courrier des lecteurs

Unité nationale

Que les choses soient claires : Il ne suffit pas d'invoquer l'unité nationale pour qu'elle se réalise. C'est un vœu pieu, comme tant d'autres, qui n'a aucune chance de prospérer si personne ne fait ce qu'il faut pour y parvenir.
Et pourtant, c'est vrai, l'unité nationale est en danger. Je ne l'ai jamais vu aussi proche de se rompre.
La faute à qui ?
D'abord, bien sûr et avant tous, à l'Etat Islamique. C'est d'ailleurs son objectif. Mais c'est notre ennemi. Notre ennemi à tous. On ne fait pas la guerre contre un ennemi commun en se divisant.
Et cela est valable pour tous ceux qui ont en charge de servir de repère aux "troupes".
C'est aussi la faute du gouvernement qui, à force de nous servir un discours lénifiant, exaspère une opinion publique au bord de la crise de nerfs. L'incantation à l'unité nationale, sans l'action qui doit en résulter, c'est lui.
C'est la faute à tous les leaders de partis politiques qui, d'une manière ou d'une autre, utilisent la haine que l'ennemi nous porte, pour tenter de rallier des électeurs. Et cela c'est la faute des primaires stupides qui n'ont pas été organisées pour l'expression démocratique mais pour régler "entre soi" des problèmes de prééminences de seconds couteaux entre eux.
Et bien sûr, n'en déplaise à mes amis qui à longueurs de déclarations, de reprises de discours aussi excessifs que haineux, favorisent les thèses qu'il ressasse depuis des décennies, c'est la faute du Front national qui exploite comme seul le Poujadisme avait su le faire en son temps, l'expression des exaspérations d'une population plus encline à hurler qu'à réfléchir.
Si les problèmes à régler étaient simples, ils auraient évidemment été réglés, et depuis longtemps. C'est parce qu'ils sont compliqués qu'ils ne le sont pas et que personne, avec ses propres recettes-miracles, ne peut les régler. C'est une vision commune d'une société que nous devons défendre ensemble qui constitue l'arme de l'unité nationale. Pour cela il ne nous faut ni un charlatan, ni un "Bisounours" mais un porte-voix charismatique (nous attendons les candidats) et une population raisonnable.
L'unité Nationale est une force à condition que le peuple ressente son besoin. Sinon, le délitement guette cette population qui sombrera dans la guerre civile "grâce" aux vigiles spontanés qui prétendent aller en guerre mais qui veulent en fait régler des comptes et relancer la mode des ratonades. Ce n'est pas cela que la France demande mais c'est cela qui l'attend si elle ne fait pas rapidement un retour sur elle-même.
Vous tous qui vous croyez plus forts en hurlant avec les loups, craignez l'avenir que vous vous fabriquez !
La balle n'est pas que dans le camp des leaders politiques, elle est aussi dans le nôtre.

Yves Marchand

Les manifestations de l’incivisme

par Valérie Campion (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

L’incivisme gagne de plus en plus de terrain dans la mesure où les parents ont démissionné de leurs rôles d’éducateurs.  D'autre part,  il y a une culture de l’excuse empêchant de sanctionner les agissements de certains citoyens (ce n’est pas grave).

Les manifestations sont multiples :

  • Combien de personnes parmi nous respectent la queue dans un service public ou un lieu quelconque ?
  • Combien de bus saccagés par les étudiants ?
  • Combien de vies abrégées à cause de « chauffards »
  • Combien de murs transformés en urinoirs ?
  • Combien de déjections de chiens devant les portes des voisins ?
  • Combien de mégots de cigarettes, dans les rues, dans les jardins publics, sur la plage ?
  • Combien d' élèves menacent et font preuve d’insolence verbales et gestuelles à l’encontre de leurs professeurs ?
  • Combien de sachets ou bouteilles plastiques sont jetés par terre alors que les corbeilles sont tout près  ?
  • Combien de graffitis sur les façades ?
  • Combien de décharges sauvages ?
  • Combien de ministres, directeurs de société qui sont sensés nous diriger sont auteurs d’insultes à la télévision ?

L’incivisme est la gangrène des temps modernes et les causes en sont multsont entre autres :

  • la faillite de l'éducation parentale,
  • l’abandon de l’éducation religieuse censée inculquer les valeurs morales et spirituelles,
  • L’abandon ou le dénie de l’éducation civique à l’école,
  • La démission des éducateurs qui fuient leur responsabilité sous divers prétextes,
  • la dépravation des mœurs,
  • La démission des chefs investis de pouvoirs qui refusent de les assumer ou qui les exercent avec faiblesse, laxisme et manque d’autorité.

Ces manifestations se traduisent par

  • la perte des valeurs morales telles que la dignité, l’honneur, l’honnêteté et l’intégrité.
  • La révolte ou le refus de l’ordre établi au niveau familial, scolaire, social, et professionnel se traduisent par des actes plus ou moins graves :
  • Tendance à l’agressivité et à la confrontation provoquant des situations conflictuelles, familiales, sociales et professionnelles
  • Luttes, provocations diverses, manifestations  de rue, casses.
  • Rejet de la conscience professionnelle
  • Mépris de l’éthique qui conduisent à toutes les formes de dysfonctionnement et de mauvaise gouvernance que nous réprimons tous  à savoir les détournements de deniers publics, la corruption et la fraude.

Qui sont les coupables ?

Il n'y a aucune différence entre un conducteur fou qui assouvit un fantasme meurtrier en lançant son véhicule dans la foule et un individu fanatisé qui agit de même, au nom d'un principe, d'une idéologie ou d'une religion.
Les victimes sont aussi innocentes dans un cas que dans l'autre, l'assassin aussi imprévisible dans un cas que dans l'autre.
C'est le traitement de l'information qui diffère et, par conséquent, la réaction de la population.
Dans le premier cas, le fatalisme l'emporte. Dans le second c'est l'esprit de vengeance.
Dans le premier, pas de conséquence politique. Dans le second, on veut des coupables et une issue politique.
Et pourtant, dans les deux cas, les coupables sont les mêmes : ceux qui n'ont pas pris les précautions sécuritaires suffisantes en cas de rassemblement en un même endroit et un même moment.
Dans le premier cas, on ne leur reproche rien.
Dans le second, on désigne les coupables. N'importe lesquels.
Dans le premier cas, pas un seul homme politique ne dit mot.
Dans le second, c'est la course à la dénonciation démagogique contre les coupables désignés.
Et, en conclusion, quelle solution ?

  • Sûrement pas un énième procès en incompétence contre un président de la République, fût-il le plus falot de tous ceux que nous ayons connus.
  • Sûrement pas un procès en incompétence contre des services de renseignements, jugés incapables de déjouer les actions folles et imprévisibles d'un individu pourtant pas plus soupçonnable qu'un autre.
  • Sûrement pas une surenchère incohérente et partisane contre des musulmans "à expulser, à parquer en camp de concentration ou à emprisonner", en raison de leur dangerosité supposée.
  • En revanche, que ce soit dans le cas d'un terroriste ou d'un fou, exiger des organisateurs de rassemblements et des autorités qui les autorisent, les dispositions de sécurité, connues et éprouvées par des décennies d'expérience, visant à empêcher tout drame de la nature de celui que nous avons connu. Et cela est valable tant pour des rassemblements de réjouissance que pour des rassemblements militants.

