courrier des lecteurs

Gardarem lou préfet de région !

« Mardi 25 novembre doit être acté le premier volet de la loi sur la réforme territoriale, celui portant sur la carte des régions françaises. Localement, le débat se focalise encore sur le refus de la fusion de notre région avec Midi-Pyrénées. La fusion se fera ! Aujourd’hui, le sujet est ailleurs. Il s’agit de sauver les milliers d’emplois qui risquent de migrer vers Toulouse. Je veux parler des directions régionales qui n’ont plus raison d’être à Montpellier au sein de la future région. Il est vital que nous dépassions la posture étroite, passéiste de ceux qui s’arcboutent sur un combat vain. L’intelligence politique est d’aller dans le sens de la réforme tout en se battant pour le maintien des directions régionales sur notre territoire. C’est là l’enjeu de cette fusion. Alors quel poids auront les élus contestataires, ceux qui avaient vilipendés l’Etat et le Gouvernement , lorsqu’il faudra plaider pour le maintien du rectorat, de la direction régionale de France-Telecom, de la direction régionale des douanes et peut être plus tard de la cour d’appel…. Et de notre préfet de région . Aucun. Nos élus régionaux portent une grande responsabilité. Celle de sacrifier l’avenir du Languedoc-Roussillon ! Il est temps de nous mobiliser pour sauver nos emplois ! »

Fatima Allaoui
Conseillère régionale UMP

Priorité à ceux qui ne vivent pas de l’impôt.

Lundi matin, le 1er jour du mois, il faut payer. Pas seulement les taxes que l’on paye lorsqu’on gagne, non, celles obligatoires même si je dépose le bilan en fin d’année : Mes charges sociales et celles de mon salarié sur base du smic, taxe parce que j’ai une enseigne, la nouvelle complémentaire rendue obligatoire, sorte de sécu bis qui permettra à l’état de dérembourser et de faire payer les médicaments par les entreprises. Hier, ma comptable m’a informé que la CFE, cette taxe locale due parce que je loue un hangar pour travailler sera dorénavant prélevée directement, des fois que j’oublie d’envoyer le chèque, ils vont se servir.

Elle en a profité pour m’informer que, comme l’an dernier, tout en sachant que chaque année je suis imposé sur le revenu à 15%, l’état me prendra fin décembre 25% d’impôt sur le revenu  à la source (sur les dividendes de l’an prochain de ma sarl dont je suis quasi l’unique actionnaire ), et me rendra 10% en septembre. C’est pareil chaque année, ce n’est pas un impôt, juste une avance que je fais à l’état pendant 9 mois, non négociable, c’est nouveau. Ah bon, … et ma trésorerie à moi alors ?

Il y a 2 ans, le taux de csg a augmenté aussi. Dans mon loyer, je paye désormais 15% de celui-ci que mon propriétaire reversera à l’état, ça aussi c’est fixe, et ne servira pas à mon propriétaire à rembourser son emprunt sur mon hangar, il collecte pour l’état.

Mercredi soir, ce sera le jour des poubelles. Faudra pas oublier de les sortir. Il y a deux ans, j’avais une 660 litres, qui correspondait à mes besoins, incluse dans la taxe foncière. Maintenant c’est payant en plus, sauf si je me résigne  à une 340 litres. Certains collègues entrepreneurs n’ont  pas eu cette possibilité : J’en connais dont l’addition s’étale de 2000 à 12000 euros nouveaux par an, c’est comme ça, d’autres ont dit, c’est tout.

Impôt fixe ? La taxe foncière bien sûr, dont mon propriétaire ne pourra s’acquitter qu’en l’incluant dans mon loyer, un gros morceau.

J’en oublie bien sur ( taxe d’apprentissage… ), mon métier est ailleurs, pour combien de temps d’ailleurs ?

