courrier des lecteurs

Ne pas gaspiller l'eau : entrenir d'abord les réseaux

A propos de la journée de l'eau à Thau

J'ai lu avec intérêt l'article sur l'initiative du Syndicat Mixte concernant les bons réflexes à suivre pour garantir un moindre gaspillage de notre chère eau.
Sans être le trouble fête, les premiers efforts à accomplir sont du côté de ceux qui "exploitent" notre ressource si précieuse (Lyonnaise des Eaux Suez, VEOLIA, SAUR) et qui "garantissent" des pertes sur le réseau de l'ordre de plus de 25% entre le captage, le pompage et la distribution, ce qui représente des millions de m3 pour notre Bassin de Thau.
Heureusement pour eux, les payeurs sont les usagers qui de leur côté font des efforts pour utiliser le moins possible d'eau potable en ces temps de pénurie de la ressource non seulement due au réchauffement climatique mais aussi à la piètre qualité de nos réseaux si mal entretenus et aux performances "passables", voire "médiocres" pour certaines communes.
Depuis des années j'ai demandé la réalisation de schémas directeurs de l'eau potable et de l'assainissement afin de connaître l'état réel des réseaux, certaines collectivités ont réalisé ces schémas, d'autres sont dans l'inconnu et ne connaissent même pas la réalité de leurs réseaux d'eau potable et d'assainissement.
Bien entendu l'initiative du syndicat mixte est louable sous condition que les élus soient cohérents dans leurs décisions et qu'ils garantissent un accès à l'eau pour tous ainsi que sa qualité.

Henri Loison

Réaction à la journée de l'éco-mobilité

A propose de l'article "se déplacer autrement":

Bravo pour vos engagements vers les nouvelles energies ! cependant je roule chaque jour avec mon vélo a assistance électrique au bout de la zone des eaux blanches qui me mène au quai des moulins et là un entretien ne serait pas du luxe vu qu'il n'y en a jamais eu... - Michel Richard

L'ange au sourire

Emmanuel MACRON présente à la fois quelque chose de grave et de primesautier. C’est en cela qu’il nous surprend, qu’il nous intéresse et qu’il nous interroge.

Dans une chronique précédente (7 Avril 2016), j’avais affirmé qu’en politique il n’y avait pas de génération spontanée. Tout homme politique doit nécessairement faire ses classes et se mettre à l’épreuve des différentes étapes du suffrage universel. Emmanuel Macron veut nous apporter la preuve du contraire. Il brûle les étapes et vise directement la présidentielle. Beaucoup s’y sont essayés avant d’être contraints de renoncer.

Emmanuel Macron est-il d’une nature spéciale qui lui permettrait de réussir là où tous les autres ont échoué ? Macron serait-il l’homme providentiel que la France attend désespérément ?  L’homme providentiel, composé de secrets et de mystères, peut-il encore émerger dans une période où l’information circule à la vitesse de la lumière ?

L’apparente candeur d’Emmanuel Macron est renforcée par son regard clair mais contredite par l’impression qu’il donne de se parler à lui-même. Emmanuel Macron ne dit pas n’importe quoi. Il délivre un message, fruit d’une réflexion intime, auquel il a pensé, auquel il croit et qui s’oppose à tous les diktats de la pensée unique. Il énonce la raison qui ne saurait être cataloguée à droite ou à gauche.

En ce sens, il serait centriste. Il occupe intellectuellement d’un seul coup l’espace que François Bayrou s’est efforcé de conquérir sur le terrain depuis 40 ans. Et c’est à ce point de vue que l’expérience Macron est intéressante.

Une chose en effet est de concevoir et de conceptualiser un positionnement politique, autre chose est de le concrétiser et de convaincre une majorité de s’y rallier.

L’expérience Macron aurait pour objet de convaincre un électorat indéfini de la pertinence de ses choix idéologiques pour former un vaste mouvement d’idéologie centriste. Le centrisme avait au contraire tout misé sur le recrutement d’un électorat sans idéologie pour rassembler le plus de monde possible dans une absence de choix.

Emmanuel Macron a fait le pari que la raison individuelle était capable de l’emporter sur les appareils politiques. C’est offrir à la raison un terrain de jeu qui n’a jamais été le sien dans les démocraties. C’est aussi prêter à la masse une vertu qui n’a jamais été la sienne. C’est penser que la raison est susceptible de vaincre la passion. C’est parier sur la générosité contre l’égoïsme. C’est s’inscrire en opposition à l’Histoire. Autant d’éléments qui rendent le pari apparemment impossible à tenir.

Pour le réussir, il faudrait que son discours ne soit que l’appoint de son charisme. S’il parvient à toucher les cœurs avant les esprits, à faire oublier son talent et ses compétences au profit de sa volonté, de son enthousiasme et de sa sincérité, il pourrait alors devenir l’homme providentiel espéré.

