courrier des lecteurs

Economie politique

Un peu d'Economie pour les Nuls

Bonne nouvelle : la croissance augmente
Mais pas chez nous.
Conséquences :
Le chômage régresse partout, mais pas chez nous,
La consommation s'accentue partout, mais pas chez nous
La dette diminue partout, mais pas chez nous
Les taux bancaires augmentent partout, même chez nous
Nos concurrents se refont une santé
Nous sommes ruinés et en banqueroute.

Un peu de Politique pour les Nuls

Bonne nouvelle : L'élection présidentielle assure du changement
Un bon candidat est un candidat qui promet la lune sans savoir où elle est.
Le mauvais électeur vote pour lui.
Le mauvais candidat précise les moyens d'y aller.
Le bon électeur vote pour lui.
Le mauvais chef d'Etat se demande pendant tout son mandat comment y aller.
Le bon citoyen lui refuse sa confiance.
Le mauvais citoyen s'interroge avec lui.
Le bon chef d'Etat va la chercher.
Le bon citoyen l'accompagne.

Yves Marchand (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
Avocat Honoraire

Recommandations et passe-droits

A trois reprises, ces dernières années je me suis présenté à la première heure du premier jour d'inscription aux aquagymn et activités sènior à la piscine Fonquerne. Arrivé dans les premiers à la table d'inscription, une employée aimable m'explique que les inscriptions sont closes. Devant ma surprise elle m'explique que les inscrits de l'année précédente sont prioritaires et leurs places réservées. Je lui objecte que dans ces tranches d'âge, il y a statistiquement des places qui se libèrent. Elle en convient et bafouille que pour une primo-inscription, il faut absolument une " recommandation " ... et que non... elle ne pourra pas me le confirmer devant un journaliste...
Quelques jours après je consulte la liste affichée des bienheureux élus à l'Aquagym, souvent des élues... dont les patronymes ressemblent beaucoup à ceux des... élus... municipaux ... majoritaires...
CQFD ! La fameuse " recommandation" est bel et bien un piston qui s'assimile à du favoritisme... C'est très mal, au regard de l'accés égal des citoyens aux services publics.

Christian Durand,
juriste, ex-conciliateur de justice, toujours assermenté devant les tribunaux...

Agir sans hurler avec les loups !

Je sais que ce n’est pas facile mais tant pis, j’essaie !

Parce qu’à la lecture de Facebook, je constate que même mes amis les plus raisonnables et les plus tolérants sont happés par l’ambiance du moment.

Les drames succédant aux drames, on cherche des solutions et, comme toujours la simplification l’emporte sur la raison.

Qu’est-ce qu’on dit ? Qu’il faut emprisonner tous les fichés « S », découverte médiatique mal digérée que bien peu savent définir.

Définition : Il y a 40.000 fichés « S », c’est-à-dire à surveiller, qui vont du mineur en fugue, au grand criminel de droit commun en passant par des militants écologistes, des militants anarchistes, style « Nuit debout », bien sûr les musulmans présumés radicalisés et j’en passe.

On m’accordera que l’emprisonnement de tous ces gens, au demeurant irréaliste (puisqu’il n’y a même pas assez de place en prison pour incarcérer les condamnés de droit commun), ne procèderait pas de la même logique.

Mais je ne veux pas ergoter.
Il est évident que l’on doit faire le tri et s’appliquer à viser les apprentis terroristes islamistes.

L’opinion publique veut se sentir à l’abri et réclame une mesure forte pour être protégée de ces assassins barbares, tueurs d’enfants et égorgeurs de prêtres.
Mais demander la mise hors circuit de tous les musulmans susceptibles de devenir des terroristes, c’est un peu comme si on demandait l’emprisonnement de tous les citoyens susceptibles de devenir des voleurs….

Dans nos démocraties, c’est le principe de la culpabilité avérée, garant de la liberté individuelle, qui nous distingue des dictatures.

Dès que l’on inverse le principe, l’individu est présumé coupable et peut être incarcéré, et même exécuté, à tout moment.

C’était le choix de Staline, de Mussolini, d’Hitler, de Pinochet et de Fidel Castro. C’est encore le choix de Kim Jong Un, de Bachar el Asad et même de Poutine. Autant de célébrités dont personne ne peut prétendre qu’ils ont pacifié leur pays.

Faut-il le répéter encore et encore ? Il n’y a pas de solution simple et tous ceux qui prétendent révéler une martingale infaillible sont des escrocs. Les gogos sont tous ceux qui les croient. Il est vrai que les démagogues profitent toujours de la crédulité du peuple.

On entend même dire et on lit qu’il n’y a qu’à interdire la religion musulmane. Sans égard pour le principe de laïcité qui fait de la religion une liberté individuelle protégée par l’Etat. Et c’est tant mieux. L’interdiction d’une religion quelle qu’elle soit serait la porte ouverte à l’interdiction de n’importe quelle autre religion. On en connaît des exemples de sinistre mémoire.

La proposition qui a été faite d’appliquer à tous les adeptes de Daech – dès qu’ils sont identifiés, le principe des sectes, serait en revanche, parfaitement adapté. Tout mettre en œuvre pour ruiner Daech en s’en prenant à ses avoirs pourrait être mis en œuvre. Tout cela serait à la fois efficace, démocratique, légal et respectueux de la liberté individuelle.

Il faudrait, à bien écouter ce que l’on propose, renvoyer chez eux tous ces musulmans. Même les Français ? Incohérent, bien sûr.

Mais je ne veux pas ergoter.
Sans doute veut-on évoquer les binationaux qui devraient préalablement être déchus de la nationalité française, parce que musulmans, et renvoyés dans le pays de leurs ancêtres.

Que l’on agisse ainsi avec tous ceux qui ont commis un crime ou un délit serait parfaitement fondé mais, sous prétexte de leur religion, serait indigne d’un pays comme le nôtre.

On est proche du lynchage par des milices que rien n’arrête. Face à ce genre de débordements ceux-là même qui exigent des actes exemplaires seraient assurément victimes de leur propre radicalité. On sait ce qu’il advint sous la Terreur des excès des jusqu’au-boutistes qui ont fini, sur dénonciations successives, à s’éliminer les uns les autres, sans plus savoir qui allait éliminer qui et pourquoi ils s’éliminaient ainsi.

On lit aussi que la guerre étant déclarée, chacun peut se mobiliser pour aller combattre l’ennemi. Appel à peine voilé à la constitution de milices, c’est faire litière de ce qui fait la force de l’armée : sa discipline, sa technique éprouvée et sa hiérarchie. N’est pas combattant qui veut, ni même qui peut. Encore faut-il identifier l’ennemi et savoir le combattre.

C’est justement le problème posé à nos services les plus compétents.