Il n'y a pas là matière à polémique politique. Seulement matière à examiner soigneusement les risques que notre activité sociale fait courir à la société, sans a priori et sans esprit partisan. Et c'est déjà beaucoup.

Yves Marchand
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Et si Thau montrait le chemin... : réactions à l'édito

  Et si Thau montrait le chemin...

Les dirigeants nationaux ne voient plus les signaux émis par le peuple ou bien ne veulent pas en tenir compte. Les tensions ne peuvent donc que croître.

Les syndicats ne sont pas en mesure d’arrêter la marche du temps mais ce n’est pas en refusant le dialogue qu’un gouvernement peut faciliter l’adaptation du système social à son environnement.
L’Europe est une avancée pour la paix mais on ne peut nier les régressions sociales qu'elle apporte sous sa forme actuelle ni son impuissance face aux problèmes des migrants. Ce n’est pas en accusant l’extrême droite de fascisme qu’on peut gommer ces problèmes et rejeter une part importante du pays qui trouve dans le FN une manière d'exprimer son mécontentement ou ses frustrations.

La professionnalisation de la politique ayant bloqué le jeu démocratique, les électeurs n’utilisent leur bulletin de vote que pour sanctionner les sortants. Ceux là qui à peine élus trahissent leurs promesses, savent d’ailleurs à quoi s’en tenir : tous les 5 ans, l’Elysée déploie une activité intense pour recaser le personnel surnuméraire du pouvoir en place.

Si les français n’attendent plus rien des politiciens qui ont colonisé le système, cette situation ne peut durer indéfiniment. La rupture interviendra tôt ou tard. La seule question qui se pose est de savoir quand. Mais alors que faire pour éviter le pire ? Que faire pour que les citoyens retrouvent la maîtrise de leur futur ?

Les politiques doivent humblement reconnaitre leur incapacité à régler les problèmes qui sapent notre société. Ils doivent aussi admettre leur incompétence pour gérer l’entreprise France et laisser faire ceux dont la gestion est le métier. De Gaulle ou Churchill n’étaient pas des contrôleurs de gestion ni des experts-comptables. Les politiques doivent se recentrer sur les projets de société et sur la refonte des règles du jeu. Leur rôle est de fixer le cap au pays, d’être visionnaires et d’écouter le peuple.

Pour sortir de la pensée unique, la liberté d’expression doit être fortement encouragée. Le débat d’idées doit prendre le pas sur la rhétorique. L’information doit être totalement libre et ne pas être un outil de propagande qui au permet au pouvoir de manipuler l’opinion. Elle doit être le moyen qui permet de prendre les bonnes décisions

Le parlement lui même mériterait d’être réformé car il n’est plus représentatif de la réalité socioprofessionnelle du pays. Il gagnerait à être complété par des structures vraiment à l'image de la population en faisant appel au tirage au sort, seul système réellement démocratique.

Le succès de formes alternatives de l’expression populaire comme les pétitions ou les débats organisés sur les réseaux sociaux de l’internet montre bien que la population n’a pas démissionné. Mieux elle aspire à renouveler les pratiques citoyennes.

Confronter des opinions contraires et permettre le dialogue entre les adversaires est la seule voie pour rapprocher les points de vue, réduire les antagonismes et retrouver une cohésion sociale. Faute de quoi les tensions continueront de s’accumuler et à terme, la rupture n'en sera que plus traumatisante.

En 2017 Thau agglomération et la communauté de communes du nord du bassin de Thau doivent fusionner. Nos élus de terrain sont pragmatiques ils sauront sortir des débats de façade qu’on nous sert lors des campagnes électorales nationales, avec des candidats qui récitent leur programme ou leurs promesses à toute question posée.

Au-delà de l’élection du nouveau président de cette grande agglo, nos représentants communautaires sauront-ils dépasser les manœuvres politiciennes et penser avant tout à l’essentiel : l’avancée des idées et des projets au profit du territoire.

La confrontation comme mode d’action politique étant peu productive, sauront ils mettre la participation au cœur du système? Sauront ils impliquer les hommes et les femmes à la construction de leur cadre de vie dans toutes ses dimensions ?

Le pays de Thau et sa culture créative sera-t-il un lieu d’innovation politique avec un système organisé qui permette que toutes les idées constructives des citoyens soient examinées de manière efficace, d’où qu’elles viennent, sans exclusive partisane ni censure ?
Les citoyens sont bien plus inventifs et intelligents que ne le croient nos élites nationales, prouvons-le au plan local.

Jacques Carles

   

Les réactions à l'édito : Et si Thau montrait le chemin


J’avoue ne pas comprendre en quoi le tirage au sort est démocratique. On ne peut quand même pas gérer un pays comme le tirage du Loto !
Certes De Gaulle n’était pas expert-comptable, mais il s’est imposé par ses qualités (qui peuvent être discutées, bien sûr) et n’a pas été tiré au sort. Qu’il faille réformer nos institutions, c’est une certitude, la Vème, les scrutins à deux tours, les fausses majorités dans toutes les assemblées élues (parlementaires, municipales, départementales, régionales) tout cela doit changer. Mais tirer nos représentants au sort… Autant prendre des décisions au 421 !- Daniel Pesch

Sur le tirage au sort pour désigner les représentants du peuple, voir le débat : le tirage au sort pour plus de démocratie

Merci pour cette analyse aussi pertinente de la politique, du moins celle que conçoivent ceux qui ont été élus par le peuple Français. La professionnalisation de la politique a perverti tout ce que nous avaient transmis les grecs lorsqu’ils élaborèrent voici 2500 ans le système de la démocratie.
C’est, il faudrait parfois le rappeler, comme l’a dit Abraham Lincoln « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». On l’a bien oublié et la pensée unique a transformé la liberté d’expression en rébellion.
Que reste-t-il de ce système merveilleux qui désignait par tirage au sort les Archontes athéniens (qui désignaient aussi par tirage au sort les Héliastes) chargés de l’administration de la cité et dont les charges étaient remises en question chaque année. Ce n’est pas notre République Monarchique qui s’en souviendra.
Vous êtes par contre bien optimiste quand au dépassement des manœuvres politiciennes habituelles par les élus de notre territoire quand il s’agira de construire la nouvelle agglomération, produit de la fusion de Thau Agglo (CABT) et de la CCNBT. Jusqu’à ce jour ce n’est pas l’image qu’ils nous ont donné. - Pierre Josse

 

J'ai lu avec attention votre article sur le futur de notre pays, vous définissez non seulement la nécessité d'une nouvelle république et donc d'une nouvelle constitution équilibrée avec un réel pouvoir parlementaire mais aussi de nouvelles gouvernances locales.
Si l'Etat ne peut pas tout, il doit malgré tout assurer les grands équilibres sociaux de notre Nation, l'économie de marché reconnue doit elle aussi être au service de l'économie réelle et ne pas essentiellement axer son activité sur le profit à tout prix et celui de quelques uns.
Vous savez que je mène sur le bassin de Thau avec d'autres des actions autour de la thématique "l'eau bien commun universel, n'est pas une marchandise", vous voyez comment il est difficile de faire tomber les digues et ébranler l'édifice de dizaines d'années de pouvoirs locaux établis quelle que soit la tendance politique des uns et des autres. Nous ouvrons avec nos moyens et les bonnes volontés citoyennes des portes et traçons un chemin, l'issue est peut être dans cette expérience extraordinairement émancipatrice et porteuse d'éducation populaire et surtout fédératrice. - Henri LOISON

