courrier des lecteurs

Les dauphins

Une fable d'Yves Marchand

C’est dans l’adversité qu’il faut choisir son guide
Demeurer vigilant sans paraître candide.

Une compagnie de dauphins
Plongeait joyeusement à la proue d’un vaisseau
Sous les yeux des marins. Dans des fonds abyssaux,
Ils poursuivaient des églefins.
Le navire-amiral fendait les océans
Sans prendre garde à son escorte.
Le pacha contemplait d’un regard de géant
La ligne d’horizon chassée par la cohorte.

Bercé par le confort de cette rêverie
Propre à donner au faible une illusion de brave,
Il négligea de voir, s’éloignant de l’étrave,
Les dauphins suspecter une piraterie.

Ces animaux marins, alertés par une onde
Qui venait de la mer ou qui venait des cieux,
Avaient abandonné leurs compagnons de jeux,
Et loin du bâtiment continuaient leur ronde.

Des dauphins, les marins avaient fui le panache.
A bord, tout l’équipage avait repris sa tâche.
On avait peu de temps avant le prochain port
Pour livrer outre-mer les produits de l’export.

Les hommes, inconscients du danger qui les guette,
Vérifient les liens et les connaissements.
Ils sont déjà demain pour partir en goguette,
Proches du bastingage et de l’appontement.

Mais une explosion suivie d’un tremblement
Les ramène au présent et secoue le cargo.
Personne n’a rien vu. Un sifflement strident
Hurle au-dessus du pont et fait fuir les oiseaux.
Aucun ordre ne vient. Les marins sont hagards.
Le bateau vogue sur son erre
A la dérive. Il est guidé par le hasard.
Perdu, sans gouvernail, il n’a plus de repère.

La passerelle est vide. Où est le commandant ?
Les hommes sont partis. Ils se cachent ou sont morts.
Pas de pilote en vue. Pas même un lieutenant.
C’est alors que, de loin, revenant sur bâbord,
Sans avoir l’air de rien, après leur escapade,
Les dauphins, de retour, reprennent leur parade.

Seul, au milieu des mers, escorté par sa garde
Le navire-amiral, tous pavillons au vent
Ne compte qu’un marin près du gaillard d’avant
Pour reprendre le cap dans l’aurore blafarde.

Ignorant les dangers, se fiant à ses guides
Il s’en remet au sort dicté par son instinct.
En saisissant la barre, il croit en son destin,
À Neptune, à la mer et à ses Néréides.
C’est à lui de fixer, pour sauver corps et âmes,
La route et les moyens de s’éloigner du drame.

Alors qu’il se dispose à mettre cap au Nord,
Le second, revenant de l’on ne sait trop où,
Juste avant d’expirer, le supplie à genoux
De virer de bord pour atteindre le Bosphore…

Le marin obéit. Mais, voyant les dauphins
S’orienter sur tribord, le nouveau commandant
Choisit de négliger l’ordre de son mandant,
Et d’opter pour leur choix en suivant leur chemin.

Ce sont eux désormais qui mèneront le bal.
Leurs moindres mouvements auront force de loi.
Ils devront définir le bon point cardinal
Et le commandement s’en tenir à leurs voix.

Les pilotes souvent de leurs voeux sont esclaves.
Du plus beau des vaisseaux, ils laissent une épave.
Tout seul ou à plusieurs, le bon gouvernement
Doit sauver le bateau, sans accommodement.

Yves Marchand

Français, encore un effort !

d'Hervé Le Blanche

Sète, en Méditerranée (43°24' de latitude N, 3°44' de longitude E), est le port le plus important de la région Occitanie et donc, par conséquent, bien situé en France. Aussi, nombre de Sétois sont-ils, après le 1er tour de l'élection présidentielle, concernés par l'apostrophe d'un écrivain sulfureux de la fin du XVIIIème siècle à l'adresse de ses compatriotes. Car il y a bien des efforts à fournir pour être républicain, peut-on penser à la lecture des résultats de ce premier tour.