Qu’il faille les renforcer, les doter de davantage de moyens dans une période où il est urgent d’enrayer la spirale de violence dont la France est la première victime, c’est évident.
Mais se laisser aller à l’inflation du verbe qui s’apparente à des déclarations de matamores aboutit au résultat inverse de celui que souhaitent les propagateurs de ces pseudo-solutions à la fois irréalistes et stupides.

Alors oui, il y a beaucoup de choses à faire qui exigent la mise en œuvre de solutions clairement définies. Elles rallieront tous les Français dès lors que ces derniers auront acquis la conviction que leur gouvernement a pris les bonnes mesures pour assurer leur sécurité. C’est à ce prix que l’on fera taire les charlatans, les démagogues et les profiteurs de drames.

Yves Marchand (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)
Avocat Honoraire
Ancien maire de Sète

Éros et Thanatos

Le foulard irisé flotte aux cheveux dénoués
de la femme fée, de la femme fleur,
qui danse dans les champs et chante le printemps.

En haut d'un arbre mort, attentif, silencieux,
un grand oiseau de proie, un frère d'amertume
aux ailes repliées, aux yeux de braise froide.

Lorsque la femme passe, il laisse choir sur elle
un voile grillagé, un tissu lourd et long
accroché comme plomb à ses frêles épaules.

Étouffés rires et chants
entravés pieds dansants
effacé le printemps.

O Dieux de foi, dieux d'amour
jamais vos paroles n'eurent de piquants,
jamais vos regards ne furent détournés
de la vie libre et joyeuse.
Seuls les grands vautours dans l'ombre
tissaient les barbelés pour les corps ondulants.
Derrière vos lumières de paix
Ils dressaient les dogmes réducteurs,
Rejetaient les femmes et armaient les hommes.
Aux noms de Vous prophètes et poètes,
Ils ont coupé les ailes des oiseaux migrateurs.
Ils vous ont crucifié sur les croix de la honte
érigées par eux-même.
Ils ont agenouillé devant l'or des autels
les peuples apeurés, aux épaules courbées
sous leurs crosses de haine.
Ils ont emprisonné partout la nature et les hommes,
Ils ont vendu leurs âmes et détruisent l'esprit.

Voyez aujourd'hui glisser tel un fantôme,
le féminin voilé par les rues désolées,
et le visage dur et les yeux de violence
de ceux qui en vos noms
empoisonnent la vie, le rire et le printemps.

Lise Andréa
26 juillet 2016

Réaction à l'édito : les idées sont plus fortes que les armes

 

Les idées sont plus fortes que les armes 

En pays de Thau comme partout en France, les hommages de la population aux victimes de Nice ont été unanimes. En revanche les polémiques engagées par les dirigeants nationaux  illustrent dramatiquement leur incapacité collective à se placer au bon niveau pour analyser la situation et prendre les bonnes décisions. La démagogie et les arrières-pensées politiciennes prennent le pas sur  tout le reste.

Accroître les moyens alloués aux services de police et de renseignement sont indispensables mais il faut être conscient que derrière le terrorisme se cache  l’ensemble des causes dont le terrorisme est la résultante. C’est donc aussi aux causes qu’il faut s’attaquer pour gagner la bataille

Depuis 70 ans les conflits au Moyen-orient servent de terreau au terrorisme. Les interventions irresponsables de Bush en Irak ou de Sarkozy en Libye n’ont fait qu’aggraver  la situation. Pour les populations locales, les dommages collatéraux des bombardements sont tout aussi inhumains que les attentats en Europe. Ecraser Daesh militairement ne résoudra pas le problème. Le terrorisme repoussera ailleurs et particulièrement en Europe où le ferment existe déjà. Intensifier les bombardements dès le lendemain de l’attentat est une réaction viscérale qui ne sert qu’à donner à l’ennemi une importance qu’il n’a pas et qui incite d’autres fanatiques à perpétrer de nouveaux crimes. Comme le rappelle le général Pierre de Villiers, chef d’État-major des armées : « Une stratégie fondée sur les seuls effets militaires ne pourra jamais agir sur les racines de la violence lorsque celles-ci s’inscrivent dans le manque d’espoir, de justice, de développement, de gouvernance, de considération. »

En France, ce n’est pas la misère qui amène un  individu au terrorisme. C’est le mal être, la frustration et bien souvent le manque de courage personnel. Tous les immigrés et fils d’émigrés ne deviennent pas des criminels. Loin s’en faut. Des milliers ont réussi leur vie à force de travail et de volonté. Ils sont devenus ingénieurs, médecins, professeurs, artisans, artistes, chefs d’entreprise, infirmiers, techniciens, ouvriers qualifiés, journalistes…  Ils ne se sont pas regardés le nombril et posés en victimes permanentes. Ils ont saisi la chance de vivre dans une république qui offre à ses enfants l’école laïque et gratuite. Les médias doivent valoriser ces parcours individuels et arrêter les discours négatifs contre les musulmans sans discernement qui rappellent les discours contre les juifs des années 1930

Le fanatique religieux est un faible -  parfois même un faible d’esprit - devenu le jouet d’un clergé haineux qui lui offre un sens à une existence faite jusque-là de vide ou d’échecs. Sa certitude d’agir pour une cause juste lui donne sa raison de vivre, de tuer et de mourir. La menace d’une déchéance de nationalité apparaît alors bien dérisoire pour l’arrêter sur la route vers le paradis éternel que lui promettent les prédicateurs. Les jeunes qui se sentent rejetés dans les banlieues sont les plus vulnérables mais on trouve aussi des névrosés sans croyance bien nette ou des jeunes en quête d’idéal dans une société dominée par l’argent. Ces derniers trouvent dans la religion ce qu’en d’autres temps leurs aînés trouvaient dans l’illusion du bolchévisme. Dieu a remplacé Staline.

Par angélisme, par laxisme, voire par calcul électoraliste, la tolérance, valeur essentielle de la démocratie,  est devenue complaisance envers l’islam radical. Il est grand temps de réagir avec vigueur et de ne plus accepter les discours  qui dénigrent notre pays et nos façons de vivre. C’est en restant fidèles à nos valeurs que nous gagnerons le combat contre le fanatisme.

La liberté et la laïcité sont les premières d’entre elles. Ce sont elles qui permettent aux musulmans de notre pays de pratiquer leur religion sereinement. Les minorités d’Arabie saoudite n’ont pas cette chance.
L’égalité, une égalité réelle avec son corollaire l’équité,  est une autre valeur à retrouver tant il est évident que les inégalités trop fortes et les injustices ne peuvent qu’engendrer la violence dans la société.

Enfin, comme le proclame l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité » . Cette utopie française de fraternité adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies en 1948 nous vient du siècle des Lumières. Elle reste encore à construire en grande partie mais les enjeux sociétaux ou climatiques d’aujourd’hui en font une nécessité pour toute civilisation humaine.

