courrier des lecteurs

"LETTRE OUVERTE A M. OLIVIER CARMES" concernant le projet de Marina pour Yacht de luxe

"LETTRE OUVERTE A M. OLIVIER CARMES" concernant le projet de Marina pour Yacht de luxe

Par Olivier ALLERA

Résident de Sète

 

"Le 29 janvier 2019"

 

"Monsieur,"

 

"Je fais suite à la réunion publique du 23 janvier dernier et souhaite vous faire part de la grande frustration que j’ai ressentie à cette occasion."

La réunion a été ouverte par la levée de nombreux points d’importance par vos voisins d’estrade. Je vous ai cru à l’écoute vous voyant noter ce que je croyais être des réponses. J’ai alors regretté que la parole ne vous fut pas donnée avant qu’elle ne le soit à la salle. Cependant mes regrets se sont vite estompés lorsque j’ai compris que vous n’aviez de fait pas d’éléments précis à apporter aux attentes de votre auditoire.

Vous avez présenté ce projet de Marina pour super-yacht comme une opportunité pour le développement du Port de Sète, pour les commerces sétois, l’activité économique, l’emploi etc…

Je ne vais pas reprendre chaque point mais quand même, rien de nouveau sur les impacts environnementaux depuis les premières alertes lancées par le collectif fin 2017 !

Concernant l’emploi vous annoncez une prévision de 50 emplois possibles sur 5 ans, 100 sur 10 ans… Qui rendra compte en cas d’échec? Vous avez d’ailleurs convenu que cette estimation n’était assurée en aucune manière. Vous avez montré votre déception relative au « SANSOUCI STAR » sur ce point. Qui peut véritablement imaginer que ce projet soit créateur d’emplois locaux dans ces proportions ? Vous même n’y croyez pas puisque vous ne vous y engagez pas.

L’investissement d’IGY Marina serait de 5 millions d’€ toujours sur 5 ans. Les travaux d’aménagements seraient en cours pour une ouverture mi-2019.

Que sait-on des prévisions de fonctionnement pour cette première année ? Rien, pas un chiffre, pas un engagement de la part du partenaire.

La seule chose qui soit certaine est l’engagement de la Région à hauteur de 2M€  pour les amenées électriques entre autre.

 

Permettez moi un moment de fiction : la Région aménage le bassin Orsetti en temps et en heure comme elle sait le faire, IGY Marina sécurise la zone (barrières et caméras), construit une guérite d’accueil le tout pour quelques dizaines de milliers d’€, elle respecte donc son contrat d’investissement progressif. Les magnifiques infrastructures sportives et « business center » viendront plus tard peut être, comme vous le savez. Cette année si pour quelque raison que ce soit (climatique, économique, sociale…) pas un seul superyacht n’envisage d’hiverner à Sète que se passera-t-il ?

IGY Marina attendra pour voir et négociera la location du linéaire de quai. La zone sera contractuellement indisponible pour la petite plaisance, ce qui constituera un manque à gagner cruel pour notre port alors que les aménagements seront fonctionnels.

 

Changeons de regard, je vous sais optimiste et moi aussi je le suis. Vous nous annoncez une possibilité d’accueil de 10 superyachts, soit, les voilà, même si IGY Marina annonce 21 places sur son site web….

IGY Marina pourra facturer 1000€ par nuitée ce qui correspond au bas mot à un ordre de grandeur de 3M€ par an de CA pour cette entreprise. La région quant à elle recevrait 250 000€ la première année et 500 000€ les années suivantes pour la location de linéaire de quai et les contraintes de fonctionnement du site. Vous n’avez pas contesté ces chiffres d’ailleurs.

 

Vous qui êtes un excellent technicien et suffisamment bon gestionnaire pour avoir fait croitre l’activité du port de Sète ces dernières années, ne trouvez vous pas cet accord un peu déséquilibré ?

N’est ce pas encore un Partenariat Public Privé où les bénéfices sont privés et les dépenses mutualisées ?

Vous sentez-vous à l’aise de soutenir un tel projet où la seule transparence est la rhétorique avancée lors de cette réunion publique qui pourtant drainait beaucoup d’attentes, désormais déçues?

Vous avez convenu, que ce projet rentrait dans un ensemble avec le contrat « container » signé avec P&O, une sorte de donnant/donnant (vous préférez win/win je crois !). Vous déclarez aujourd’hui que le contrat P&O est désormais caduque, plus rien ne vous oblige donc à poursuivre le second avec autant de détermination et d’urgence en l’absence de toute garantie, précision, et je dirais, de préparation.

 

Soyons clair ce projet est mal né. Les travaux devaient commencer en janvier 2017 au quai d’Alger vous vous en souvenez ?  Suite aux remarques du collectif auto-organisé et agissant pour le bien commun uniquement, ce projet fut déplacé sans nouvel appel d’offre, sans remise en cause d’autres points que sa localisation, toutes choses restant égales par ailleurs donc.

Et c’est là que le bât blesse, les choses ne sont plus égales, les citoyens s’informent ou essaient de s’informer sur les projets qui impacteront leur vie quotidienne. L’intérêt collectif doit prévaloir sur les intérêts particuliers qu’ils soient français ou américains.

 

A ce sujet, quand bien même ce projet serait attrayant pour la Région, pourquoi ne pas le structurer autour de votre équipe actuelle. M. LUAIS, directeur du port de plaisance, a démontré ses capacités à gérer la transformation du Mole Saint Louis, à organiser les emplacements pour des yachts jusqu’à 40 à 50 m le long des quais ou au bassin du midi, à travailler en bonne intelligence avec son administration, à remplir ses obligations. Il a déclaré lors de la réunion ne pas avoir les moyens structurels pour mener à bien ce genre de projet, soit, alors pourquoi ne pas envisager une avancée étape par étape avec un contrôle local ? Quitte à ne pas avoir d’assurance de succès autant que ce projet soit dans les mains des opérateurs locaux, c’est peut être la seule garantie que des emplois sétois seront créés.

Pourquoi s’arque bouter sur un projet mal ficelé, où quoi qu’il arrive la collectivité est perdante au profit d’une structure dont les sources sont guidées par l’optimisation fiscale et la recherche du profit à court terme dans la négation des populations locales.

Vous voulez parler  hélicoptère, voyez les photos du site web IGY Marina, vous aurez la réponse, et l’image de la femme sur ce site, vous la trouvez en phase avec les préoccupations actuelles et locales ?

Pourquoi tant d’obstination pour un projet si fragile?

Vous aimé prononcer le nom de votre partenaire à l’anglaise et vous avez raison, permettez moi à mon tour ce jeu de mot IG WHY ?

La réponse se trouve-t-elle dans des intérêts particuliers ? Lesquels mis à part celui de pouvoir s’enorgueillir d’amener un partenaire étasunien dans notre bonne ville de Sète ? Errare humanum est, perseverare diabolicum.  

 

Je cesse là car j’ai encore mille questions à vous poser puisque vous n’avez répondu à aucune d’entre elles en détail lors de la réunion publique.

 

Pour conclure je vous demande simplement pour l’intérêt collectif à long terme de bien vouloir retravailler ce projet avec les parties prenantes locales, d’envisager des solutions alternatives d’investissement et de gestion. Si les travaux sont déjà en cours et inexorables comme déclaré par le représentant de la Région, soit, ils ne seront pas perdus pour la Région ni pour le Port le cas échéant, mais de grâce pas de précipitation.

 

Je vous remercie d’avoir entendu ma requête jusqu’à son terme et je souhaite que vous la preniez en compte par souci de transparence et de respect de la chose commune. 

 

Avec mes respectueuses salutations

 

Olivier ALLERA

Résident à Sète

 

Contribution au débat national

La crise que nous vivons est (très schématiquement) permet de mettre en relief un très ancien divorce net entre les élites et le reste de la population et un clivage entre centre et périphérie. Nul n’en connaît l’issue mais elle pourrait déboucher sur un régime populiste menaçant le MSF (modèle social français) auquel je suis très attaché car il est plus égalitaire que ceux de nos voisins, Allemagne et Angleterre compris. C’est pourquoi je considère l’impôt dont je m’acquitte comme une contribution normale à son fonctionnement, sans pour autant le juger parfait. Il me semble possible en effet de mieux aider les plus démunis tout en diminuant la pression fiscale. Pour cela l’Etat doit agir sur un mode quasi chirurgical, en particulier dans quatre domaines : -la répartition de l’impôt sur le revenu des ménages, -la fiscalité des grosses sociétés étrangères et les fraudes aux prestations sociales, -la dette publique, -le soutien au développement économique.