Certes, au plan national, le leader d'"En marche!" devance de près de 2 millions de voix la présidente du Front national. Mais à Sète, elle a recueilli 27,77% des suffrages. Au Barrou, on a voté FN à 34,40% et même 37,71% aux Métairies ! Plus surprenant à l'Ile de Thau (bureau A. France), ce parti recueille 29,03%. Voila qui est pour le moins inquiétant même si J.L. Mélanchon réalise de bons scores (24,20% à Sète, 43,42% à l'Ile de Thau, selon Midi Libre du 24 avril). Inquiétant donc et à plus d'un titre. A Sète où sévissent chômage et pauvreté, il faut s'inquiéter de voir qu'une partie de l'électorat populaire souhaite confier son avenir à une démagogue "forte en gueule" (selon un grand journal du soir). Dont le programme économique est totalement irréaliste sous des apparences de "bon sens" et dont tout citoyen quelque peu conscient peut se demander s'il peut être mis en œuvre. Outre qu'une majorité de Français est attachée à l'Europe, il se trouve que la révision de traités internationaux se heurterait à de redoutables problèmes. Il se trouve aussi que cette révision ne peut être soumise à un référendum. Selon les juristes, même le recours à l'article 11 (organisation des pouvoirs publics) est anticonstitutionnel).

Et c'est sans compter avec les conséquences économiques et sociales d'une sortie de la zone Euro. Les Sétois sont-ils décidés à payer plus cher les marchandises importées, textiles, appareils électroniques, essence et autres hydrocarbures ? Et en Ile singulière, quel serait le devenir du port (2500 emplois), instrument d'échange par excellence ? Taxerait-on le bois africain, les tourteaux de soja du Brésil ? Pourrait-on exporter aux mêmes conditions le bétail ? En fait, la "fille à papa" (toujours le même grand journal du soir) a vécu dans un petit cercle imprégné de la pensée réactionnaire telle que l'a diffusée C. Maurras et qu'il a exprimée dans un moment dramatique de notre histoire : "La France seule!" Le même Maurras qui versait parfois dans le populisme, écrivant à Martigues "pour les pêcheurs qu'on empêche de travailler" et prétendant déduire le vote des vignerons d'après l'abondance et la qualité des raisins (S. Giocanti, Maurras, Flammarion 2006). Le même Maurras qui éructait contre les "métèques" et s'indignait de voir  Paris trop d'enseignes aux noms d'Europe orientale, et même grecs !

Maurras voulait renverser "la gueuse". C'est bien cette revanche sur 1789 qu'au bout du compte cherche la présidente du FN, au delà des revanches à propos de l'Algérie, de Vichy. Revanche sur la République. Alors, Français, encore un effort !

Hervé Le Blanche

Barrage

de Véronique Calueba-Rizzolo

Les conseillers départementaux Véronique Calueba, Front de Gauche et Sébastien Andral, PCF, vous invitent à faire barrage au Front National au 2ème tour de la présidentielle . Nous appelons à un rassemblement républicain mais n'accordons aucun crédit à la politique  libérale qui sera mise en œuvre. Nous nous engageons dans la bataille des législatives pour porter à l'assemblée un groupe de gauche radicale qui combattra pour un changement social et écologique."

Véronique Calueba-Rizzolo
Conseillère départementale (canton de Sète).

Colère et protestation

de Rosy Ric

 Ceux qui vont faire un vote protestataire contre "la classe politique" ont-ils pensé que ceux-là même pour qui ils vont voter, la droite classique ou l'extrémiste, sont dans ce "système" qu'ils abhorrent ? Ceux qui sont en colère mesurent-ils les conséquences de leur geste ?