Pour combattre l’obscurantisme et le terrorisme, la force, pour nécessaire qu’elle soit, ne suffira pas. Il nous faut redonner un lustre aux valeurs qui ont fondé la République. Il nous faut gagner la guerre des idées et des idéaux.

 Jacques Carles

   

réaction à l'édito : Les idées sont plus fortes que les armes

Frustation et dignité

Jacques Carles utilise les mots « frustration » et « dignité » aussi, il est intéressant de chercher les relations éventuelles entre ces deux termes.
L’Histoire montre que l’absence de réponse à un espoir ou à une attente, sont de puissants moteurs de réaction des individus ou des groupes d’individus, qui peuvent conduire à des situations extrêmement dangereuses comme on l’a vu après la 1ère Guerre mondiale où, par exemple, un peuple de haute civilisation s’est laissé entrainer, vingt ans après sa défaite, dans une aventure épouvantable. Plus près de nous, les promesses des Trente Glorieuses, qui ne semblent plus en mesure d’être tenues, poussent les classes moyennes à adopter des attitudes de repli sur soi, de peur de l’avenir et de rejet de tout risque, attitudes défensives qui peuvent se révéler agressives vis-à-vis de ceux que l’on tient pour responsables de ces frustrations, boucs émissaires, responsables supposés ou désignés. Par ailleurs, l’étalage complaisant de la richesse d’une minorité n’est pas sans effet sur les comportements de ceux qui ne peuvent qu’en être spectateurs.
Quant à la dignité, déniée en tous temps et en tous lieux par les oppresseurs aux oppressés, que ceux-ci soient esclaves, chrétiens, serfs, juifs, amérindiens, africains, colonisés, exploités ou simplement pauvres, elle peut se perdre également pour ceux-là dans les entreprises de vengeance qu’ils sont tentés de conduire lorsqu’ils le peuvent.
Quelques exemples heureusement, des êtres préoccupés d’atténuer les frustrations de leurs semblables, ou encore Nelson Mandela, Gandhi répondant aux frustrations par le pardon ou la non violence, démontrent que nous pouvons échapper aux conditionnements archaïques de notre espèce - Homo sapiens, chasseur-cueilleur - et espérer que les cultures, arts de vivre ensemble, à condition qu’elles soient ouvertes les unes aux autres, nous permettent de persister à vouloir maintenir ce qu’on appelle la civilisation.
Ainsi, évoquer frustration et dignité nous amène à penser à respect (de soi-même, des autres, ou par les autres), à culture donc à éducation, à organisation sociale donc à politique (au sens noble du terme et non à politique « politicienne »), à liberté (nécessaire mais non suffisante), à égalité (au moins en droits), et à solidarité (fraternité ?).
La situation est-elle si grave en ce début du XXIème siècle pour qu’il apparaisse indispensable de rappeler les termes du contrat social qui nous unit, ou faut-il en définir d’autres dispositions, et à quel prix ?
Très souvent l’individualisme est invoqué pour expliquer, sinon excuser, l’état des relations entre les membres de nos sociétés. Or l’individualisme peut ne pas être un mal en soi, à condition que les individus intègrent les quelques règles permettant une vie sociale sans trop de heurts, promesses qui, autrefois, étaient inculquées par les religions ou par les idéologies qui ont tenté de les remplacer. La promesse du « Grand soir », du « Reich de 1000 ans » ou toute autre, pouvaient se substituer à l’espérance paradisiaque, sans grand risque d’ailleurs, puisque il était admis que ses destinataires n’en tireraient pas le bénéfice immédiat…. 
L’aspiration au confort matériel, à la sécurité, au bien-être, maintenant et tout de suite, a-t-elle assez de force pour inciter les individus à se mobiliser collectivement afin d’assurer un avenir serein à leurs descendants ? Et de quel ordre doit être cette mobilisation ?
Voilà sans doute une des plus graves questions que nous avons aujourd’hui à résoudre, à tous les niveaux de responsabilité.
Maurice Bouchard

C'est long et c'est dur

Bien. Les idées triomphent toujours des idéologies mais c'est long et c'est dur - Claude Albarède

Remettre sur des rails neufs

Depuis Santiago du Chili ou je vis une grande partie de l’année , je reçoit et je lis régulièrement vos  lettres qui m’apportent un air affectueux du bassin de Thau et du pays du muscat, je partage votre analyse te votre sentiment, sur les valeurs qui doivent nous permettre de résister puis de remettre sur des rails neufs et optimistes notre région et notre pays autour des valeurs qui sont au centre de notre culture…
bon courage pour poursuivre dans ce sens , je me sens à vos cotés... - Alain Pagliai

Et la Syrie?

C’est étonnant comme vous oubliez l’erreur fondamentale et dramatique de l’intervention mal préparée, mal organisée en Syrie et surtout cause d’une vague d’attentats sans précédent. Un brin d’objectivité ne nuirait pas. - AntoineLequellec

Merci

je vous remercie pour cet excellent article.-  Patrick Misse

Racisme et mépris

Vos idées sont justes mais comment faire pour convaincre ceux qui ont des idées différentes?
Suite à une mutation d'un an en Lybie (1978) puis ensuite au Maroc (1985-1988) j'ai constaté que beaucoup de Français avaient des propos délibérément racistes et souvent méprisants envers les autochtones, ce qui n'était sans doute pas nouveau. Ce qui se passe aujourd'hui était sans doute prévisible et peut être considéré comme une conséquence. - Bernard Boisseau

Djihadisme et bolchevisme

Le signe d'égalité entre le djihadisme et le bolchevisme est simpliste et faux. C'est là un nouveau fascisme et les "bolchevistes" (je préfèrerais les communistes) ont été partout et toujours parmi les adversailres les plus résolus des fascismes. En dépit de leurs erreurs. - Jacques Bonnet.

