Vic la Gardiole

Sophie, une vicoise nomade, foraine et passionnée

Sophie Marquis-Ballota, n’est pas tombée dans le nomadisme comme Obélix dans sa potion magique. Non, non. Fille, petite-fille de forain elle est vicoise depuis quarante ans tout en voyageant.

Sa famille s’est installée définitivement à Vic la Gardiole il y a vingt ans, date à laquelle elle s’est arrêtée de voyager. Après une scolarité traditionnelle à l’école primaire de Vic et au collège Les deux Pins de Frontignan, elle passe un bac littéraire. Mais sa passion de nomade la rattrape. « On naît forain, on meurt forain, voyageur (qui vendent sur les marchés) ou circassien (le cirque). Nous nous marions entre nous, c’est le nomadisme qui nous rassemble ». Si un sédentaire a du mal à vivre la vie de nomade, l’inverse est vrai aussi. Et les forains sont toujours sur la route. Quinze jours là, un mois ici, il faut aimer cette vie. Elle rencontre son mari, Romuald, forain comme elle, et ils reprennent l’aventure qu’elle a tant aimée. Ses trois enfants, 17 ans, 13 ans et 9 ans, ont suivi une scolarité normale et ont toujours eu un niveau scolaire élevé même en changeant d’école tous les mois. Une prouesse ? Peut-être pas. Surtout la volonté de leurs parents qu’ils soient cultivés et aient un niveau d’instruction plus que correct. C’est indispensable dans le métier, ne serait-ce que pour la gestion de l’entreprise.

Cette idée de parc festif, leur trottait déjà dans la tête. Il y a quatre ans, ils s’arrêtent de voyager pour s’installer définitivement sur Vic. Au début, ils s’installent sur le terrain appartenant à la municipalité à l’entrée de la ville, puis sur leur propre terrain et construisent tout par eux-mêmes de A à Z. C’est une affaire familiale et ils peuvent compter sur la fratrie et leur maman pour donner un coup de main en cas de besoin.

Nostalgique, Sophie ? Parfois oui. Pourtant elle se souvient que ce n’était pas toujours rose la vie de voyageur, particulièrement en ce qui concernait la scolarité des enfants. Et combien de fois se sont-ils heurtés à une forme de « racisme » à cause de leur mode de vie ? Souvent traités de « Roms », la méfiance des sédentaires les a toujours poursuivis.

Qui n’a pas eu à l’esprit, au moins une fois dans sa vie, qu’un rassemblement de caravanes était synonyme de vols, rapines, agressions ?

A présent, la plupart des municipalités refusent aux forains l’installation de leurs caravanes dans la ville. Les voilà obligés de s’installer à l’extérieur des fêtes foraines, et c’est sur des terrains, qui autrefois n’étaient utilisés que pendant les mois d’hiver pour l’entretien des manèges, qu’ils doivent élire domicile. De fil en aiguille, les forains se trouvent dans l’obligation de se sédentariser.

Pourtant, si je ne m’abuse, l’humain n’est-il pas né nomade ? Mais ceci est un autre débat…

Allons plutôt faire un petit tour au royaume de l'enfance 

l'art roman en Occitanie

Suivons le « Cami Roumieu » ou « le chemin de Rome et aussi de Compostelle, la route éternelle des pèlerins ». Nous nous arrêterons à Vic la Gardiole la plus ancienne de La Gardiole avec celle Villeneuve lès Maguelone village.

 

 

L’église de Vic La Gardiole.
Classée monument historique en 1920

L’église Sainte Léocadie, en calcaire coquillier, a été tellement battue par les vents qu’on la croirait en pierre ponce. Elle a perdu la presque totalité de ses voûtes d’origine mais a conservé une belle envolée. De grands arcs de décharge soutiennent les murs de la nef nue, les fenêtres sont dépouillées, sans colonnette ni sculpture. Mâchicoulis et parapet crénelé datent de son origine. Échauguettes et tour d’horloge sont postérieures. Les murs font près de deux mètres d’épaisseur. A l’intérieur, un puit d’origine antique servait à la population qui s’y réfugiait avec les animaux. Du toit, on jetait tout ce que l’on pouvait. La porte d’en haut,, à droite en entrant, donne sur un escalier creusé dans l’épaisseur du mur.
On situe sa construction au XIIième siècle ( année 1173 environ) sur un édifice déjà existant dont le plan simple en rectangle, a été conservé. C’est un édifice de style militaire, forteresse construite pour se défendre contre les envahisseurs.

Sources : itinéraires romans en Languedoc de Françoise Leriche-Andrieu 1982
Encyclopédie médiévale de Viollet Le Duc. Refonte de Georges Bernage
Site de Vic et Villeneuve sur Découverte 34
Office du tourisme de Vic
Photos de l’église de Vic de l’auteur

 

 

   

 Petite initiation à l’art roman

L’art roman

Issu de l’architecture carolingienne

L’architecture carolingienne reprend des éléments romains, wisigothiques, et mérovingiens en y incorporant certaines caractéristiques qui préfigurent la grande période du roman : on l’appelle le « pré-roman ».