Certes, les socialistes seront dépités, mais ce vote confortera les confins de la droite qui, s'ils ne passent pas cette fois-ci, seront peut-être triomphants en 2022. Or, c'est un mouvement antidémocratique dont même les patrons redoutent l'accession au pouvoir. Et qu'ils regretteront eux aussi d'avoir aux manettes quand ils devront faire face à la dévaluation qui appauvrit les plus faibles, à l'isolement qui fragilise l'économie.

La colère est toujours mauvaise conseillère. Un vote ne doit pas se résumer à un enfantin mouvement de dépit. C'est un geste fondamental dans la vie de notre République démocratique qui doit le rester!

Rosy Ric

 

Regards froids sur l'élection présidentielle

De R&H LeBlanche

Dimanche 23 avril aura lieu le premier tour de l'élection du président de la République. Campagne atypique, nombreux électeurs incertains : loin du tintamarre médiatique, des petites phrases à effet, des promesses ronflantes, efforçons nous de faire un choix de raison. Les enjeux sont considérables.

Du point de vue économique et social, subsiste le chômage de masse, le problème du pouvoir d'achat (9 millions de Français vivent avec 1200 euros par mois), l'explosion des inégalités. Quel programme est à la hauteur de ces enjeux ? Car c'est bien un programme qu'il s'agit de juger. Faut-il parier sur une mondialisation plus ou moins heureuse ou sur les effets du protectionnisme? Faut-il suivre l'exemple des Britanniques ? Voie à première vue bien difficile compte tenu de l'étroitesse du marché intérieur français et de l'internationalisation croissante des échanges. Voie aussi dangereuse que difficile car lorsqu'on élève les droits de douane, c'est toujours le consommateur qui paye.
Les enjeux politiques sont tout aussi importants. La Constitution de la Vème République est remise en cause. Rappelons que l'élection du président de la République au suffrage universel acquise par le recours à l'article 11 de la Constitution est considérée par les juristes comme un coup de force de la part du général de Gaulle. En 1962, le président du Conseil constitutionnel avait fait part de ses réserves au président en place. Selon les vœux de celui-ci, les Français avaient tranché. Mais la question de la légitimité de "l'appel au peuple" face à la démocratie représentative n'est toujours pas tranchée pour les juristes. Pour le Conseil constitutionnel, la voie légale de la révision de la Constitution passe par le Congrès (Chambre et Sénat réunis). C'est ce que semble ignorer nombre de candidats.
Les enjeux idéologiques le sont tout autant. Pour la première fois, une candidate que l'on classe à l'extrême droite est en mesure de prendre le pouvoir. Son personnage plait aux foules. Elle bénéficie de l'héritage protestataire de son père et de l'apport hétéroclite de tous les déçus, les aigris, de ceux qui veulent donner une leçon à la "classe politique". Elle est l'héritière aussi des courants de pensée réactionnaires et antirépublicains qui se sont illustrés en France depuis la fin du XIXème siècle (del'affaire Dreyfus à l'Algérie française). Du "détail" paternel au dérapage sur la rafle du Vel' d'Hiv, il y a comme une continuité. Rappelons aussi aux protestataires à courte vue et sans mémoire que le duce et le führer sont arrivés au pouvoir légalement.

Bien sûr, nous ne sommes plus dans les années trente. Mais la menace contre un des éléments constitutifs de l'identité française est bien réelle. L'histoire politique contemporaine de la France est dominée par les conséquences de la Révolution. C'est en 1789 que se sont cristallisées les aspirations du XVIIIème siècle et qu'a été proclamée la Déclaration des Droits de l'Homme et des citoyens qui a servi de base aux constitutions républicaines successives. Déclaration à présent affichée dans les écoles car on avait eu tendance à l'oublier. Sur ces bases, s'est bâtie une culture démocratique et libérale propre à favoriser l'épanouissement des citoyens et qui fit de la France une terre d'accueil. C'est sous la présidence du général de Gaulle que la France accueillit les militants tiers-mondistes traqués dans leurs pays. L'assassinat du palestinien Hamchari à Paris en témoigne. La France n'était pas alors une cible du djihadisme. Mais si les mesures nécessaires doivent être prises contre le terrorisme, cela ne justifie pas de tourner le dos à l'héritage des Lumières, ni de bafouer les principes démocratiques.

