courrier des lecteurs

Flash me I'm Famous

Quelle mouche a piqué Thau agglo avec sa dernière affiche ?
(Tous les bus dans votre poche avec Flash me I'm Famous).
Je pensais qu’une publicité devait être compréhensible par tout un chacun.

Les habitants du bassin de Thau étant majoritairement de souche occitane, italienne, espagnole et tous francophones, à qui s’adresse cette affiche ?

Combien de personnes connaissent la signification de « Flash me i’am famous » ?

Rappel de la loi n° 94-665 dite loi Toubon.
La loi stipule que les collectivités locales doivent contribuer à assurer le respect de la langue française ainsi que le rayonnement de la francophonie.

Article 1
Langue de la république en vertu de la constitution, la langue française est un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France.

Article 2
Toute inscription ou annonce apposée ou faite sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public et destinée à l’information du public doit être formulée en langue française.

Article 15
L’octroi par les collectivités et les établissements publics de subventions de toute nature est subordonné au respect par les bénéficiaires des dispositions de la présente loi.

Alain Chassagnard
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Analyse sur les accidents de la route

Comme toutes les lois humaines les limitations de vitesse sont arbitraires. 

Note préliminaire
En informatique, dans les calculs, le signe * signifie multiplier par au lieu du signe ancien x, le signe / signifie diviser par pour éviter 2 lignes superposées. Ceci est utilisé dans ce qui suit

Il existe 2 sortes de lois : physiques et humaines

LOIS PHYSIQUES : uite à des expériences nombreuses répétitives ou des observations les savants arrivent à trouver une formule mathématique caractéristique du phénomène observé. Deux exemples les plus connus

  • Attraction universelle entre deux corps de masses m1 et m2 et de distance d la force est :
    F = (m1* m2) / d2
  • Energie cinétique (exemple. chaleur dégagée lors d'un arrêt brutal) d'un corps de masse m et de vitesse v :
    E = ½ * m * v2 . On voit que si v est multiplié par 2, E l'est par 4

Partout dans l'univers ces lois sont immuables et hors de toute intervention humaine

LOIS HUMAINES  :  Elles sont édictées par des humains. Elles peuvent être d'interdiction, comme "Interdit de marcher sur la pelouse", ou bien de calcul comme la formule de calcul complexe des impôts en France où tous les paramètres sont arbitrairement fixés par l'homme. Chaque pays a ses impôts. Il n'y a pas d'impôt juste, c'est un leurre. On le voit ces lois ne sont pas universelles. Ni la justice, ni la santé, ni la bonté, ni le bonheur etc ne peuvent être quantifiés. Il faut décider avec bon sens qui est lui-même non quantifiable.

LES ACCIDENTS SUR LES ROUTES

A quelle loi obéissent-ils ? Chaque accident est un cas particulier.

Classement
Peut-on les classer par importance ?
Comme pour des avions, curieusement, les statistiques se font uniquement au nombre de morts. C'est négliger les handicapés, les blessés et aussi la rapidité et la dimension des secours. De plus il y a des dégâts matériels, quelle unité de mesure commune avec les dégâts humains ? Aucune
Avec tant de paramètres dans des unités de comptage différents, une synthèse chiffrée est impossible. Rien n'est vraiment représentatif de l'importance d'un accident.

Causes
Elles sont nombreuses possibles.  Mécanique défectueuse défaut constructeur. Extrêmement rares. Diverses. Hiver, été, jour, nuit pluie, brouillard, état des routes, charroi.
Responsabilités humaines : vitesse (dont on n'a souvent aucune indication), mauvais entretien du véhicule, alcool, drogue, ceinture, téléphone, age, fatigue etc.
R
ien de tout cela n'est mesurable en tant que cause . Faire intervenir la formule universelle E = ½ * m * v2 dans ce fatras d'inconnues d'origine humaine n'a pas de sens. Il suffit de pousser à l'extrême pour en voir la faiblesse. Rouler à 10 ou 20 km/h comme au temps des diligences serait alors l'idéal pour zéro mort sur les routes, avec des bouchons partout et des conducteurs fou furieux.