 Un peu d’histoire

Ce n’est que tardivement, au IIIième siècle, dans cette Septimanie où la civilisation romaine est déjà décadente, qu’apparaît le Christianisme. C’est au IVième siècle, que sont fondés les premiers sièges épiscopaux. Narbonne, Béziers, Lodève, Nîmes et Uzès. Ensuite, ce sont les ténèbres des invasions barbares. Au VIIIième siècle, commencent à se fonder monastères et abbayes. Mais la vie intellectuelle sommeille : plus d’écoles, plus de maîtres de grammaire, plus de bibliothèques, ni d’ateliers d’arts ou de copistes. C’est la décadence et l’éparpillement du patrimoine que se disputent vicomtes, évêques, abbés ou châtelains.
Au XIième siècle, tout change. Les invasions ont cessé, on découvre l’irrigation (par l’intermédiaire de l’Espagne maure), la culture de la vigne s’étend ainsi que celle de l’olivier. Les grands négoces se réveillent : le sel emprunte le « cami salinié », les épices arrivent d’Orient. Notons que le contact avec les pays orientaux n’a jamais cessé. Nous sommes sur le passages des pèlerins qui vont à Compostelle. Dans ce Moyen Age que nous avons du mal à imaginer, tout le monde a la bougeotte.
Tous les prétextes sont bons pour partir : pèlerinage, commerce. C’est un foisonnement de races et de cultures où se côtoient les Chrétiens, les Juifs, les Arabes (ex : Montpellier).

 

 

L’art roman en Méditerranée

De ce foisonnement, les artistes romans vont tirer profit et utiliser comme modèles les apports venus de tous les coins du monde. Dans ce creuset, explosera au XIième et XIIième siècle la création architecturale romane dans ce Languedoc où la violence, la misère, la peur amènent les hommes à se rapprocher de Dieu En même temps, va s’étendre l’hérésie cathare, et les deux religions vont cohabiter en paix jusqu’à la croisade qui va massacrer tout un peuple au nom d’un dieu qui était censé prêcher la paix.

Les caractéristiques
C’est d’abord la manière de tailler et d’assembler les pierres. Le petit appareil plat et allongé est taillé sans polissage, un peu comme les murs de pierres de nos garrigues. Ce sont des successions de petites arcatures, plaquées au nu des murailles, qui retombent soit en culot soit sur un contrefort plat. Ces lésènes sont souvent accompagnées d’une frise en dent de scie ou dent d’engrenage.
Voûtement de pierre en berceau plein cintre avec doubleaux sur tous les vaisseaux, aussi larges soient-ils.
Le tympan est la partie au dessus de la voussure souvent gravés à une époque plus tardive.

On voit aussi, parfois, à la croisée des transepts, ces coupoles sur trompes qui se généraliseront au XIIième siècle. Puis, au portail comme à l’arc triomphal et aux fenêtres, des arcs légèrement surhaussés reposent sur des chapiteaux cubiques souvent gravés.
La caractéristique la plus flagrante du premier art roman se situe au niveau des arcs des portes et fenêtres dont les pierres des cintres sont placées bout à bout ne formant ainsi qu’une courbe imparfaite et les claveaux vont en s’amincissant aux extrémités.
Pendant la période du XIième siècle, les sculptures sont totalement absentes des chapelles et des abbayes.

 

Dans les temps géologiques anciens, la mer avançait jusqu'à cent kilomètres vers le Nord, c'est ce qui explique la présence de fossiles. 

 

 

 Mais dès la fin du XIième siècle, fait son apparition le second art roman qui va utiliser des matériaux plus tendres et au grain plus fin. De cette époque datent tout d’abord les églises fortifiées pour protéger la population des dangers venus de la mer : c’est Maguelone, Vic La Gardiole, Agde.

 

 

 

 

bbd 

L'Or pour Florence Monferran

 

Florence Monferran


Florence Monferran, historienne et vigneronne, mène  à Vic-la-gardiole une expérience patrimoniale sur les terroirs d’exception en muscat à petits grains. Après l’Originel de vin naturellement doux, élaboré sans mutage à l’alcool et en production naturelle, elle propose une nouvelle cuvée, Prima Ora, « le commencement de » en latin. Le vin, en grande partie issu de raisins passerillés (séchés sur pied) de sa première vendange, en 2013, a été vinifié et élevé trente mois en fûts. Il participe au travail d’histoire expérimentale de mise en pratique de connaissances livresques, des agronomes romains à nos jours, de savoir-faire décrits dans les archives, à l’exemple du passerillage, de redécouverte de saveurs anciennes grâce à la culture biologique. A la recherche du goût perdu, Prima Ora croise la surmaturation des raisins évoquée par les romains, les pratiques d’excellence depuis le haut Moyen-Age, pour une remise en culture, dans tous les sens du terme, de vignobles oubliés. La cuvée à la robe d’or se pare en nez et en bouche de notes épicées, évoluées, de beurré, miel, caramel et fruit confit. Elle est millésimée en fonction des conditions annuelles de récolte, en bouteilles numérotées.


photomontage : Lucie Hourdequin / photo : Alain Reynaud

Retrouvez les conseils de dégustation et accords culinaires sur le site des clos de Miege et suivez ce lien pour en savoir un peu plus sur l’histoire de ces vignobles

 

   

Ce dimanche 12 mars des dizaines de vigneronnes sont venues de toute la France à Claret, au pied du pic Saint Loup, pour la troisième édition du salon des Héritières de Bacchus. Malgré une météo capricieuse, l'événement a encore tenu toutes ces promesses. Un public nombreux de professionnels et de connaisseurs était au rendez-vous. Ce n'était d'ailleurs pas une surprise car aucun endroit dans le sud de la France ne propose un salon 100% féminin avec autant de qualité.

Les exposantes cette année, se soumettaient au jugement d’un jury d’experts à la première « Sélection des Héritières » présidée par M. Philippe Faure-Brac, Meilleur sommelier du monde 1992 et Président de la Sommellerie Française et Laurent Lafont, Président des Héritières de Bacchus.