Merci

Merci pour ce texte magnifique qui correspond entièrement à ce que je ressens et que je pense. - Thérèse Bosc

Terrorisme : un aspect n’est jamais évoqué

Paroles, paroles, mais il me semble qu’un aspect n’est jamais évoqué, et par personne : depuis deux décennies au moins, je dirai 25 à 30 ans, on sait que l’Islam radical s’étend en Europe, d’abord en Belgique, puis la France et toute l’Europe ; en 1985 j’ai eu un cours à ce sujet en maîtrise de sociologie à l’université, un prof qui savait voir son temps mais les politiques ont refusé de prendre en compte cette réalité ; par déni, comme les directeurs d’école et de collèges qui nient la drogue dans leur établissement, ça fait mauvais effet, on ne sait pas trop comment faire, donc on fait comme si de rien n’était ! … On sait qu’ils utilisent les moyens comme la drogue et divers trafics dans certains quartiers et qu’ils en profitent pour passer certains messages dont la haine de l’Occident dévergondé ; des films ont été fait à ce sujet dont un remarquable d’une réalisatrice franco-marocaine dont j’ai oublié le nom qui montre bien à la fois le processus et les effets et comment des mères de familles s’unissent pour essayer de résister. On le sait ça, depuis longtemps, mais personne n’a rien fait sinon par police et sanction qui ne règlent rien du tout. Il n’y a rien de religieux, ce sont des mafieux qui veulent toujours plus d’argent et donc de pouvoir pour récupérer l’argent et pour ça besoin est d’asservir les gens. De nouveaux trafiquants, ce n’est rien de plus. Arrêtons de faire de fausses élucubrations qui facilitent aussi la désintégration de la société, ce qu’ils attendent. Plus c’est le chaos, plus ils ont des chances ! Et pour ça, ils revendiquent les attentats même s’ils n’y sont pour rien directement. Les jeunes peuvent se « radicaliser tout seuls », ils n’ont pas besoin d’être missionnés, mais daesh revendique, ça lui donne plus de poids et d’ascendant sur le monde.
La responsabilité c’est, entre autre, la dégradation de notre système scolaire, la ghettoïsation des quartiers où ne vivent que des « pauvres » sans mixité sociale ; c’est le premier plan banlieue sous Mitterrand qui a été sans cesse modifié et tronqué depuis et qui ne sert à plus rien ; c’est à force de tout légiférer, museler l’initiative collective qui elle a les pieds sur terre, etc…
Concernant le tueur de Nice, ma cousine niçoise me disait qu’à plusieurs reprises elle a alerté la municipalité sur ce quartier pas loin de chez elle, « faut faire quelque chose » on lui a répondu « c’est privé, on ne peut rien faire » ! ? Ce quartier est géré par bailleur social privé, les logements sont du domaine privé, le quartier est du domaine public. Le Maire est à la fois en charge du bien être de la population et aussi officier de police. Ponce Pilate ! il y en a plein et depuis longtemps, après on s’étonne ! Et là, comme la gangrène, par manque d’actions préventives, on se bat n’importe comment et au final on coupe le pied !
Mais un jour nous, peuple lucide, nous réagirons autrement … - Nicole Bandelier

Ouvrir le débat.

Je partage bien de nombreux points de l'analyse de votre dernier édito.
Et je vous félicite de ce message de sagesse et de clairvoyance, face à des réactions faciles de rejet, de repli ou simplement des réactions de récupération.
Concernant l'allusion à "l'illusion bolchévique" associée au fanatisme religieux, j'aurais attendu une évocation du Sentier Lumineux au Pérou ou Aum Shinrikyō (attentats boudhistes au gaz sarin dans le métro de Tokyo).
Ou encore, d'Anders Breivik en Norvège. Un bon catho, un vrai, bien pensant, intégriste et raciste, blanc, "normal".
Ou des nombreux fanatiques bien blancs aussi des USA comme à Colombine High School.
Votre référence est inattendue ici.
Certes il faut toujours rappeler que le bolchévisme est marqué dès sa création par son caractère autoritaire.
Son orientation antidémocratique a creusé le sillon du stalinisme. Et il est vrai que le Pcf s'est constitué dans cette mouvance. Mais cette orientation est en rupture avec Marx, et critiquée en son temps (par Rosa Luxembourg et bien d'autres)
Il faut être clair, car cette référence, aujourd'hui, dans la bataille des idées est trop souvent utilisée contre ceux dont l'action s'inspire de Marx et du communisme, voir même contre les socialistes!
Cet amalgame cache trop souvent une position conservatrice, celle du refus de changer le monde, ou simplement d'en discuter.
C'est une invitation trop facile au renoncement. Surtout avec ce mot illusion devant.
Cette stratégie du renoncement, de la fin de l'histoire est la pédagogie majeure des gouvermenents en place depuis plus de trente ans.
Pour moi, c'est un frein majeur à l'émancipation de l'humanité, elle anesthésie les mouvements populaires.
On pourrait tout aussi bien stigmatiser le caractère autoritaire des libéraux, des sociaux- démocrates.
Et même le caractère illusoire de leur action pour améliorer l'état du monde, tant leur bilan de guerre et de misère est accablant.
Ce serait tout aussi justifié!
Mais ceci est une critique d'un point très particulier de votre édito, qui lui a le mérite d'ouvrir largement l'horizon, le débat. - René Rispoli

Le chemin sera long

Encore une fois je suis entièrement d’accord avec votre analyse sur les causes profondes des actes de terrorisme perpétrés par ces jeunes se réclamant d’Allah et de l’Islam.
Mais les  remèdes sont complexes à trouver. L’abandon par l’état des « cités » lieu de délinquance, et désormais de radicalisation, malgré un plan initié sous Mitterrand et confié un temps au « Ministre de la Ville » Mr Bernard Tapie, n’a pas arrangé les choses.
L’abandon dans les écoles de la république de l’enseignement de la morale et du civisme qui plantait dans la tête des jeunes le respect des autres, l’amour de la patrie et de la nation, a laissé la place à l’individualisme et à l’agressivité.
Maintenant les dégâts de cette politique se font cruellement sentir. Mais la responsabilité des chefs religieux Musulmans est aussi à mettre en cause dans la mesure où depuis des années ils font la sourde oreille et ne s’expriment jamais lors des attentas sanglants perpétrés par des individus se réclamant de la religion qu’ils professent. On voit, mais depuis peu, de timides apparitions médiatiques pour dire que « L’Islam ce n’est pas ça ». Espérons que leur voix portera.
Le vivre ensemble c’est comprendre que l’esprit de la nation, né lors de la révolution Française, c’est reléguer toute religion dans la sphère privée, c’est ne pas manifester dans les lieux publics les différences religieuses et culturelles avec une teinte de provocation, tant par l’accoutrement que par le comportement importé de pays étrangers où la liberté d’expression est pour le moins étranglée.
Notre pays a assimilé en une génération les populations Espagnoles, Italiennes, Polonaises, qui ont immigré en masse entre les deux guerres mondiales; Mais c’est grâce à l’effort qu’elles ont fait en prénommant leurs enfants avec des noms français et en se mêlant à nos coutumes. Il est impossible à ce jour de distinguer un « Français de souche » avec ceux dont les parents sont venus affamés, le baluchon à l’épaule, chercher refuge et vie meilleure dans notre pays.
Avec les populations musulmanes cela sera beaucoup plus difficile car elles se réfugient dans leur communauté et ne cherchent pas vraiment à se fondre dans la notre.
La religion bien sûr en est la cause principale car dans le Coran un verset incite les « croyants » à ne pas se mélanger avec les autres, ni infidèles (les Chrétiens et les juifs) ni aux athées.
 Sourate 5, verset 56
Ô croyants ! Ne prenez point pour amis les juifs et les chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour amis finira par leur ressembler, et Dieu ne sera point le guide des pervers.
Le chemin sera long et les extrémistes de tous poils attendent le jour où ils pourront montrer aux yeux de tous que leurs thèses se justifient et il sera difficile de les contrer.
J’espère que les appels à l’union de tous les Français de toutes religions, scandés par nos politiques, seront entendus car sinon l’avenir est sombre. - Pierre Josse