Comme toutes les lois humaines les limitations de vitesse sont arbitraires. Chaque pays a les siennes. Cela prouve qu'elles ne sont pas universelles.
Pour passer de 90 à 80 km/h on n'a aucune donnée scientifique mesurable.
Que le législateur cesse de faire des lois générales bâties à la hâte en fonction de quelques cas particuliers d'origines aléatoires tous différents et qui n'obéissent à aucune logique.
Ces lois vont coûter cher et vont nuire aux bons conducteurs sans assagir les autres. Ne changeons pas sous l'émotion ce qui existe. "Cessez d'emmerder les français" Disait le président Pompidou à ses ministres.
Situons chaque accident dans le temps, dans sa position géographique et les circonstances et agissons localement en conséquence. Sur la cause des accidents il est bon de rappeler la boutade du chansonnier Léo Campion : "Le chauffeur est de loin la partie la plus dangereuse de l'automobile".

J. Lagarde

De la domestication « institutionnelle » plus rampante qu’un chat !

L’Occident impérialiste a toujours cherché à vaincre la nature, à domestiquer les animaux, et à soumettre les hommes, au point d’en venir à contrôler ou interdire leur liberté d’expression, de penser ou de manifester. Il voulait tout régenter, sans pour autant que ses dirigeants, ou élus, aient l’envergure et la compétence qui justifient pareille domination. Mais la force a primé sur le droit. Arrivé au bout de ses possibilités d’expansion au dépend des plus faibles et moins armés, ce système cherche à se maintenir à l’intérieur même des Etats, en portant atteinte d’une manière rampante aux droits fondamentaux de ses propres peuples. La Démocratie ne se résume pas à faire des lois inapplicables. Chacun en constate depuis longtemps les conséquences, jusque dans les moindres détails de la vie privée ou professionnelle.

L’un de mes voisins à Montbazin, que j’appellerai Ubu, croyait encore aux « réformes » annoncées, devenues surtout de cyniques techniques pour prendre et monopoliser les pouvoirs, et faire espérer les masses. Séduit par la « démocratie participative » il permit d’éradiquer des pollutions à Montbazin. Incapable d’accepter la critique la mairie le considéra comme un « emmerdeur ». Ubu prit sagement ses distances avec la chose publique, mais elle vient de le rattraper.
Le grand terrain clos qui entoure sa maison fut envahi il y a deux mois par des chattes errant venues du village mettre bas leurs petits. Ces mères affamées (et donc agressives) d’une agilité incroyable cherchèrent à s’inviter à sa table, entre deux parties de chasse souvent infructueuses dans les vignes. Ubu refusa de les nourrir. Depuis, il ne peut laisser la moindre fenêtre ouverte, le moindre plat sur le feu. Son chien n’en peut plus de monter la garde, il est même pris de pitié. Ubu pensais que ces squatteuses allaient repartir, il n’en est rien : instinct de mères oblige.

La SPA avertie du problème n’est pas autorisée pour agir. En effet, le Code Rural est clair : les animaux divaguant sur la commune sont la propriété du maire et donc de sa responsabilité. Informé verbalement, puis par lettre avec accusé de réception, la mairie ne répond pas à Ubu, et ne fait rien depuis deux mois. Pourtant, il y a urgence sanitaire car ces animaux peuvent se reproduire tous les trois mois, et être porteurs de rage et maladies. Pour aider la commune Ubu s’adressa deux fois à la CCNBT où siègent deux conseillers municipaux. Une convention aurait même été signée par cette structure avec la SACPA, société équipée pour la capture à Montbazin des animaux aux frais de la commune. La mairie est dépassée par ce petit problème.

Cette histoire de chats est chargée de sens. Privés de leur territoire originel de vie et de chasse, cesimaux furent domestiqués de force. Les récalcitrants mis à mort, comme les loups, les ours, et tant d’autres espèces. Cette extermination des moins dociles a engendré une nouvelle race de chats vite abandonnés par leur mauvais maîtres après que la domestication les aient privé d’une partie de leur instinct de survie.

