courrier des lecteurs

Ecole Denis Barbou à Marseillan - Pas de piscine pour les CP

8 décembre,

je viens d'apprendre ce matin que ma fille,ainsi que sa classe de CP à l'école Denis Barbou à Marseillan, ne pourront bénéficier de l'activité Piscine prévue cet hiver pour cause de manque de parents bénévoles.
En effet, la piscine d'Agde à réduit son personnel et ne peut assurer seule l'encadrement des enfants.
Il a donc été demandé aux parents des enfants de cette classe de venir volontairement et bénévolement assurer cette fonction. C'est valable dans d'autres classes également.
Je suis scandalisé par le fait que nos enfants soient pénalisés à cause d'un manque d'organisation, d'un manque de fonds et/ou de personnel.
Ma fille se réjouissait à l'idée de cette activité, et la voilà déçue par l'école... très prometteur quand on sait qu'elle n'a que 6 ans. Il ne faudra pas s'étonner si plus tard ce sentiment prend de l'ampleur.
J’espérais en vous écrivant que vous pourriez faire passer un petit mot sur votre journal afin que le village sache que nous enfants sont loin d'être en de bonnes mains.
Et que, engager des personnes supplémentaires, ne serait-ce que pour le temps de cette activité, aurait permis de diminuer (très peu) le taux de chômage si élevé dans notre région.

Christophe Robyns

La Purge

Nous recevons ce commentaire d'Yves Marchand, ancien maire de Sète:

J’ai toujours plaint les médecins contraints de prescrire à leurs patients un traitement douloureux sans être certains que ce traitement apporterait la survie espérée. C’est la grandeur et l’humilité de la médecine de tout faire pour sauver une vie sans être sûr de pouvoir la sauver.

En politique les choses sont différentes. Les médecins qui nous gouvernent connaissent les remèdes, savent à peu près ce qui résultera de leur usage, le succès escompté et leurs effets secondaires. Mais la prescription exige beaucoup de courage du “médecin politique” car le malade, lorsqu’il ne sait pas qu’il est à la dernière extrémité, renâcle toujours à accepter le traitement que la guérison réclame. Et lorsqu’un charlatan de passage lui propose la guérison sans effort, sans douleur et sans peine, il obtient toutes ses faveurs.

La démocratie, la plupart du temps incapable de générer des médecins courageux, laisse aux lâches le soin de faire croire au peuple que le remède douloureux sera pour les autres. Grâce à la démagogie, la démocratie possède cette faculté extraordinaire de faire du malade un prescripteur compétent. Le peuple choisit l’automédication en élisant ceux qui lui disent ce qu’il veut entendre.

Ainsi, c’est fait ! Le peuple a tranché. Les uns, par déception, en renonçant à voter. Les autres, par ignorance, par crédulité ou par dégoût du pouvoir en place ou de ceux qui l’ont installé, en votant pour des charlatans. Pour l’instant, ce n’est pas grave. Le scrutin régional n’a pas d’influence sur la vie politique de notre pays. Ce n’est pas en cela que c’est grave. C’est surtout en ce que rien ne peut désormais arrêter la purge.

Il y a dans le peuple une constance remarquable à aller jusqu’au bout d’un raisonnement même absurde :”Il faut essayer le charlatan puisque la médecine s’est montrée incapable de me soigner”. Rien n’empêchera le 2 peuple de penser que toute expérience non tentée, même mauvaise, est une chance gâchée.

Le seul moyen d’éviter encore l’issue promise serait que les chefs de parti qui savent ce qu’il faut faire pour le redressement de notre pays, aient le courage, quitte à perdre momentanément le pouvoir, de prescrire les traitements, même douloureux, qui pourront nous guérir. En existe-t-il encore un taillé pour tout sacrifier au bien public?

C’est pourtant là que réside la grandeur du pouvoir.

 YVES MARCHAND
LUNDI 7 DÉCEMBRE 2015

Je ne vous laisserai pas faire

Moi Fatima, de confession musulmane, française et laïque, je voudrais dire à toutes ces familles touchées par le drame :  je suis de tout cœur avec vous et je suis proche de vous par la pensée. Dans ma religion et dans ma langue maternelle j'oserais vous dire tarqud fi salam : reposez en paix. Celui dont le cœur est ressuscité par l'amour ne mourra jamais (proverbe arabe).