Si les dirigeants nationaux ne voient plus les signaux émis par la plus grande partie de leurs concitoyens, c’est peut-être parce qu’ils ne sont pas conscients de la vitesse avec laquelle notre monde évolue ou, s’ils en sont conscients, parce qu’ils pensent que leur rôle est d’en atténuer les effets auprès des populations, dans une sorte de paternalisme infantilisant.
A ceci s’ajoute à la fois la crise de la représentation, bien décrite depuis plusieurs années, et la difficulté de recueillir les avis des citoyens qui, confrontés à leurs inquiétudes, n’ont ni le goût ni le temps d’entreprendre la recherche difficile des informations fiables nécessaires à une appréhension correcte des questions complexes qui se posent en quantité aujourd’hui.
Des organisations ou des personnalités tentent d’aborder le problème. La « toile » peut sans doute permettre de résoudre en partie ce problème de la mise à disposition des informations.
En même temps que cette demande d’informations, s’exprime de manière diffuse le souhait encore vague et imprécis d’être écoutés, sinon entendus, qui pourrait cependant se transformer un jour en exigence car les modalités actuelles de recueil de l’avis des citoyens - par sondages ou par référendum - s’avèrent peu satisfaisantes. Des responsables politiques l’ont senti, proposant par exemple une forme de démocratie « participative » dont les contours restent à préciser.
Mais la tendance croissante à l’individualisme décourage les initiatives collectives d’autant plus que les réseaux sociaux se substituent aux assemblées, risquant cependant de favoriser une expression incontrôlée dont les défauts apparaissent à l’évidence.
Il faut reconnaître que, aussi bien dans le traitement des informations que dans le recueil des avis et des propositions nous manquons d’outils et surtout de savoir-faire.
Il peut sembler vain de vouloir aborder les problèmes collectivement alors qu’il est plus facile, en apparence, à tout un chacun de de choisir de n’avoir pas d’idée, ou, au contraire, de se faire des idées sur tout et n’importe quoi, en fonction de systèmes de valeurs très personnels.
Outre une méfiance de plus en plus grande envers les décideurs, il en résulte une grande ignorance de la complexité des questions importantes, qui amène à des jugements sommaires, des prises de position caricaturales traduisant un scepticisme désabusé. « Tout se vaut (relativisme) ou rien n’a de valeur (nihilisme) ».
L’approche collective présente cependant l’avantage de pouvoir donner à tous les informations adéquates et surtout de permettre l’expression de chacun. Encore faut-il ajuster le niveau de l’information à la capacité d’appréhension du groupe  et élaborer la méthode facilitant l’expression de tous et particulièrement de ceux qui n’ont  pas l’habitude de s’exprimer devant un groupe, par pudeur, par timidité ou par crainte d’être mis en difficulté.
Dans cet esprit, on peut imaginer des sortes « d’instances de réflexion » (coopératives ? participatives ?) dont l’intérêt pourrait être, outre le travail sur un sujet donné, d’élaborer une méthodologie réutilisable par d’autres, en d’autres lieux.
Elles seraient destinées à sensibiliser sur de grandes questions souvent à peine entrevues par le grand public et surtout sur leurs conséquences prévisibles sur la vie de tous les jours leur plus grand intérêt étant de pouvoir recueillir des avis argumentés.
Mais qui peut prendre de telles initiatives, sans risquer de se faire soupçonner de manipulation ou d’embrigadement ? Qui peut affirmer pouvoir conduire ce genre d’opération en toute objectivité ? Comment y attirer ceux à qui cela serait le plus nécessaire ?
Ces questions étant posées, resterait à définir les sujets à aborder et le fonctionnement interne, dans le plus grand respect de la parole de chacun des participants, dans la mesure où chacun devrait pouvoir conduire ses démonstrations en toute liberté, ne cherchant cependant ni à convaincre à tout prix ni à déclencher des polémiques.-  - Maurice Bouchard

 

Je vous cite : "Le parlement lui même mériterait d’être réformé car il n’est plus représentatif de la réalité socioprofessionnelle du pays. Il gagnerait à être complété par des structures vraiment à l'image de la population en faisant appel au tirage au sort, seul système réellement démocratique."
J’avoue ne pas comprendre en quoi le tirage au sort est démocratique. On ne peut quand même pas gérer un pays comme le tirage du Loto !
Certes De Gaulle n’était pas expert-comptable, mais il s’est imposé par ses qualités (qui peuvent être discutées, bien sûr) et n’a pas été tiré au sort. Qu’il faille réformer nos institutions, c’est une certitude, la Vème, les scrutins à deux tours, les fausses majorités dans toutes les assemblées élues (parlementaires, municipales, départementales, régionales) tout cela doit changer. Mais tirer nos représentants au sort… Autant prendre des décisions au 421 ! - Daniel Pesch

N.D.L.R. : sur le débat de la désignation des représentants du peuple par tirage au sort : voir un précédent édito et les commentaires qu'il a suscité : "Le tirage au sort pour plus de démocratie?)

Bonnes paroles certes, mais petite erreur fatale : la France n'est pas une entreprise que des " experts " pourraient gérer en " bon père de famille " ! C'est une formation sociale, historique et culturelle.
Quels sont ces experts, qui les choisira, quelles sanctions en cas d'erreur ? cf. Le nucléaire, les pollutions, les inondations...
Au niveau économique la France est une société de classes antagonistes. D'un côté les propriétaires des moyens de production, sol, machines, brevets. Et de l'autre la masse des " employés ", 85% de la population. Leurs intérêts sont contradictoires : c'est le partage de la valeur créée par le travail entre les propriétaires et les travailleurs.
Désolé de devoir répéter ces banalités de base. C'est la dernière fois que je le fais.
Le système électoral ne rend pas compte de cette donnée fondamentale. C'est l'argent, la corruption, la maîtrise des médias, les fausses promesses qui déterminent le résultat. Et l'écoeurement des électeurs floués conduit inexorablement à l'abstention et à la violence. Voilà le fond du problème.
Une seule solution, l'autogestion généralisée. - Christian DURAND

Autogestion mon amour...

de Christian Durand (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

  1. l'Autogestion désigne la gestion directe d'un groupe humain par les membres de ce groupe. C'est la forme élémentaire de la démocratie.
  2. les décisions sont prises par l'Assemblée Générale, composée de tous les membres du groupe. C'est le Conseil de base ou le Comité Local.
  3. l'Assemblée Générale nomme et révoque des délégués pour des taches précises.
  4. les délégués des conseils locaux se constituent en un conseil concernant un groupe plus vaste : conseil départemental, régional, national, international (...intergalactique dans le cas du Chiapas).
  5. l'ensemble constitue la Pyramide des Conseils où tous les niveaux obéissent aux mêmes principes : assemblée générale fréquente et souveraine, démocratie directe et délégation avec mandat et compte-rendu impératifs.