L’an dernier, un concurrent local est tombé, cette année un autre. J’ai eu la curiosité d’aller voir leurs comptes sur infogreffe. Le chiffre d’affaires ? Il n’en manquaient pas, celui d’il y a deux ans vendait autant que moi aujourd’hui. Leur erreur ? Peut-être de calculer leur prix de vente sur une base économique pure, ne faire que leur métier, sans se préoccuper de l’impôt.

La réalité c’est qu’avant de payer l’Impôt sur les Société + l’Impôt sur le Revenu, impôts que l’on paye si l’on gagne de l’argent, je paye en impôts fixes plus de 15% de mon chiffre d’affaires annuel.  Concrètement si je fais 10% de bénéfice en fin d’année, je déposerai le bilan, créerais deux chômeurs, mais l’état et les collectivités locales auront encaissé, participant à ma perte. Ils ont beau jeu, un petit entrepreneur ça crève en silence.

L’avenir sur ce sujet est écrit. C’est pire chaque année, et ça continuera. Parler d’idéal humain, de doctrines libérales ou pas, de l’intérêt de Rosetta ( oui bien sur cette mission a un sens et il fallait la réaliser, ça nous rend tous frères sur cette terre,  mais son coût est pour nous, la société générale fera juste moins de bénéfices, vous « omettez » de le dire ), tirer sur les riches ou les assistés, ça fait longtemps que ça dure et c’est voulu, organisé.

Tant qu’on continuera, la vraie caste dominante se portera bien. La caste dominante, la vraie, c’est celle qui a le pouvoir règlementaire, qui décide, vote nos règles de vie. Ces gens soi disant tellement épris de l’intérêt collectif que seule une minorité d’entre eux en tirerait d’abord un intérêt personnel ... Certains élus ou ces gens qui passent des postes clés de l’état et des collectivités à la tête des grandes organisations et vice-versa.  Ces gens ne vivent que par la dépense de l’impôt, pour leurs rémunérations et pour toutes leurs actions. C’est leur mode de pensée unique, assorti d’un objectif : Que la société qu’ils exploitent tienne bon sans les remettre en cause.

Tant que nous disserterons sur les inconvénients de la pensée de gauche ou de droite, nous jouons leur jeu. Le salut n’est plus dans la confrontation des vieux grands principes, c’est se tromper de combat.

L’espoir est mince, il ne peut venir que de la maturité de notre société. Beaucoup d’entre nous se sont affranchis de la religion et restent pourtant capables de discerner le bien du mal. Pourquoi donc ne pas s’affranchir des chapelles politiques pour organiser la cité ?

La politique ne doit plus être un métier. Haut fonctionnaire non plus.  Priorité à ceux qui ne vivent pas de l’impôt. Beaucoup d’honnêtes hommes ( et femmes ) composent notre société ( même parmi ceux qui sont payés par l’impôt bien sur ) . Comment les porter au pouvoir à tour de rôle ? Des gens suffisamment instruits, mais véhiculant avec eux des nouvelles du terrain. C’est là qu’il faut agiter nos neurones.

Lucien Sandor.
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Merci Rosetta

Lettre ouverte à Thau-info, ce 17 novembre 2014.

 Certes, la sonde Rosetta est très loin de l’étang de Thau, mais son impact universel la rend très proche.

La dernière info-lettre de Jacques Carles, qui s’intitule « Merci Rosetta », n’était pas une allusion narquoise à une dispendieuse expérience scientifique, c’était du premier degré, une reconnaissance affectueuse envers cet exploit technologique. Comme quoi les valeurs de l’humanité peuvent être fondées sur autre chose que le profit, le négoce et les banques. Merci à Jacques Carles de l’avoir souligné. Il y a une poignée de savants laborieux qui ont mené à bien cette coûteuse aventure, je suis heureux que mes impôts servent à faire rêver la planète.

Dans le passé, il y a eu des précédents, c’est ce même désintéressement scientifique qui a motivé les recherches, il y a plus de cent ans, d’un astronome et mathématicien français : Monsieur Le Verrier.