Quant à vous qui avez perpétué ces crimes, vous avez voulu nous faire ressentir la peur, mais face à vos menaces, nous préférons vous combattre plutôt que de fuir. Vous êtes comme ces animaux répugnants. Vous ne serez jamais notre phobie, vous n'arriverez jamais à faire de nous ces claustrophobes ou agoraphobes. Non car nous sommes des hommes et des femmes libres, oui libres de dire, penser, crier que chez nous, en cette douce France, c'est profiter de la vie, de nous habiller comme on veut, de nous maquiller comme on veut, de nous pavaner dans des terrasses de café, d'aller écouter des concerts, de voir des films dans nos salles de cinéma, de profiter de la magie de Noël, d'aller acheter nos clémentines sur le marché sans que cette peur prenne le dessus, de recevoir nos ami(e)s de toutes confessions et orientations sexuelles.

Je ne vous dis pas merci pour la haine que vous m'avez transmise. Cette haine, elle est pour vous car à cause de vous le racisme va augmenter,  il prendra le dessus par votre faute, pas à cause de moi. Je vous déteste pour la souffrance que vous avez causé autour de nous, les gens que l'on connait et surtout ceux que l'on ne connait pas.

Vous avez tué gratuitement. Au nom de qui, au nom de quoi ? Surement pas au nom de mon dieu à moi et de ma religion à moi.
Ma religion, ignards que vous êtes et mécréants que vous êtes, prône le respect, la tolérance, l'amour des amis, de la famille et de toutes formes d'êtres vivants.

PARIS je t'aime, douce France je t'aime. Mon autre identité je t'aime aussi car tu m'as appris à me déchausser lorsque les règles de la maitresse de maison l'imposait. C'est pour cela qu'elle m'aime, me respecte et m'invite à chaque fois.
Je fais partie de ses hôtes c'est par la grande porte qu'elle me fait entrer. Et moi je rentre la tête relevée et le buste à l'avant car je suis fière d'appartenir à son clan.
Vivre pour continuer le combat du vivre ensemble, pour continuer à raconter l'histoire de nos générations qui se sont rencontrées, pour échanger des mots, des rires et parfois des pleurs comme tous ceux qui ont combattu ensemble.

Vous venez avec vos armes, sur mon sol, démolir tout ce que nos générations ont mis du temps à construire. Et bien non, je ne vous laisserai pas faire. Je veux que mon jardin soit vert et que, chaque année, il me donne des fruits à partager avec les miens mais sans toi, espèce de vers de terre qui veux pourrir mon verger.

Fatima OUHADA

Du Théâtre...

J'ai toujours du plaisir à me rendre au THEATRE DE POCHE. Ceci n'est pas théâtre. C'est un  lieu. C'est un endroit ou il se passe des choses, c'est « LE » théâtre. Hier soir j'ai vu la pièce « CECI N'EST PAS UNE COMEDIE ROMANTIQUE ». Je pensait la ficelle un peu grosse mais bon... sympathique. Je me trompait. La ficelle est sympathique mais pas du tout grosse. Il est temps de dénoncer cette pièce et de démêler le vrai du faux.

« Ceci n'est pas... » VRAI : Ni du théâtre de boulevard, ni du café théâtre. Que l'on ne se méprenne pas, j'aime toutes ces formes de théâtre. Sauf quand elles se parodient elles même... Alors je reviens sur tout ce que je viens de dire :

« Ceci n'est pas... » FAUX : Ceci est toutes ces formes de théâtre en potentiel. Mais là, personne ne va à la pêche aux rire. Je frémis à l'idée qu'un jour, un metteur en scène de boulevard s'empare de ce texte et invite une paire de vedette à cabotiner. Succès garanti ! Un rire à chaque réplique ! Vous connaissez le processus, un silence après la réplique du partenaire... Le publique : Il va dire quelque chose de drôle... Le comédien hurle la réplique sur un ton absolument pas naturel... Le publique : Il a dit quelque choses de drôle, rions pour être ensemble. Ce n'est pas répréhensible, ni condamnable. Ce que je veux souligner, c'est que le texte pourrais permettre cela. Mais là, les acteurs ont choisi (avec le metteur en scène ?) de jouer la situation avec le plus de sincérité possible. C'est courageux. C'est respectueux du publique. Je me suis senti libre de vivre les scènes comme je les ressentais, drôles, tristes, émouvantes...