Sa formation intellectuelle l’y prédispose. Son inexpérience politique l’en empêche.

L’énoncé d’un programme de gouvernement crée plus de clivages que d’adhésions. Il est donc vain de vouloir à tout prix faire une synthèse avec des idées forces. Car l’essentiel en politique n’est pas de convaincre, mais de séduire. C’est sans doute pour cela que la vie politique n’est pas raisonnable.

Emmanuel Macron prétend s’inscrire en marge de la vie politique. Il a raison de ne pas en épouser les travers. Pourra-t-il pour autant s’exonérer de ses règles ?

Yves Marchand (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
Avocat Honoraire

Regard d'un ami suédois sur l'étang de Thau

Par un beau dimanche matin, ce 28 août 2016, en admirant l'étang de Thau.
Soudain deux puissants scooters de mer chevauchés par des jeunes passent près de moi. Peu après, je vois un hors-bord avec un adepte du ski nautique et un bateau à moteur tirant deux enfants dans un petit bateau gonflable...
Je vis dans l'archipel de Stockholm en Suède et je peux comprendre la fascination pour la vitesse et les sports nautiques mais sommes-nous prêts pour cela à prendre le risque d'abîmer le milieu marin de l'étang de Thau? Les scooters de mer vont se multiplier de façon exponentielle si on accepte ça. Je préfère voir l''étang de Thau réservé aux aventures marines qui ne polluent pas.

Tommy Söderström

 

Stop corrida

à propos de la feria de Béziers (voir notre rubrique corrida):

La corrida représente pour moi le sang,la violence, la mort,la stupide domination de l'homme sur un animal sans défense .
Ce que vous présentez comme un art n'est en fait qu'une boucherie en public(et devant des enfants qui n'ont rien demandé) avec des taureaux que vous sacrifiés alors que la souffrance animale est condamnable en France.
Malgré cela,vous continuez cet "art" de la mort qui rabaisse l'Homme mais bientôt il n'y aura plus de mise à mort, plus de corridas(comme en Catalogne). Les gens comprennent petit à petit que cette pratique d'un autre âge est une barbarie, que les gens qui se régalent de voir agoniser dans le sang et le râle des bêtes dans une arène n'ont pas une réaction humaine de douceur, d'amour envers nos amis les animaux.
Le taureaux est un animal paisible qui ne demande qu'à paître dans les champs, c'est l'homme (certains) qui en a fait un animal dangereux; c'est vous qui transformez ce doux animal en bête de combat en le préparant dans ce seul but,celui de le combattre et le sacrifier dans les arênes.
Enfin une pensée à Cagancho, brave cheval que vous avez exposé au danger et qui en est mort.
ASSEZ de SANG Messieurs les Aficion ASSEZ DE SOUFFRANCE pour votre seul plaisir. VIVE LA NATURE et Les Animaux en Liberté et HEUREUX.

Didier Boulat

ndlr : sans dénaturer le propos ci-dessus, il faut rappeler qu'en réalité le cheval Cagancho est mort à...29 ans après une retraite dorée...

Economie politique

Un peu d'Economie pour les Nuls

Bonne nouvelle : la croissance augmente
Mais pas chez nous.
Conséquences :
Le chômage régresse partout, mais pas chez nous,
La consommation s'accentue partout, mais pas chez nous
La dette diminue partout, mais pas chez nous
Les taux bancaires augmentent partout, même chez nous
Nos concurrents se refont une santé
Nous sommes ruinés et en banqueroute.

Un peu de Politique pour les Nuls

Bonne nouvelle : L'élection présidentielle assure du changement
Un bon candidat est un candidat qui promet la lune sans savoir où elle est.
Le mauvais électeur vote pour lui.
Le mauvais candidat précise les moyens d'y aller.
Le bon électeur vote pour lui.
Le mauvais chef d'Etat se demande pendant tout son mandat comment y aller.
Le bon citoyen lui refuse sa confiance.
Le mauvais citoyen s'interroge avec lui.
Le bon chef d'Etat va la chercher.
Le bon citoyen l'accompagne.

Yves Marchand (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
Avocat Honoraire

Recommandations et passe-droits

A trois reprises, ces dernières années je me suis présenté à la première heure du premier jour d'inscription aux aquagymn et activités sènior à la piscine Fonquerne. Arrivé dans les premiers à la table d'inscription, une employée aimable m'explique que les inscriptions sont closes. Devant ma surprise elle m'explique que les inscrits de l'année précédente sont prioritaires et leurs places réservées. Je lui objecte que dans ces tranches d'âge, il y a statistiquement des places qui se libèrent. Elle en convient et bafouille que pour une primo-inscription, il faut absolument une " recommandation " ... et que non... elle ne pourra pas me le confirmer devant un journaliste...
Quelques jours après je consulte la liste affichée des bienheureux élus à l'Aquagym, souvent des élues... dont les patronymes ressemblent beaucoup à ceux des... élus... municipaux ... majoritaires...
CQFD ! La fameuse " recommandation" est bel et bien un piston qui s'assimile à du favoritisme... C'est très mal, au regard de l'accés égal des citoyens aux services publics.