Parmi les lauréates, la vicoise Florence Monferran (Clos de Miège) s'est vue décernée une médaille d'or bien méritée pour sa cuvée Prima Ora 2013.

» pour en savoir plus et retrouver toutes les lauréates

 Rencontre avec Florence Monferran 

source : Jean-Benoît DUPOUY

Gustave Courbet : promenade du côté de chez nous

Gustave Courbet : Promenade entre Vic la Gardiole, Mireval, Sète et Palavas

Bonjour Monsieur Courbet
autoportraits de Courbet Gustave Courbet est enterré au cimetière d'Ornan
 

Evidemment si quelqu’un vous demande quelle est œuvres la plus connue de Gustave Courbet, vous répondrez sûrement « L’origine du monde »- celle qui fait couler le plus d’encre, et soulève encore le plus de polémiques - « La falaise d’Etretat », « les Baigneuses », « la femme au perroquet », ses autoportraits. Peut-être. Pourtant, Courbet a peint bien plus que ces œuvres-là. Des œuvres parfois méconnues qui nous ramèneront à Vic la Gardiole.

Non, non, n’allez pas croire que Courbet est né à Vic la Gardiole ! Il est né à Ornan, en Franche Comté en 1819. Il fait des études d’art mais on le considère comme pas très doué. Un peu comme Einstein réputé avoir été un cancre. Il se tourne alors vers les études de droit et, à vingt ans, monte à Paris. C’est dans les musées parisiens qu’il va trouver sa voie. Il commence par des autoportraits. Pour un début, c’est un début de maître. Rebelle, il se lance dans la politique vers la fin de sa vie ; Après la chute commune de Paris, celui qui refusa la légion d’honneur, est traduit en conseil de guerre et écope de six mois de prison pour avoir signé la pétition demandant le déboulonnage de la colonne Vendôme à Paris. Il est condamné à payer les frais de sa reconstruction et ses toiles sont saisies. Exilé en Suisse, il y meurt le 31 décembre 1877. 

Un peu de chauvinisme ne fait de mal à personne… N’aurait-il pas mieux fait de rester chez nous ? En 1853, il fait la connaissance d’Alfred Bruyas un collectionneur montpelliérain qui lui achète les Baigneuses et la Frileuse, des œuvres qui ont fait scandale. Il séjourne deux fois à Montpellier en 1854 et 1857. Un séjour un peu mouvementé lors duquel il écrit à sa sœur « qu’il se remet à peine du choléra – l’épidémie s’était répandue dans plusieurs régions de France », ainsi qu’une autre lettre, à son ami Max Buchon, dans laquelle il évoque aussi des tourments bien différents, ses « amours » tumultueuses avec plusieurs pensionnaires d’un bordel local… 

Mais la beauté âpre et sauvage de notre région l’inspire. Lui qui était habitué aux couleurs du nord, est saisi par la lumière du Sud qu’il retranscrit avec une réelle maîtrise. La garrigue, la mer, le ciel. Il réalise ici des chefs-d’œuvre :

 La Rencontre ou Bonjour Monsieur Courbet en 1954. Une rencontre entre le peintre et Bruyas accompagné d’un serviteur et d’un chien, qui se situerait au carrefour des 4 chemins entre Vic la Gardiole et Mireval à proximité du domaine d’Emile Mey. Rappelons qu’Emile Mey (1851-1877) était négociant en gros et détails de dentelles et tulles, installé 17 rue de l'Ancien courrier à Montpellier, amateur d'art et ami d'Alfred Bruyas. Des paysages de mer, de garrigue, à Sète, Palavas, Vic, Mireval… 

« Ne le plaignons pas […], il a traversé les grands courants […], il a entendu battre comme des coups de canon le cœur d'un peuple et il a fini en pleine nature, au milieu des arbres » - Jules Vallès

 

 Bonjour Monsieur Courbet : carrefour des Quatre chemins Vic la Gardiole 2017

 

Bernadette Boissié-Dubus

le faux poivrier, un arbre au parfum d'exotisme

Si vous passez par Vic la Gardiole, vous ne pouvez pas ne pas les voir.
Sur l’avenue des Aresquiers à certaines époques de l’année des petites places ombragées sentent le poivre et il n’y a qu’à lever les yeux pour en comprendre la raison : de longues grappes roses dégringolent dans un feuillage touffue au mois de novembre. C’est un arbre à floraison estivale qui dure assez longtemps. On pourrait le prendre pour un saule pleureur… mais froissez ses feuilles et vous n’aurez plus de doute. Son tronc noueux et torturé n'a pas son pareil, orné de grosses excroissances ressemblant à d'énormes verrues. 

Particulièrement utilisée en pharmacopée, l’huile essentielle tirée des baie du faux poivrier soigne une grande quantité de maux.
Originaire d’Amérique du sud et centrale, l’arbre à poivre de Californie est aussi appelé le faux poivrier. Il pousse au Pérou sous la forme « Schinus molle » et au Brésil sous la forme « Schinus therbinthifolus ». Le Schinus molle appartient à la famille des Anarcadiacées. Aujourd’hui on le rencontre fréquemment autour du bassin méditerranéen. Il donne des grappes de fruits roses et rouges qui blanchissent en se fanant. Les baies ont un goût aromatique et sucrée et l’odeur rappellent fortement le poivre. On les trouve mélangées à d’autres baies dans des assortiments de poivre.
Les indiens du nouveau Monde se servaient abondamment de l’arbre entier. Son bois fournissait des cure-dents et du charbon. Ses baies permettaient de traiter des problèmes urinaires ou cutanés sous forme de solutions lavantes ou cicatrisantes. Ils en obtenaient aussi du miel et du vinaigre.
L’huile essentielle de faux poivrier est recommandée pour prévenir les refroidissements, la grippe, les infections respiratoires, recommandée en cas d’hypertension et atténue les troubles menstruels.
Mais attention ! Cet arbre venu du Pérou fait polémique. Toxique ? non toxique ? On se perd dans une foule d’informations souvent contradictoires. Comme toutes les plantes contenues dans les huiles essentielles, il ne faut pas l’utiliser sans avoir l’avis d’un professionnel de santé.
Oubliez les tisanes de nos grand-mères !