Cette forme d'organisation remonte à la plus haute antiquité. Elle a été petit à petit remplacée par des formes politiques autoritaires : aristocratie, monarchie, ploutocratie, centralisme démocratique, dictatures militaires (généralisées en Afrique). Elle ne survit que dans des petits groupes autonomes (anarchistes, communaut
és religieuses, Nuit Debout... ).
La révolution industrielle du dix-neuvième siècle a encouragé le développement du suffrage universel (sans les femmes) et de la démocratie bourgeoise représentative - les délégués (députés, sénateurs) sont élus pour une longue durée (cinq ans, neuf ans et parfois même à vie) sans mandat impératif, sans possibilité de révocation, sans obligation de rendre compte, avec des avantages matériels considérables.
On en connait les conséquences : corruption, délinquance, enrichissement, impunité... et développement de l'abstention par écœurement (50% aux Etats-Unis, 40% aux élections européennes).
Ces travers ont gagné les partis, les syndicats, les mutuelles constitués originellement sur un mode associatif. Les associations de type 1901 se rapprochent du mode autogestionnaire. Mais il y est souvent perverti par le culte de la personnalité, l'opacité financière, la corruption, le non-renouvellement des dirigeants, la manipulation des AG.
Dans la lutte des classes contre un adversaire puissant et centralisé, l'autogestion des luttes est particulièrement efficace. On lui doit nos principales victoires récentes :

  • Mai 68 : pas de grand chef, pas de quartier général, pas de bible, pas de gourou. De multiples initiatives décentralisées et spontanées. Il a fallu la collusion du pouvoir d'état et des organisations politiques et syndicales centralisées pour y mettre fin.
  • Lip : assemblée générale décisionnelle en accord avec le syndicat majoritaire. Victoire relative.
  • Larzac : assemblée générale des paysans concernés. Vaste soutien. Victoire totale.
  • Luttes étudiantes : comités de lutte/grève, coordinations régionales et nationales.
  • Chiapas : assemblée des communautés indigènes, soutien intergalactique. Victoire.
  • Non au TCE : comités 29mai, réseaux internet. Divine surprise : 54% ! - Campagne Bové : cuals, réseau, initiative locale, meetings décentralisés : 500 000 !
  • Européennes 2009 : 60% d'abstentions... et 10% de votes inutiles !
  • Antinucléaire, antigaz de schiste, anti OGM = autogérés (et infiltrés...) !
  • Nuit Debout 2016 : spontané, 200 sites de 50 (Sète) à 5000 (place de la Res Publica à Paris, en passant par 500 (Montpellier, Toulouse...), bordélique, éphémère, tonique, réprimé...

Faux-fuyant

Il est confortable, quand on en est dépourvu, de vanter le courage des autres. N’est-ce pas le moyen de s’offrir à bon compte l’image de grandeur qui nous ferait tant défaut ?
Aller à la rencontre du passé, organiser des marches et des défilés, honorer l’attitude glorieuse de l’un de ses prédécesseurs, dispenserait de faire montre des mêmes qualités !
Il suffit en définitive de parler du courage des autres pour sembler courageux. Il en est ainsi au plus haut niveau de l’Etat où la mode est de suivre le parcours d’un héros pour tenter de se faire passer, sinon pour son semblable, du moins pour son disciple.
François Hollande excelle dans l’exercice.
A croire que se recueillir sur la tombe du Général de Gaulle à Colombey-les-deux-Eglises, apporterait ce « je ne sais quoi » de supplément d’âme, capable de façonner un Président normal (avec l’indulgence du jury) en Homme d’Etat ; qu’aller faire un discours dans la cité de Jaurès apporterait à la tiédeur d’un discours ânonnant, les envolées lyriques d’un tribun de talent et que célébrer la mémoire de Léon Blum apporterait à un amateur de l’almanach Vermot, la dimension d’un Normalien.
François Hollande, même s’il en est devenu le modèle incontesté, n’est pas le seul à endosser ce rôle de « Mime Marceau » du courage et de la grandeur.
Les événements dramatiques liés au terrorisme vécus par notre pays depuis deux décennies ont banalisé cette posture de faussaire. Les médias l’ont encouragée afin d’offrir à des téléspectateurs avides de spectacles compassionnels, une façon d’élever la médiocrité au rang d’hommage admiratif. Ainsi se confondent dans une seule image les grands acteurs du passé (qui n’ont évidemment plus leur mot à dire) et les comédiens de circonstance (qui usurpent la position de ceux qu’ils font semblant de vénérer).
Il en est de même lorsque nous prétendons, en défilant sous des pancartes clamant des slogans généreux, patriotes ou solidaires, perpétuer l’action d’hommes et de femmes qui ont payé de leur vie l’affirmation de leurs convictions et de leur engagement.
Et déclarer après un attentat que « jamais les terroristes ne nous feront reculer et ne nous empêcheront de mener la vie que nous avons décidé de mener » est une piètre et ridicule rodomontade.
Car chacun s’aperçoit bien que les destinations de vacances évitent les pays à risques, que la France elle-même reste marquée du sceau du terrorisme islamiste et que, chez nous, les sorties en ville, la peur aidant, suscitent de moins en moins d’attrait.
Alors, nous faisons les malins en groupe lorsqu’il n’y a aucun risque et nous restons chez nous lorsque nous avons peur. Rien au demeurant de plus normal. Ce n’est pas la lâcheté qui doit être combattue. Elle est inhérente à la nature humaine. C’est la prétention de passer pour courageux. L’épisode du « Je suis Charlie » en est la meilleure illustration. *1
Ce qui est choquant dans l’attitude de la France, entraînée en cela par la plus haute personnalité de l’Etat, c’est son hypocrisie face à une situation qu’elle ne maîtrise pas, qui la dépasse et qui la terrorise.
Dans les circonstances qui sont devenues le quotidien de tous nos compatriotes, le remède n’est sûrement pas de faire semblant d’être un autre en tentant d’endosser une personnalité que l’on serait d’ailleurs bien incapable d’être, ni de lancer des anathèmes aussi incohérents qu’injustifiés contre des boucs émissaires.
Il est en revanche de prendre conscience que c’est à chacun de nous, personnellement, de décider de ce qu’il veut faire pour que la société dans laquelle nous vivons et dont la composition mixte et métissée ne changera pas, puisse continuer à progresser collectivement dans une harmonie acceptable.
Il faut, pour cela s’en remettre à nos lois et à nos coutumes, sans compromission et sans exception et les imposer à ceux qui se réclament de la France.
Et ce n’est sûrement pas en imputant sans cesse la faute à un autre : l’immigré, l’Europe ou l’Amérique, que nous corrigerons nos erreurs du passé et que nous vaincrons nos lâchetés d’aujourd’hui.

Yves Marchand
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 1*« Le Puzzle de Laure ou Les chemins du courage et de la Liberté » Editions de la Mouette 2016

Le pollueur est le payeur

A propos de la pétition pour la dépollution totale du site de l'ancienne Mobil
de Léon Meynet

Parallèlement à l'état, il faut s'organiser en comité citoyens/nnes pour forcer la main à l'Etat et à Exxon-Mobil. Tous les habitants/es du bassin sont concernés. Il faut partir du principe que le pollueur est le payeur et qu'il ne doit pas en être autrement. Peut-être que Sébastien Denaja pourrait soutenir notre démarche même s'il ne s'est pas toujours illustré dans des votes décisifs et progressistes à l'Assemblée Nationale (voir dernière circulaire de François Ruffin, le créateur du journal FAKIR, auteur du très bon documentaire Merci Patron).
Il faut prendre à titre de référence le combat que le canton du Jura Suisse et de ses habitants proches concernés par l'enfouissement de déchets pharma des toutes grandes sociétés de la chimie bâloise (Hoffmann La Roche, Sandoz, Novartis,....) dans la commune de Bonfols. Après un long bras de fer, les pollueurs ont accepté d'entreprendre les nettoyages complets des lieux qui va leur revenir à quelques 400 millions de francs suisses. Ils/elles nous ont fait la démonstration que c'était possible. Pourquoi pas à Frontignan.
A ce sujet, lire l'article : Jura: Bonfol, après les scandales, une décharge symbole 

de Serge Gracia
Je réagis au commentaire très pertinent de Léon Meynet pour préciser que le député de Frontignan est Christian Assaf et non Sébastien Denaja. Mais je comprends ce lapsus : le député Assaf brille par son absence et son inaction, le député Denaja est en effet bien plus dynamique et pourrait faire œuvre utile.