Christian Durand,
juriste, ex-conciliateur de justice, toujours assermenté devant les tribunaux...

Agir sans hurler avec les loups !

Je sais que ce n’est pas facile mais tant pis, j’essaie !

Parce qu’à la lecture de Facebook, je constate que même mes amis les plus raisonnables et les plus tolérants sont happés par l’ambiance du moment.

Les drames succédant aux drames, on cherche des solutions et, comme toujours la simplification l’emporte sur la raison.

Qu’est-ce qu’on dit ? Qu’il faut emprisonner tous les fichés « S », découverte médiatique mal digérée que bien peu savent définir.

Définition : Il y a 40.000 fichés « S », c’est-à-dire à surveiller, qui vont du mineur en fugue, au grand criminel de droit commun en passant par des militants écologistes, des militants anarchistes, style « Nuit debout », bien sûr les musulmans présumés radicalisés et j’en passe.

On m’accordera que l’emprisonnement de tous ces gens, au demeurant irréaliste (puisqu’il n’y a même pas assez de place en prison pour incarcérer les condamnés de droit commun), ne procèderait pas de la même logique.

Mais je ne veux pas ergoter.
Il est évident que l’on doit faire le tri et s’appliquer à viser les apprentis terroristes islamistes.

L’opinion publique veut se sentir à l’abri et réclame une mesure forte pour être protégée de ces assassins barbares, tueurs d’enfants et égorgeurs de prêtres.
Mais demander la mise hors circuit de tous les musulmans susceptibles de devenir des terroristes, c’est un peu comme si on demandait l’emprisonnement de tous les citoyens susceptibles de devenir des voleurs….

Dans nos démocraties, c’est le principe de la culpabilité avérée, garant de la liberté individuelle, qui nous distingue des dictatures.

Dès que l’on inverse le principe, l’individu est présumé coupable et peut être incarcéré, et même exécuté, à tout moment.

C’était le choix de Staline, de Mussolini, d’Hitler, de Pinochet et de Fidel Castro. C’est encore le choix de Kim Jong Un, de Bachar el Asad et même de Poutine. Autant de célébrités dont personne ne peut prétendre qu’ils ont pacifié leur pays.

Faut-il le répéter encore et encore ? Il n’y a pas de solution simple et tous ceux qui prétendent révéler une martingale infaillible sont des escrocs. Les gogos sont tous ceux qui les croient. Il est vrai que les démagogues profitent toujours de la crédulité du peuple.

On entend même dire et on lit qu’il n’y a qu’à interdire la religion musulmane. Sans égard pour le principe de laïcité qui fait de la religion une liberté individuelle protégée par l’Etat. Et c’est tant mieux. L’interdiction d’une religion quelle qu’elle soit serait la porte ouverte à l’interdiction de n’importe quelle autre religion. On en connaît des exemples de sinistre mémoire.

La proposition qui a été faite d’appliquer à tous les adeptes de Daech – dès qu’ils sont identifiés, le principe des sectes, serait en revanche, parfaitement adapté. Tout mettre en œuvre pour ruiner Daech en s’en prenant à ses avoirs pourrait être mis en œuvre. Tout cela serait à la fois efficace, démocratique, légal et respectueux de la liberté individuelle.

Il faudrait, à bien écouter ce que l’on propose, renvoyer chez eux tous ces musulmans. Même les Français ? Incohérent, bien sûr.

Mais je ne veux pas ergoter.
Sans doute veut-on évoquer les binationaux qui devraient préalablement être déchus de la nationalité française, parce que musulmans, et renvoyés dans le pays de leurs ancêtres.

Que l’on agisse ainsi avec tous ceux qui ont commis un crime ou un délit serait parfaitement fondé mais, sous prétexte de leur religion, serait indigne d’un pays comme le nôtre.

On est proche du lynchage par des milices que rien n’arrête. Face à ce genre de débordements ceux-là même qui exigent des actes exemplaires seraient assurément victimes de leur propre radicalité. On sait ce qu’il advint sous la Terreur des excès des jusqu’au-boutistes qui ont fini, sur dénonciations successives, à s’éliminer les uns les autres, sans plus savoir qui allait éliminer qui et pourquoi ils s’éliminaient ainsi.