Ayant constaté quelques anomalies dans l’orbite d’Uranus, nouvellement découverte par hasard dans la banlieue de Saturne, Le Verrier conclut qu’il s’agissait de la présence d’un corps céleste encore inconnu dans le secteur. Pendant des années, à la lueur d’une lampe à pétrole, à l’aide de subtiles observations sur les fluctuations d’Uranus, il noircit des kilos de papier en calculs mentaux (la calculette n’existe pas au 19ème siècle, encore moins les ordinateurs). Il déduit qu’à tel endroit une grosse planète de telle masse orbitait autour de notre soleil, dans l’indifférence générale. Ses collègues pointèrent leurs instruments dans la région ainsi définie et découvrirent l’objet, Neptune était née. Applaudissons le laborieux scientifique et célébrons le triomphe des mathématiques.

Ainsi, il existe de par le monde une foule cosmopolite de chercheurs anonymes, qui oeuvrent, sans toucher beaucoup de sous, rarement couronnés par Monsieur Nobel, mais qui déchaînent l’enthousiasme général, se plaçant bien au-dessus des conflits mesquins et des sarcasmes des grincheux.

Merci à toi, Jacques Carles, toi qui trempes ta plume savoureuse dans le bleu de l’étang de Thau, ton idylle avec Rosetta me rassure sur l’espèce humaine. A l’avenir, je guetterai ta signature au bas des articles d’info-lettre.

Dominique Coërchon
Florensac

Sauvez la Galerie Plurielle

La Galerie Plurielle, qui a réalisé de très belles expositions d'artistes sétois (Pierre François l'an dernier ou encore actuellement la rétrospective de Gregogna, un "Mec créant") et qui présente régulièrement de nouveaux talents régionaux craint qu'une procédure d'expulsion à son encontre aboutisse. Pour éviter qu'un jugement soit prononcé à son encontre par le Tribunal de Sète le 30 octobre, sa gérante, Marie-Josée Vidal, nous communique :

"L’existence et la pérennité de la Galerie Plurielle sont gravement menacées par de sombres conflits d’intérêts directement liés à son emplacement commercial et à sa visibilité.
Si vous souhaitez aider la Galerie Plurielle à résister, je vous remercie de bien vouloir soutenir la pétition adressée à Monsieur le Président du Conseil général de l'Hérault: « Pour le droit de maintien d'un espace d'expression artistique » en suivant le lien : http://citizengo.org/fr/12533-pour-le-droit-maintien-dun-espace-dexpression-artistique. - Marie-Josée Vidal