Ces animaux domestiqués sont devenus notre miroir. Ils sont ce que nous en avons fait. Mais pour nous les hommes, c’est pire ! L’Occident depuis les conquistadors s’est comporté avec la même inhumanité, le même aveuglement, envers les peuples autochtones qu’envers la nature, la biodiversité et l’environnement dont notre survie dépend. L’extermination des indiens des Amériques (qui se poursuit envers certaines tribus d’Amazonie où gît du pétrole) et d’autres peuples, l’esclavage, la colonisation, l’éradication par les missionnaires sous prétexte d’obscurantisme de cultures millénaires dont nous avions tant à apprendre, en sont la preuve édifiante. Nous avons voulu tout accaparer, tout contrôler, mais nous étions de mauvais Maîtres. Où étaient, où sont les Lumières, les valeurs judéo-chrétienne dans ce sinistre tableau ? Tels sont les crimes inscrits dans une partie de la mémoire de l’humanité sur lesquels l’Occident, avec une incroyable imposture et dualité, a basé son système impérialiste et fait une grande partie de sa fortune.
Certes, comme en toutes choses, notre civilisation en déclin a eu des côtés tres positifs en matière de médecine, de confort de vie, de moyens de déplacements au prix de l’effet de serre. L'Occident ne s’éteindra pas de sitôt. Mais le bilan de la modernité et maintenant de la mondialisation devrait interdire à ceux qui parlent en notre nom à tous, de s’ ériger en donneurs de leçons, et de vouloir imposer -avec nos amis américains- notre modèle idéologique avec des bombes. Quant à la discrimination politico médiatique en France, seuls quelques rares intellectuels s'en s’affranchissent.

Comme la domestication du chat, ce système de domestication « institutionnalisé » a fabriqué une nouvelle race d’homme coupée de la nature, manipulée, amputée de son instinct de survie originel. Je dirais que la domestication a engendré une race d’esclaves modernes. Mais , heureusement, il existe parmi nous d’innombrables hommes qui n’en font pas partie. Pour ceux qui aiment la nature de cet amour profond et tendre que nous portons aux êtres, la dualité de l’Occident n'est pas un gage de bonheur. Si le destin de ces chats domestiqués, à l’instar de celui des hommes, n’intéresse pas la mairie de Montbazin, pour moi il reste chargé de sens !

Christian Puech.

NDLR : On ne présente plus Christian Puech, biographe, écologiste et intellectuel actif, auteur-voyageur, photographe. Il travaille sur les ethnies en voie de disparition en Amazonie, Afrique et Asie, dont l’Himalaya. On attend avec impatience son prochain livre pour novembre.

Muscat de Frontignan

Je reste toujours étonnée de l'absence d'idée des responsables de la Cave coopérative du Muscat de Frontignan. Ainsi, cette grande façade aveugle en bordure de l'ancienne route nationale très fréquentée par les autochtones, les visiteurs et les touristes. Même pas l'indication CAVE COOPERATIVE pour les renseigner. Personnellement, je verrai bien une fresque avec le vignoble et la fameuse bouteille, la Gardiole et la mer, sur le thème du "Sucré-Salé". Internet nous montre souvent des réalisations de ce genre absolument magnifiques. Pourquoi pas ici ? Autre suggestion : indiquer le centre-ville et les commerces en face de la halte fluviale. Les passagers débarquent parfois avec des vélos en demandant où faire leurs courses, alors qu'ils n'ont que 100 m à faire à pied pour trouver tout ce qu'il leur faut. J'avais fait cette suggestion au cours d'une réunion publique en ... 1989 !

Madeleine Le Guillou

La peur du changement...

Réaction à notre édito : éloge du département

Nous sommes surpris par votre lettre prônant l'immobilisme, l'incurie financière et la peur du changement.
Dans l'état actuel des choses rien ne préjuge de la disparition de services liés à la disparition administrative des départements. Le regroupement de communes a été réalisé afin d'avoir des moyens financiers plus importants pour des projets d'envergure sur un territoire.Sur le pays de Thau nous avons deux communautés de communes (Thau aglo et CCNBT). Ceci correspond plus à des objectifs personnels de politiciens locaux qu'à une bonne gestion du territoire.
Les seuls qui peuvent craindre pour leur emploi sont les politiciens locaux, les autres, tous les autres n'ont que des avantages à voir venir, et une baisse des dépenses administratives et donc une baisse d'impôts.
Le pays de Thau existait avant le millefeuille administro-politicien, il existera après la réforme.
Robert Bonnet
PS: vous pouvez publier (intégralement) cette réponse à votre article, si vous l'osez.