1° Faisant partie de la minorité de français (42%) payant l’impôt sur le revenu , je propose qu’il soit étendu à tous, de manière proportionnelle aux revenus. Cela permettrait de diminuer une pression exagérée sur les petites classes moyennes salariées (les plus nombreuses et faciles à ponctionner) et surtout, aiderait chaque citoyen à réaliser que les services gratuits dont il bénéficie ont un coût (accessoirement que les dégradations du samedi soir sont généralement acquittées non par les casseurs mais par chacun en tant que contribuable).

2° Le consentement à l’impôt, indispensable, semble s’effriter. Pour le restaurer je suggère d’agir sur deux fronts : Celui de l’impôt des grosses entreprises étrangères qui y échappent (en particulier les GAFA) et celui des fraudes aux prestations sociales. Deux mesures complémentaires, la première plus économique, la seconde plus symbolique car de faible rendement financier. Pour l’impôt sur les sociétés étrangères implantées en France, la bonne échelle étant celle de l’Europe, c’est le vote aux prochaines élections européennes qui peut permettre d’obtenir la convergence européenne indispensable au résultat souhaité. J’espère que tous les citoyens en colère iront voter, y compris ceux en uniforme couleur citron. Mais il me paraît aussi nécessaire de s’attaquer à une autre cause profonde de tension sociale et de perte du sens civique à savoir la fraude aux prestations sociales qui provoquent chez les gens modestes qui n’en bénéficient pas un sentiment d’injustice, une perte de confiance dans nos institutions.

3° Actuellement, chaque année nous payons 43 milliards € d’intérêts d’une dette qui pèsera demain encore sur nos enfants, c’est le 3° poste de dépenses du budget de l’Etat ! Ne serait-il pas préférable d’utiliser cette somme pour financer les dépenses en faveur -par exemple- de la grande dépendance, des hôpitaux, de l’apprentissage professionnel ou de l’investissement productif ? Pour éliminer cette dette il faudrait que l’Etat cesse de vivre au dessus de ses moyens. C’est envisageable, au prix de décisions impopulaires et de quelques années d’efforts de la part de chacun y compris du consentement de la classe politique dans son ensemble. Une telle diminution du train de vie de l’Etat implique plus de contrôle des dépenses (par une augmentation des moyens et prérogatives de la Cour des Comptes et des Chambres Régionales), une réduction drastique du millefeuille administratif , une accélération de la rationalisation de la carte hospitalière, une amélioration de l’efficacité de la formation professionnelle et des Universités (décharger cette institution de son rôle de stockage de jeunes chômeurs) etc.

4° Enfin, pour vaincre un chômage endémique et dégager le grain à moudre nécessaire au maintien de notre MSF, il faudrait que l’Etat et les Collectivités territoriales soutiennent l’activité économique. Or pour des motifs politiciens ce n’est pas toujours le cas. Je constate que, dans le Bassin de Thau où le taux de chômage est le double du taux national, le soutien à l’activité portuaire en particulier ne fait pas consensus si l’on en juge par l’ampleur de l’opposition au projet Grande Plaisance, actuellement porté par l'E. P. R. Port Sud de France. J’en ignore les motivations mais si c’était pour des motifs politiciens (liés aux prochaines municipales) cela illustrerait une pratique démagogique de la politique qui contribue au désenchantement et à la colère populaire qui s’exprime en ce moment.

Pierre Boiral
29 janv. 2019

Courrier des lecteurs

Cette rubrique est ouverte à nos lecteurs qui souhaitent s'exprimer et se veut une contribution au débat démocratique. Elle est ouverte à la diversité  d'opinion et d'expression. Toutefois ne seront pas publiés les messages redondants, de nature publicitaire ou promotionnelle, contraires à l’ordre public ou aux bonnes mœurs, violents, racistes, révisionnistes, faisant l’apologie des crimes de guerre, injurieux ou grossiers, contraires aux droits d’auteur ou droits voisins, au droit applicable aux bases de données, au droit des marques, au droit à l’image, au droit au respect de la vie privée ou qui enfreindraient toute autre disposition législative ou réglementaire en vigueur

 

Ras le bol des gilets jaunes

Tout d'abord ça fait du bien de s'exprimer mais pas pour dire n'importe quoi ni propager des messages erronés, des contre vérités ou même pire des messages de haines. Sur ce point je trouve personnellement que le mouvement gilet jaune a beaucoup fait progresser la société française sur le mauvais chemin. Quand on sème la haine on la récolte à long terme. Il faut aussi en finir avec la facilité de tout vouloir et son contraire. Je vois dans ma région des motards faire vroum vroum avec leur gilet jaune sur des motos valant des petites fortunes rien que pour payer l'essence poins chère ... le retraité qui hurle contre le niveau de la retraite de sa femme mais qui pour cela ne sort que le petit 4x4 japonais et laisser la grosse berline allemande au garage ... quand j'avais dix huit ans je faisais des études alors que bien d'autres allaient au baloche et se plaignent aujourd'hui de n'avoir jamais gagné le salaire d'un cadre ni sa retraite... Que dire du ferronnier qui a fermé son entreprise pour prendre sa retraite tout en gardant son outil de production pour travailler "au noir" et que l'on retrouve sur le rondpoint d'Annonay (07) hurlant contre sa pauvre retraite; s'il avait cotisé à une complémentaire au lieu de faire du black alors d'autres auraient de meilleures retraites et lui aussi.

Je suis étonné que quelques milliers de français mécontents arrivent à faire plus de bruit que des milions d'autres qui commencent à en avoir marre que l'on donne une image pareille de leur pays. Les français ont une relation particulière avec l'argent. Ils n'aiment pas les entreprises qui réussissent chez nous car elles gagnent de l'argent et ils se plaignent de celles qui ferment puisqu'elles n'en gagnaient pas... Quand les chinois auront acheté les grandes entreprises françaises les gilets jaunes s'en plaindront aussi mais ce sera en partie grâce à leur manque de lucidité.

Avoir des gilets jaunes aux prochaines européennes ? Surtout pas puisqu'ils sont contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre. Je connais beaucoup de gens, plutôt de la mouvance socialiste, qui auraient bien envie d'aller habiter un autre pays aujourd'hui ... nous en avons ras le bol de ces quelques milliers de personnes qui pourrissent la vie de millions de français.

Pierre Schmelzle

 

Bonjour les gilets jaunes

J’en ai ras le bol de votre mouvement. On dirait un repas de famille au cours duquel tout le monde s’engueule, personne ne s’écoute et tout le monde repart avec son opinion en pensant que l’autre est un con…
C’est contreproductif ce que vous faites : vous cassez tout (car désolée, mais il y a des gilets jaunes qui cassent tout, on les a vu à la tv), ce sont donc nos primes d’assurance qui vont augmenter. Vous hurlez Macron démission, sans doute pour mettre Marine Le Pen à sa place … Super ça fait rêver comme en Italie, aux USA, au Brésil, en Turquie ou en Hongrie.
Vous demandez moins d’impôts et de taxes mais aussi plus d’écoles de transport en commun, d’hôpitaux, de meilleures retraites… Cherchez l’erreur!
Vous emmerdez les gens qui bossent, vous bloquez l’économie du pays, vous ruinez des petits commerces qui font la moitié de leurs chiffres d’affaires pour Noël, avec comme conséquence l’explosion des ventes sur Internet pour les géants comme Amazon qui ne payent pratiquement rien en France. Génial!
On vous a entendu, j’étais d’accord au début, vous allez trop loin. Vous mettez en danger la démocratie, toutes les révolutions ont amené des fachos au pouvoir, c’est peut-être votre souhait?
Vous n’avez pas compris que la seule issue pour vous, vos enfants, vos voisins, vos concitoyens, la France et le monde c’est de consommer moins parce que la planète explose de toutes nos conneries et dans quelques années vos arrières petits-enfants vous montreront du doigt.
A ce propos pouvez-vous arrêtez de brûler des pneus, c’est polluant, pensez à vos enfants qui respirent cette odeur; et puis si vraiment vous voulez continuer votre mouvement ouvrez tous les péages de France, là vous vous attaquerez au grand capital, car franchement la petite fleuriste de l’avenue Kleber, elle est comme vous, elle tire aussi le diable par la queue.
La négociation, c’est l’art de passer d’un rapport de force a un rapport d’intelligence, on a vu que vous étiez forts pour bloquer, montrez-nous que vous êtes intelligents.
Je suis du même milieu social que vous, je connais les fins de mois difficiles, (un peu moins maintenant car mes enfants travaillent) mais je n’oublie pas que j’habite dans un pays où je peux me faire soigner, où les enfants vont à l’école dans de bonnes conditions, où j’aurai quand même une retraite (même si, au vu des simulations, je suis déçue du montant).
J’ai 59 ans et j’en ai marre de votre mouvement, derniers trucs, arrêtez de dire que vous parlez au nom de tous les français, vous ne parlez pas pour moi.