On lit aussi que la guerre étant déclarée, chacun peut se mobiliser pour aller combattre l’ennemi. Appel à peine voilé à la constitution de milices, c’est faire litière de ce qui fait la force de l’armée : sa discipline, sa technique éprouvée et sa hiérarchie. N’est pas combattant qui veut, ni même qui peut. Encore faut-il identifier l’ennemi et savoir le combattre.

C’est justement le problème posé à nos services les plus compétents.

Qu’il faille les renforcer, les doter de davantage de moyens dans une période où il est urgent d’enrayer la spirale de violence dont la France est la première victime, c’est évident.
Mais se laisser aller à l’inflation du verbe qui s’apparente à des déclarations de matamores aboutit au résultat inverse de celui que souhaitent les propagateurs de ces pseudo-solutions à la fois irréalistes et stupides.

Alors oui, il y a beaucoup de choses à faire qui exigent la mise en œuvre de solutions clairement définies. Elles rallieront tous les Français dès lors que ces derniers auront acquis la conviction que leur gouvernement a pris les bonnes mesures pour assurer leur sécurité. C’est à ce prix que l’on fera taire les charlatans, les démagogues et les profiteurs de drames.

Yves Marchand (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
Avocat Honoraire
Ancien maire de Sète

Éros et Thanatos

Le foulard irisé flotte aux cheveux dénoués
de la femme fée, de la femme fleur,
qui danse dans les champs et chante le printemps.

En haut d'un arbre mort, attentif, silencieux,
un grand oiseau de proie, un frère d'amertume
aux ailes repliées, aux yeux de braise froide.

Lorsque la femme passe, il laisse choir sur elle
un voile grillagé, un tissu lourd et long
accroché comme plomb à ses frêles épaules.

Étouffés rires et chants
entravés pieds dansants
effacé le printemps.

O Dieux de foi, dieux d'amour
jamais vos paroles n'eurent de piquants,
jamais vos regards ne furent détournés
de la vie libre et joyeuse.
Seuls les grands vautours dans l'ombre
tissaient les barbelés pour les corps ondulants.
Derrière vos lumières de paix
Ils dressaient les dogmes réducteurs,
Rejetaient les femmes et armaient les hommes.
Aux noms de Vous prophètes et poètes,
Ils ont coupé les ailes des oiseaux migrateurs.
Ils vous ont crucifié sur les croix de la honte
érigées par eux-même.
Ils ont agenouillé devant l'or des autels
les peuples apeurés, aux épaules courbées
sous leurs crosses de haine.
Ils ont emprisonné partout la nature et les hommes,
Ils ont vendu leurs âmes et détruisent l'esprit.

Voyez aujourd'hui glisser tel un fantôme,
le féminin voilé par les rues désolées,
et le visage dur et les yeux de violence
de ceux qui en vos noms
empoisonnent la vie, le rire et le printemps.

Lise Andréa
26 juillet 2016

Réaction à l'édito : les idées sont plus fortes que les armes

 

Les idées sont plus fortes que les armes 

En pays de Thau comme partout en France, les hommages de la population aux victimes de Nice ont été unanimes. En revanche les polémiques engagées par les dirigeants nationaux  illustrent dramatiquement leur incapacité collective à se placer au bon niveau pour analyser la situation et prendre les bonnes décisions. La démagogie et les arrières-pensées politiciennes prennent le pas sur  tout le reste.

Accroître les moyens alloués aux services de police et de renseignement sont indispensables mais il faut être conscient que derrière le terrorisme se cache  l’ensemble des causes dont le terrorisme est la résultante. C’est donc aussi aux causes qu’il faut s’attaquer pour gagner la bataille

Depuis 70 ans les conflits au Moyen-orient servent de terreau au terrorisme. Les interventions irresponsables de Bush en Irak ou de Sarkozy en Libye n’ont fait qu’aggraver  la situation. Pour les populations locales, les dommages collatéraux des bombardements sont tout aussi inhumains que les attentats en Europe. Ecraser Daesh militairement ne résoudra pas le problème. Le terrorisme repoussera ailleurs et particulièrement en Europe où le ferment existe déjà. Intensifier les bombardements dès le lendemain de l’attentat est une réaction viscérale qui ne sert qu’à donner à l’ennemi une importance qu’il n’a pas et qui incite d’autres fanatiques à perpétrer de nouveaux crimes. Comme le rappelle le général Pierre de Villiers, chef d’État-major des armées : « Une stratégie fondée sur les seuls effets militaires ne pourra jamais agir sur les racines de la violence lorsque celles-ci s’inscrivent dans le manque d’espoir, de justice, de développement, de gouvernance, de considération. »