Les textes ne sont bien souvent que ce qu'on en fait et nous ne sommes pas à l'abri d'une dérive autoritaire. De toute manière, la xénophobie, la démagogie, le flou entretenu pour masquer les enjeux réels, la politique du bouc émissaire se payent un jour ou l'autre. Et cher.

R&H LeBlanche

 

Le canal Riquet...passionnément

par Jean-Michel Sicard

À nos Élus de la région Occitanie,

Nous avons célébré en 2016 deux commémorations coïncidant avec l'an I de la région Occitanie. Le 350e anniversaire de l'Édit de création du canal signé par Louis XIV en octobre 1666.  Il a focalisé l'attention du public sur son concepteur et réalisateur Pierre Paul Riquet. Le 20e anniversaire de l'inscription du canal au Patrimoine mondial de l'Humanité en décembre 1996. Il nous ramène à la dure réalité. Cette reconnaissance universelle est-elle toujours méritée ?

 La réponse à cette question justifie l'urgence à agir exprimée lors des Assises du canal du Midi convoquées à Carcassonne  comme suite à la création du Comité de Bien du Canal. Il s'agit de définir la politique de la Région pour réhabiliter le canal du Midi.

La structure qui se met en place doit générer un rassemblement de toutes les parties concernées pour redonner au canal l' intérêt économique, l' attrait touristique et la reconnaissance de sa valeur patrimoniale qu'il a perdus. Il suffit de se déplacer le long du canal pour se rendre compte de la réalité de son délabrement. Le canal qui s'étire sous nos yeux souffre d'un demi-siècle de désintérêt et d'abandon favorisant le laisser-aller des utilisateurs et du public et leur  manque de respect pour l'ouvrage classé. Nous en sommes tous responsables.

Le respect est communicatif. Faisons en sorte que le canal, par l'aspect entretenu qu'on lui donnera, inspire et impose ce respect attendu.

Il semble à l'évidence que les collectivités riveraines de la voie d'eau (communes, départements, région) qui, en grand nombre, lui avaient jusque-là tourné le dos, soient enfin sensibles à la réhabilitation du canal ; dans l'espoir d'y trouver « un retour sur investissement» ?

Le canal de Riquet semble avoir été redécouvert cette année après plusieurs décennies d'abandon. Faute d'intérêt économique, il gênait, était une charge plutôt qu'un atout.

Notre Région, accompagnée par l'Etat, a décidé de se pencher sur ce grand corps malade avec le dessein de lui redonner sa stature d'ouvrage majeur de notre patrimoine régional, universellement reconnu.

Je n'ai aucune qualité pour traiter du volet économique. Comme beaucoup de nos concitoyens je fais le vœu qu'une activité batelière marchande s'installe et réduise le trafic des poids lourds sur nos routes.

 Le volet touristique ouvre un champ d'action plus vaste où chacun se sent concerné. Toutes les collectivités riveraines mouillées voudront profiter de l'aubaine et se présenteront comme détentrices de la section qui les traverse, sorte de relique du défunt canal. Ce volet devrait, à mon sens, reposer sur l'urgente mise en valeur du patrimoine architectural et paysager  reconnu par l'UNESCO.

Cette réhabilitation ne pourra se réaliser que dans le respect des ouvrages du chef-d'œuvre de Riquet construits ou modifiés jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Certes, la tentative de modernisation dans les années 1970 a dénaturé ou détruit des ouvrages majeurs : écluses de descente en Garonne aux Ponts-Jumeaux de Toulouse, écluse ronde d'Agde en particulier. La valeur patrimoniale n'interpellait pas les décideurs d'alors. On ne peut que le regretter.