Faire du Languedoc un paradis pour les cyclistes

Why not start a strong moove towards making Languedoc a cycling paradise? The main reason why we chose Languedoc and not Cote d'Azur is that cars have not yet overtaken the landscape completely although Sete is starting to be jammed. Get the best French infrastructure futurists involved and make something really wonderful.

Pourquoi ne pas enclencher un processus fort pour faire du Languedoc un paradis pour les cyclistes. La principale raison qui nous a conduit a choisir le Languedoc et non la Côte d'Azur est que la voiture n'y a pas encore totalement envahi le paysage même si Sète commence à connaître les bouchons. Mettez au travail les meilleurs spécialistes français pour créer une infrastructure vraiment sensationnelle.

Tommy Söderström, MD PhD
Stockholm and Sete

Effervescence au poullailler

Du haut de son perchoir, Hyppolite le coq régnait sur douze poules. Crète écarlate et ergots acérés, plumage arc-en-ciel et jabot triomphant, queue en panache et ramage éclatant, il dominait la chambrée en veillant au bon ordre du gynécée.
Il n’acceptait les caquètements de sa cour que s’il y décelait un hommage à sa magnificence. Lorsqu’elles s’aventuraient près de lui, en respectant les limites qu’imposaient la décence du groupe et le maître des lieux, et bien qu’il s’appliquât à ne rien perdre de leur conversation, il restait néanmoins à jeun d’informations.
Hyppolite n’entendait rien au langage des poules. Elles pouvaient bien dire ce qu’elles voulaient, chanter sur tous les tons fatigue et ennui, se moquer de lui, de ses manies ou de ses tics, il ne percevait que le respect formel qu’elles lui démontraient. Hyppolite n’entendait rien non plus à la critique. Sans qu’il soit besoin de mots, leur seule expression physique - attitude ou apparence - signifiait pour lui une reconnaissance suffisante de son statut.
Il les voyait bien se débattre, courir dans tous les sens, picorer et glousser, frissonner du bout des ailes, puis relever le bec et caqueter encore, mais il ne comprenait jamais le sens de tant d’activité, de tant d’énergie, dépensée apparemment pour rien. Les poules étaient volages, gaies, rieuses ; sérieuses au seul moment où elles se résignaient à pondre, lançant à cet instant un cri de victoire, un cri toujours renouvelé, cri de libération et de satisfaction mêlé, sans lien avec leurs babillages étourdissants.
Hyppolite n’endurait le supplice qui lui martyrisait l’ouïe que pour les récompenses intimes dont il bénéficiait à la demande, et même sans demander.
Toutes ces poules avaient un plumage blanc et soyeux, certains parfois légèrement teintés de reflets roux qui donnaient à celles qui en étaient parées, un petit air exotique qui ne déplaisait pas au seigneur des lieux. Mais toutes, à égalité, offraient à leur prince, grâce au duvet ouaté qui recouvrait leur chair d’une douceur sans égal, une tiédeur de confort et de sensualité dont Hyppolite n’était jamais rassasié.
En contrepartie de cet attachement du poulailler unanime à sa personne, Hyppolite sonnait tous les matins un réveil claironnant. Alors, sans autre préavis, au troisième cocorico, l’agitation reprenait. On recommençait à picorer, à glousser, à courir de-ci, delà, non sans omettre de faire la révérence en passant près du perchoir. Après la nuit, la vie recommençait. Comme la veille.
Le rituel n’était troublé que lorsqu’aux abords du repaire se profilait l’ombre du renard, chasseur de poules et tueur en série. Séduisant, il l’était. Attirant aussi. Il les magnétisait. Mais malgré leur peu de cervelle, les poules savaient bien que leur recherche de l’inconnu, des plaisirs défendus et leur goût de la découverte seraient vite chassés par l’horreur du sort que leur réservait ce voyou au charme ravageur.
Hyppolite veillait. Le moindre bruit furtif déclenchait chez lui un réflexe d’alerte que n’auraient pas renié les oies du Capitole. Hyppolite coqueriquait alors sans désemparer jusqu’à ce que quelqu’un paraisse enfin pour remettre de l’ordre.
Il devait pourtant le plus souvent coqueriquer longtemps avant de réveiller le gardien de la ferme appliqué dans son lit à d’autres exercices que celui auquel Hyppolite voulait le convier. C’était donc toujours en pestant, en renâclant et par cet esprit paysan porté davantage à l’économie de moyens qu’à la générosité de caresses qu’il finissait par se lever et sortir pour voir si son bien n’allait pas lui échapper. Ainsi, nourrissait-il pour Hyppolite dont la garde était toujours en éveil, une gratitude qui avait, jusqu’à ce jour, épargné le donneur d’alerte du sort en général réservé aux volailles.
Hyppolite avait donc pu sauvegarder jusqu’à ce jour l’intégrité du poulailler. Aucun voleur ni aucun tueur n’avait pu y pénétrer.
Le poulailler vivait, à l’abri de ses frontières grillagées, dans la sérénité et la paix. Le traité conclu entre Hyppolite et le fermier avait porté ses fruits. Tant qu’il ne serait pas dénoncé par l’un ou par l’autre, le poulailler resterait à l’abri.
Depuis quelque temps, cependant, trois belles poules blanches n’offraient plus au fermier que de très rares pontes. L’âge sans doute avait épuisé les pondeuses. Félicie, Philomène et Frédégonde étaient au bout du rouleau.
Le fermier pensa qu’il fallait faire appel à des pondeuses étrangères pour ramener l’équilibre économique du poulailler à une position rentable. On les disait travailleuses, soumises et racées. Elles n’étaient pas chères. Elles avaient tout pour plaire au fermier. L’affaire fut faite.
Hyppolite, en regrettant ses trois vieilles amies appelées à offrir un dernier motif de réjouissance à quelques fêtes de famille, se sépara d’elles, une larme au coin d’un oeil tandis que de l’autre il visait les trois petites poules noires qui faisaient irruption dans son quotidien.
Il n’avait jamais rien vu de pareil. De la superbe qu’il arborait, il se transforma en mâle attentionné, toujours prêt à s’enquérir auprès des trois petites immigrées si elles ne manquaient de rien, si quelque chose leur ferait plaisir, coqueriquant pour un oui ou pour un non, simplement pour se faire remarquer des donzelles.
Bien sûr il se payait sur la bête, à la satisfaction générale, sauf des poulettes blanches qui se retrouvaient isolées, négligées et la plupart du temps sans emploi. Les trois poulettes noires remplissaient parfaitement leur office tant à l’égard du fermier qu’à l’égard d’Hyppolite. Elles pondaient, elles couvaient. Elles ne rechignaient pas aux ébats proposés par le coq. Elles étaient plus prolifiques qu’aucune poule blanche ne l’avait été jusqu’alors. Naquirent des poussins métissés, tous plus mignons les uns que les autres.
En grandissant leurs plumes noires comme le jais, mélangées aux couleurs chatoyantes du plumage de leur géniteur, leur donnaient une noblesse de robe que rehaussait souvent un petit voile noir, en forme de huppe, qui leur ornait le front. La révolution était en marche.
Dans l’univers du poulailler, elles faisaient sensation. On se moquait bien un peu de leur petite huppe mais on aimait assez leur naturel et même leur effronterie. Le poulailler ne fut bientôt plus ce qu’il était. Tout changea. Pas seulement sa couleur. Son ambiance aussi. Hyppolite ne se consacrait plus à sa tâche de gardien. Il y avait du laisser-aller dans l’air. On s’amusait davantage, du moins celles et ceux qui s’étaient habitués à leur nouveau mode de vie. On travaillait un peu moins. Beaucoup moins même pour certaines qui prenaient du bon temps, négligeant leurs couvées. Les noires et les métisses pondaient toujours, couvaient toujours et produisaient toujours de nouvelles générations de poussins, et de poulettes huppées.
Le fermier ouvrit un nouveau poulailler communiquant avec le premier. La revitalisation de son activité valait un nouvel investissement sûrement rentable à terme. Il accepta de faire venir dans le nouveau poulailler un coq d’immigration au plumage noir ébène rehaussé de jaune et de rouge. Il était superbe. La coqueluche de toutes les poules. Ce dernier prit aussitôt sur le nouveau poulailler une autorité telle que ce pauvre Hyppolite, qui vieillissait, se retrouva bientôt à quémander des câlins auprès de ses compagnes. Il fallait se faire une raison. Il n’était plus le maître. Al Coriqi avait pris le dessus. Toute la gent gallinacée issue du métissage lui obéissait corps et âme. Le chef n’était plus le chef. Cela s’était fait sans heurt. Par le charme et la loi naturelle.