Il y a toute une panoplie de faux poivriers. Pour n’en citer que quelques uns : faux poivrier du Japon, faux poivrier des Andes, et l’espèce méditerranéenne qui ornent les places de Vic la Gardiole.  Quant au vrai poivre, qu’en est-il ? Il n’existe qu’un seule poivre : le noir, car le poivre vert est un poivre non arrivé à maturité, le blanc a été débarrassé de son écorce par trituration à l’eau salée.  

B.B.D

Jeanne, seize ans, une Vicoise à la voix magique

Jeanne écrit ses chansons et créée sa propre musique

La musique, Jeanne l’a reçue en cadeau dans son berceau ; née dans une famille de musiciens, elle y a baigné toute sa vie. Mais c’est sa voix qui fait la différence : une voix alto, rare chez les femmes. « Une voix qui te fait dresser les poils sur les bras » dit une fan inconditionnelle. « La musique c’est ma vie » dit-elle. Elle a commencé par le piano, puis la guitare et le mélodica. A 13 ans elle écrit sa première chanson. A seize ans, elle a déjà joué du piano dans le groupe de son papa, participé à un concert de chant à LA MJC de Poussan en janvier 2017 organisé par son professeur de chant de Montpellier avec lequel elle prend des cours. C’était la première fois qu’elle chantait sur scène. Même pas peur. Depuis peu, elle a intégré l’école de musique de Vic.
« J’écris mes chansons sur mon téléphone » dit-elle. D’abord, elle jette des mots, des phrases, puis elle compose le texte et la musique. Pour sa première chanson, elle a écrit un refrain, puis le reste est venu, couplet après couplet. Son style musical : le Reggae. Mais pour sa chanson « Papa » elle change de style et crée un hommage puissant et magnifique à celui qui lui a donné la vie. Jeanne ne prétend en aucun cas être poète. Pourtant, ce sont bien des poèmes qu’elle écrit et met en musique. Sa dernière chanson, pas encore terminée, parle un peu d’elle, de ses espoirs, de la liberté, du temps qui disparaît, « aller de l’avant, ne pas se retourner ». Son titre « Le temps disparaît », une chanson déjà lourde de sens pour une adolescente. Une adolescente qui sait ce qu’elle veut, « bien dans ses baskets ».
Jeanne est simple, pas du tout prétentieuse et vit comme toutes les adolescentes de son âge. En seconde au lycée Clémenceau de Montpellier elle avoue ne pas beaucoup aimer les études.
Mais Jeanne a plusieurs cordes à son arc. Depuis des années elle fait du théâtre d’impro à l’école « Ah bon ? » de Frontignan avec Thomas, et avoue adorer ça. Elle aime aussi le théâtre de rue. Ses rêves d’enfant : être comédienne ou actrice… des rêves communs à beaucoup de petites filles. Mais à présent, son rêve de musique, elle fera tout pour le concrétiser car ce n’est pas seulement un rêve mais un projet de vie.
Souhaitons-lui la réussite qu’elle mérite. Vous pouvez être certains que nous la retrouverons au détour de la vie, à Vic la Gardiole ou ailleurs, sur le chemin du succès.  

 

Les Amis vicois parcourent l’histoire viticole du village

Les Amis vicois, dynamique association qui propose différentes activités ludiques et culturelles, a entamé à l’automne un cycle de conférences mensuelles. Après la faune et la flore locales, c’est l’histoire viticole qui a été abordée en un large survol par Florence Monferran, historienne et vigneronne.
La vigne a toujours été présente sur le territoire. Son empreinte marque l’histoire du village, façonne les paysages, modèle des architectures. Invitation à voyager dans le temps, de l’Antiquité à nos jours, et en images, à travers l’épopée d’un terroir d’exception, la présentation pose le regard sur la continuité de la viticulture ici, déroule le fil de pratiques d’excellence dans le berceau du muscat à petits grains.

 

 

Une vigne à l’état sauvage dès la préhistoire, le goût du vin donné par les Phocéens échangeant leurs amphores contre du minerai de fer, une viticulture de rapport, très vite exportatrice,  implantée massivement par la conquête romaine en bord d’étang, la trace d’un vicus (regroupement d’hommes libres)  dans l’antiquité tardive, qui offre son nom au village actuel, nous voilà de plain-pied dans une histoire viticole qui forge l’identité du futur Vic.  La présence du muscat à petits grains, aux côtés de la clairette, s’affirme grâce aux agronomes – romains comme contemporains !- appuyant la préférence antique pour les vins blancs, doux en particulier. 