Le nom a été mal choisi 

Où allons nous si nous demandons à nos élus d’être cultivés ? Dans que dédale d’obscurantisme allons-nous entrer ? Le nom a été mal choisi ,Pyrénées-Languedoc aurait été plus près de la réalité géographique car la difficulté dans ce genre d’entreprise est soit d’avoir un nom qui résume ou bien l’histoire du lieu ou qui définit sa situation géographique. Pas facile mais pas impossible si l’on se donne le temps de la réflexion mais la réflexion est une denrée rare chez nos édiles..Hélas.. - André Benvenuti.

Considération et respect des handicapés

Un petit coucou au POUFFRE qui devrait enseigner les couleurs et spécialement le bleu aux agents ASVP  de la ville de SETE qui sanctionnent les personnes handicapés .
Pourtant le bleu est sur leurs uniformes il me semble dans la police municipale .
Ce ne doit pas faire parti de leur formation de reconnaître certaines couleurs et plus spécialement celle de la carte de stationnement pour les personnes , qui comme moi sont handicapées !!!!
Ils n'ont qu'a lever les yeux ( couleur du ciel surtout en ces temps ) ou les baisser ( couleur de la mer ) , afin de se remémorer la couleur .

Un citoyen de la vie de ville excédé de ce manque de reconnaissance et aussi de respect !!!
Monsieur le SENATEUR MAIRE , de grâce faîtes leur faire des formations sur les couleurs .
Hervé FONT

et quelques jours plus tard, autre courrier reçu de Monsieur Font :

Monsieur Le Directeur De La Police Municipale De Sète , Mr PEYRIGUEY , qui , je tiens à le souligné a été très à l'écoute de mes problèmes en tant que personne handicapée , et après avoir fait une enquête quant au PV de stationnement qui m'avait été dressé le 06 juin 2016 à Sète , m' a fait part de son attention toute particulière pour les personnes handicapées...
J'ai trouvé quelqu'un de très humain qui m'est apparu sincère et qui a résolu mon problème de pv qui m'aurait été adressé par erreur .
J'attends maintenant le retour de courrier du tribunal de police de RENNES où j'ai contesté ce procès et ne manquerai pas de vous tenir informé de la fin de cette malencontreuse  erreur .
Hervé FONT

un grand coup de chapeau au Directeur de la police de Sète ! Mais attendons confirmation de ce dénouement heureux.

Unité nationale

Que les choses soient claires : Il ne suffit pas d'invoquer l'unité nationale pour qu'elle se réalise. C'est un vœu pieu, comme tant d'autres, qui n'a aucune chance de prospérer si personne ne fait ce qu'il faut pour y parvenir.
Et pourtant, c'est vrai, l'unité nationale est en danger. Je ne l'ai jamais vu aussi proche de se rompre.
La faute à qui ?
D'abord, bien sûr et avant tous, à l'Etat Islamique. C'est d'ailleurs son objectif. Mais c'est notre ennemi. Notre ennemi à tous. On ne fait pas la guerre contre un ennemi commun en se divisant.
Et cela est valable pour tous ceux qui ont en charge de servir de repère aux "troupes".
C'est aussi la faute du gouvernement qui, à force de nous servir un discours lénifiant, exaspère une opinion publique au bord de la crise de nerfs. L'incantation à l'unité nationale, sans l'action qui doit en résulter, c'est lui.
C'est la faute à tous les leaders de partis politiques qui, d'une manière ou d'une autre, utilisent la haine que l'ennemi nous porte, pour tenter de rallier des électeurs. Et cela c'est la faute des primaires stupides qui n'ont pas été organisées pour l'expression démocratique mais pour régler "entre soi" des problèmes de prééminences de seconds couteaux entre eux.
Et bien sûr, n'en déplaise à mes amis qui à longueurs de déclarations, de reprises de discours aussi excessifs que haineux, favorisent les thèses qu'il ressasse depuis des décennies, c'est la faute du Front national qui exploite comme seul le Poujadisme avait su le faire en son temps, l'expression des exaspérations d'une population plus encline à hurler qu'à réfléchir.
Si les problèmes à régler étaient simples, ils auraient évidemment été réglés, et depuis longtemps. C'est parce qu'ils sont compliqués qu'ils ne le sont pas et que personne, avec ses propres recettes-miracles, ne peut les régler. C'est une vision commune d'une société que nous devons défendre ensemble qui constitue l'arme de l'unité nationale. Pour cela il ne nous faut ni un charlatan, ni un "Bisounours" mais un porte-voix charismatique (nous attendons les candidats) et une population raisonnable.
L'unité Nationale est une force à condition que le peuple ressente son besoin. Sinon, le délitement guette cette population qui sombrera dans la guerre civile "grâce" aux vigiles spontanés qui prétendent aller en guerre mais qui veulent en fait régler des comptes et relancer la mode des ratonades. Ce n'est pas cela que la France demande mais c'est cela qui l'attend si elle ne fait pas rapidement un retour sur elle-même.
Vous tous qui vous croyez plus forts en hurlant avec les loups, craignez l'avenir que vous vous fabriquez !
La balle n'est pas que dans le camp des leaders politiques, elle est aussi dans le nôtre.

Yves Marchand

Les manifestations de l’incivisme

par Valérie Campion (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

L’incivisme gagne de plus en plus de terrain dans la mesure où les parents ont démissionné de leurs rôles d’éducateurs.  D'autre part,  il y a une culture de l’excuse empêchant de sanctionner les agissements de certains citoyens (ce n’est pas grave).

Les manifestations sont multiples :

  • Combien de personnes parmi nous respectent la queue dans un service public ou un lieu quelconque ?
  • Combien de bus saccagés par les étudiants ?
  • Combien de vies abrégées à cause de « chauffards »
  • Combien de murs transformés en urinoirs ?
  • Combien de déjections de chiens devant les portes des voisins ?
  • Combien de mégots de cigarettes, dans les rues, dans les jardins publics, sur la plage ?
  • Combien d' élèves menacent et font preuve d’insolence verbales et gestuelles à l’encontre de leurs professeurs ?
  • Combien de sachets ou bouteilles plastiques sont jetés par terre alors que les corbeilles sont tout près  ?
  • Combien de graffitis sur les façades ?
  • Combien de décharges sauvages ?
  • Combien de ministres, directeurs de société qui sont sensés nous diriger sont auteurs d’insultes à la télévision ?