Le fermier, le nez dans ses comptes, ne s’était aperçu de rien. Il vendait de plus en plus d’oeufs, avait de plus en plus de naissances de poussins et vendait au meilleur prix de plus en plus de poulettes. La poulette huppée avait colonisé les poulaillers de la région tellement elle était solide, robuste, mignonne, opiniâtre et serviable.
Ce n’était pas tant elles qui semaient le trouble que ce « Al Coriqi » qui, au lieu de coqueriquer comme tout un chacun, comme tout bon coq civilisé de bassecour, lançait dans la nuit, quelques coqueriques hurlantes et lancinantes, interminables et incompréhensibles qui réveillaient le fermier sans l’aviser pourtant du risque couru par le poulailler.
A trop chanter la nuit, Al Coriqi avait épuisé son pouvoir d’alerte.
Ce qui devait arriver arriva. Le renard aux aguets fit des ravages, égorgea, tua, saigna les poules, blanches ou noires, et se promit de revenir une autre fois pour achever son oeuvre. Al Coriqi, pendant la scène, s’était réfugié sur le perchoir, aux côtés d’Hyppolite, laissant les poulettes se faire massacrer par le prédateur barbare et vengeur.
Il en est ainsi des chefs d’opérette dont la résolution réside uniquement dans le verbe, plus doués à bavarder qu’à agir et, au fond, lâches et peureux. Incapables de générosité et d’assurer leur fonction, ils espèrent que le temps, les circonstances, quelqu’un d’autre peut-être, fera ce qu’ils n’ont pas su faire. C’est bien ce qu’Al Coriqi avait espéré en rejoignant Hyppolite sur son perchoir.
Mais Hyppolite était usé, désabusé. Le temps avait fait son oeuvre. Les déceptions, le sentiment de son inutilité, son rejet par cette nouvelle génération qui semblait si différente de tout ce qu’il avait appris, l’avaient condamné à l’impuissance. Il ne pouvait rien faire, rien tenter. Alors il ne fit rien. Il laissa le barbare perpétrer son massacre.
En constatant les dégâts le lendemain matin, le fermier fut épouvanté. Le renard n’avait pas choisi entre les poules blanches et les poules noires. Il les avait égorgées sans égard pour leur race. Les barbares n’ont que faire de ces considérations subalternes. Ce qu’ils veulent c’est se rassasier d’abord de leur haine et démontrer leur puissance. Qu’ils soient loups ou renards, solitaires ou en bandes, ils éliminent ceux qui vivent autrement qu’eux, qu’ils écoutent le coq coqueriquer la nuit ou au petit matin. Peu importe la huppe ou l’absence de huppe sur le front des poulettes. Le barbare laisse leurs plumes, blanches ou noires, tachées de sang.
Le fermier nettoya le lieu du carnage. Il en avait les larmes aux yeux. Il en voulait un peu à Hyppolite. Il n’imagina même pas qu’Al Coriqi pût être pour quelque chose dans le drame. Il s’était habitué à sa présence, à son mode de vie. Au fond Al Coriqi ne le gênait pas. Il faisait partie du paysage. Il ne pensa pas que le nouveau mode de vie du poulailler avait attiré le barbare. Le tueur en série connaît les défauts de la cuirasse de sa proie. Le fermier n’était pas malin.
Il remplaça le grillage et le rehaussa, construisit un sol en béton pour empêcher l’accès au poulailler par un souterrain et crut avoir mis à l’abri sa petite famille recomposée.
Hyppolite n’était plus que l’ombre de lui-même. Il savait, lui, comment le drame avait été rendu possible. A quoi servirait-il qu’il chante pour sonner l’alerte si ce coq sans manière continuait à leur casser les oreilles toute la nuit pour rien ?
Dans ce poulailler, il fallait appliquer les lois du poulailler. Comment accepter les lois des autres si elles ne s’appliquent pas à notre mode de vie, pensait-il ? Il fallait faire comprendre à Al Coriqi que ses litanies nocturnes, même si elles répondaient à ses croyances, provoqueraient la fin du monde. Al Coriqi était un peu buté, très infatué de sa personne et convaincu de son pouvoir de séduction. Il avait donc la manie d’imposer son point de vue partout où il prenait pied.
Hyppolite, ramassant ce qui lui restait de force, tenta une opération. Il fallait convertir les poulettes noires. Et même s’il n’y avait plus beaucoup de poulettes blanches, c’était elles qui devaient lui servir de relais.
Il descendit de son perchoir et se reprit à leur faire la cour. Surprises, les poulettes blanches furent flattées de la nouvelle attention dont elles étaient l’objet. Elles n’avaient plus depuis longtemps cédé au charme d’Hyppolite. Leurs ailes se remirent à frissonner, leurs pattes à trépigner et leurs petites crêtes à frissonner au contact du grand coq qui, à défaut de caresses, avait fini par être respecté de loin, salué poliment mais, en fin de compte, superbement négligé.
Al Coriqi n’en prit pas ombrage. Il avait assez à faire avec les poulettes noires qui satisfaisaient pleinement son appétit. Il n’y eut pas de combat de coqs.
Hyppolite profita de cette paix des braves pour initier ses compagnes à sa théorie du « laisser-faire à condition que ça ne me gêne pas ». Cette théorie consistait en fin de compte à affirmer que rien n’empêchait Al Coriqi de rebattre les oreilles du voisinage en plein jour, avec ses chants à endormir un insomniaque à condition qu’il se taise pendant la nuit jusqu’au chant du réveil que lui, Hyppolite, sonnerait à nouveau à une heure de chrétiens.
Les petites poulettes étaient bien d’accord. Elles auraient d’ailleurs tout accepté pour être rassurées. Elles furent chargées de convaincre les poulettes noires. Ce furent alors caquetages sans fin auxquels les coqs ne furent pas invités.
Désireuses de passer des nuits confortables les poulettes noires acquiescèrent.
Il fallait s’en ouvrir à Al Coriqi. Hayette, la plus charmante des petites poules, en fut chargée. Ses moyens de séduction devaient suffire à convaincre ce macho d’Al Coriqi.
Mais l’entreprise, jugée simple par ces demoiselles, se révéla plus complexe. Al Coriqi était coriace. Il ne voulut rien entendre. Hayette, en déployant tous ses charmes, n’en obtint rien. L’affaire se révélait délicate. Et pourtant la survie du poulailler était en jeu. A force de tergiverser, le temps passa, les litanies nocturnes continuèrent et le barbare revint commettre un nouveau forfait. Sûr de lui, il ne prit pas de précaution. Il détériora le grillage pour pénétrer dans le poulailler, comme par la porte, et s’adonna à un nouveau massacre.
Hyppolite avait pris la peine de réunir autour de lui et de mettre à l’abri les poulettes blanches. Elles furent épargnées. Lorsque le renard repartit laissant sur place les traces sanglantes des meurtres qu’il avait perpétrés, ne restaient que des plumes noires, des lambeaux de chair lacérés, des corps éventrés et des organes mâchurés.
Deux poules noires, Hayette et Fatima, avaient survécu au massacre. Prostrées, elles n’avaient même plus la force de pleurer.
Le fermier découvrit à nouveau le désastre au petit matin. Il comprit comment Hyppolite avait protégé ses compagnes.
Mais il ne comprit pas qu’en acceptant les rites imposés par Al Coriqi, lui, le fermier qui aurait pourtant dû y veiller, avait désorganisé le bel agencement de son poulailler. Hyppolite n’en attendait pas davantage du fermier. C’était le moment d’imposer ses vues.
On décida la grève du sexe. Si Al Coriqi voulait chanter, il saurait pourquoi. Il reprit ses litanies. Il n’obtint rien des poules, ni des blanches ni des noires.
Et puis un soir, confiné dans son coin de poulailler, il commença à déprimer. Hayette le rejoignit et lui glissa en confidence le marché qu’elle proposait : Cesser de leur déverser ses interminables litanies nocturnes contre un peu d’affection… Al Coriqi était certes un religieux mais pas assez pour faire voeu de chasteté. Il promit de se taire pendant la nuit, et de laisser Hyppolite gérer les moeurs et le règlement du poulailler : liberté de faire ou de ne pas faire comme les autres à condition de ne pas les gêner.
Le renard tenta bien de revenir mais Hyppolite avait repris sa fonction de gardien de la communauté. Le fermier, toujours en rouspétant se leva et mit le tueur en fuite. Le poulailler avait retrouvé la sérénité et la paix. Al Coriqi avait renoncé à ses chants de la nuit. Il n’avait pas eu à s’en plaindre. Hayette était reconnaissante. On pouvait enfin se retrouver chez soi, à l’abri du danger.
« Quand tu t’installes chez les autres, adopte leurs coutumes ou va-t’en ».
Il n’en fallait pas plus pour vivre ensemble. Mais il le fallait.