Barbarie

Une réflexion d'Yves Marchand, ancien Maire de Sète.
2 octobre 2014, 11:06

Je résume un article de Luc Ferry à propos des derniers événements qui entrent dans la rubrique barbarie : l'attentat du musée de Bruxelles, l'école juive de Toulouse et l'assassinat d’Hervé Gourdel: Un barbare cultivé est beaucoup plus dangereux qu'un barbare inculte. Ce constat doit nous faire réfléchir sur la politique d'intégration de la France par l'instruction publique pour l'amélioration de la société. Les grands leaders des sectes islamistes sont des gens intelligents et cultivés, formés dans les plus grandes universités du monde et participant parfois à la prospérité des plus grands groupes industriels. Ce sont pourtant des barbares. Un barbare peut être froid et calculateur. Il na pas nécessairement les yeux injectés de sang au moment où il égorge sa victime. Il peut être conscient de ce qu'il fait et en mesurer toutes les conséquences. Alors quoi faire si la culture est incapable d'éradiquer ce genre de mal ?
Il faut d'abord en analyser l'origine, faire le diagnostic après examen clinique : pauvreté des quartiers, humiliation d'un peuple, référence idéologique ou religieuse, haine d'un ennemi identifié, sentiment d'appartenance à un groupe homogène contre cet ennemi. Il faut ensuite prendre les mesures de protection adéquate pour les empêcher de nuire dans leur propre pays dont ils sont devenus les pires ennemis. Pour cela il faut revaloriser ces nouveaux "harkis" plutôt que de les assimiler aux barbares sous prétexte qu'ils appartiendraient à la même "ethnie", en faire de véritables alliés et respecter leur personne et leur identité.
Cela nécessite autre chose qu'une utilisation momentanée d'un vague et inefficace Conseil National du Culte Musulman seulement capable de faire une déclaration de principe aussi creuse et insignifiante pour la communauté des victimes (nous) qu'inutile à l'égard des assassins.
Cela nécessite une véritable assimilation dans la communauté nationale de ceux qui veulent être français et non pas une similiintégration élitiste qui consiste à placarder une ministre d'origine subsaharienne ou un préfet d'origine maghrébine comme des stars qui ont réussi et qui ne peuvent qu'éloigner tous les autres. Cette assimilation ne peut se faire qu'avec tous les représentants de la communauté. Elle doit être globale et prendre en compte non seulement leur situation matérielle mais aussi intégrer leur religion comme leur élément d'identité dans un Etat laïque.
Certes on ne refera pas l'Histoire et nous porterons le poids d'une colonisation mal comprise.
Mais on peut corriger au moins nos erreurs post-coloniales qui sont beaucoup plus flagrantes que nos erreurs coloniales. La façon dont nous avons traité à leur retour en métropole ceux qui s'étaient fait tuer pour défendre la cause française en Algérie est bien pire que la façon dont nous nous sommes comportés soit en tant que colonisateurs - tellement il est difficile de faire le bilan de ce que nous avons apporté et de ce que nous avons pris - soit enfin en tant que belligérants, tant il est difficile d'évaluer les excès commis par les deux camps.
C'est surtout cette attitude de mépris à l'égard de leurs parents qui étaient nos alliés qui focalise la haine des jeunes générations contre la France. Et c'est cela qu'il faut payer car, sur ce point - et peut-être seulement sur ce point - , nous sommes débiteurs.
L'embarras dans lequel se trouvent nos ministres ( en particulier notre ministre de l'intérieur) et nos juges antiterroristes ( je pense au dernier livre de Marc Trévidic) ne laisse pas d'inquiéter. Il faut donc repenser le problème à la source pour tenter au moins d'emprunter une nouvelle piste puisque celles qui ont été suivies jusqu'à présent tant par les bonnes âmes altermondialistes que par les partisans de l'ostracisme se sont soldées par des échecs flagrants et dangereux. Il faut bien sûr continuer à se protéger quotidiennement des barbares et continuer à lutter contre eux mais pour se protéger de la barbarie, il faut un plan à long terme

Yves Marchand

Flash me I'm Famous (suite)

Bravo à Thau agglo, enfin un peu de modernisme dans la communication. "Flash me I'm Famous" est le slogan des jeunes de la génération Y (celle née avec l'internet) et il me plait contrairement à Alain Chassagnard !

Adrien Galand

Flash me I'm Famous

Quelle mouche a piqué Thau agglo avec sa dernière affiche ?
(Tous les bus dans votre poche avec Flash me I'm Famous).
Je pensais qu’une publicité devait être compréhensible par tout un chacun.

Les habitants du bassin de Thau étant majoritairement de souche occitane, italienne, espagnole et tous francophones, à qui s’adresse cette affiche ?

Combien de personnes connaissent la signification de « Flash me i’am famous » ?

Rappel de la loi n° 94-665 dite loi Toubon.
La loi stipule que les collectivités locales doivent contribuer à assurer le respect de la langue française ainsi que le rayonnement de la francophonie.

Article 1
Langue de la république en vertu de la constitution, la langue française est un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France.

Article 2
Toute inscription ou annonce apposée ou faite sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public et destinée à l’information du public doit être formulée en langue française.

Article 15
L’octroi par les collectivités et les établissements publics de subventions de toute nature est subordonné au respect par les bénéficiaires des dispositions de la présente loi.