Réponse à Mr PLATON...

Lorsque les personnes détenant le pouvoir en abusent,
lorsque les voyous de touts bords peuvent agir avec impunité,
lorsqu'on fait partie de réseaux influents, qu'on peut dans le secret faire discrètement ses petites affaires,
lorsque les autorités méprisent les lois et les citoyens, persuadées qu'elles pourront les contourner et être intouchables,
lorsque les autorités n'informent pas les citoyens sur le fonctionnement des institutions, des administrations, par le secret de leurs activités,
lorsque le peuple n'est pas suffisamment éduqué, civiquement, à connaître ses droits,
lorsque la même loi n'est pas appliquée de la même façon pour tous les citoyens,
lorsque les contre pouvoirs sont pratiquement inexistants,
alors c'est la tyrannie. la dictature.

Un citoyen Français en 2014 (Jean-Pierre Choquer)

Platon, République, VIII, 562b-563e

Voici le texte que m'a évoqué votre chronique Résistance civique -  Cordialement. Patrick Misse

Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants,
lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
lorsque finalement les jeunes gens méprisent les lois,
parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux
l'autorité de rien ni de personne,
alors c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse,
le début de la tyrannie.

Platon, République, VIII, 562b-563e

De la liberté

La liberté, c'est quoi ? Faire ce que je veux ?
Bassiner les voisins par des cris de mégère ?
Rouler à gauche en France, à droite en Angleterre ?
Passer devant les gens alors qu'ils font la queue ?

Bien évidemment non ! Nous sommes tous tenus
Au respect du voisin pour ne pas l'embêter.
Lui aussi a des droits et veut sa liberté,
Mais nous ne voulons pas qu'il en fasse un abus !

C'est pourquoi il existe des règles du jeu
Et il faut s'y plier que ça nous plaise ou non,
Car du contrat social nous sommes les maillons,
Et que violer ses lois, c'est y porter le feu.

Alors abstenons-nous de fumer en public,
Respectons les feux rouges, les sens interdits,
N'assommons pas les gens par des excès de bruits,
Ne volons pas autrui pour nous faire du fric. 

Ceci dit, attention ! Parfois, les gouvernants,
Tripotent les régions en savants découpages,
Élaborent des lois à leur seul avantage,
Et tant pis si pour nous l'effet est très gênant. 

Que nous vivions en paix n'est pas leur vrai souci,
Ce qui est vital pour eux, c'est d'être réélus,
Ils n'hésiteront pas à nous faire cocus,
Même si leurs décrets provoquent la chienlit.

Ne comptons pas sur eux pour l'harmonie sociale,
Et soyons vigilants pour leur tenir la bride,
Utilisons le Net pour coincer les cupides,
Traquer les corrompus aux entrailles vénales.

Pour sortir les vendus, des associations
De simples citoyens ou de consommateurs,
S'opposent aux abus, dénoncent les tricheurs.  (1)
Aidons-les à veiller, signons leurs pétitions. (2)

Luttons pour que nos fils aient un monde meilleur :
Exigeons de nos chefs qu'ils soient un bon exemple,
Que de l'honnêteté ils fréquentent le temple,
Et de notre côté, préservons notre honneur. (3)

Sans cela les élus glisseront sur la pente
Qui est de s'enrichir toujours à nos dépends,
Semant à la volée promesses et serments,
Et se moquant de nous pour assurer leur rente.

Redisons-le : la liberté ça se mérite !
D'abord en respectant celle de ses voisins,
Ensuite en s'opposant aux textes léonins
Faits pour nous opprimer sous un masque hypocrite. (4) 

René FRANCAL  

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(1)  Nous n'aurons jamais trop de ces fiers esprits qui jugent, critiquent et résistent. Ils sont le sel de la cité. ALAIN (Propos d'un normand).
(2)Visiter les sites : ANTICOR, SHERPA, STOP CORRUPTION, L'INFO DECODEE FRANCE LIBERTES, ATTAC, ensemblenjustice.org , CARLOS CARDOSO, UFC QUE CHOISIR, CLCV, TRANSPARENCE France, le-dard.com 
(3) Les mœurs font toujours de meilleurs citoyens que les lois. MONTESQUIEU (Lettres persanes).
(4) Le grand point de l'éducation, c'est de prêcher d'exemple. TURGOT (Correspondance).