Yves Marchand

Réaction à l'édito "intégration ou désintégration"

 

Intégration ou désintégration

Avec les derniers crimes des illuminés de la guerre sainte, l’intolérance et le rejet de l’autre progressent encore un peu plus en France.

En abandonnant les valeurs de la république laïque, une et indivisible, nos représentants, par faiblesse ou simplement pour assurer leurs élections, sont aussi pour partie responsables de cette situation. Les hommes d’état ont disparu pour laisser la place aux politiques faisant carrière. Par laxisme ou par calcul ces derniers ont réintroduit la religion dans la sphère publique. De ce fait l’obscurantisme est de retour tout comme les idées délétères du racisme.

La France n’est pas une réalité ethnique fondée sur la pureté du sang. Elle est une réalité politique qui a eu le génie de regrouper bretons, alsaciens, occitans, basques, catalans, savoyards, etc. autour de valeurs républicaines. Ce sont ces valeurs qui lui ont permis d’attirer puis d’assimiler au 20ème siècle les immigrants arrivés du sud de l’Europe et d’au-delà des mers

Partout dans le monde l’immigration a toujours eu un effet positif pour le pays accueillant.
Ce fut le cas aussi en pays de Thau. Sète, avec son port créé à la même époque que New-York, est ouvert sur le monde depuis au moins 350 ans. Sa population est pour une bonne part issue de flux migratoires ininterrompus depuis le 17ème siècle.

Aujourd’hui, outre le français au moins sept langues sont parlées couramment autour de l’étang, chacune par plusieurs centaines de personnes : l’espagnol, l’anglais, l’arabe, le néerlandais, l’allemand, l’italien, et le portugais. Des langues, comme le russe, le serbe, le polonais, le vietnamien ou le chinois, sont parlées par un nombre plus restreint mais encore significatif d’habitants.

Pour peu qu’on le veuille, ce multilinguisme peut devenir un vrai trésor pour l'économie locale et l'intégration sociale.

En 2016, ici comme ailleurs, l’immigration est toujours une richesse potentielle. Encore faut-il avoir le courage politique pour créer les conditions de son expression positive.

Le courage politique c’est d’adapter le flux migratoire à nos moyens pour accueillir dignement les nouveaux arrivants et leur permettre d’apporter leur pierre à l’édifice commun. Le courage politique c’est de combattre toute forme de communautarisme qui conduit dans certains quartiers à substituer une population par une autre. Le courage politique c’est de prendre les mesures pour que la continuité culturelle soit assurée et que ne s’instaurent pas des ghettos où la loi maffieuse finit par remplacer la loi de la république.
Le courage politique c’est aussi de pas alimenter la xénophobie qui ne peut conduire qu’à une forme de guerre civile.

Sans une politique active d’intégration et de fermeté sur nos valeurs, c’est la république elle-même qui sera désintégrée.

Jacques Carles

   

Par Viviane Ciezki
Tant que les religions seront mis en avant par certains pays, on ne pourra jamais avancer. On nous parle tout le temps du racisme d'un coté mais jamais de l'autre; parle-t-on autant des églises catholiques qui se font incendiées dans les pays islamiques, NON.
OK, on accepte les islamistes mais pas question de nous soumettre à leur religions. Nous les Français on à rien demandé alors qu'on nous fiche la pas avec les religions des autres pays.
De toute façon les religions ont toujours servies à manipuler les peuples. A chacun sa croyance mais que celle-ci se pratique en privé chez soit où dans les lieux de cultes. Ras le bol d'entendre parler du matin au soir de la même religion, les médias nous saoulent. Les chinois, les hindous nous cassent-ils les pieds eux avec leur religion ? JAMAIS, alors que les autres en fassent autant et tout ira mieux. Nous sommes chez nous en France tout de même. On a pas à recevoir des leçons des autres.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Par Hervé Le Blanche
Bravo pour votre éditorial sur les migrants. Vous mettez l'accent sur l'accueil des migrants et ses implications dans l'action politique. Vous soulignez les risques de désintégration de notre civilisation européenne. D'un point de vue historique, on peut rappeler qu'au XVIIIè siècle, l'envoyé du roi en Languedoc parlait déjà de "la colonie de Cette"...
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