 Mais depuis l'inscription du canal au Patrimoine mondial de l'Humanité, qu'a-t-on fait pour  prolonger le sursaut d'orgueil bien légitime ? Rien, ou si peu. Le mépris a perduré. Pire, on poursuit la destruction de ce qui est considéré comme inutile. On laisse courir à leur ruine des ouvrages hydrauliques significatifs. De nombreux bâtiments témoignent de décennies de désintérêt et d'abandon.

Il va falloir de l'argent et de la patience pour que tous ces ouvrages donnent envie au public de les visiter, de comprendre leur rôle dans la grande machine hydraulique qu'est le canal. Pour cela il faut les atteindre. Et l'accès actuel relève souvent de la course d'obstacles non dépourvue de danger. Le chemin de service, terme utilisé par VNF, est mieux défini par son appellation d'origine chemin de tire, ou de halage. Je parcours à vélo, chaque année depuis 15 ans, ce chemin entre Toulouse, Agde et Narbonne. J'ai constaté avec tristesse son délabrement progressif faute d'entretien. À l'époque du halage, il permettait le passage de deux chevaux de front. Actuellement, de nombreuses sections n'offrent plus qu'une étroite trace bordée de hautes herbes et de ronces. Parfois il n'existe plus.

C'est pourtant ce chemin de halage qui conduit naturellement à tous les ouvrages grands et petits. Il a permis et accompagné, depuis sa création jusqu'à l'apparition des péniches motorisées, l'usage de la voie d'eau par les barques halées.

La mode actuelle, c'est « la vélo-route ». De Bordeaux à Beaucaire, cette voie (verte?) rapide, sorte d'autoroute pour vélos, offrirait une traversée du Midi sans obstacles, à la vitesse d'un peloton du Tour de France. Favorisera-t-elle l'économie locale (commerces, hôtellerie, restauration) ? Rien ne le garantit. Et pour quel coût ? Ce qui est certain, c'est qu'elle ne retiendra pas la curiosité des randonneurs pressés pour la richesse de notre patrimoine. J'ai entendu que cette voie emprunterait parfois le chemin de halage, serait le plus souvent  implantée au sommet d'un terrier existant surplombant le canal, s'en éloignerait parfois pour traverser quelque village proche. Quant au revêtement de cette voie, quel sera-t-il ? Celui que l'on rencontre le long du canal de Garonne ?

La vélo-route, c'est l'erreur à ne pas commettre. On dénaturerait irrémédiablement le monument historique comme cela fut fait entre Toulouse et le bassin de Naurouze. Il faut garder en mémoire que le canal n'avait d'utilité et de sens qu'accompagné au plus près par le chemin de halage. La vélo-route, remplaçant le chemin de halage, dissociée de la voie d'eau, séparée d'elle par des plantations, ôterait toute compréhension de l'ouvrage.

 La solution simple, économique, respectueuse de l'ouvrage historique, consisterait à conserver et à remettre en état ledit chemin, lui donner sa largeur d'antan, avec un revêtement naturel souple (castine fine) excluant les enrobés durs ou colorés.

Le canal est une succession d'ouvrages hydrauliques opérationnels lui donnant le caractère d'un musée vivant de plein air. Il ne s'agit pas de les « figer » mais de les présenter au public en activité, avec les explications utiles, propres à favoriser l'intérêt, la réflexion, l'admiration et le respect. Ne pourrait-il pas être la base d'un projet de tourisme industriel où des médiateurs (ou médiatrices) du patrimoine interviendraient à la demande de groupes constitués (scolaires, visiteurs étrangers, grand public). À l'occasion, le passage des bateaux illustrera naturellement les fonctions de ces ouvrages.

La « mise en lumière » des ouvrages aurait un effet positif sur la fréquentation touristique, surtout auprès de ceux qui privilégient un déplacement doux, sécurisé et économique.