En France, ce n’est pas la misère qui amène un  individu au terrorisme. C’est le mal être, la frustration et bien souvent le manque de courage personnel. Tous les immigrés et fils d’émigrés ne deviennent pas des criminels. Loin s’en faut. Des milliers ont réussi leur vie à force de travail et de volonté. Ils sont devenus ingénieurs, médecins, professeurs, artisans, artistes, chefs d’entreprise, infirmiers, techniciens, ouvriers qualifiés, journalistes…  Ils ne se sont pas regardés le nombril et posés en victimes permanentes. Ils ont saisi la chance de vivre dans une république qui offre à ses enfants l’école laïque et gratuite. Les médias doivent valoriser ces parcours individuels et arrêter les discours négatifs contre les musulmans sans discernement qui rappellent les discours contre les juifs des années 1930

Le fanatique religieux est un faible -  parfois même un faible d’esprit - devenu le jouet d’un clergé haineux qui lui offre un sens à une existence faite jusque-là de vide ou d’échecs. Sa certitude d’agir pour une cause juste lui donne sa raison de vivre, de tuer et de mourir. La menace d’une déchéance de nationalité apparaît alors bien dérisoire pour l’arrêter sur la route vers le paradis éternel que lui promettent les prédicateurs. Les jeunes qui se sentent rejetés dans les banlieues sont les plus vulnérables mais on trouve aussi des névrosés sans croyance bien nette ou des jeunes en quête d’idéal dans une société dominée par l’argent. Ces derniers trouvent dans la religion ce qu’en d’autres temps leurs aînés trouvaient dans l’illusion du bolchévisme. Dieu a remplacé Staline.

Par angélisme, par laxisme, voire par calcul électoraliste, la tolérance, valeur essentielle de la démocratie,  est devenue complaisance envers l’islam radical. Il est grand temps de réagir avec vigueur et de ne plus accepter les discours  qui dénigrent notre pays et nos façons de vivre. C’est en restant fidèles à nos valeurs que nous gagnerons le combat contre le fanatisme.

La liberté et la laïcité sont les premières d’entre elles. Ce sont elles qui permettent aux musulmans de notre pays de pratiquer leur religion sereinement. Les minorités d’Arabie saoudite n’ont pas cette chance.
L’égalité, une égalité réelle avec son corollaire l’équité,  est une autre valeur à retrouver tant il est évident que les inégalités trop fortes et les injustices ne peuvent qu’engendrer la violence dans la société.

Enfin, comme le proclame l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité » . Cette utopie française de fraternité adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies en 1948 nous vient du siècle des Lumières. Elle reste encore à construire en grande partie mais les enjeux sociétaux ou climatiques d’aujourd’hui en font une nécessité pour toute civilisation humaine.

Pour combattre l’obscurantisme et le terrorisme, la force, pour nécessaire qu’elle soit, ne suffira pas. Il nous faut redonner un lustre aux valeurs qui ont fondé la République. Il nous faut gagner la guerre des idées et des idéaux.

 Jacques Carles

   

réaction à l'édito : Les idées sont plus fortes que les armes

Frustation et dignité

Jacques Carles utilise les mots « frustration » et « dignité » aussi, il est intéressant de chercher les relations éventuelles entre ces deux termes.
L’Histoire montre que l’absence de réponse à un espoir ou à une attente, sont de puissants moteurs de réaction des individus ou des groupes d’individus, qui peuvent conduire à des situations extrêmement dangereuses comme on l’a vu après la 1ère Guerre mondiale où, par exemple, un peuple de haute civilisation s’est laissé entrainer, vingt ans après sa défaite, dans une aventure épouvantable. Plus près de nous, les promesses des Trente Glorieuses, qui ne semblent plus en mesure d’être tenues, poussent les classes moyennes à adopter des attitudes de repli sur soi, de peur de l’avenir et de rejet de tout risque, attitudes défensives qui peuvent se révéler agressives vis-à-vis de ceux que l’on tient pour responsables de ces frustrations, boucs émissaires, responsables supposés ou désignés. Par ailleurs, l’étalage complaisant de la richesse d’une minorité n’est pas sans effet sur les comportements de ceux qui ne peuvent qu’en être spectateurs.
Quant à la dignité, déniée en tous temps et en tous lieux par les oppresseurs aux oppressés, que ceux-ci soient esclaves, chrétiens, serfs, juifs, amérindiens, africains, colonisés, exploités ou simplement pauvres, elle peut se perdre également pour ceux-là dans les entreprises de vengeance qu’ils sont tentés de conduire lorsqu’ils le peuvent.
Quelques exemples heureusement, des êtres préoccupés d’atténuer les frustrations de leurs semblables, ou encore Nelson Mandela, Gandhi répondant aux frustrations par le pardon ou la non violence, démontrent que nous pouvons échapper aux conditionnements archaïques de notre espèce - Homo sapiens, chasseur-cueilleur - et espérer que les cultures, arts de vivre ensemble, à condition qu’elles soient ouvertes les unes aux autres, nous permettent de persister à vouloir maintenir ce qu’on appelle la civilisation.
Ainsi, évoquer frustration et dignité nous amène à penser à respect (de soi-même, des autres, ou par les autres), à culture donc à éducation, à organisation sociale donc à politique (au sens noble du terme et non à politique « politicienne »), à liberté (nécessaire mais non suffisante), à égalité (au moins en droits), et à solidarité (fraternité ?).
La situation est-elle si grave en ce début du XXIème siècle pour qu’il apparaisse indispensable de rappeler les termes du contrat social qui nous unit, ou faut-il en définir d’autres dispositions, et à quel prix ?
Très souvent l’individualisme est invoqué pour expliquer, sinon excuser, l’état des relations entre les membres de nos sociétés. Or l’individualisme peut ne pas être un mal en soi, à condition que les individus intègrent les quelques règles permettant une vie sociale sans trop de heurts, promesses qui, autrefois, étaient inculquées par les religions ou par les idéologies qui ont tenté de les remplacer. La promesse du « Grand soir », du « Reich de 1000 ans » ou toute autre, pouvaient se substituer à l’espérance paradisiaque, sans grand risque d’ailleurs, puisque il était admis que ses destinataires n’en tireraient pas le bénéfice immédiat…. 
L’aspiration au confort matériel, à la sécurité, au bien-être, maintenant et tout de suite, a-t-elle assez de force pour inciter les individus à se mobiliser collectivement afin d’assurer un avenir serein à leurs descendants ? Et de quel ordre doit être cette mobilisation ?
Voilà sans doute une des plus graves questions que nous avons aujourd’hui à résoudre, à tous les niveaux de responsabilité.
Maurice Bouchard