Géraldine Mercier

 

Relisons Zola

Brigitte Sené nous fait parvenir ce beau texte de Zola qui incite à la réflexion:

"Jeunesse, jeunesse ! Souviens-toi des souffrances que tes pères ont endurées, des terribles batailles où ils ont dû vaincre, pour conquérir la liberté dont tu jouis à cette heure. Si tu te sens indépendante, si tu peux aller et venir à ton gré, dire dans la presse ce que tu penses, avoir une opinion et l’exprimer publiquement, c’est que tes pères ont donné de leur intelligence et de leur sang. Tu n’es pas née sous la tyrannie, tu ignores ce que c’est que de se réveiller chaque matin avec la botte d’un maître sur la poitrine, tu ne t’es pas battue pour échapper au sabre du dictateur, aux poids faux du mauvais juge. Remercie tes pères, et ne commets pas le crime d’acclamer le mensonge, de faire campagne avec la force brutale, l’intolérance des fanatiques et la voracité des ambitieux. La dictature est au bout." - Emile Zola, Lettre à la jeunesse ,1897

Réactions à la lettre du Président

Lettre fleuve que personne ne va lire. Dommage . De toute façon je dirai ce qu j'ai envie de dire, lettre de cadrage ou pas ! Il faut participer à ce débat plus utile que de bruler les radars.
Loïc Denand

La lettre de Macron est beaucoup trop longue. C'est illisible.  Bravo Thau-info pour votre étude qui résume bien le sentiment des citoyens (publiée en rubrique initiatives citoyennes)
Annie Laurent

A la lecture de votre lettre, je ne peux hélas que constater que, soit M. Macron vous n avez pas reçu ma lettre pourtant moi j'ai eu l'accusé de réception soit vous n'avez pas eu le temps de la lire. Vous ne parlez nullement des retraités qui sont pressés comme des "citrons", vous voulez que se soit le peuple français qui se positionne sur l immigration alors que c'est l'Europe qui l'impose. Comme Ponce Pilate les décisions ne seront pas de votre fait mais celles de la" foule haineuse" Ne croyez vous pas que dans nôtre pays il n'y a pas assez de misère? Ne vaut il pas d'abord en priorité se pencher sur les femmes et enfants vivant dans la rue, les "vieux" mal traités dans les EPADH où chez eux par manque de moyens Je pense que votre lettre est un coup de communication et que rien ne changera à part la colère d'un peuple
Marialys Caramel

Arrêtons d'être bornés. Soyons efficaces! Toute violence, physique ou verbale,  ne mène à rien sauf à l’inverse du but recherché. Il faut à tout prix participer à ce débat pour faire vraiment bouger les choses.
Gérard Mercier

Vers la convergence des luttes : Verts et Gilets jaunes.

Message de Christian Puech, président de l’Association « Témoins au bout du monde », membre de la commission de communication des gilets jaunes de Montpellier.

"Il nous faut sortir du dialogue de sourd sur les violences réciproques qui tendent à faire peur et qui occultent les revendications et propositions positives. M. le président Macron serait bien inspiré d’affiner les questions mises au débat qui pourraient se résumer à :"

I) Les transitions à mettre en œuvre vu l’urgence climatique et sociale.

2) Les économies possibles sur le budget de l’Etat, sur les salaires et frais de ses représentants, sur les commissions ad hoc, rapports, frais de représentations, présence militaire française dans les zones de conflits, etc…

3) Le RIC et le droit d’expression critique des citoyens ni élus, ni élites, dans les médias d’Etat et dans tous ceux qui reçoivent de l’argent public, actuellement à hauteur de 162 millions d’euros.

4) La paupérisation, la perte du pouvoir d’achat, la disparition des classes moyennes, la possibilité pour tous de devenir producteur de richesse.

5) La construction d’une nouvelle société plus juste, objectif : un autre et meilleur monde. Hier lors de la mobilisation à Montpellier des femmes gilets jaunes elles scandaient : »Travailler, consommer, on ne veut plus de cela pour nos enfants !)

Info. : Tous ensemble à la Marche pour le climat de Montpellier le 27 janvier 2019. « Témoins au bout du monde » à un projet : retrouver à partir du Languedoc l’autosuffisance alimentaire que notre pays a perdu.

 Blog : http://christianpuech.wordpress.com.

Taxe d'habitation : le tollé!

Dur à avaler

Ménage de retraités de l'enseignement,et n'ayant que notre retraite pour revenu,on nous dit que nous faisons partie des 20 % des français les plus riches,ceux qui continueront de payer la taxe d'habitation. D'autre part il est reconnu qu'en France les enseignants sont sous-payés. Dure à avaler la cohérence.

Claude Albarèdes

La goutte d'eau qui fait déborder le vase des retraités

Indépendant, retraité, ayant travaillé toute ma vie à raison de70 heures par semaines et ayant élevé 3 enfants, j'ai bien du mal à accepter les flottements d'un gouvernement que je soutenais jusqu'ici. Le retour de la taxe d'habitation pour les "20% de riches" dont moi  n'ayant pas d'autres revenus que ma retraite alors que les 1% des vrais riches se débrouillent pour échapper à l'impôt. Je viens enfin de comprendre ce que veut dire "président des riches" : celui qui protège les vrais nantis et  va puiser dans les classes moyennes l'argent qu'il a généreusement distribué aux  gilets jaunes... Après les hausses de CSG, le gel des retraites, la remise sur le tapis de la taxe d'habitation est le pompon, la goutte qui fait déborder le vase. Le dindon ne votera plus Macron.

Gérard Martinez

Aberration

Le retour de la taxe d'habitation est une aberration !  Cela va encore accroitre les clivages et les tensions entre les citoyens. A ce rythme on va bientôt désigner les citoyens bons pour la guillotine : ceux qui gagnent plus de 2500 euros par mois...

Pierrette Legrand

Ce gouvernement est fou

Avec le retour de la taxe d'habitation, le gouvernement perd ses derniers soutiens : les cadres, la classe moyenne, les indépendants, les retraités... Necker, ministre des finances de Louis XVI n'aurait pas fait mieux...

Yves Durand

A propos de l'édito : Retrouver le sens du bien commun

 

Retrouver le sens du bien commun pour ne pas avancer en arrière

Notre système politique est un mélange de libéralisme et d’état providence.
Avec la montée de l’individualisme, on attend du libéralisme qu’il mette la personne au centre des préoccupations tandis qu’on attend de l’état providence qu’il résolve tous nos problèmes. Comme l’état ne peut faire les deux à la fois, répondre à toutes les demandes individuelles - moi d’abord, tout de suite - et éradiquer la misère, il finit par mécontenter tout le monde.
Dans ce système schizophrène les élus perdent leur fonction essentielle : celle d’éclairer et de guider le peuple. Ils se contentent d’organiser la société ou de gérer l’économie, du moins la faible part sur laquelle ils ont prise. La démocratie représentative est alors prise au piège. Dans l’incapacité d’additionner les envies contradictoires elle accepte la montée des particularismes, des corporatismes, des communautarismes, pendants sociaux de l’individualisme. L’équipe au pouvoir oublie qu’elle a en charge ce qui est bon pour tous et pas uniquement pour certains.  Elle s’appuie sur une élite qui décide de ce qui est bien, de ce qui est juste, de ce qui est vrai. Elle n’écoute guère ceux qui ne pensent pas comme elle. Les opposants adoptent une position symétrique et campent sur leurs propres vérités. Ils n’écoutent pas davantage et promettent de massacrer l’autre s’ils gagnent politiquement. Ils sont prêts à échanger un système honni pour une tyrannie nouvelle potentiellement plus dangereuse encore que les féodalités antérieures.