 

Loin d’une idée de rupture avec les invasions barbares et d’un sombre Moyen-Age, s’éclaire l’histoire d’un maintien de pratiques viticoles, avec les Wisigoths d’abord, puis avec l’arrivée de réfugiés chrétiens d’Espagne fixant une nouvelle population agricole sur nos terres. Des fées se sont-elles penchées sur le berceau de muscat ? Une conjonction de bonnes étoiles propulse les vins de ce terroir en cours de constitution dans la lumière : présence de la puissante église de Maguelone, propriétaire d’une grande partie des terres, détentrice du savoir livresque hérité des romains, et reliant les hommes à Dieu par un vin liturgique et d’hospitalité, grands seigneurs  revenus des croisades, ou ordres templiers et hospitaliers, tous ramènent de l’Orient le goût pour les vins doux hérités des grecs antiques. Nous observons dans les archives (cartulaires, contrats de vente et sources seigneuriales)  une production de haute qualité en blanc, muscat et passerilles en tête, ainsi que quelques vins rouges. Les vertus médicinales du muscat, vantées par les médecins Arnaud de Villeneuve (qui  initie au mutage à l’alcool) ou Gui de Chauliac, l’exemptent de taxes et le font circuler dans tout le royaume et cours européennes. 

 

Dans cet âge d’or, entre le 16e et le 19e s., l’auditoire se familiarise avec l’évaluation des terres, vignes et récoltes. Il découvre les possédants, des grands propriétaires jusqu’aux plus petits,  les différentes expansions au cours des siècles jusqu’à la « fureur de planter » du 18ess. Il mesure, grâce à l’abondance de témoignages d’écrivains et philosophes, médecins et scientifiques, la qualité de la production et des pratiques viticoles (tris à la parcelle, ouillage et hygiène des fûts, muscat rouge, vins de garde). Tout concourt à une apogée, tant économique que dans sa notoriété, son rayonnement dans le monde, dont le village est absent: ses vignes sont aux mains de ses puissants voisins, mirevalais ou frontignanais. 

 

Le passage à une monoculture de masse, en rouge, au XIXe siècle, se nourrit d’un afflux d’hommes, de nouveaux défrichements, et de progrès techniques et œnologiques. La mainmise sur les muscats par de grands possédants, bourgeois frontignanais et citadins, maintient une production qualitative. La destruction du vignoble par le phylloxéra fin XIXe sonne comme  une première alerte. Le XXe siècle sera une succession de crises, en particulier pour les vins rouges. 

 

 

La présentation s’achève sur un diaporama de vendanges anciennes et actuelles, dans laquelle l’assistance reconnaît quelques familiers. Les enjeux contemporains sont posés. Le muscat, popularisé après la seconde guerre mondiale, protégé par deux AOC (muscat de frontignan en 1936 et muscat de mireval en 1959) peut se croire à l’abri jusque dans les années 2000 : il résiste aux arrachages massifs, des précurseurs osent en diversifier l’élaboration, et la culture biologique s’étend sur Vic. Mais tous ces efforts n’empêchent pas la disparition continue d’un patrimoine viticole.

 

Une spécialisation précoce en vins doux, un exemple sans précédent (qui produit plus de vin que de grains), une renommée économique, politique, culturelle, une capacité à résister à toutes les calamités, voilà décrite une histoire hors normes, qui nous invite à nous pencher sur son avenir. L’élaboration de cuvées patrimoniales sur ce terroir est menée en ce sens par Florence Monferran.
Benoît Blancheton, œnologue et dégustateur professionnel, prend le relais pour la dégustation, sur de délicieux fruits confits,  en expliquant quelques notions de base, ainsi que la façon dont l’Originel est élaboré, en production naturelle, dans le respect des pratiques anciennes. 

Les Amis vicois concluent la soirée par un apéritif dinatoire particulièrement riche en saveurs, en plats et en générosité. Ils donnent rendez-vous en janvier à tous les adhérents pour l’Assemblée générale, avec de nouvelles conférences en perspective, mélange de savoirs et de joyeuse convivialité.

Photo: Alain Reynaud

Petit panorama de la faune et de la flore

Ce vendredi 4 novembre, Marc Cheylan, vicois et zoologiste au CEFE de Montpellier,  a présenté une approche très intéressante de la flore mais surtout de la faune de Vic la Gardiole avec de nombreuses anecdotes devant un public passionné. Un accueil chaleureux dans la salle de l’association « Les amis vicois ».

 

Marc Cheylan travaille à Montpellier, au sein du Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Évolutive du CNRS. Ses recherches portent sur des questions d’écologie, de biogéographie et d’évolution animale. Il est membre du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel et fortement impliqué dans les problématiques régionales de protection de la nature. Il est l’auteur de plusieurs livres sur la faune méditerranéenne aux éditions Belin, Parthénope, éditions du Muséum national d’Histoire Naturelle. Il réside à Vic-la-Gardiole depuis 1985.

 
Le CEFE, centre d’écologie fonctionnelle et évolutive est un des plus importants laboratoires de recherche en France et en Europe : biodiversité, changements à l’échelle planétaire et développement durable. Une grande partie des recherches porte sur les écosystèmes méditerranéens et tropicaux. Créé en 1961, le Centre d’Etudes Phytosociologiques et Ecologiques (CEPE) est une unité de recherche du CNRS. Il est devenu en 1988 le Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE).
140 chercheurs, français et étrangers, y travaillent sur tous les aspects de l’écologie.

   

Il faut d'abord rappeler  que la ville de  Vic-la-gardiole  a établi une charte d’occupation du domaine public qui tient compte de sa spécificité, de sa richesse et de ses paysages très divers: la garrigue, les étangs, le lido, la village.