Les bateaux de plaisance posent le problème de la pollution de l'eau par le déversement de leurs effluents directement dans le canal. Deux mesures à prendre rapidement : présence obligatoire sur toutes les barques d'une cuve de rétention des eaux usées ; au sol, installation de stations de récupération de ces eaux.

La disparition des platanes, sur laquelle se focalisent toutes les attentions, nous a ouvert les yeux sur l'état réel de la voie d'eau, objet des possibles remarques du Comité de l'Unesco. C'est sur l'urgente remise en état du canal et de ses bâtiments que doivent porter les efforts. Le moderniser pour le vivifier et lui donner une nouvelle valeur économique n'exclut pas de conserver et de protéger la valeur patrimoniale du chef-d'œuvre universellement reconnu du grand Occitan Pierre Paul Riquet.

Préparerons-lui un nouvel avenir en respectant son passé.

 Jean-Michel Sicard

lire aussi 
Le Canal du Midi,  chef-d'œuvre en péril ?
et Quel avenir pour notre canal ?

Réaction à l'édito : "Pays de vieux, pays foutu?"

Suite à l'édito "Pays de vieux, pays foutu?"

"Si je suis globalement assez d’accord avec votre analyse et la rupture en être la jeunesse et les plus âgés , je ne peux en revanche accepter que vous puissiez dire que notre pays de vieux est un pays de « va-t-guerre ».
J’était en Centrafrique en décembre dernier , ce pays est dévasté par une guerre civile en très grande partie organisée par les puissances étrangères qui ont un oeil très intéressé sur les ressources que possède ce pays et qui bien sur ne profite surtout pas à cette pauvre population. Si le Président Hollande n’avait pas eu le courage de lancer l’opération Sangaris , ce pays aurait eu des massacres pires que ceux dont nous avons été témoin au Rwanda et au Burundi .
Les exactions de la Séleka et des anti-balaka, ont tout détruit dans ce pays, et les traces des destructions sont encore visibles et non réparées à Bangui mais aussi dans tout le reste du territoire.
La France a retiré ses troupes ,estimant que l’opération Sangaris devait être terminée.
Résultat prés de 60% du pays est encore aux mains des différents groupes armés qui se livrent une guerre sans merci pour l’accaparation des richesse du nord est du pays.
La population civile essaie de survivre comme elle peut , entre la famine , les meurtres , les bandes armées et la déstructuration de l’Etat.
Le Président TOUADERA a beaucoup de mal faire vivre une démocratie face à la puissance de ces groupes et n’a pas les moyens de les désarmer. La plateforme religieuse qui regroupe les trois religions principales du pays (l’imam , le pasteur et le cardinal Nzanpalaiga) prêche avec beaucoup de courage et de détermination , la paix et la réconciliation , représente la conscience morale de ce pays , mais le mal est profond et sans l’aide internationale ,y compris armée ce pays ne pourra pas se redresser.
Certes la Minusca est maintenant présente , certes ces derniers jours elle a du intervenir à Bambari menacé d’être à nouveau sous le joug de groupes armés , mais je continue de penser que sans l’intervention de notre vieux pays et de notre pays de vieux la situation serait encore bien pire .
Pierre Jean Hassaine

Platanes de l'esplanade à Sète

Étonné de l'absence  de réaction à l'annonce du prochain abattage des platanes place du 8 Mai 1945.

A-t-on vraiment réfléchit aux conséquences ? Une étude sérieuse a t-elle été diligentée ?qui a pris la décision ?
Des études ont montré que des traitements  sont possibles et  de nombreuses municipalités ont renoncent désormais  à l'abattage systématique .
 Qu'attendons-nous pour réagir ?

Yves Faurie.

Eau potable et assainissement

USAGERS ET CONTRIBUABLES SETOIS : PAYEURS DE LA MARCHANDISATION DE L’EAU POTABLE ET DE L’ASSAINISSEMENT DES EAUX USEES.