En 2017, quelques semaines à peine après l’élection du nouveau Président de la République, nous annoncions dans un éditorial daté du 9 juillet que les conditions étaient réunies, pour que la cocotte minute se mette à siffler : un État avec des caisses vides, un endettement abyssal, une fiscalité  écrasante, des inégalités et une insécurité croissantes. 
En ce début 2019, le large soutien de l’opinion aux gilets jaunes et la dangereuse acceptation tacite de la violence montrent que la révolution que nous pressentions est en cours. Comme toujours dans un tel cas, attendons-nous à présent à traverser une très longue période d’instabilité.

Pour éviter l’anarchie et les risques qu’une période révolutionnaire implique Il nous faut redonner du poids à la démocratie participative. En effet le salut ne peut plus venir d’en haut. Dans le contexte actuel, le pouvoir descendant à sens unique ne peut que récolter la révolte ascendante.  Nos représentants ne sont pas tous pourris, beaucoup sont mêmes compétents et animés de nobles sentiments mais ils ne sont pas magiciens, pas plus que ceux qui, en embuscade, promettent la lune s’ils parviennent à les remplacer.

 La seule solution raisonnable est de faire appel à l’ensemble des ressources démocratiques. C’est au peuple de redéfinir le sens du bien commun et c’est au peuple d’identifier ce  à quoi tous les citoyens tiennent.

 En Pays de Thau,  entre conseils de quartier, conseil de développement ou autres conseils participatifs, des expériences intéressantes sont en cours depuis plusieurs années et débouchent sur des projets concrets qui font avancer notre agglomération ou nos communes. Il faut bien sûr aller au-delà de ces pratiques limitées dans leurs objets et raisonner au niveau national.  Cela implique de ne pas  faire l’impasse sur des questions plus fondamentales encore que le pouvoir d’achat ou la fiscalité comme l’idée que nous nous faisons collectivement de la nation ou de l’Europe.
Qu’est-ce que la Nation ? Qu’est-ce qui nous unit ? Une histoire ? Une culture ? Une langue ? Des valeurs républicaines ? La solidarité de l’état providence ? L’exaltation de la nation peut-elle nous entraîner vers le nationalisme : le retour des tranchées de 14-18 et de leurs millions de morts, une nouvelle Shoah et l’extermination de ceux qui sont différents ?
L’Europe dans son fonctionnement actuel est rejetée par une grande partie des citoyens. Mais quel est son bilan objectif  depuis sa création en 1957 ? Que nous a-t-elle apporté : la paix, la monnaie commune, etc. Quel problème n’a-t-elle pas su résoudre : le chômage, le terrorisme, etc. Comment la France peut-elle contribuer à relancer l’idée européenne sur de nouvelles bases ?

Le débat annoncé par le gouvernement sous la pression des gilets jaunes peut être une occasion inespérée de retrouver le sens du bien commun et de réussir pacifiquement la révolution en cours. Nous avons peut-être l’opportunité exceptionnelle de redéfinir notre société et d’expliciter les raisons pour lesquelles nous formons un tout.
Cela implique que chacun joue vraiment le jeu. Le pouvoir comme les oppositions doivent comprendre que les antagonismes simplistes ne mènent à rien. Des gens convaincus de détenir à eux seuls la vérité seraient de piètres acteurs d’un théâtre tragique : des méchants qui refusent aux gentils ce à quoi ils pensent avoir droit, des décideurs qui jugent le peuple trop ignare pour comprendre où se trouve son intérêt, des affreux qui sentent le soufre, avec lesquels on ne peut dialoguer et qu’il faut envoyer au goulag.
Il ne suffit pas d’avoir raison pour imposer son point de vue. Il faut pouvoir le confronter à d’autres et le soumettre à l’épreuve du débat pour qu’il devienne un élément du socle commun des idées et des valeurs à partager. La décision condescendante qui vient d’en haut n’a pas plus sa place dans un tel débat que le «  y a qu’à, faut qu’on » si répandu chez les démagogues et les irresponsables civiques. De même, recueillir l’assentiment de la majorité ne donne pas le droit d’ignorer voire d’opprimer la minorité. Notre idée du vivre ensemble et du lien social ne repose pas que sur des lois et des règles fiscales, elle suppose l’adhésion à des valeurs communes et à des principes comme le respect de l’autre ou l’acceptation du pluralisme politique.

Le peuple est parfaitement capable de croiser divers points de vue et de fertiliser les idées des uns et des autres. Si le processus annoncé est mené avec l’aide d’élus transparents et d’experts capables d’apporter un éclairage de réalisme au débat, le peuple de France saura retrouver et définir le sens du bien commun pour ne pas avancer en arrière.
Le peuple de France est prompt à s’indigner et à s’opposer à l’injustice. Il n’est cependant pas idiot et ne s’engagera pas dans une voie qui l’amènerait vers des lendemains qui déchantent. Si son génie l’amène parfois à rêver l’utopie, il a su démontrer dans son histoire que rêver à plusieurs est souvent le début de la réalité.

Rhadamanthe
6 janvier 2019

cliquez ici pour participe au sondage sur le mouvement des gilets jaunes

   

Réactions à l'édito

Le référendum d'initiative populaire : un principe juste

Je ne pense pas qu’ignorer ces que font nos voisins soit inutile , surtout en France ou nous avons trop souvent une attitude de supériorité injustifiée . Le mouvement des gilets jaunes interroge c’est normal . Cependant a l’analyse on se rend compte que la majorité des participants rejoignent les jeunes ( qui sont l’avenir) des « nuit debout » et les jeunes espagnols qui , il y a 5 ans avaient occupé les places emblématiques des grandes villes d’Espagne avec les mêmes revendications . En Espagne cela s’est traduit par l’apparition de nouveaux partis politiques qui trés rapidement sont devenus comme les vieux . En France , Macron qui n’est pas couillon , a en grande partie gagné les élections , en exploitant ce thème de la nouveauté , tordant le cou au vieux partis qui sont présent au gouvernement par des transfuges spécialistes de la girouette . Il faut toujours se méfier des vierges autoproclamées . Que retenir ? Pour la politique sociale , les élus successifs , ont acheté la paix sociale a notre compte ce qui donne a notre pays un record quasi mondial de prélèvements par habitant ( la TVA est payée par tous y compris les SDF ! ) . Au point ou on en est je ne vois guère ce que l’on peut faire de plus , sauf a augmenter un peu plus les impôts .Le thème des consultations populaires est présent dans tout les mouvements , actuellement seule la Suisse l’a inscrit dans sa constitution , cela permet au vote citoyen de s’exprimer sur un point en dehors des échéances normales . Je trouve le principe juste , car il permet a chacun de mieux participer a l’action politique qui nous concerne tous . Après , il y a lieu de définir les différents niveaux , les modalités….. Pour terminer , concernant les gilets jaunes , je fait la différence entre ceux qui sont de bonne foi et les autres qui ‘ont envie de renverser l’exécutif et faire la Révolution ,c’est a dire utiliser la violence . Je suis totalement en désaccord , car je pense que la démocratie reste le meilleur système dans une société , ce qu’on peut connaitre des Etats dictatoriaux devrait nous inciter a la prudence . 

Pierre Mistral

 

Déjà le Général de Gaulle...

Le Général de Gaulle, lors d'un entretien radiodiffusé et télévisé avec M. Michel Droit, le 7 juin 1968 : "Si une révolution, ce sont des exhibitions et des tumultes bruyants, scandaleux et, pour finir, sanglants, alors non ! la participation, ce n'est pas une révolution. Mais si une révolution consiste à changer profondément ce qui est, notamment en ce qui concerne la dignité et la condition ouvrières, alors, certainement, c'en est une. Et moi, je ne suis pas gêné dans ce sens-lâ d'être un révolutionnaire comme je l'ai été si souvent."