Démocratie locale en danger : votre maire est-il un démocrate?

Voici quelques propositions pour le savoir…

Tout d’abord, quelques informations importantes.
Les règles de base sont que les élus délibèrent, décident et que le Maire applique les décisions du conseil municipal. 
Il est évident que le fonctionnement de la commune doit être transparent et que le Maire n’a pas à pratiquer un pouvoir personnel.
Malheureusement, ça ne se vérifie pas toujours dans la pratique.

Les élus ont la possibilité de déléguer certaines de leurs décisions au Maire et aux adjoints, dans des domaines définis par la loi, après avoir pris une délibération afin de  leur donner des « délégations de pouvoir » spécifiques. 
Ce sera l’objet d’une délibération en réunion du conseil municipal.
En pratique, cette décision se prendra aussitôt que le Maire a été élu, pour des raisons d‘efficacité de fonctionnement, de réponse à des décisions urgentes.
Toutes ces décisions prises alors en « délégation de pouvoir » seront appelées des « décisions du Maire ».
Elles seront consultables aussitôt prises, comme les « arrêtés municipaux » dans un registre ouvert au public en Mairie et envoyées au Préfet au plus tôt pour contrôle de l‘autorité de tutelle. La date de cet envoi devra figurer sur la décision.
On retrouvera ces « décisions du Maire », lors du conseil municipal en lecture aux élus pour information et validation, celles-ci ne faisant pas partie de l‘ordre du jour, sans débat, généralement lues par le Maire en fin de réunion du conseil municipal.
Comme je vous le disais précédemment, la règle de base affirme que les élus doivent délibérer et le Maire appliquer les décisions des élus.
Dans ce cas, concernant les « décisions du Maire », on constate que la règle est inversée.
Le Maire décide et les élus valident des décisions prises dont pour la plupart il est impossible de revenir en arrière, les élus n’ayant qu’un rôle de contrôle à postériori.
Un certain nombre de Maires profitent de ces « décisions du Maire » pour développer leur « pouvoir personnel » et pour dissimuler des pans entiers du fonctionnement de la commune aux élus, à l’autorité de tutelle et aux citoyens.
A noter que le recours pour les « décisions du Maire » est de 2 mois. 
Dépassé ce délai, le recours auprès du tribunal administratif sera impossible.
Il arrivera même que la réunion du conseil municipal validant cette décision soit proposée au delà des deux mois autorisant le recours, en toute légalité, la périodicité des réunions obligatoires du conseil municipal étant trimestrielles. 
C’est donc en particulier en analysant  les « décisions du Maire » et leur validation, leur publicité que l’on pourra évaluer la qualité de la démocratie communale.
Voici quelques recettes employées par certains Maires pratiquant  les « excès de pouvoir », pour limiter les informations légales, finalement pour rendre quasi secrètes ces « décisions du Maire » et développer leur pouvoir personnel dans la commune.
* Ne pas inscrire les « décisions du maire » en compte rendu du conseil municipal, document devant être affichée en Mairie.
*
Ne pas les lire en conseil municipal. 
La lecture publique des « décisions du Maire » n’est pas obligatoire si les élus ont reçu préalablement une note les précisant, mais par respect des personnes qui se sont déplacées à la réunion du conseil municipal, il n’est pas interdit de transgresser ce droit autorisant de ne pas les lire, surtout si le Maire n’a rien à cacher.
Rien n’interdit à un Maire de développer plus de démocratie dans sa commune! 
Elles devraient légalement se trouver dans le procès verbal, document fourni aux élus.
Dans ce cas, les administrés ne seront jamais informés de ces décisions s’ils ne les ont pas consultées en Mairie, dans le délai de 2 mois suivant la « décision du Maire ».
* Ne pas les présenter au conseil municipal dans le délai de 2 mois de délai de recours en sautant une réunion de conseil municipal.
* faire en sorte que la réunion du conseil municipal se passe après le délai de recours légal.  
* Ne pas accompagner cette décision d’une « note de synthèse » appropriée, préconisée par la loi, en les validant auprès du conseil municipal, ce qui est une obligation dans certains cas, en particulier pour tout ce qui concerne les décisions de justice (décision d‘ester, paiement règlements d‘avocats, etc).
* minimiser les informations contenues dans la « décision du Maire ». 
Par
 exemple, concernant une affaire de justice, on trouvera le nom de l’affaire, le nom de l’avocat, un titre minimum non informatif et aucune information de plus, aucune information sur le fond. Ceci permettra entre autres la confusion totales des affaires entre elles concernant la même personne ou entités ayant plusieurs différends avec la commune et une censure totale des affaires de justice, des décisions de justice clôturées, aux élus, à l‘autorité de tutelle et des citoyens.
* Ne pas inscrire certaines « décisions du Maire » à l’ordre du jour de la convocation du conseil municipal, pourtant obligatoires, comme celles concernant les affaires de justice.
* Censure des questions posées par les élus, leurs commentaires, certaines réponses du Maire dans le procés verbal de la réunion du conseil municipal.
* Dans le même ordre d’idée, censure des « questions orales » dans le procès verbal .
Une question orale est une intervention non décidée par le Maire à l’ordre du jour de la réunion du conseil municipal, à l’initiative d’un élu ou posée par un élu à la demande d’un administré.
* filtrage par le Maire, exigé à ses employés municipaux pour connaître les personnes curieuses et avoir une trace concernant les demandes de copies des documents officiels que vous avez demandés.
Dans ce cas, les employés ne seront pas autorisés à vous fournir les copies de ces documents, sauf par la solution d’un écrit officiel de votre part.