Alain Chassagnard
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Analyse sur les accidents de la route

Comme toutes les lois humaines les limitations de vitesse sont arbitraires. 

Note préliminaire
En informatique, dans les calculs, le signe * signifie multiplier par au lieu du signe ancien x, le signe / signifie diviser par pour éviter 2 lignes superposées. Ceci est utilisé dans ce qui suit

Il existe 2 sortes de lois : physiques et humaines

LOIS PHYSIQUES : uite à des expériences nombreuses répétitives ou des observations les savants arrivent à trouver une formule mathématique caractéristique du phénomène observé. Deux exemples les plus connus

  • Attraction universelle entre deux corps de masses m1 et m2 et de distance d la force est :
    F = (m1* m2) / d2
  • Energie cinétique (exemple. chaleur dégagée lors d'un arrêt brutal) d'un corps de masse m et de vitesse v :
    E = ½ * m * v2 . On voit que si v est multiplié par 2, E l'est par 4

Partout dans l'univers ces lois sont immuables et hors de toute intervention humaine

LOIS HUMAINES  :  Elles sont édictées par des humains. Elles peuvent être d'interdiction, comme "Interdit de marcher sur la pelouse", ou bien de calcul comme la formule de calcul complexe des impôts en France où tous les paramètres sont arbitrairement fixés par l'homme. Chaque pays a ses impôts. Il n'y a pas d'impôt juste, c'est un leurre. On le voit ces lois ne sont pas universelles. Ni la justice, ni la santé, ni la bonté, ni le bonheur etc ne peuvent être quantifiés. Il faut décider avec bon sens qui est lui-même non quantifiable.

LES ACCIDENTS SUR LES ROUTES

A quelle loi obéissent-ils ? Chaque accident est un cas particulier.

Classement
Peut-on les classer par importance ?
Comme pour des avions, curieusement, les statistiques se font uniquement au nombre de morts. C'est négliger les handicapés, les blessés et aussi la rapidité et la dimension des secours. De plus il y a des dégâts matériels, quelle unité de mesure commune avec les dégâts humains ? Aucune
Avec tant de paramètres dans des unités de comptage différents, une synthèse chiffrée est impossible. Rien n'est vraiment représentatif de l'importance d'un accident.

Causes
Elles sont nombreuses possibles.  Mécanique défectueuse défaut constructeur. Extrêmement rares. Diverses. Hiver, été, jour, nuit pluie, brouillard, état des routes, charroi.
Responsabilités humaines : vitesse (dont on n'a souvent aucune indication), mauvais entretien du véhicule, alcool, drogue, ceinture, téléphone, age, fatigue etc.
R
ien de tout cela n'est mesurable en tant que cause . Faire intervenir la formule universelle E = ½ * m * v2 dans ce fatras d'inconnues d'origine humaine n'a pas de sens. Il suffit de pousser à l'extrême pour en voir la faiblesse. Rouler à 10 ou 20 km/h comme au temps des diligences serait alors l'idéal pour zéro mort sur les routes, avec des bouchons partout et des conducteurs fou furieux.

Comme toutes les lois humaines les limitations de vitesse sont arbitraires. Chaque pays a les siennes. Cela prouve qu'elles ne sont pas universelles.
Pour passer de 90 à 80 km/h on n'a aucune donnée scientifique mesurable.
Que le législateur cesse de faire des lois générales bâties à la hâte en fonction de quelques cas particuliers d'origines aléatoires tous différents et qui n'obéissent à aucune logique.
Ces lois vont coûter cher et vont nuire aux bons conducteurs sans assagir les autres. Ne changeons pas sous l'émotion ce qui existe. "Cessez d'emmerder les français" Disait le président Pompidou à ses ministres.
Situons chaque accident dans le temps, dans sa position géographique et les circonstances et agissons localement en conséquence. Sur la cause des accidents il est bon de rappeler la boutade du chansonnier Léo Campion : "Le chauffeur est de loin la partie la plus dangereuse de l'automobile".