Josiane Leclerc

 

Changer de paradigme

 "le peuple" s'exprime aujourd'hui et affirme, même violemment, sa désapprobation vis à vis des élus, des institutions, des politiques menées dont il se sent exclu, jusqu'à remettre en cause la démocratie elle-même. La manifestation des "Gilets jaunes" offre effectivement l'opportunité de se réveiller de nos langueurs et de ce que nous considérions toutefois comme un certain confort et des acquis, même si, de-ci de-là, les colères et revendications s'exprimaient. L'élection de E. Macron à la Présidence de la République actualisait ce désir de changement mais certains ne s'y retrouvent pas et attendent toujours du nouveau.
Je suis étonnée cependant par le fait que les gens, les journalistes et même des politiques continuent à utiliser un certain langage ; pour moi, cela signifie que l'évolution souhaitée aura du mal à se réaliser car nous voulons quelque chose de nouveau mais sans changer de paradigme. Le changement ne peut être seulement dans la forme, il se doit d'être aussi dans le fond, c'est-à-dire dans notre mode de penser pour changer ensuite notre façon d'être ensemble. Je prends des exemples :
Le mot "peuple" revient en force avec un arrière-goût de révolution. Oui, cela est juste et gentil, ça réveille de vieilles mémoires collectives que l'on a plaisir à retrouver ; mais "le peuple", par définition, s'oppose automatiquement aux nantis, riches et gouvernants. L'image de la lutte des classes et des pouvoirs que l'on connait depuis si longtemps. Changer les représentations électorales ne modifiera pas à terme cette dichotomie. Il y aura toujours ceux qui ont le pouvoir de décision et ceux qui ne l'ont pas, y compris dans ce qu'on appelle la démocratie directe dont on ne connait pas bien aujourd'hui ni le contenu ni la forme, ni la place que vont prendre certains dans ce débat dit "libre". De plus, ce "peuple" existe-t-il vraiment ? Je me reconnais dans certaines aspirations exprimées actuellement, mais je ne me reconnais pas dans ce peuple modeste en nombre et composite qui fait du bruit depuis des semaines.
Autre mot qui me surprend d'entendre aujourd'hui est "l'Etat providence" qui continue à être souhaité et même revendiqué. Qu'est-ce que l'Etat providence ? C'est le "bon papa" Etat qui pourvoit aux besoins des administrés, tel que lui conçoit ce qui est bon pour les autres. La nation serait donc une grande famille, "merci papa de nous donner ça, mais je tape du pied si tu ne me le donnes pas, et je suis jalouse car tu as donné plus à mon frère que je n'aime pas". Voilà où nous en sommes. N'oublions pas non plus, que donner met celui qui donne systématiquement en position de pouvoir et celui qui reçoit en position d'être obligé d'accepter cette générosité. Relation de dépendance dont chacun, à terme, finit par s'accommoder ; faute de mieux cela permet de survivre. Modifier cela provoque quelques tremblements de terre, car notre société s'est construite ainsi depuis notamment les années 1970. Dans les réformes de 1936 et 1945, il y avait la notion d'équité et de justice sociale. (Entre autres, n'oublions pas l'origine de la Sécurité Sociale qui était "les caisses de compensation" dirigées par une assemblée bipartite où étaient représentés conjointement les syndicats patronaux et les syndicats ouvriers, l'Etat n'était pas présent).
Pour avoir travaillé 41 ans dans le domaine social à mettre en œuvre et à subir la loi, j'ai vérifié maintes fois l'effet pervers de ce système. Il est temps d'en sortir et de concevoir une autre manière de faire.

Sortir de l'Etat providence pour aller vers un Etat qui remplit réellement son rôle de régulateur - et non de pourvoyeur - vers une société solidaire et équitable.
Nous l'avons oublié, mais le rôle véritable de l'Etat est de réguler les liens entre le privé et le public et de réguler les liens des personnes entre elles. Le passage progressif à l'état gestionnaire des populations nous a fait perdre à nous-mêmes citoyens, ce rôle extrêmement important de régulateur.
Autre mot que je verrais bien supprimer de notre devise nationale car trop ambigu, est celui d'Egalité. Il est important d'affirmer et de vérifier que nous sommes bien tous égaux devant la Loi, tout autant qu'il est indispensable de considérer que nous ne sommes pas tous égaux. Cet égalitarisme appliqué et revendiqué par des citoyens autant que par des politiques, déforment la conception même de la société. Par définition la Société est plurielle. C'est aussi en cela que nous devons être dans une conception libérale où chacun peut et doit pouvoir trouver sa place, telle qu'il la conçoit sur le plan familial, culturel, philosophique et économique. Il serait temps de redonner du sens aux mots utilisés. La conception libérale de la société ne signifie pas capitalisme libéral. Lors des dernières décennies, par peur du capitalisme libéral (qui n'est toujours pas régulé !), les gouvernements ont muselé l'initiative et accumulé le normatif., y compris dans la gestion des plus pauvres.
Le véritable changement passera donc par un repositionnement de chacun, face à lui-même, face aux autres et face au champ politique. C'est sur ses bases mêmes qu'il faut repenser notre société que nous avons supportée pyramidale, infantilisante depuis des siècles ; mais cela a conditionné nos comportements. Nous avons aujourd'hui à sortir des schémas habituels pour nous réinventer comme citoyens autant que pour réinventer notre société.

Nicole Bandelier

 

D'accord avec cet édito quant au diagnostic . Pour le remède ,je penche plutôt pour un changement de Constitution qui donnerait plus facilement la parole à ceux qu'actuellement l'on n'entend pas, en dehors des ronds-points! Remplacer le Sénat par une assemblée élue au suffrage proportionnel et qui aurait plus de poids que le Sénat actuel qui ne sert à rien car le dernier mot appartient à l'Assemblée Nationale.Donner plus de poids au Conseil Économique et Social en l’associant aux décisions politiques. Consulter le "peuple" plus souvent (une fois par trimestre au moins) en faisant appel à Internet.Dissocier élection Présidentielle et l'élection des Députés pour éviter le phénomène "godillots". Supprimer l'ENA "utérus" de nos petits chefs par trop encombrants. Le recrutement des hauts fonctionnaires pouvant se faire par Concours ouverts à tous et toutes à partir du niveau "licence" par exemple.Il y a des pistes nombreuses à creuser mais peu de gens s'engagent dans cette voie là et pourtant il faudra bien y parvenir pour changer les choses!

Andre Benvenuti 

 

A propos de l'édito : L’avenir des gilets jaunes

 

Edito
L’avenir des gilets jaunes

La jeunesse reste le vrai moteur du progrès économique et social. Fonder une famille et avoir des enfants constituent pour tous les humains une puissante incitation au travail et à l’investissement. Une natalité qui chute est donc rarement un signe positif pour une nation.

Depuis 2010, la France, a vu son taux de natalité repartir à la baisse. Pire, depuis 2015, le phénomène s’accélère et l’arrivée d’un jeune président en 2017, ne semble pas avoir suffi à inverser la tendance. Selon les derniers chiffres de l’INSEE, le déficit des naissances par rapport aux décès n’a même jamais atteint un tel record depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Cette démographie en berne traduit une perte de confiance non seulement dans l’avenir mais aussi dans les responsables politiques. Les parents sont d’autant plus enclins à mettre des enfants au monde qu’ils ont le sentiment de vivre dans un pays où les dirigeants accordent la priorité au bien commun et prennent les mesures qui garantissent le bien-être de leurs descendants. Dans le contexte actuel où le renouvellement des générations n’est plus assuré, la France, sent confusément qu’elle est un pays en perdition et elle doute de ses élites politiques.

Dans le passé les périodes troubles ont souvent été associées à des crises de la natalité. La Révolution de 1789 a coïncidé avec une première phase de chute de la fécondité française. En Europe, la faible natalité caractérisait la période 1914-1945 qui connut la révolution russe, le nazisme, le fascisme, deux guerres mondiales et la guerre civile en Espagne. A l’inverse, les trente glorieuses qui ont suivi, de 1945 à 1975, ont correspondu au baby boom.

Parallèlement, les causes des révoltes sont toujours les mêmes : un État avec des caisses vides, un endettement abyssal, une fiscalité écrasante, des inégalités et une insécurité croissantes. Aujourd’hui les conditions sont donc remplies pour que le mouvement des gilets jaunes se transforme en révolution.