Conclusions:

 la lecture des « décision du Maire » sont d’un très grand intérêt car étant de son unique initiative, parfois difficilement contrôlables, difficilement contestables par les élus et les citoyens et que celles-ci sont d’une information légale relativement discrètes, voir parfois pratiquement totalement secrètes, le Maire abusant délibérément de ses pouvoirs en matière d‘information légales.
J’invite donc les « citoyens vigilants » à suivre ces « décisions du Maire » à leur source, c’est-à-dire en Mairie, par une consultation systématique, mensuelle du registre approprié et de les suivre en réunion du conseil municipal pour vérifier que le Maire applique correctement les règles démocratiques légales de communication auprès de ses élus, de l’autorité de tutelle et des citoyens.
Pour contrôler le fonctionnement démocratique de la commune, il sera très utile de demander aussi au Maire les copies des « décisions du Maire » ainsi que les procès verbaux et l’ensemble des notes de synthèses produites aux élus pour les réunions de conseil municipal.
Tout ce qui est présenté aux élus est consultable par les citoyens. 
L’enregistrement des réunions du conseil municipal, très utile, pratique est légal.
Au passage, je déplore que les contenus des documents de justice produits par les communes et les avocats, comme les mémoires, les consultations d’avocat, soient considérés comme des documents privés du Maire et non publics, non produits aux élus, ce qui limite fortement le contrôle de l‘activité judiciaire communale, permet des excès de pouvoir, des plaintes inappropriées auprès des tribunaux, des harcèlements administratifs et judiciaires, ces décisions étant pour la plupart à la seule initiative du Maire et les frais d’avocats à la charge des administrés. 

Ce texte est en réaction à du vécu.

Jean-Pierre Choquer
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Confiance et démocratie