C'est long et c'est dur

Bien. Les idées triomphent toujours des idéologies mais c'est long et c'est dur - Claude Albarède

Remettre sur des rails neufs

Depuis Santiago du Chili ou je vis une grande partie de l’année , je reçoit et je lis régulièrement vos  lettres qui m’apportent un air affectueux du bassin de Thau et du pays du muscat, je partage votre analyse te votre sentiment, sur les valeurs qui doivent nous permettre de résister puis de remettre sur des rails neufs et optimistes notre région et notre pays autour des valeurs qui sont au centre de notre culture…
bon courage pour poursuivre dans ce sens , je me sens à vos cotés... - Alain Pagliai

Et la Syrie?

C’est étonnant comme vous oubliez l’erreur fondamentale et dramatique de l’intervention mal préparée, mal organisée en Syrie et surtout cause d’une vague d’attentats sans précédent. Un brin d’objectivité ne nuirait pas. - AntoineLequellec

Merci

je vous remercie pour cet excellent article.-  Patrick Misse

Racisme et mépris

Vos idées sont justes mais comment faire pour convaincre ceux qui ont des idées différentes?
Suite à une mutation d'un an en Lybie (1978) puis ensuite au Maroc (1985-1988) j'ai constaté que beaucoup de Français avaient des propos délibérément racistes et souvent méprisants envers les autochtones, ce qui n'était sans doute pas nouveau. Ce qui se passe aujourd'hui était sans doute prévisible et peut être considéré comme une conséquence. - Bernard Boisseau

Djihadisme et bolchevisme

Le signe d'égalité entre le djihadisme et le bolchevisme est simpliste et faux. C'est là un nouveau fascisme et les "bolchevistes" (je préfèrerais les communistes) ont été partout et toujours parmi les adversailres les plus résolus des fascismes. En dépit de leurs erreurs. - Jacques Bonnet.

Merci

Merci pour ce texte magnifique qui correspond entièrement à ce que je ressens et que je pense. - Thérèse Bosc