Au début de toute révolution, l’idéologie est absente. Les revendications sont concrètes : du travail et de quoi vivre décemment. Mais rapidement, livrés à eux-mêmes les révoltés s’engagent dans la surenchère, la violence et les excès. Faute de savoir se structurer ils sont récupérés par les absents de la première heure, ceux qui n’ont pas pris part aux évènements mais qui ont suivi une situation dont ils ont tout à gagner. Placés en embuscade, ils s’insèrent dans le mouvement au moment opportun pour en prendre le contrôle. Il en ressort généralement un pouvoir dictatorial qui se révèle très dommageable pour la nation.

La révolution française de 1789 après avoir aboli la Royauté a finalement accouché de l’Empire et de Napoléon 1er dont les guerres ont causé la mort de centaines de milliers de personnes. Le même Napoléon 1er qui a vendu en 1803 la Louisiane et un immense territoire américain pour financer ces guerres, faisant ainsi perdre au français toute chance de s’imposer comme première langue internationale.

La révolution russe de 1917 a rapidement été confisquée par Staline. Les immenses espoirs suscités par le communisme se sont alors évaporés pour laisser la place au goulag et à ses dizaines de millions de morts.

La révolution iranienne de 1979, partie sur des revendications sociales, fut initiée par une population dont la démographie évoluait à l’européenne (moins de 2 enfants/femme). L’ayatollah Khomeini, à l’abri en France, a su habilement profiter des troubles et revenir au pays pour instaurer le régime des mollahs.

Plus près de nous, les frères musulmans, ont su prendre en marche le train des printemps arabes. Ils sont parvenus à confisquer à leur profit le vent de la démocratie qui soufflait sur les terres de l’islam. En Tunisie, par exemple, la jeunesse, les femmes non voilées et les réseaux sociaux ont permis, dans l’allégresse, la destitution du tyran Ben Ali mais en peu de temps le parti islamiste Ennahdha a pris le contrôle de l’Etat et renvoyé le peuple à sa misère.

On pourrait ainsi multiplier les exemples de mouvements de sans-culottes ou de sans grades qui se sont fait voler leur révolution.

Si les gilets jaunes ne parviennent pas à s’organiser et mettre de l’ordre dans leurs contradictions, ils courent à l’échec. La défense des intérêts individuels les plus divers avant celle des intérêts collectifs, l’absence de prise en compte des réalités politiques, économiques et internationales ne peut conduire qu’au chaos, à la ruine et à la destruction de l’ordre social. Les conditions de leur récupération, par une force plus organisée qu'eux, seront alors réunies. Au lieu des lendemains qui chantent attendons-nous dans ce cas à voir l’arrivée d’un despote au pouvoir. Et rien ne garantit que ce soit un despote éclairé. A l’inverse s’ils parviennent à structurer leur démarche, leur soulèvement peut déboucher sur une vraie avancée innovante et démocratique.

Rhadamanthe

 

pour mémoire: édito prémonitoire
publié le 9 juillet 2017

juste après l'élection d'Emmanuel Macron

La cocotte-minute va-t-elle bientôt siffler ?

Depuis des siècles, partout en Europe,  les causes profondes des révoltes sont toujours les mêmes : un État avec des caisses vides, un endettement abyssal, une fiscalité  écrasante, des inégalités et une insécurité croissantes. Dans un tel contexte c’est le plus souvent la jeunesse, sans perspective d’avenir, qui déclenche le processus insurrectionnel.

Selon l’INSEE, la France compte  près de 9 millions de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté. La moitié d’entre elles sont des jeunes de moins de 30 ans, chômeurs, stagiaires, précaires allant de petits boulots en petits boulots. La situation dans le Midi est plus dégradée encore que dans le reste du pays et dans certaines villes de l’Hérault le chômage des jeunes dépasse même les 50%, tout comme en Grèce.

Dans ce contexte, un sondage indique que les deux tiers des 18-34 ans interrogés sont prêts à participer à un mouvement de révolte de grande ampleur.  Lors des récentes élections présidentielles, seule une minorité de jeunes s’est rendue aux urnes et parmi eux 60% ont voté pour les extrêmes.

Cette défiance entre la classe dirigeante et la jeunesse est révélatrice du divorce entre les élites installées et les nouvelles générations. Elle explique aussi pourquoi les syndicats et les partis ne parviennent plus à mobiliser à leur profit ce potentiel de révolte.  Les jeunes d’aujourd’hui préfèrent les mouvements organisés en coordinations ou en collectifs selon des modèles de démocratie directe.

Pour ces enfants de la société de consommation, l’accès à l’emploi, au confort matériel et à des rémunérations décentes sont des évidences à défendre. Ils ne renoncent pas pour autant aux valeurs fondamentales de la République. Ils aspirent à un idéal de justice et d’équité. Ils veulent s’épanouir et vivre le mieux possible mais pas au détriment des autres. Ils redécouvrent les vertus de la solidarité. Enfin, contrairement aux idéologues, ils prônent la tolérance et non l’uniformité des mœurs et des esprits.
Comme dans le passé les jeunes d’aujourd’hui souhaitent se réaliser et participer utilement à la vie de la société. Ils supportent donc de plus en plus mal cette longue période de marginalité  qui leur est imposée entre la fin des études et l'obtention d'un emploi stable.

La nouvelle équipe au pouvoir semble avoir les moyens et les compétences pour faire bouger les lignes mais le risque est grand qu’elle ne le fasse qu’au seul nom de la rationalité économique.
Certes il est grand temps de retrouver une gestion efficace de la dépense publique et de redonner toute sa place à la valeur travail mais la République ne saurait se réduire à des concepts de productivité ou de flexibilité.

 Si le réalisme économique s’impose à l’État et aux citoyens, le “marché” ne peut être le seul fondement de la puissance publique. Les logiques de compétition et de contraintes qui conduisent à l’exclusion des plus faibles et aux conflits ne sont plus les seules à retenir. Les nouvelles générations sont davantage motivées par les valeurs de liberté, d’initiative, de coopération, de convivialité, de projets  et de créations de lien social. Ces valeurs sont précisément celles de l’économie moderne qui crée les richesses et les emplois de demain.

Ces valeurs vont se généraliser et s’imposer dans un monde en mutation permanente où les technologies, les objets, les organisations, les métiers ne cessent d’évoluer. Nous vivons une époque de changements mais aussi un changement d’époque.

Face aux mutations incessantes de notre société, le rôle de l’État doit être de maintenir la pérennité des valeurs de la République et de garantir aux citoyens la sécurité nécessaire à la construction de leur avenir et donc de celui de la nation. Le nouveau Président et son gouvernement semblent décider à œuvrer en ce sens.  Dont acte ! Il y a urgence à agir : tout laisse à penser que la cocotte-minute va bientôt commencer de siffler.

Jacques Carles

   

Réactions à l'édito

  • L'édito est intéressant. Cependant, les périodes de réduction de population sont concomitantes à l’attirance des élites pour le malthusianisme qui est l’apanage du libéralisme qui considère que les ressources sont limitées et qu’il faut par conséquent limiter la population mondiale : le dernier rapport du GIEC ne nous préconise-t-il pas de ne plus faire d’enfants pour sauver la planète alors même que la cause humaine du réchauffement climatique ne fait pas l’unanimité dans la communauté scientifique (voir les climato-réalistes) ?

    Nos élites ne font pas exception, à l’image d’Emmanuel Macron, chantre de la fin du monde quand les Français parlent de leur fin de mois. A l’image de l’empire de la City et Wall Street qui pousse à la guerre contre la Russie et la Chine au moment précis où ces deux pays mettent en place un système économique reposant sur le développement mutuel (Nouvelles Routes de la soie) avec l’Inde et 65 autres pays, et au moment où le maintien sous perfusion monétaire (quantitative easing) de l’empire financier, incapable de vivre sans sa dose de profits de court terme (produits dérivés), est sur le point de provoquer un tsunami financier, comme le dénonçait Jacques Cheminade lors de la présidentielle 2017.