L’incivisme est la gangrène des temps modernes et les causes en sont multsont entre autres :

  • la faillite de l'éducation parentale,
  • l’abandon de l’éducation religieuse censée inculquer les valeurs morales et spirituelles,
  • L’abandon ou le dénie de l’éducation civique à l’école,
  • La démission des éducateurs qui fuient leur responsabilité sous divers prétextes,
  • la dépravation des mœurs,
  • La démission des chefs investis de pouvoirs qui refusent de les assumer ou qui les exercent avec faiblesse, laxisme et manque d’autorité.

Ces manifestations se traduisent par

  • la perte des valeurs morales telles que la dignité, l’honneur, l’honnêteté et l’intégrité.
  • La révolte ou le refus de l’ordre établi au niveau familial, scolaire, social, et professionnel se traduisent par des actes plus ou moins graves :
  • Tendance à l’agressivité et à la confrontation provoquant des situations conflictuelles, familiales, sociales et professionnelles
  • Luttes, provocations diverses, manifestations  de rue, casses.
  • Rejet de la conscience professionnelle
  • Mépris de l’éthique qui conduisent à toutes les formes de dysfonctionnement et de mauvaise gouvernance que nous réprimons tous  à savoir les détournements de deniers publics, la corruption et la fraude.

Qui sont les coupables ?

Il n'y a aucune différence entre un conducteur fou qui assouvit un fantasme meurtrier en lançant son véhicule dans la foule et un individu fanatisé qui agit de même, au nom d'un principe, d'une idéologie ou d'une religion.
Les victimes sont aussi innocentes dans un cas que dans l'autre, l'assassin aussi imprévisible dans un cas que dans l'autre.
C'est le traitement de l'information qui diffère et, par conséquent, la réaction de la population.
Dans le premier cas, le fatalisme l'emporte. Dans le second c'est l'esprit de vengeance.
Dans le premier, pas de conséquence politique. Dans le second, on veut des coupables et une issue politique.
Et pourtant, dans les deux cas, les coupables sont les mêmes : ceux qui n'ont pas pris les précautions sécuritaires suffisantes en cas de rassemblement en un même endroit et un même moment.
Dans le premier cas, on ne leur reproche rien.
Dans le second, on désigne les coupables. N'importe lesquels.
Dans le premier cas, pas un seul homme politique ne dit mot.
Dans le second, c'est la course à la dénonciation démagogique contre les coupables désignés.
Et, en conclusion, quelle solution ?

  • Sûrement pas un énième procès en incompétence contre un président de la République, fût-il le plus falot de tous ceux que nous ayons connus.
  • Sûrement pas un procès en incompétence contre des services de renseignements, jugés incapables de déjouer les actions folles et imprévisibles d'un individu pourtant pas plus soupçonnable qu'un autre.
  • Sûrement pas une surenchère incohérente et partisane contre des musulmans "à expulser, à parquer en camp de concentration ou à emprisonner", en raison de leur dangerosité supposée.
  • En revanche, que ce soit dans le cas d'un terroriste ou d'un fou, exiger des organisateurs de rassemblements et des autorités qui les autorisent, les dispositions de sécurité, connues et éprouvées par des décennies d'expérience, visant à empêcher tout drame de la nature de celui que nous avons connu. Et cela est valable tant pour des rassemblements de réjouissance que pour des rassemblements militants.

Il n'y a pas là matière à polémique politique. Seulement matière à examiner soigneusement les risques que notre activité sociale fait courir à la société, sans a priori et sans esprit partisan. Et c'est déjà beaucoup.

Yves Marchand
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Et si Thau montrait le chemin... : réactions à l'édito

  Et si Thau montrait le chemin...

Les dirigeants nationaux ne voient plus les signaux émis par le peuple ou bien ne veulent pas en tenir compte. Les tensions ne peuvent donc que croître.

Les syndicats ne sont pas en mesure d’arrêter la marche du temps mais ce n’est pas en refusant le dialogue qu’un gouvernement peut faciliter l’adaptation du système social à son environnement.
L’Europe est une avancée pour la paix mais on ne peut nier les régressions sociales qu'elle apporte sous sa forme actuelle ni son impuissance face aux problèmes des migrants. Ce n’est pas en accusant l’extrême droite de fascisme qu’on peut gommer ces problèmes et rejeter une part importante du pays qui trouve dans le FN une manière d'exprimer son mécontentement ou ses frustrations.

La professionnalisation de la politique ayant bloqué le jeu démocratique, les électeurs n’utilisent leur bulletin de vote que pour sanctionner les sortants. Ceux là qui à peine élus trahissent leurs promesses, savent d’ailleurs à quoi s’en tenir : tous les 5 ans, l’Elysée déploie une activité intense pour recaser le personnel surnuméraire du pouvoir en place.

Si les français n’attendent plus rien des politiciens qui ont colonisé le système, cette situation ne peut durer indéfiniment. La rupture interviendra tôt ou tard. La seule question qui se pose est de savoir quand. Mais alors que faire pour éviter le pire ? Que faire pour que les citoyens retrouvent la maîtrise de leur futur ?

Les politiques doivent humblement reconnaitre leur incapacité à régler les problèmes qui sapent notre société. Ils doivent aussi admettre leur incompétence pour gérer l’entreprise France et laisser faire ceux dont la gestion est le métier. De Gaulle ou Churchill n’étaient pas des contrôleurs de gestion ni des experts-comptables. Les politiques doivent se recentrer sur les projets de société et sur la refonte des règles du jeu. Leur rôle est de fixer le cap au pays, d’être visionnaires et d’écouter le peuple.

Pour sortir de la pensée unique, la liberté d’expression doit être fortement encouragée. Le débat d’idées doit prendre le pas sur la rhétorique. L’information doit être totalement libre et ne pas être un outil de propagande qui au permet au pouvoir de manipuler l’opinion. Elle doit être le moyen qui permet de prendre les bonnes décisions

Le parlement lui même mériterait d’être réformé car il n’est plus représentatif de la réalité socioprofessionnelle du pays. Il gagnerait à être complété par des structures vraiment à l'image de la population en faisant appel au tirage au sort, seul système réellement démocratique.

Le succès de formes alternatives de l’expression populaire comme les pétitions ou les débats organisés sur les réseaux sociaux de l’internet montre bien que la population n’a pas démissionné. Mieux elle aspire à renouveler les pratiques citoyennes.

Confronter des opinions contraires et permettre le dialogue entre les adversaires est la seule voie pour rapprocher les points de vue, réduire les antagonismes et retrouver une cohésion sociale. Faute de quoi les tensions continueront de s’accumuler et à terme, la rupture n'en sera que plus traumatisante.