A grand renfort de publicité, la Société d’Economie Mixte à Opération Unique (SEMOP)  de l’eau potable a été présentée par les élus majoritaires de la commune de Sète comme un renouveau dans les pratiques anciennes régissant les délégations de service public.Société au caractère commercial, la SEMOP ne remet aucunement en cause la marchandisation de l’eau potable, bien universel et vital pour tous les terriens.

Aujourd’hui comme hier, ce partenariat déséquilibré public/privé accentue la démarche financière des grands groupes du secteur de l’eau potable et de l’assainissement.

Nous savions que dans le cas présent et après un audit défavorable réalisé par le cabinet ESPELIA, VEOLIA avait peu de chance d’être reconduit après 30 années d’une gestion critiquable et qu’une nouvelle ère pouvait enfin s’ouvrir pour la collectivité grâce à une régie publique.

Malheureusement, le choix des élus majoritaires Sétois a confirmé non seulement le secteur  privé en l’occurrence SUEZ mais permet à celui-ci de pouvoir compter sur les deniers publics en cas de difficultés.

Ainsi, alors que l’acte concessif (concession de service public) est normalement attaché au risque encouru par l’entreprise privée, on constate que la SEMOP Sétoise est quasiment « montée » au niveau des investissements par des souscriptions d’emprunts auprès d’établissements bancaires privées, avec une garantie de la commune de Sète de l’ordre de 40%, c'est-à-dire que si les « affaires vont mal », le contribuable paiera.

Pour l’usager Sétois, l’année 2017 s’annonce difficile car si le prix de l’eau potable va baisser de 9,95%, il reste le reliquat de l’augmentation de 15% en 2016 et l’augmentation de l’assainissement au 1er janvier 2017 de 9,57% en moyenne pour les communes raccordées à la station d’épuration des eaux blanches.

Que dire de la SEMOP, au regard par exemple de la future gestion du Syndicat d’Adduction d’Eau Potable de Frontignan où lors d’une réunion publique le cabinet ESPELIA a balayé d’un revers de main cette possibilité de gestion trop fragile avec un manque évident de retours d’expériences.

Dans ces conditions la meilleure option était la régie publique à autonomie financière et dotée de la personnalité morale de droit public qui assurait l’emploi des anciens salariés de VEOLIA, qui permettait des choix clairs de gestion et d’investissements tout en garantissant une tarification juste et équilibrée pour les usagers.

Maintenant, une nouvelle campagne s’engage pour la création d’une régie publique de l’eau potable et de l’assainissement pour les communes du Bassin de Thau au sein de la nouvelle agglomération, le nouvel exécutif intercommunal ne pourra ignorer les attentes et besoins des citoyennes et citoyens.

Pour le Comité des Usagers du Bassin de Thau du Cycle de l’Eau
Le Président
Henri LOISON

Réaction à l'édito :Du "low cost" au local

A propos de l'édito de Thau-infos : Du "low cost" au local

"..pour ce que nous avons pu en voir, le tourisme à l'échelon du monde est effectivement un tourisme de carte postale qui, la plupart du temps, n'est réellement profitable qu'aux gens qui l'organisent; les populations des pays visités ne récoltent que les miettes qu'on veut bien leur laisser, les obligeant à se comporter de façon parfois dégradante pour gagner un peu de l'argent dont ils ont les détenteurs devant eux. Tourisme encadré, touristes assistés et sans initiatives, contacts avec les populations strictement ordonnancé. La vertu première du voyage est pourtant de partager avec des cultures différentes, ce que nous avons toujours privilégié.
En ce qui concerne la promotion du tourisme local OK. Mais faciliter notamment la pénétration des milieux naturels amènera forcément à mettre en place un encadrement des individus: le naturaliste, par essence solitaire,  sera le perdant car il sera en butte aux interdits iés aux zones protégées: la réserve du Bagnas en est l'illustration, qui ne peut être investie qu'en groupe encadré."  - Jean-Marie Spaeth (Sète)


Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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