    La vraie question ? Les pollutions sont-elles causées par l’Homme ou par des entreprises soumises à la loi du « produire pas cher pour revendre le plus cher possible » dans une logique purement comptable de l’augmentation des profits de court terme (la richesse selon le libéralisme) au détriment du bien-être, du bien commun et des générations futures ? Rien à voir avec l’économie physique et le principe de moindre action qui consiste à produire mieux et plus avec moins de moyens (matières premières). La vraie richesse ? La créativité humaine. Encourageons une éducation et une culturelle émancipatrices où nous serons capables de penser par nous-mêmes au-delà de ce qui est connu, sans crainte de l’inconnu, avec la joie partagée de nouvelles découvertes rendant possible l’accueil de nouvelles générations en améliorant sans cesse les conditions de vie de tous.

    Le mouvement des Gilets jaunes s’essoufflerait … dans une épaisse fumée mensongère. Nul ne peut dire ce qu’il va devenir. Ce mouvement en est un parmi tant d’autres depuis le krach de 2008 au niveau mondial. Rosa Luxemburg appellerait cela un ferment de grève de masse en rejet du libéralisme : chacun ne demandant rien d’autre qu’à vivre de son travail et qu’à profiter d’une retraite dignement.

    Les Gilets jaunes sur leurs ronds-points font tourner en bourrique une classe politique et syndicale, qui tente de les récupérer après s’être soumise à ce système (affaires de corruption), sans une seule grève ni perte de salaire ! Pire. Les Gilets jaunes se parlent, élaborent des revendications … reprennent en main le pouvoir politique qu’ils ont trop longtemps confié « aux experts de profession ». Horreur absolue ! Ils réfléchissent désormais … par eux-mêmes.

    Les Gilets jaunes, attendent-ils juste des mesures immédiates pour répondre à leurs difficultés ? Au quel cas, n’enfileraient-ils pas des chaussettes en ayant encore les pieds dans le marécage ? Ou remonteront-ils aux causes réelles pour tout changer ? Car qui contrôle la monnaie, contrôle l’avenir. Pour l’heure, ce n’est pas le peuple, vu la cure d’austérité qu’il subit. Pourquoi ne pas créer une banque nationale sous contrôle citoyen afin de rediriger l’argent vers des investissements productifs plutôt que vers la spéculation destructrice ? Pourquoi ne pas assainir le système financier et bancaire avec une loi de séparation bancaire pour protéger l’épargne de la spéculation ?

    Les Gilets jaunes redonnent leur véritable sens aux mots « morale » et « politique », un projet commun dont se dotent des individus au-delà de toute vision partisane dans l’intérêt du bien commun tout en s’en donnant les moyens.

    Emmanuel Macron rate ce moment historique que nous vivons : celui où nous passons de l’ère de la guerre de tous contre tous à l’ère d’une coopération entre les pays et les peuples à l’échelle mondiale grâce au chemin de l’espérance tracé par les Nouvelles Routes de la soie. Les Gilets jaunes vont-ils saisir ce moment extraordinaire de l’histoire de l’Humanité ? Car le nouveau nom de la paix est : co-développement !

    Julie Péréa

  • Près de la moitié des français ne prennent pas la peine d'aller voter
    Près de la moitié des français ne paient pas d'impôt... votent-ils?
    Près de la moitié des français soutiennent les gilets jaunes...votent-ils?

    Jean Mercier

  •  Alternative à la violence qui ne mène à rien : trois propositions concrètes d'orientations politiques pour le gouvernement quel qu'il soit, l'actuel ou le futur :

    Amélioration du pouvoir d'achat des plus modestes :
    Les très riches ne créent pas d'emplois et d'ailleurs ils ne cherchent pas à en créer. La finalité des entreprises n'est pas de créer des emplois mais de fournir des produits et services à des clients. Si cette fourniture est efficace et correspond à l'attente et au pouvoir d'achat des clients, l'entreprise se développe et crée des emplois, sinon elle périclite et les emplois sont détruits. Donc le problème est certes de rendre efficace les entreprises mais il est aussi de créer les conditions pour que les consommateurs consomment.

    Mise à contribution des détenteurs de portefeuilles importants de valeurs mobilières (actions) pour financer la transition énergétique :
    Depuis 30 ans la part de la valeur ajoutée qui va au travail se réduit au profit de la part qui va au capital. Les "capitalistes" ont de plus en plus de revenus mais leurs "clients" ont de moins en moins de moyens pour acheter leurs produits. L'argent des riches n'est donc pas investi dans des usines puisque les gens ont déjà du mal à acheter ce qui est produit. L'argent des riches va vers le luxe ou les produits immatériels de la finance. Bulles de champagne et bulles financières créent la misère des peuples.

    Réduction des dépenses de l'état en commençant par réduire la structure au sommet (moins de ministres, de sénateurs, de députés, etc.) :
    Un escalier se balaye en commençant par le haut. Réallocation des économies aux services publics prioritaires (santé, éducation-culture, police-justice) et à la réduction des impôts et taxes. Les responsables devront monter l'exemple de la modestie et de la priorité à accorder au bien commun.
    Voilà c'est tout. Trois points uniquement. Simples, cohérents, clairs, précis et argumentés. Les modalités d'application devront être définies en concertations avec les citoyens. Les responsables devront monter l'exemple de la modestie et de la priorité à accorder au bien commun.

    Jean-Paul Lefebvre


  • Plus d'infirmières, plus de sécurité, plus de policiers, plus d'écoles, plus d'environnement, plus de psychiatres, plus de..., plus de...  Des services qu’on ne peut se payer quand on veut baisser les taxes et les  impôts.

    Gérard Daugier
  • Il existe des moyens républicains de revendiquer !!
    Nous avons voté pour un président, un sénateur un député ou un maire, faisons-lui part de nos problèmes !!Ils sont là pour nous écouter et pour servir de relai pour faire remonter les revendications !!!
    Respectons les résultats des urnes et les institutions !!!
    Par contre, la violence et l’ignorance ne peuvent conduire qu’au chaos !!
    Réfléchissez un peu avec votre cerveaux et pas avec des pavés ou des battes de base Ball !!

    André Piques

  • Je ne me sens pas concerné par ce mouvement, qui pour moi donne une mauvaise image de la France. Une image d’une France qui ne sait jamais se satisfaire de ce qu’elle a. Cette France ne retient personne à ce que je sache. Il faudrait que les gens ouvre les yeux et regarde ce qu’il se passe dans les autres pays. Bref ce mouvement n’a que trop duré et aura sans doute causer plus de tord qu’il n’y parait à ce jour. Nous tirerons le bilan en 2019.. J’espère simplement que les gilets jaune sauront revenir à la raison.. et iront se trouver du travail pour ceux qui manifestent ET qui sont au chômage, et qui donc feraient mieux d’envoyer des CV.

    Jeremy Guazzagaloppa

  • Il y a un moment, quand on a plus rien à perdre où si peu ... ou on se laisse mourir, ou on se bat. J'ai fait mon choix ! Il n'y a aucune raison, que je regarde comment ça se passe dans les pays voisins, ce n'est pas mon problème, ni que je quitte mon pays. Il est pas acceptable que les politiques, droite comme de gauche, vivent comme des rois, alors qu'une grande partie de la population se serre la ceinture. Ça suffit !

    Annick Cousin

  • Je ne soutiens pas les casseurs et le emm....eurs.

    François Rouvière


  • Je m'aperçois que les Gilets Jaunes sont manipulés et instrumentalisés par les extrémistes et que le mouvement est gangréné. N'étant ni un casseur, ni un incendiaire, ni un raciste ou un antisémite, je ne me reconnais plus dans ces exactions ni dans ces revendications qui vont dans tous les sens mais et dont certaines sont irréalistes voire absurdes.

    Pierrette Chambon

  • solution pour que l’État économise:
    • au lieu de donner de l'argent a tout va, ne serait-il pas plus intelligent de donner des bon achats au lieu de donner des espèces. L'argent resterait en France et ferait marcher l'économie
    • la TVA restauration doit être la même pour tout le monde : par exemple je vends de l'alcool avec la licence 4 ma TVA est de 20 % mon voisin vend de l'alcool avec la licence 3, sa TVA est de 5.5%....!
    • chaque fois qu'une loi est votée, un an plus tard voire moins elle est remplacée par un autre ministre...Cela coute très cher pour la mettre en place .... la solution :  quand une loi est votée elle doit être accompagnée d'une date ou elle serait éventuellement changée ou modifiée...
    • le RIC est une belle connerie : cela couterait trop cher à l’état et personne ne si retrouverait parce que les français ont la mémoire courte, sont égoïstes et individuels
    • les départements ou les régions pourraient économiser sur leurs publications qui racontent toutes la même chose : mon Hérault,  thau agglo,ma région, l'occitanie... etc...Que d'argent dépensé...Pourquoi les collectivités locales réclament de l'argent à l'Etat alors qu'elles dépensnent sans compterr?...