J. Lagarde

De la domestication « institutionnelle » plus rampante qu’un chat !

L’Occident impérialiste a toujours cherché à vaincre la nature, à domestiquer les animaux, et à soumettre les hommes, au point d’en venir à contrôler ou interdire leur liberté d’expression, de penser ou de manifester. Il voulait tout régenter, sans pour autant que ses dirigeants, ou élus, aient l’envergure et la compétence qui justifient pareille domination. Mais la force a primé sur le droit. Arrivé au bout de ses possibilités d’expansion au dépend des plus faibles et moins armés, ce système cherche à se maintenir à l’intérieur même des Etats, en portant atteinte d’une manière rampante aux droits fondamentaux de ses propres peuples. La Démocratie ne se résume pas à faire des lois inapplicables. Chacun en constate depuis longtemps les conséquences, jusque dans les moindres détails de la vie privée ou professionnelle.

L’un de mes voisins à Montbazin, que j’appellerai Ubu, croyait encore aux « réformes » annoncées, devenues surtout de cyniques techniques pour prendre et monopoliser les pouvoirs, et faire espérer les masses. Séduit par la « démocratie participative » il permit d’éradiquer des pollutions à Montbazin. Incapable d’accepter la critique la mairie le considéra comme un « emmerdeur ». Ubu prit sagement ses distances avec la chose publique, mais elle vient de le rattraper.
Le grand terrain clos qui entoure sa maison fut envahi il y a deux mois par des chattes errant venues du village mettre bas leurs petits. Ces mères affamées (et donc agressives) d’une agilité incroyable cherchèrent à s’inviter à sa table, entre deux parties de chasse souvent infructueuses dans les vignes. Ubu refusa de les nourrir. Depuis, il ne peut laisser la moindre fenêtre ouverte, le moindre plat sur le feu. Son chien n’en peut plus de monter la garde, il est même pris de pitié. Ubu pensais que ces squatteuses allaient repartir, il n’en est rien : instinct de mères oblige.

La SPA avertie du problème n’est pas autorisée pour agir. En effet, le Code Rural est clair : les animaux divaguant sur la commune sont la propriété du maire et donc de sa responsabilité. Informé verbalement, puis par lettre avec accusé de réception, la mairie ne répond pas à Ubu, et ne fait rien depuis deux mois. Pourtant, il y a urgence sanitaire car ces animaux peuvent se reproduire tous les trois mois, et être porteurs de rage et maladies. Pour aider la commune Ubu s’adressa deux fois à la CCNBT où siègent deux conseillers municipaux. Une convention aurait même été signée par cette structure avec la SACPA, société équipée pour la capture à Montbazin des animaux aux frais de la commune. La mairie est dépassée par ce petit problème.

Cette histoire de chats est chargée de sens. Privés de leur territoire originel de vie et de chasse, cesimaux furent domestiqués de force. Les récalcitrants mis à mort, comme les loups, les ours, et tant d’autres espèces. Cette extermination des moins dociles a engendré une nouvelle race de chats vite abandonnés par leur mauvais maîtres après que la domestication les aient privé d’une partie de leur instinct de survie.