La Gardiole

Les oiseaux les plus caractéristiques de la garrigue sont les fauvettes : méditerranéennes, mélanocéphale, pitchou et le merle bleu. Viennent ensuite les rapaces : grand duc, épervier, engoulevent, busard cendré dont une colonie niche près de la piste d’essai Good year.
Parmi les mammifères  on trouve le lérot ou loir des greniers qui niche dans les endroits rocheux ou les habitations,  la souris à queue courte un rongeur sauvage qui vit dans la nature, différente des souris des habitations, la musaraigne musette et des prédateurs : renard, blaireau, fouine, genette visible uniquement la nuit.
Les reptiles sont aussi bien présents : lézard ocellé présent au creux de Miège ; lézard catalan ; couleuvre de Montpellier, une espèce inoffensive même si elle est dotée de crochets à venins au fond de sa gorge, elle ne mange que des reptiles ; psammodrome algire, lézard de taille relativement grande, pouvant atteindre 30 centimètres de longueur totale ; couleuvre à échelon, la plus commune.



Tadorne de belon

 

Les étangs

L’’étang de Vic et la Grande palude sont des étangs d’eau douce. Beaucoup d’ oiseaux nichent sur la commune : héron cendré, busard des roseaux, rousserolle ; martin pécheur.

Les mammifères les plus courants sont : rat surmulot ; campagnol amphibie ; ragondin ; putois qui son revenus sur la commune suite au retour des lapins dont ils se nourrissent. La populations des lapins est saine à l’inverse de la Camargue où ils ont été éradiqués. Leur disparition sur un large territoire a entraîné celle des grands prédateurs dont ils étaient la proie principale, notamment le lynx ibérique. Parmi les reptiles on trouve: couleuvre vipérine ; lézard vert ; seps strié ; couleuvre à collier.

La tortue cistude : cette espèce protégée a disparu de la commune de Vic. Mais une campagne de réintroduction a été lancée sur la commune de Villeneuve les Maguelone où elle s’est reproduite et d’où, nous l’espérons, elle colonisera à terme le reste de la région.

Les lagunes

La flore particulière des lagunes résiste au sel. Statice ou limonium ; salicorne ; soude qui servait à préparer la soude en brûlant les buissons pour les savonneries de Marseille, remplacée par la soude chimique ; obione.
Les oiseaux : avocette, présente dans le petit étang à l’entrée de Vic ; grèbe huppée, vit plutôt au milieu des grands étangs ; échasse blanche ; Tadorne de Belon, niche soit dans les terrier soit dans la végétation ; flamants roses.
Il n’y aucune espèce de reptile ou de mammifère.

 Le Lido

 Le lido, sur 8kms de Frontignan à Villeneuve les Maguelone, est intact. Les plantes qui y poussent figurent sur la liste rouge au niveau national.Giroflée des dunes ; oyat ; panicaut de mer.
Pour préserver la diversité de la faune et de la flore, il est important de connaître la situation précise de chaque espèce, de surveiller l’évolution des menaces et d’identifier les priorités d’actions : c’est l’objectif de la Liste rouge nationale des espèces menacées.
Le lido est un lieu très intéressant par la diversité des oiseaux qui vivent : les sternes (caugek, pierregarin, naines), ou encore les gravelot à collier interrompu : une espèce qui niche ensemble, d’où un risque d’abandon des nichés s’ils sont dérangés.

 

Le village

Plus d’oiseaux qu’on ne pourrait le penser vivent dans le village : chouette effraie, la chouette chevêche a disparu du centre du village ; moineau domestique et moineau soulcie ; rouge queue noir : il y en a au moins un de répertorié au centre du village, sous le porche en face de la coiffeuse, il y revient tous les ans, c’est un oiseau très bruyant. Tourterelles turques : oiseau qui occupait le proche Moyen Orient et le Bosphore. Il a colonisé toute l’Europe il y a près 30 ans. On le trouve à présent au Maroc jusqu’en Mauritanie.

 En fin de conférence, une discussion s’est instaurée entre Marc et les participants, discussion qui s’est prolongée par un apéritif dînatoire.

P.L.U de Vic la Gargiole

Avis d'enquête publique portant sur la révision générale du P.O.S valant élaboration du plan local d'urbanisme et sur le schéma directeur de gestion des eaux pluviales de la commune de Vic la Gardiole

Objet et dates de l’enquête publique :

Il sera procédé à une enquête publique unique dans les formes prévues par l’article R 123-19 du Code de l’Urbanisme et par les articles L 123-12 et R 123-8 du Code de l’Environnement concernant la révision générale du P.O.S valant élaboration du Plan Local d’Urbanisme et l’approbation du schéma directeur de gestion des eaux pluviales de la Commune de VIC LA GARDIOLE.

Cette enquête publique se déroulera du vendredi 4 novembre 2016 à 9 heures au lundi 5 décembre 2016 à 12 heures.

Informations relatives à l’évaluation environnementale :

Le dossier soumis à l’enquête publique comporte pour la révision du POS valant élaboration du PLU une évaluation environnementale pour laquelle l’avis rendu par l’autorité environnementale sera joint au dossier.

Pour l’élaboration du Schéma directeur de gestion des eaux pluviales, à la suite d’un examen au cas par cas, l’autorité environnementale a estimé que ce schéma était dispensé d’évaluation environnementale. Cette décision de dispense sera jointe au dossier. Le dossier comprend néanmoins un volet relatif aux informations environnementales de ce schéma, pouvant être consulté à la Mairie de Vic la Gardiole pendant la durée de l’enquête publique du 4 novembre 2016 au 5 décembre 2016 inclus, aux jours et heures habituels d’ouverture de la Mairie.

Décisions pouvant être apportées à l’issue de l’enquête :

A l’issue de l’enquête publique et tel que cela résulte du Code de l’Urbanisme et du Droit Commun des Enquêtes Publiques du Code de l’Environnement, le Conseil Municipal délibèrera, au vu du rapport et des conclusions du Commissaire Enquêteur, pour approuver la révision générale du P.O.S valant élaboration du P.L.U, éventuellement modifiée pour tenir compte des observations et avis éventuellement émis au cours de l’enquête publique, et pour approuver le schéma directeur de gestion des eaux pluviales.