Terrorisme : un aspect n’est jamais évoqué

Paroles, paroles, mais il me semble qu’un aspect n’est jamais évoqué, et par personne : depuis deux décennies au moins, je dirai 25 à 30 ans, on sait que l’Islam radical s’étend en Europe, d’abord en Belgique, puis la France et toute l’Europe ; en 1985 j’ai eu un cours à ce sujet en maîtrise de sociologie à l’université, un prof qui savait voir son temps mais les politiques ont refusé de prendre en compte cette réalité ; par déni, comme les directeurs d’école et de collèges qui nient la drogue dans leur établissement, ça fait mauvais effet, on ne sait pas trop comment faire, donc on fait comme si de rien n’était ! … On sait qu’ils utilisent les moyens comme la drogue et divers trafics dans certains quartiers et qu’ils en profitent pour passer certains messages dont la haine de l’Occident dévergondé ; des films ont été fait à ce sujet dont un remarquable d’une réalisatrice franco-marocaine dont j’ai oublié le nom qui montre bien à la fois le processus et les effets et comment des mères de familles s’unissent pour essayer de résister. On le sait ça, depuis longtemps, mais personne n’a rien fait sinon par police et sanction qui ne règlent rien du tout. Il n’y a rien de religieux, ce sont des mafieux qui veulent toujours plus d’argent et donc de pouvoir pour récupérer l’argent et pour ça besoin est d’asservir les gens. De nouveaux trafiquants, ce n’est rien de plus. Arrêtons de faire de fausses élucubrations qui facilitent aussi la désintégration de la société, ce qu’ils attendent. Plus c’est le chaos, plus ils ont des chances ! Et pour ça, ils revendiquent les attentats même s’ils n’y sont pour rien directement. Les jeunes peuvent se « radicaliser tout seuls », ils n’ont pas besoin d’être missionnés, mais daesh revendique, ça lui donne plus de poids et d’ascendant sur le monde.
La responsabilité c’est, entre autre, la dégradation de notre système scolaire, la ghettoïsation des quartiers où ne vivent que des « pauvres » sans mixité sociale ; c’est le premier plan banlieue sous Mitterrand qui a été sans cesse modifié et tronqué depuis et qui ne sert à plus rien ; c’est à force de tout légiférer, museler l’initiative collective qui elle a les pieds sur terre, etc…
Concernant le tueur de Nice, ma cousine niçoise me disait qu’à plusieurs reprises elle a alerté la municipalité sur ce quartier pas loin de chez elle, « faut faire quelque chose » on lui a répondu « c’est privé, on ne peut rien faire » ! ? Ce quartier est géré par bailleur social privé, les logements sont du domaine privé, le quartier est du domaine public. Le Maire est à la fois en charge du bien être de la population et aussi officier de police. Ponce Pilate ! il y en a plein et depuis longtemps, après on s’étonne ! Et là, comme la gangrène, par manque d’actions préventives, on se bat n’importe comment et au final on coupe le pied !
Mais un jour nous, peuple lucide, nous réagirons autrement … - Nicole Bandelier

Ouvrir le débat.

Je partage bien de nombreux points de l'analyse de votre dernier édito.
Et je vous félicite de ce message de sagesse et de clairvoyance, face à des réactions faciles de rejet, de repli ou simplement des réactions de récupération.
Concernant l'allusion à "l'illusion bolchévique" associée au fanatisme religieux, j'aurais attendu une évocation du Sentier Lumineux au Pérou ou Aum Shinrikyō (attentats boudhistes au gaz sarin dans le métro de Tokyo).
Ou encore, d'Anders Breivik en Norvège. Un bon catho, un vrai, bien pensant, intégriste et raciste, blanc, "normal".
Ou des nombreux fanatiques bien blancs aussi des USA comme à Colombine High School.
Votre référence est inattendue ici.
Certes il faut toujours rappeler que le bolchévisme est marqué dès sa création par son caractère autoritaire.
Son orientation antidémocratique a creusé le sillon du stalinisme. Et il est vrai que le Pcf s'est constitué dans cette mouvance. Mais cette orientation est en rupture avec Marx, et critiquée en son temps (par Rosa Luxembourg et bien d'autres)
Il faut être clair, car cette référence, aujourd'hui, dans la bataille des idées est trop souvent utilisée contre ceux dont l'action s'inspire de Marx et du communisme, voir même contre les socialistes!
Cet amalgame cache trop souvent une position conservatrice, celle du refus de changer le monde, ou simplement d'en discuter.
C'est une invitation trop facile au renoncement. Surtout avec ce mot illusion devant.
Cette stratégie du renoncement, de la fin de l'histoire est la pédagogie majeure des gouvermenents en place depuis plus de trente ans.
Pour moi, c'est un frein majeur à l'émancipation de l'humanité, elle anesthésie les mouvements populaires.
On pourrait tout aussi bien stigmatiser le caractère autoritaire des libéraux, des sociaux- démocrates.
Et même le caractère illusoire de leur action pour améliorer l'état du monde, tant leur bilan de guerre et de misère est accablant.
Ce serait tout aussi justifié!
Mais ceci est une critique d'un point très particulier de votre édito, qui lui a le mérite d'ouvrir largement l'horizon, le débat. - René Rispoli