Je suis entièrement d’accord avec votre dernier édito "confiance et démocratie".
La montée du Front national est en effet le résultat d’une perte générale de confiance des Français dans leur classe politique. Il faut dire qu’on les comprend, même si la voie choisie est la pire de toutes. Toutefois, même si les médias, pour des raisons obscures, en font trop sur son score qu’il faut en effet relativiser, il n’en demeure pas moins que, dans le pessimisme ambiant, la France choisit le plus mauvais chemin et qu’il faut le dire en essayant d’argumenter. En optant pour la dénonciation du bouc émissaire (l’Europe), la France vient de choisir la voie de l’apparente facilité qui se révèlera être celle du renoncement.
C’est très souvent comme cela dans notre pays qui ne semble avoir d’oreille que pour les démagogues. On ne croit pas les candidats qui disent la vérité et qui prônent l’effort. C’est sans doute pour cela que rares sont ceux qui tiennent un discours de vérité. Très curieusement, la France qui ne manque pas d’intuition, le sait mais se voile les yeux. D’où ce discrédit de la classe politique émanant d’un électorat blasé. Et il n’est pas encore exclu que les Français aillent jusqu’au bout de leur fantasme du « Ya qu’à, faut que » si bien exprimé par Marine Le Pen. Nous nous mettrons alors tout seul au ban de la société des nations. Cela durera ce que ça durera. Mais je sais d’expérience que les Français poursuivent leurs choix jusqu’à leur terme, quelles que soient leurs conséquences. C’est leur manière à eux d’avancer persuadés de leur supériorité, les yeux bandés, menaçant le pouvoir établi en donnant des leçons au monde entier. C’est d’ailleurs cette attitude qu’a adoptée le Front National qui se trouve ainsi en totale cohérence avec la pensée commune. On ne voit donc pas ce qui empêcherait notre pays de persister dans son erreur.
Je crois toutefois, parce que je reste optimiste, que tout est réversible et que la raison finit souvent par l’emporter après l’insuccès d’une malheureuse expérience. Le sens de l’équilibre devrait donc nous conduire à nous débarrasser de cet encombrant fardeau. C’est le seul vœu que nous pouvons exprimer aujourd’hui, sans illusion.

Yves Marchand

Les votes lors des Élections européennes mis en perspective

Lors des Élections européennes, le 25 mai 2014, les médias et les partis politiques ont mis l’accent sur le poids de l’abstention dans les résultats finaux comme élément majeur. Certes cela a beaucoup joué, mais il faut y ajouter un certain nombre d’autres facteurs.

Une analyse en perspective des votes exprimés au niveau national fait apparaître l’impact de la bonne centaine de micro-partis sans projet et même sans liste qui ont dispersé les voix ainsi que celui des votes blancs ou nuls.

Quand on étudie les statistiques, 10% environ des électeurs inscrits ont voté FN (24,9% de 42% des votes exprimés) à quoi il faut ajouter quelque 6% des électeurs inscrits (15% de 42% de votes exprimés) qui ont choisi des micro-partis parfois fantaisistes. Ce qui signifie que les partis plus ou moins pro-européens ont glané environ 60% des votes exprimés, soit 25% environ des électeurs inscrits.

À ce total il faudrait ajouter les votes blancs ou nuls qui, s’ils représentent bien une expression de certains électeurs, ont le même effet que l’abstention puisqu’ils ne pèsent pas en faveur de tel ou tel parti. Je m'appuie pour ce décompte sur les chiffres des votes exprimés donnés par les médias et confirmés par le Ministère de l’Intérieur.

Qu’en conclure ? Tout d’abord il ne s’agit pas de condamner les électeurs actifs ou abstentionnistes dans leur comportement, mais de souligner que l’abstention, le vote blanc ou nul et le vote pour un micro-parti reviennent ni plus ni moins à « voter » pour un des partis qui fera plus de 5% des voix dans ce type d’élections. On remarquera d’ailleurs que les médias n’ont guère souligné ce point.

S’abstenir, c’est laisser ceux qui votent décider pour vous, quelles que soient vos opinions. Alors il faut voter et exprimer un choix concret.
Voter pour un micro-parti, souvent local, a hélas le même effet puisqu’il ne pourra atteindre 5% au niveau national ; il en est de même des votes blancs car même s’ils représentaient plus de 50% des votes exprimés, il n’y aurait pas de nouvelles élections. L’exemple de l’abstention illustre parfaitement ce point.
Le vote blanc pourrait peut-être avoir un impact au niveau des municipales dans les petites communes car il y a un deuxième tour et la possibilité entre-temps de changer une tête de liste. Mais, même dans ce cas, il n’y aurait pas de troisième tour en cas de votes blancs massifs.
Une dernière possibilité est de rendre le vote obligatoire (comme en Belgique, par exemple). Après tout, les droits entraînent des devoirs.

Jean-François Sené

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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