Commissaire enquêteur :

En date du 26 septembre 2016, a été désigné Monsieur Hervé SEELEUTHNER, Officier supérieur de l’Armée de Terre, retraité, en qualité de Commissaire Enquêteur.

Consultation du dossier :

Les pièces du dossier ainsi qu’un registre d’enquête à feuillet non mobile, coté et paraphé par le Commissaire Enquêteur, seront déposés à la Mairie de Vic la Gardiole pendant toute la durée de l’enquête du 4 novembre 2016 au 5 décembre 2016 inclus, aux jours et heures habituels d’ouverture de la Mairie.

Chacun pourra prendre connaissance du dossier et consigner éventuellement ses observations, propositions et contre-propositions sur le registre d’enquête.

Le Public pourra également adresser ses observations, propositions et contre-propositions écrites au Commissaire Enquêteur avant la clôture de l’enquête, à l’adresse suivante :

Mairie de Vic la Gardiole - BP 615
34116 VIC LA GARDIOLE

Le Public pourra également consulter le dossier d’enquête publique sur le site de la Commune de Vic la Gardiole (www.viclagardiole.net) dans la rubrique urbanisme.
Il est à noter que le Public ne pourra pas communiquer ses observations, propositions et contre-propositions par voie électronique.

Permanences du commissaire enquêteur :

Le Commissaire Enquêteur se tiendra à la disposition du Public au siège de l’enquête publique, Mairie de Vic la Gardiole pour recevoir ses observations écrites ou orales, les jours suivants :

  • vendredi 4 novembre 2016 de 9 heures à 12 heures
  • samedi 19 novembre 2016 de 8 heures à 12 heures
  • mercredi 23 novembre 2016 de 9 heures à 12 heures
  • lundi 5 décembre 2016 de 9 heures à 12 heures

Il n’est pas prévu de réunion d’information et d’échange.

Consultation et publicité du rapport et des conclusions du commissaire enquêteur :

A l’issue de l’enquête, le registre sera clos et signé par le Commissaire Enquêteur qui disposera d’un délai de 30 jours pour transmettre au Maire de la Commune de Vic la Gardiole le dossier avec son rapport et ses conclusions motivées.

Une copie de ce rapport et des conclusions motivées du Commissaire Enquêteur sera adressée à Monsieur le Préfet du Département de l’Hérault et à Madame la Présidente du Tribunal Administratif de Montpellier.

Le Public pourra consulter le rapport et les conclusions du Commissaire Enquêteur qui seront tenues à la disposition du Public pendant un an, en Mairie de Vic la Gardiole, aux jours et heures habituels d’ouverture et publiés sur le site internet de la Commune de Vic la Gardiole dans la rubrique urbanisme.

Identité de la personne responsable du projet :

Des informations pourront être demandées, en Mairie de Vic la Gardiole, auprès de l’autorité responsable du projet, en la personne de Mme BAIGUINI Directrice des services de la mairie de Vic la Gardiole.

Publicité de l’arrêté de mise à l’enquête publique :

Un avis d’enquête portant l’ensemble des indications ci-dessus à la connaissance du Public sera publié en caractères apparents, 15 jours au moins avant le début de l’enquête publique et sera rappelé dans les 8 premiers jours de celle-ci dans les deux journaux régionaux ou locaux diffusés dans le Département de l’Hérault à savoir Midi Libre et la Gazette de Montpellier.

Cet avis d’enquête sera 15 jours au moins avant l’ouverture de l’enquête et durant toute la durée de celle-ci publiée par voie d’affiche et éventuellement, par tous autres procédés, notamment aux endroits habituels de la Mairie.

Cet avis sera également publié sur le site Internet de la Commune de Vic la Gardiole (www.viclagardiole.net) dans la rubrique urbanisme.
Les affiches seront visibles et lisibles des voies publiques et seront conformes aux caractéristiques et dimensions fixées par l’arrêté ministériel du 24 avril 2012.
L’ensemble de ces mesures publicitaires sera justifié par un certificat du Maire.

Communication du dossier :

Toute personne peut, sur sa demande et à ses frais, obtenir communication du dossier d’enquête publique auprès de la Commune dès la publication de l’arrêté d’ouverture de l’enquête.

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Charte d'occupation du domaine public

La Ville de Vic-la-Gardiole a établi une charte de qualité sur l'occupation du domaine public. Un excellente démarche qui répond à la nécessité d'assurer un équilibre entre animation commerciale, respect du piéton et harmonisation du paysage communal. Elle vient conforter les actions engagées, pour renforcer le dynamisme de Vic et pour améliorer la qualité de ses espaces publics. Elle est aussi une composante de l'embellissement  du village.