Le chemin sera long

Encore une fois je suis entièrement d’accord avec votre analyse sur les causes profondes des actes de terrorisme perpétrés par ces jeunes se réclamant d’Allah et de l’Islam.
Mais les  remèdes sont complexes à trouver. L’abandon par l’état des « cités » lieu de délinquance, et désormais de radicalisation, malgré un plan initié sous Mitterrand et confié un temps au « Ministre de la Ville » Mr Bernard Tapie, n’a pas arrangé les choses.
L’abandon dans les écoles de la république de l’enseignement de la morale et du civisme qui plantait dans la tête des jeunes le respect des autres, l’amour de la patrie et de la nation, a laissé la place à l’individualisme et à l’agressivité.
Maintenant les dégâts de cette politique se font cruellement sentir. Mais la responsabilité des chefs religieux Musulmans est aussi à mettre en cause dans la mesure où depuis des années ils font la sourde oreille et ne s’expriment jamais lors des attentas sanglants perpétrés par des individus se réclamant de la religion qu’ils professent. On voit, mais depuis peu, de timides apparitions médiatiques pour dire que « L’Islam ce n’est pas ça ». Espérons que leur voix portera.
Le vivre ensemble c’est comprendre que l’esprit de la nation, né lors de la révolution Française, c’est reléguer toute religion dans la sphère privée, c’est ne pas manifester dans les lieux publics les différences religieuses et culturelles avec une teinte de provocation, tant par l’accoutrement que par le comportement importé de pays étrangers où la liberté d’expression est pour le moins étranglée.
Notre pays a assimilé en une génération les populations Espagnoles, Italiennes, Polonaises, qui ont immigré en masse entre les deux guerres mondiales; Mais c’est grâce à l’effort qu’elles ont fait en prénommant leurs enfants avec des noms français et en se mêlant à nos coutumes. Il est impossible à ce jour de distinguer un « Français de souche » avec ceux dont les parents sont venus affamés, le baluchon à l’épaule, chercher refuge et vie meilleure dans notre pays.
Avec les populations musulmanes cela sera beaucoup plus difficile car elles se réfugient dans leur communauté et ne cherchent pas vraiment à se fondre dans la notre.
La religion bien sûr en est la cause principale car dans le Coran un verset incite les « croyants » à ne pas se mélanger avec les autres, ni infidèles (les Chrétiens et les juifs) ni aux athées.
 Sourate 5, verset 56
Ô croyants ! Ne prenez point pour amis les juifs et les chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour amis finira par leur ressembler, et Dieu ne sera point le guide des pervers.
Le chemin sera long et les extrémistes de tous poils attendent le jour où ils pourront montrer aux yeux de tous que leurs thèses se justifient et il sera difficile de les contrer.
J’espère que les appels à l’union de tous les Français de toutes religions, scandés par nos politiques, seront entendus car sinon l’avenir est sombre. - Pierre Josse

Le nom a été mal choisi 

Où allons nous si nous demandons à nos élus d’être cultivés ? Dans que dédale d’obscurantisme allons-nous entrer ? Le nom a été mal choisi ,Pyrénées-Languedoc aurait été plus près de la réalité géographique car la difficulté dans ce genre d’entreprise est soit d’avoir un nom qui résume ou bien l’histoire du lieu ou qui définit sa situation géographique. Pas facile mais pas impossible si l’on se donne le temps de la réflexion mais la réflexion est une denrée rare chez nos édiles..Hélas.. - André Benvenuti.

Considération et respect des handicapés

Un petit coucou au POUFFRE qui devrait enseigner les couleurs et spécialement le bleu aux agents ASVP  de la ville de SETE qui sanctionnent les personnes handicapés .
Pourtant le bleu est sur leurs uniformes il me semble dans la police municipale .
Ce ne doit pas faire parti de leur formation de reconnaître certaines couleurs et plus spécialement celle de la carte de stationnement pour les personnes , qui comme moi sont handicapées !!!!
Ils n'ont qu'a lever les yeux ( couleur du ciel surtout en ces temps ) ou les baisser ( couleur de la mer ) , afin de se remémorer la couleur .

Un citoyen de la vie de ville excédé de ce manque de reconnaissance et aussi de respect !!!
Monsieur le SENATEUR MAIRE , de grâce faîtes leur faire des formations sur les couleurs .
Hervé FONT

et quelques jours plus tard, autre courrier reçu de Monsieur Font :

Monsieur Le Directeur De La Police Municipale De Sète , Mr PEYRIGUEY , qui , je tiens à le souligné a été très à l'écoute de mes problèmes en tant que personne handicapée , et après avoir fait une enquête quant au PV de stationnement qui m'avait été dressé le 06 juin 2016 à Sète , m' a fait part de son attention toute particulière pour les personnes handicapées...
J'ai trouvé quelqu'un de très humain qui m'est apparu sincère et qui a résolu mon problème de pv qui m'aurait été adressé par erreur .
J'attends maintenant le retour de courrier du tribunal de police de RENNES où j'ai contesté ce procès et ne manquerai pas de vous tenir informé de la fin de cette malencontreuse  erreur .
Hervé FONT

un grand coup de chapeau au Directeur de la police de Sète ! Mais attendons confirmation de ce dénouement heureux.

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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