur manifestaient massivement leur soutien, malgré la gêne engendrée sur la circulation routière. Nombre d'entre eux ont été déroutés de l'autoroute. Ils semblent  un peu perdus sur ces départementales. Mais ils affirment leur enthousiasme :klaxons, applaudissements, gilets jaunes agités en drapeau dans le vent.
Les manifestants, eux, ne se sont pas concertés autrement que sur les réseaux sociaux. Pas de "responsables", ni de chef, ni d'organisations politiques, syndicales ou citoyennes. Le mouvement est spontané.
Certains d'entre eux ont suivi le mouvement depuis le début. Ils expriment leur colère, leur sentiment "d'être pris pour ces c...", par un Président qui s'affiche à l'étranger, avec les grands de ce monde. Ils se sentent méprisés.
Ils connaissent de fins de mois de plus en plus difficiles, et s'inquiètent pour leur parents, ou leurs grands-parents, et encore plus pour leurs enfants.
Ils constatent que le mouvement s'est exprimé calmement au début et ils trouvent qu'au cours de ce troisième week-end, le gouvernement a décidé de jouer le durcissement. Ils dénoncent la répression, tout comme ils dénoncent les casseurs.
Ils affichent une volonté que le mouvement soit pacifique, républicain.
Ils n'ont pas de ressentiments contre les gardiens de la paix, ni contre les médias, mais contre le gouvernement, qui, selon eux les instrumentalise, et instrumentalise les médias, pour les isoler et les décrédibiliser.
La gendarmerie et les CRS sont là. Et tout se passe bien du côté des forces de l'ordre.
A suivre...les Gilets Jaunes sont déterminés et se savent soutenus par leurs concitoyens: leur mouvement est populaire.

             

RR