En 2017 Thau agglomération et la communauté de communes du nord du bassin de Thau doivent fusionner. Nos élus de terrain sont pragmatiques ils sauront sortir des débats de façade qu’on nous sert lors des campagnes électorales nationales, avec des candidats qui récitent leur programme ou leurs promesses à toute question posée.

Au-delà de l’élection du nouveau président de cette grande agglo, nos représentants communautaires sauront-ils dépasser les manœuvres politiciennes et penser avant tout à l’essentiel : l’avancée des idées et des projets au profit du territoire.

La confrontation comme mode d’action politique étant peu productive, sauront ils mettre la participation au cœur du système? Sauront ils impliquer les hommes et les femmes à la construction de leur cadre de vie dans toutes ses dimensions ?

Le pays de Thau et sa culture créative sera-t-il un lieu d’innovation politique avec un système organisé qui permette que toutes les idées constructives des citoyens soient examinées de manière efficace, d’où qu’elles viennent, sans exclusive partisane ni censure ?
Les citoyens sont bien plus inventifs et intelligents que ne le croient nos élites nationales, prouvons-le au plan local.

Jacques Carles

   

Les réactions à l'édito : Et si Thau montrait le chemin


J’avoue ne pas comprendre en quoi le tirage au sort est démocratique. On ne peut quand même pas gérer un pays comme le tirage du Loto !
Certes De Gaulle n’était pas expert-comptable, mais il s’est imposé par ses qualités (qui peuvent être discutées, bien sûr) et n’a pas été tiré au sort. Qu’il faille réformer nos institutions, c’est une certitude, la Vème, les scrutins à deux tours, les fausses majorités dans toutes les assemblées élues (parlementaires, municipales, départementales, régionales) tout cela doit changer. Mais tirer nos représentants au sort… Autant prendre des décisions au 421 !- Daniel Pesch

Sur le tirage au sort pour désigner les représentants du peuple, voir le débat : le tirage au sort pour plus de démocratie

Merci pour cette analyse aussi pertinente de la politique, du moins celle que conçoivent ceux qui ont été élus par le peuple Français. La professionnalisation de la politique a perverti tout ce que nous avaient transmis les grecs lorsqu’ils élaborèrent voici 2500 ans le système de la démocratie.
C’est, il faudrait parfois le rappeler, comme l’a dit Abraham Lincoln « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». On l’a bien oublié et la pensée unique a transformé la liberté d’expression en rébellion.
Que reste-t-il de ce système merveilleux qui désignait par tirage au sort les Archontes athéniens (qui désignaient aussi par tirage au sort les Héliastes) chargés de l’administration de la cité et dont les charges étaient remises en question chaque année. Ce n’est pas notre République Monarchique qui s’en souviendra.
Vous êtes par contre bien optimiste quand au dépassement des manœuvres politiciennes habituelles par les élus de notre territoire quand il s’agira de construire la nouvelle agglomération, produit de la fusion de Thau Agglo (CABT) et de la CCNBT. Jusqu’à ce jour ce n’est pas l’image qu’ils nous ont donné. - Pierre Josse

 

J'ai lu avec attention votre article sur le futur de notre pays, vous définissez non seulement la nécessité d'une nouvelle république et donc d'une nouvelle constitution équilibrée avec un réel pouvoir parlementaire mais aussi de nouvelles gouvernances locales.
Si l'Etat ne peut pas tout, il doit malgré tout assurer les grands équilibres sociaux de notre Nation, l'économie de marché reconnue doit elle aussi être au service de l'économie réelle et ne pas essentiellement axer son activité sur le profit à tout prix et celui de quelques uns.
Vous savez que je mène sur le bassin de Thau avec d'autres des actions autour de la thématique "l'eau bien commun universel, n'est pas une marchandise", vous voyez comment il est difficile de faire tomber les digues et ébranler l'édifice de dizaines d'années de pouvoirs locaux établis quelle que soit la tendance politique des uns et des autres. Nous ouvrons avec nos moyens et les bonnes volontés citoyennes des portes et traçons un chemin, l'issue est peut être dans cette expérience extraordinairement émancipatrice et porteuse d'éducation populaire et surtout fédératrice. - Henri LOISON

Si les dirigeants nationaux ne voient plus les signaux émis par la plus grande partie de leurs concitoyens, c’est peut-être parce qu’ils ne sont pas conscients de la vitesse avec laquelle notre monde évolue ou, s’ils en sont conscients, parce qu’ils pensent que leur rôle est d’en atténuer les effets auprès des populations, dans une sorte de paternalisme infantilisant.
A ceci s’ajoute à la fois la crise de la représentation, bien décrite depuis plusieurs années, et la difficulté de recueillir les avis des citoyens qui, confrontés à leurs inquiétudes, n’ont ni le goût ni le temps d’entreprendre la recherche difficile des informations fiables nécessaires à une appréhension correcte des questions complexes qui se posent en quantité aujourd’hui.
Des organisations ou des personnalités tentent d’aborder le problème. La « toile » peut sans doute permettre de résoudre en partie ce problème de la mise à disposition des informations.
En même temps que cette demande d’informations, s’exprime de manière diffuse le souhait encore vague et imprécis d’être écoutés, sinon entendus, qui pourrait cependant se transformer un jour en exigence car les modalités actuelles de recueil de l’avis des citoyens - par sondages ou par référendum - s’avèrent peu satisfaisantes. Des responsables politiques l’ont senti, proposant par exemple une forme de démocratie « participative » dont les contours restent à préciser.
Mais la tendance croissante à l’individualisme décourage les initiatives collectives d’autant plus que les réseaux sociaux se substituent aux assemblées, risquant cependant de favoriser une expression incontrôlée dont les défauts apparaissent à l’évidence.
Il faut reconnaître que, aussi bien dans le traitement des informations que dans le recueil des avis et des propositions nous manquons d’outils et surtout de savoir-faire.
Il peut sembler vain de vouloir aborder les problèmes collectivement alors qu’il est plus facile, en apparence, à tout un chacun de de choisir de n’avoir pas d’idée, ou, au contraire, de se faire des idées sur tout et n’importe quoi, en fonction de systèmes de valeurs très personnels.
Outre une méfiance de plus en plus grande envers les décideurs, il en résulte une grande ignorance de la complexité des questions importantes, qui amène à des jugements sommaires, des prises de position caricaturales traduisant un scepticisme désabusé. « Tout se vaut (relativisme) ou rien n’a de valeur (nihilisme) ».
L’approche collective présente cependant l’avantage de pouvoir donner à tous les informations adéquates et surtout de permettre l’expression de chacun. Encore faut-il ajuster le niveau de l’information à la capacité d’appréhension du groupe  et élaborer la méthode facilitant l’expression de tous et particulièrement de ceux qui n’ont  pas l’habitude de s’exprimer devant un groupe, par pudeur, par timidité ou par crainte d’être mis en difficulté.
Dans cet esprit, on peut imaginer des sortes « d’instances de réflexion » (coopératives ? participatives ?) dont l’intérêt pourrait être, outre le travail sur un sujet donné, d’élaborer une méthodologie réutilisable par d’autres, en d’autres lieux.
Elles seraient destinées à sensibiliser sur de grandes questions souvent à peine entrevues par le grand public et surtout sur leurs conséquences prévisibles sur la vie de tous les jours leur plus grand intérêt étant de pouvoir recueillir des avis argumentés.
Mais qui peut prendre de telles initiatives, sans risquer de se faire soupçonner de manipulation ou d’embrigadement ? Qui peut affirmer pouvoir conduire ce genre d’opération en toute objectivité ? Comment y attirer ceux à qui cela serait le plus nécessaire ?
Ces questions étant posées, resterait à définir les sujets à aborder et le fonctionnement interne, dans le plus grand respect de la parole de chacun des participants, dans la mesure où chacun devrait pouvoir conduire ses démonstrations en toute liberté, ne cherchant cependant ni à convaincre à tout prix ni à déclencher des polémiques.-  - Maurice Bouchard