 

Village touristique méditerranéen Vic la Gardiole rassemble un patrimoine architectural et historique original par son implantation géographique. De nombreux estivants et tous ses habitants apprécient son environnement et son cadre de vie exceptionnel que lui procure la proximité du massif de la Gardiole et de la Méditerranée.
Les marchés de plein air constituent un des temps forts de la vie économique et sociale de notre village. Ils représentent un moment privilégié de rencontre et de partage pour tous les autochtones ainsi que pour tous les estivants résidents dans notre village pendant la période touristique. Le succès et l’attrait des marchés de plein air tiennent autant au nombre de professionnels et de producteurs qu’à la qualité et la diversité des produits présentés sur les différents étals.
Cette charte autant pédagogique que correspondant à la règlementation en vigueur doit permettre aux professionnels de concevoir et d’installer leur commerce dans les règles. L’occupation de l’espace public doit pouvoir se faire en tenant compte des besoins des commerçants non sédentaires et des producteurs en instaurant un partenariat durable. L’installation des marchés de plein air doit se faire dans le respect de la réglementation spécifique et correspondre par leur harmonisation, leur diversité et leur esthétique à l’image et à l’attrait que nous voulons donner à notre village.
En s’engageant dans l’élaboration de cette charte, la commune de Vic la Gardiole est soucieuse de concilier à la fois l’équilibre entre l’activité commerçante locale et l’implantation des marchés de plein air. Ensemble ils contribuent à la vitalité économique, à l’animation de la commune tout au long de l’année, et au respect du patrimoine et de l’environnement
Je souhaite que chacun des commerçants concernés agissent en acteurs économiques et partenaires responsables pour qu’ensemble nous oeuvrions pour maintenir notre cadre de vie et le partager avec tous ceux qui choisissent Vic la Gardiole pour y séjourner.
Magali Ferrier
Maire de Vic la Gardiole

Pour plus d’infos, sur le site de la mairie de Vic-la-gardiole :
Charte Domaine Public – Règlement du Marché communal
Charte Domaine Public – les Terrasses

 

Vert demain

Avec le SIEL, l’exposition VERT DEMAIN : Une alternative aux pesticides

 

 

 

Du 21 au 28 mars 2016 : Vic la Gardiole a reçu l’exposition « Vert demain » dans le hall de la Maison des Services. Cette exposition présentait et expliquait les différentes alternatives existantes pour supprimer l’utilisation des pesticides dans son jardin. Le Siel

Depuis juillet 2011, l’équipe technique du Siel - Syndicat mixte des Etangs Littoraux - est accueillie sur les bâtiments des salines de Villeneuve. Une structure qui réunit plusieurs villages des étangs palavasiens Pérols, Palavas, Lattes, Villeneuve les Maguelone, Mireval, Vic la Gardiole, Frontigan-Lapeyrade, autour d’une action collective : maintien et développement des activités économiques qui en dépendent des zones humides tels que la pêche traditionnelle, le tourisme de nature mais aussi un cadre de vie unique pour les populations riveraines…
Ce qu’on appelle « les étang palavasiens » reconnus site Ramsar depuis 2008 pour leur patrimoine naturel inestimable de près de 6 000 hectares de zones humides, est une zone qui va de l’étang du Grec entre Palavas et Pérols jusqu’aux étangs de Frontignan-Lapeyrade le long du canal du Rhône à Sète . « Une zone tampon en période de crue, Un lieu où l’homme et la nature cohabitent ».

Le conseil syndical du Siel réunit 14 délégués pour trois commissions de travail :

  • Gestion des zones humides et biodiversité,
  • Gestion de l’eau et des milieux aquatiques,
  • Aménagement du territoire et zones humides.

Plusieurs actions sont menées :
Accompagnement les communes volontaires dans un changement de pratiques

  • Mise en place de «Plans d’Actions Communaux sur les Pesticides » (désherbage, plantes envahissantes, espaces verts méditerranéens...)
  • Former les agents techniques
  • Sensibiliser et informer le grand public, jardiniers amateurs et riverains ;

La proximité de la grande zone urbaine de Montpellier est un facteur perturbant du fonctionnement des lagunes et zones humides associées : apparition de la « malaïgue » et de marées vertes.
Le programme « Vert Demain » a pour objectif de réduire les apports diffus de pesticides et d’engrais d’origine urbaine vers les lagunes, à travers une meilleure gestion des espaces communaux et privés. Cette démarche, innovante en contexte méditerranéen, vise à impliquer les collectivités dans la restauration de la qualité de l’eau des lagunes par la réduction de l’usage des pesticides et engrais. Plusieurs actions sont menées :
• Accompagner les communes volontaires dans un changement de pratiques
• Mise en place de «Plans d’Actions Communaux sur les Pesticides » (désherbage, plantes envahissantes, espaces verts méditerranéens...)
• Former les agents techniques
• Sensibiliser et informer le grand public, jardiniers amateurs et riverains Un programme de réduction de l’usage des pesticides et engrais en milieu urbain.

La commune de Vic la Gardiole s’est engagé depuis 2008 dans la démarche 0 Phyto, plusieurs actions sont mises en place, pour supprimer progressivement l’utilisation des pesticides, et pour sensibiliser l’ensemble des générations aux alternatives existantes.
Le 24 mars 2014 : Vic la Gardiole a reçu le label « Terre Saine » par le Ministère de l’Environnement à l’occasion de la semaine sans pesticides, rejoignant ainsi les 110 communes de France dont 35 du Languedoc Roussillon.
Un projet ambitieux pour la commune de Vic. Comme nous l’avions fait remarquer dans un article antérieur, l’étang de Vic accueille à présent une colonie importante de flamants roses, qui n’hésite pas à s’aventurer près des berges. Il faut croire que l’engagement écologique de la commune porte déjà ses fruits.

Le 13 avril 2016 : Vic la Gardiole concrétise le Projet Mosaïque. Ce projet est une collaboration entre le service Enfance de la commune, le Siel et le collectif « CSSJPG ». Il a pour objectif de valoriser l’environnement naturel par la création d’une oeuvre réalisée avec des photos assemblées en mosaïque. Ce projet est ouvert à tous les vicois.

Affaire à suivre.

BBD

» pour en savoir plus, visitez le site du SIEL : www.siel-lagune.org
» télécharger le livret du SIEL :  les alternatives aux pesticides

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