Ces animaux domestiqués sont devenus notre miroir. Ils sont ce que nous en avons fait. Mais pour nous les hommes, c’est pire ! L’Occident depuis les conquistadors s’est comporté avec la même inhumanité, le même aveuglement, envers les peuples autochtones qu’envers la nature, la biodiversité et l’environnement dont notre survie dépend. L’extermination des indiens des Amériques (qui se poursuit envers certaines tribus d’Amazonie où gît du pétrole) et d’autres peuples, l’esclavage, la colonisation, l’éradication par les missionnaires sous prétexte d’obscurantisme de cultures millénaires dont nous avions tant à apprendre, en sont la preuve édifiante. Nous avons voulu tout accaparer, tout contrôler, mais nous étions de mauvais Maîtres. Où étaient, où sont les Lumières, les valeurs judéo-chrétienne dans ce sinistre tableau ? Tels sont les crimes inscrits dans une partie de la mémoire de l’humanité sur lesquels l’Occident, avec une incroyable imposture et dualité, a basé son système impérialiste et fait une grande partie de sa fortune.
Certes, comme en toutes choses, notre civilisation en déclin a eu des côtés tres positifs en matière de médecine, de confort de vie, de moyens de déplacements au prix de l’effet de serre. L'Occident ne s’éteindra pas de sitôt. Mais le bilan de la modernité et maintenant de la mondialisation devrait interdire à ceux qui parlent en notre nom à tous, de s’ ériger en donneurs de leçons, et de vouloir imposer -avec nos amis américains- notre modèle idéologique avec des bombes. Quant à la discrimination politico médiatique en France, seuls quelques rares intellectuels s'en s’affranchissent.

Comme la domestication du chat, ce système de domestication « institutionnalisé » a fabriqué une nouvelle race d’homme coupée de la nature, manipulée, amputée de son instinct de survie originel. Je dirais que la domestication a engendré une race d’esclaves modernes. Mais , heureusement, il existe parmi nous d’innombrables hommes qui n’en font pas partie. Pour ceux qui aiment la nature de cet amour profond et tendre que nous portons aux êtres, la dualité de l’Occident n'est pas un gage de bonheur. Si le destin de ces chats domestiqués, à l’instar de celui des hommes, n’intéresse pas la mairie de Montbazin, pour moi il reste chargé de sens !

Christian Puech.

NDLR : On ne présente plus Christian Puech, biographe, écologiste et intellectuel actif, auteur-voyageur, photographe. Il travaille sur les ethnies en voie de disparition en Amazonie, Afrique et Asie, dont l’Himalaya. On attend avec impatience son prochain livre pour novembre.

Muscat de Frontignan

Je reste toujours étonnée de l'absence d'idée des responsables de la Cave coopérative du Muscat de Frontignan. Ainsi, cette grande façade aveugle en bordure de l'ancienne route nationale très fréquentée par les autochtones, les visiteurs et les touristes. Même pas l'indication CAVE COOPERATIVE pour les renseigner. Personnellement, je verrai bien une fresque avec le vignoble et la fameuse bouteille, la Gardiole et la mer, sur le thème du "Sucré-Salé". Internet nous montre souvent des réalisations de ce genre absolument magnifiques. Pourquoi pas ici ? Autre suggestion : indiquer le centre-ville et les commerces en face de la halte fluviale. Les passagers débarquent parfois avec des vélos en demandant où faire leurs courses, alors qu'ils n'ont que 100 m à faire à pied pour trouver tout ce qu'il leur faut. J'avais fait cette suggestion au cours d'une réunion publique en ... 1989 !

Madeleine Le Guillou

La peur du changement...

Réaction à notre édito : éloge du département

Nous sommes surpris par votre lettre prônant l'immobilisme, l'incurie financière et la peur du changement.
Dans l'état actuel des choses rien ne préjuge de la disparition de services liés à la disparition administrative des départements. Le regroupement de communes a été réalisé afin d'avoir des moyens financiers plus importants pour des projets d'envergure sur un territoire.Sur le pays de Thau nous avons deux communautés de communes (Thau aglo et CCNBT). Ceci correspond plus à des objectifs personnels de politiciens locaux qu'à une bonne gestion du territoire.
Les seuls qui peuvent craindre pour leur emploi sont les politiciens locaux, les autres, tous les autres n'ont que des avantages à voir venir, et une baisse des dépenses administratives et donc une baisse d'impôts.
Le pays de Thau existait avant le millefeuille administro-politicien, il existera après la réforme.
Robert Bonnet
PS: vous pouvez publier (intégralement) cette réponse à votre article, si vous l'osez.