      Jean-Marc Alouane


  • Je souhaite que les gilets jaunes rentrent chez eux et arrêtent de revendiquer tout et n’importe quoi ! D’ailleurs, on s’aperçoit bien maintenant qu’en fait ce ne sont pas des revendications pour leur pouvoir d’achat qui les a motivés mais juste de mettre le bazar partout en France, poussés par des partis politiques extrémistes. Pour preuve, leurs façons de faire autoritaires et inacceptables qui consistent à forcer des gens à porter un gilet jaune pour passer un rond-point. Il me semblait que l’on était libre de penser comme on voulait en France ! Nous en avons plus qu’assez de ces gens qui prétendent parler pour tous les français, ce qui n’est largement pas le cas.

    Christine Laval

  • On parle de justice fiscale mais je n'ai jamais entendu qui que soit soulever ce problème de l'impôt sur l'impôt qu'est la CSG. Prenez votre bulletin de paye et regarder les 2 zones revenu imposable de l'année et montant imposable du mois.On déclare plus aux impôts que ce que l'on gagne mensuellement. Artifice fiscal : on paye un impôt sur une partie de la CSG qu'on nous retire et donc sur de l'argent que l'on ne touche pas ! Commençons par payer nos impôts sur ce que l'on gagne réellement.

    B
    runo Barre


  • Nous avons réduit le nombre de régions et de cantons, nous avons regroupé les communes, nous avons créé des agglomérations, etc. Sur le principe c’est bien sauf que, au global, le nombre d’élus n’a pas diminué pour autant : il a même augmenté. Le nombre d’élus dépasse à présent les 600.000, soit environ 1 mandat électif pour 100 habitants y compris les bébés !. Est-ce bien raisonnable de payer autant de monde quand on sait que, par exemple, la Grande-Bretagne compte un élu pour 2.336 habitants, 20 fois moins qu'en France? -  Le vrai patron c’est celui qui paye, c’est-à-dire nous avec nos impôts et taxes. Il est grand temps d’agir en patron : virer les incompétents, baisser les coût et exiger des résultats. -

    André Leclerc


  • Nous avons réduit le nombre de régions et de cantons, nous avons regroupé les communes, nous avons créé des agglomérations, etc. Sur le principe c’est bien sauf que, au global, le nombre d’élus n’a pas diminué pour autant : il a même augmenté. Le nombre d’élus dépasse à présent les 600.000, soit environ 1 mandat électif pour 100 habitants y compris les bébés !. Est-ce bien raisonnable de payer autant de monde quand on sait que, par exemple, la Grande-Bretagne compte un élu pour 2.336 habitants, 20 fois moins qu'en France? -  Le vrai patron c’est celui qui paye, c’est-à-dire nous avec nos impôts et taxes. Il est grand temps d’agir en patron : virer les incompétents, baisser les coût et exiger des résultats. -

    André Leclerc

  • Ne pourrait-on pas vendre l'Hôtel de Région pharaonique que Georges Frêche a construit à Montpellier puisque la région Languedo-Roussillon a disparue après sa fusion avec Midi-Pyrénées? - Cela pourrait financer des maisons de retraite.

    Gilles Bonnemaison.

  • Attention aux amalgames dire que nous avons 600 000 élus en France ... pourquoi pas, je n'ai pas compté ... mais ça ne signifie pas que l'état indemnise 600 000 élus. Par exemple, sur un conseil municipal comme celui de ma commune composé de 15 personnes il n'y a que le maire et trois adjoints qui soient indemnisés. De plus, depuis plus de vingt ans les élus ont voté pour ne pas prendre 100% de leur indemnité (65% à ce jour); pour en finir il y a fort longtemps que je n'ai pas vu de note de frais de mes collègues élus qui se déplacent et considèrent que les 65% d'indemnité servent à ça ... alors qu'on arrête avec "élus tous pourris".
    On prend pour exemple, quand ça arrange, les USA pour le nombre d'élus ... croyez-vous que ce soit un bel exemple de démocratie qui porte à sa tête celui que l'on sait. Serait-il souhaitable partout dans le monde? Ce bel exemple où il faut brasser un maximum de $ pour se faire élire et où le train de vie des élus doit être bien pire que chez nous.

    On a créé des communautés de communes et d'agglomération en multipliant les élus mais aussi en multipliant les structures et les fonctionnaires territoriaux au dépend des communes et parfois de leur bonne gestion pour passer dans des super technostructures dont on a du mal à voir pourquoi c'est mieux qu'avant. Ces messieurs de l'ENA l'ont fait ...

    On met en question les indemnités des ministres mais pas celles des joueurs de foot !!! est-ce parce que c'est le nouvel opium du peuple (servi par des émirs du moyen orient ou des milliardaires russes) ? et qu'il faut bien que le bon peuple s'amuse en achetant hors de prix les tee shirt avec les pub des émirats ??? On casse les Champs Elysés mais on ne dérange pas le grand Palais avec son ballon d'or ... De qui la France a-t-elle besoin? De ministres qui tentent de la faire avancer ou de joueurs de foot?

    ...
     

    Pierre S.

     

» lire aussi les commentaires plus complets à la page initiatives citoyennes

 

Une lettre ouverte au Président Macron par une Gilet Jaune de 71 ans

DE Madame CARAMEL Marialys au Président Emmanuel Macron


"Bonne Année Monsieur Macron.
Mr le président  à la veille de la nouvelle année, je vous fais cette lettre que vous lirez peut être si vous prenez le temps."


"Je suis une  Gilet Jaune de 71 ans, pour tous mes compatriotes dans la souffrance,  j’essaye malgré mes problèmes, d’être présente  afin de les soutenir.
Grâce à l’exemple de mon père qui fut un résistant et j’en suis fière, ma vie a été un combat :
-Jeune contre la moquerie de mes petits camarades à cause de mon nom.
-Adulte dans des différentes associations contre l’injustice  sociale, le mal logement, la pollution de notre planète, etc.  ……
-Aujourd’hui, au crépuscule de ma vie c’est avec les Gilets Jaunes que je me bats."


"Ma retraite, Mr le Président je me la suis payée en travaillant  40 ans et en élevant en même temps 3 enfants.
Aujourd’hui comme Hier,  Je n’ai  droit aux différentes aides sociales et tant mieux.
Je paie des impôts,  la CSG et  je fais partie des petits retraités de la classe moyenne. Hélas ma retraites n’étant pas indexée  mes revenus baissent inexorablement.  Aujourd’hui je compte et me prive de beaucoup de choses
Je n’ai aucun patrimoine.  Le peu de mes économies qui devraient  me servir à ma dépendance ne seront pas suffisantes. Mes enfants comme beaucoup d’autres ne pourront hélas combler le reste à charge vue le prix des HEPAD,  quelle sera la solution ? Lorsque l’on voit comment fonctionnent  ces structures où les pauvres patients sont à la limite de la maltraitance par le manque de personnel et de moyens.
Le seul espoir pour garder un peu de dignité sera la légalisation de l’euthanasie ou un dernier voyage dans un pays qui le pratique."


"Vous voulez, M. Le Président,  museler la colère d’un peuple qui sollicite la justice sociale par la répression,  est- ce la solution ? D’autres Dirigeants ont voulu le faire et ont perdu.
Demain vous aller présenter vos vœux, alors,  je vais vous présenter les miens et vous supplier d’arrêter cette répression, de  recevoir les représentants du peuple en colère non pas pour des tours de tables qui ne servent à rien à part de retarder l’explosion de  la bombe mais pour annoncer de véritables mesures sociales justes."


"La majorité  des Français , ce peuple fier, ne demande pas l’aumône mais de pouvoir vivre décemment du fruit de son travail.  Ils souhaitent  payer des impôts mais que ceux-ci  soient justes, bien répartis et mieux utilisés.
Je vous souhaite M le Président  une bonne année."


Marialys Caramel