par Patrick Grandin
Pour ajouter de l'eau à votre moulin, une petite question : que vous amènent à penser les nouveaux spots de mise en garde "anti-racisme" diffusés à la télé qui, depuis quelques jours, se transforment en spots de mise en garde contre les réactions "anti-musulmans"?
Qui mettra en garde nos dirigeants contre ces excès de zèle "pro-musulmans"? "Ils" voudraient jeter de l'huile sur le feu qu'ils ne s'y prendraient pas autrement. Qu'ils fassent simplement appliquer et respecter les lois, sans étaler la confiture, et tout ira pour le mieux.
Les humains ne sont pas parfaits, ne le seront jamais. Seule l'éducation, familiale en premier lieux, peut faire avancer les choses dans le bon sens.
Que nos élus ( avec si peu de voix ... !!! ) cessent de nous donner des leçons, nous donnent un peu plus
le bon exemple,agissent avec logique et morale.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par Gérard Daniau
On ne peut mieux dire! Merci pour cet édito.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par Lionel Couty
Je vous signale une analyse complète et éclairante de Michel Collon, journaliste d'investigation belge après les attentats de Bruxelles : » suivre ce lien
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par jaume Milhau
Bien d'accord, mais il aussi préciser que tous les nouveaux arrivants apprenaient spontanément la langue des autochtones, les Espagnols et les Italiens en particulier parlaient occitan. Qu'en est-il aujourd'hui? Je regrette de voir dans l'article que l'occitan ne figure plus parmi les langues parlées à Sète, et pourtant hier, le groupe de polyphonies occitanes dans le défilé de Sète-Escale a entrainé sur son parcours de nombreux spectateurs à chanter, que se soit la Copa Santa ou le Se canta. Et les Catalans étaient particulièrement heureux de notre présence et même plusieurs d'entre eux ont chanté avec nous car notre culture occitane semble être plus appréciée de l'autre côté des Pyrénées que chez nous.
Plan coralament.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

par André Benvenuti
Votre questionnement sur l’abandon des valeurs républicaines, certes mais à mes yeux ,la question n’est plus là . La question est de savoir pourquoi des enfants de la république deviennent des assoiffés de haine ? Souvent ils sont allé chercher sur internet des discours qui les confortaient dans leurs choix ? Pourquoi ? Pourquoi la haine est-elle si attirante ? C’est cela qui doit importer de comprendre pour combattre cette idéologie là .
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par un lecteur de Poussan (tenu professionnellement au devoir de réserve)
Tout a fait d'accord avec vous.
De plus accueillir des migrants, les parquer dans des lieux grillagés comme dans un zoo et parler de la jungle de Calais.
Je ne sais que penser!

par Jean-Pierre Causse
Edito plein de sagesse.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par Claire Frisch
Merci pour ce manifeste qui est aussi et surtout une très belle profession de foi.
Je la transmets largement en espérant que son onde atteindra le plus grand nombre de rivages possible.
Veuve d'un Sétois ardemment enraciné dans notre pays depuis l'immigration qui l'a amené du Danemark en des temps reculés, il doit vous applaudir, là où il est.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par Laurent
Je peux vous suivre sur une partie de votre analyse mettant en responsabilité les politiques qui en France, sont complices depuis 40 ans de la situation actuelle de désintégration du pays. Un jour l'histoire les jugera !
Par contre, je n'ai pas la même analyse que vous sur les bienfaits du multiculturalisme et de l'immigration à outrance.
Le breton, le provençal, le nissart ou même l'espagnol est issue des peuples autochtones et EUROPÉENS et ont un point commun non négligeable: des racines judéo-chrétienne et gréco-romaine, ce qui n'est pas le cas de la majorité des populations musulmanes venues massivement d'Afrique et du Moyen Orient.
Pas besoin donc d'aller chercher plus loin la racine du problème. L'islam est un tout, un contenant et un contenu, monobloc. L'islam est religieux, politique, sociétale et ne pourra jamais s'adapter à notre vision de la Société occidentale. C'est un fait ! Pas un pays musulman au monde ne vit paisiblement dans une démocratie !
Plus de 1000 ans d'histoire de l'islam nous le prouve ! Il faut juste relire l'histoire pour savoir cela !
Et l'histoire étant un éternel recommencement, on sait déjà comment ça va finir.

par Jacky Giornal
Bravo pour votre Edito, il faut élever le débat (c'est pas facile !)
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par Michel Rausher
Je ne suis pas d'accord avec votre analyse. Localement. A Sète , italiens et Espagnols sont toujours retranchés dans leurs quartiers. Aucune ouverture vers l'extérieur avec leur stupide appartenance de trois générations et le refus de l'autre ne devait-il venir que de Pézenas. Quant aux politiques, oui d'abominables profiteurs pour la plupart incapable de réfléchir si ce n'est pour le contenu son porte-monnaie.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par Christian Prat
Sans ouvrir une polémique étant donné que ma famille fait partie de cette race d'immigrés qui ont profité des bienfait de la France et qui ont combattue pour sa liberté voir les plaques Molino au chateau d'eau et à la mairie de Sète, je voudrais ajouter que chaque immigré qui rentrait en France ne percevait pas de subsides et apportait par son travail une plus-value à ce pays
un exemple , la famille d'Aquino Ricard de Marseillan pécheurs à la traine, pendant la guerre de 40 , grâce à la continuité de son activité en bord de plage à fait manger beaucoup de marseillannais et autres avec le poisson de la traine, quand on sait comme la denrée était rare à cette époque , ils faut leur dire un grand merci , et il y en aurait beaucoup d'autres à raconter mais c'était tous des latins !!!!
je doute que mais cela n'engage que moi , que l'on puisse intégrer des gens qui ne veulent absolument pas le faire , qu'en pense le commun des mortel, là est toute la question
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par Claude Albarèdes
Bien vu et fort bien dit!
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

par Marie Jeanne Verny
J'aimerais nuancer vos propos, comme militante occitaniste farouchement attachée à l'idée républicaine...
La conception irénique que vous vous faites de l'intégration par la République des différences culturelles et linguistiques demande à être au moins nuancée, et par ailleurs, il me paraît dangereux de mettre sur un même plan, à propos de laïcité, les notions de langue et de religion.
Et je vous propose quelques éléments de réflexion : www.felco-creo.org/mdoc/detail_fr.php?categ=ideas&id=1034
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Professeur Département d'occitan Université Paul Valéry Montpellier

par Gilbert Sajno
Merci pour cet édito bien mesuré , qui j'espère calmera les lanceurs d'invectives contreproductives ; continuez dans cette voie.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Fort Mac Money

A propos de la pétition pour une dépollution totale de l'ancien site de la Mobil

L'industrie pétrolière à produit un intense effort de désinformation pour échapper à ses responsabilités et faire oublier la catastrophe en cours. Le sujet est visiblement sous embargo général. Voir le documentaire prémonitoire sur la région qui est en train de brûler au Canada :  http://www.arte.tv/guide/fr/051472-000-A/fort-mcmoney-votez-jim-rogers.  L'auteur du document David Dufresne est celui qui a démonté l'arnaque de Tarnac dans " Magasin Général " . Il nous parle cette fois de cette troisième réserve mondiale de pétrole à Fort McMurray avec une extraction très polluante.  Le journaliste David Dufresne enquête sur un sujet hautement controversé aux conclusions effrayantes...

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

voyouIMG_9578

"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

» associations