 

Je vous cite : "Le parlement lui même mériterait d’être réformé car il n’est plus représentatif de la réalité socioprofessionnelle du pays. Il gagnerait à être complété par des structures vraiment à l'image de la population en faisant appel au tirage au sort, seul système réellement démocratique."
J’avoue ne pas comprendre en quoi le tirage au sort est démocratique. On ne peut quand même pas gérer un pays comme le tirage du Loto !
Certes De Gaulle n’était pas expert-comptable, mais il s’est imposé par ses qualités (qui peuvent être discutées, bien sûr) et n’a pas été tiré au sort. Qu’il faille réformer nos institutions, c’est une certitude, la Vème, les scrutins à deux tours, les fausses majorités dans toutes les assemblées élues (parlementaires, municipales, départementales, régionales) tout cela doit changer. Mais tirer nos représentants au sort… Autant prendre des décisions au 421 ! - Daniel Pesch

N.D.L.R. : sur le débat de la désignation des représentants du peuple par tirage au sort : voir un précédent édito et les commentaires qu'il a suscité : "Le tirage au sort pour plus de démocratie?)

Bonnes paroles certes, mais petite erreur fatale : la France n'est pas une entreprise que des " experts " pourraient gérer en " bon père de famille " ! C'est une formation sociale, historique et culturelle.
Quels sont ces experts, qui les choisira, quelles sanctions en cas d'erreur ? cf. Le nucléaire, les pollutions, les inondations...
Au niveau économique la France est une société de classes antagonistes. D'un côté les propriétaires des moyens de production, sol, machines, brevets. Et de l'autre la masse des " employés ", 85% de la population. Leurs intérêts sont contradictoires : c'est le partage de la valeur créée par le travail entre les propriétaires et les travailleurs.
Désolé de devoir répéter ces banalités de base. C'est la dernière fois que je le fais.
Le système électoral ne rend pas compte de cette donnée fondamentale. C'est l'argent, la corruption, la maîtrise des médias, les fausses promesses qui déterminent le résultat. Et l'écoeurement des électeurs floués conduit inexorablement à l'abstention et à la violence. Voilà le fond du problème.
Une seule solution, l'autogestion généralisée. - Christian DURAND

Autogestion mon amour...

de Christian Durand (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

  1. l'Autogestion désigne la gestion directe d'un groupe humain par les membres de ce groupe. C'est la forme élémentaire de la démocratie.
  2. les décisions sont prises par l'Assemblée Générale, composée de tous les membres du groupe. C'est le Conseil de base ou le Comité Local.
  3. l'Assemblée Générale nomme et révoque des délégués pour des taches précises.
  4. les délégués des conseils locaux se constituent en un conseil concernant un groupe plus vaste : conseil départemental, régional, national, international (...intergalactique dans le cas du Chiapas).
  5. l'ensemble constitue la Pyramide des Conseils où tous les niveaux obéissent aux mêmes principes : assemblée générale fréquente et souveraine, démocratie directe et délégation avec mandat et compte-rendu impératifs.

Cette forme d'organisation remonte à la plus haute antiquité. Elle a été petit à petit remplacée par des formes politiques autoritaires : aristocratie, monarchie, ploutocratie, centralisme démocratique, dictatures militaires (généralisées en Afrique). Elle ne survit que dans des petits groupes autonomes (anarchistes, communaut
és religieuses, Nuit Debout... ).
La révolution industrielle du dix-neuvième siècle a encouragé le développement du suffrage universel (sans les femmes) et de la démocratie bourgeoise représentative - les délégués (députés, sénateurs) sont élus pour une longue durée (cinq ans, neuf ans et parfois même à vie) sans mandat impératif, sans possibilité de révocation, sans obligation de rendre compte, avec des avantages matériels considérables.
On en connait les conséquences : corruption, délinquance, enrichissement, impunité... et développement de l'abstention par écœurement (50% aux Etats-Unis, 40% aux élections européennes).
Ces travers ont gagné les partis, les syndicats, les mutuelles constitués originellement sur un mode associatif. Les associations de type 1901 se rapprochent du mode autogestionnaire. Mais il y est souvent perverti par le culte de la personnalité, l'opacité financière, la corruption, le non-renouvellement des dirigeants, la manipulation des AG.
Dans la lutte des classes contre un adversaire puissant et centralisé, l'autogestion des luttes est particulièrement efficace. On lui doit nos principales victoires récentes :

  • Mai 68 : pas de grand chef, pas de quartier général, pas de bible, pas de gourou. De multiples initiatives décentralisées et spontanées. Il a fallu la collusion du pouvoir d'état et des organisations politiques et syndicales centralisées pour y mettre fin.
  • Lip : assemblée générale décisionnelle en accord avec le syndicat majoritaire. Victoire relative.
  • Larzac : assemblée générale des paysans concernés. Vaste soutien. Victoire totale.
  • Luttes étudiantes : comités de lutte/grève, coordinations régionales et nationales.
  • Chiapas : assemblée des communautés indigènes, soutien intergalactique. Victoire.
  • Non au TCE : comités 29mai, réseaux internet. Divine surprise : 54% ! - Campagne Bové : cuals, réseau, initiative locale, meetings décentralisés : 500 000 !
  • Européennes 2009 : 60% d'abstentions... et 10% de votes inutiles !
  • Antinucléaire, antigaz de schiste, anti OGM = autogérés (et infiltrés...) !
  • Nuit Debout 2016 : spontané, 200 sites de 50 (Sète) à 5000 (place de la Res Publica à Paris, en passant par 500 (Montpellier, Toulouse...), bordélique, éphémère, tonique, réprimé...

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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