« Ceci n'est pas une comédie... » FAUX : C'est une comédie. La comédie humaine. Dès la première scène on plonge dans la solitude de l'homme moderne dont la communication se résume à des échanges sur messageries de portables. Et au fil de l'histoire, d'autres questions sont soulevées ; est-il possible de ne pas influencer sur la vie de l'autre ? Quel est le poids de ma culpabilité ressentie d'avoir influencé sa vie ? Les deux personnages veulent le bien de l'autre, mais chacun des deux tentes d'influencer le comportement et les choix de l'autre, et chacun des deux va en faire le reproche à l'autre... Puis, ils vont réaliser que ce (cette) ami(e) qu'il ont choisit, c'est parce que c'est celui (celle) qui lui dit ce qu'il a besoin d'entendre parce qu’il (elle) est guidé par l'amitié (l'amour ?)...
On en vient au dernier mot du titre :

« Romantique... » VRAI : Un homme, une femme... Les deux personnages par le jeux subtil des acteurs prennent corps, s'incarnent, nous les connaissons, ce sont nos amis... J'ai envie qu'ils se réunissent... La pièce va telle combler mes attentes ?
ET

« Romantique... » FAUX : La pièce évite le piège de l'amour idéal et pose la question de la compatibilité de l’Éros avec Fi-lias. « Entre l'amour et l'amitié il n'y a qu'un lit de différence » disait la chanson d’Henri Tachant. La dernière réplique remet l’Éros à sa place... Mais je n'en ai que trop dit...

Venez passer un pur moment de simple partage d'humanité sans prise de tête, avec humour et amour. Vendredi 6 novembre c'est complet. Reste le samedi 7 novembre. Si vous allez voir ce spectacle, je serais heureux de lire vos commentaires pour le comparer à mon vécu.

Joël Monnier
L'ART QUOTIDIEN - 25 rue Jules Vallès - 34200 SETE
Tél. : 04 67 53 81 93 & 06 74 59 44 43 - http://www.joel-monnier.fr

A propos de Fatima

Fatima Ouhada présidente de l'association la Matrice de Thau nous écrit au sujet d'un film qui est passé en avant première au CinéMistral à Frontignan : FATIMA de Philippe Faucon.

"Ce film est adapté du livre "prière à la lune", au delà de l'histoire d'une femme qui est en phase d'une mutation culturelle et traditionnelle.
Il raconte les maux par des mots de cette génération de femmes qui ont quittées mère et patrie pour se faire adopter par une autre mère et une autre patrie apprendre des codes des valeurs qui sont un antagonismes avec les siennes.
Ce film traduit les différentes formes de violences "douces violences" qui se décline de plusieurs manières insidieuse de la bourgeoisie française sous-jacente dune propriétaire qui refuse de louer à des gens dit "différents" l'enfant qui regarde son parent avec un regard dédain "le mépris la honte de ne pas être comme " les autres" mais une amour tellement "XL" entre une mère et sa fille la haine de vaincre est le devoir de réussite pour l'autre la barrière linguistique cette langue de molière qu'elle ne maitrise pas .
La note finale c'est la réussite dite d’intégration le combat d'une mère pour que ces 2 filles réussissent dans cette société occidental qui donne quoi qu'il se passe, quoi qu'il se dise la chance d'être quelle qu’un.
Je ne parle pas de voile ni de religion même si dans le film, ils sont présents mais tellement absent pas la richesse des sentiments d'amour, d'humour parfois, d'humilité."
Fatima Ouhada

Accueillir, mais sous conditions

De Nicole Bandelier

L’Europe est en émoi. Elle en a mis du temps pour réaliser et se mobiliser ! Les réfugiés sont enfin reconnus comme des êtres humains dignes de respect et de reconnaissance. Un élan de solidarité louable. Voyez le monde n’est pas perdu, la générosité existe encore !

Mais …
S’ils sont chrétiens d’Orient, c’est mieux. Ils sont étrangers mais quand même un peu de la famille.
S’ils sont Syriens c’est bien aussi parce que cette guerre fratricide et complexe nous donne mauvaise conscience.
S’ils ne sont pas trop colorés foncés, c’est bien aussi, ça se remarque moins

Si ….
Solidarité mais à certaines conditions
C’est digne des valeurs de la France, de la démocratie, de l’Europe, l’accueil des réfugiés !
Mais les réfugiés politiques c’est mieux et encore, pas tous. Des pays en guerre. Les réfugiés tunisiens, marocains, oui à la rigueur s’ils font partie des intellectuels.

On ne peut pas accueillir tout le monde !
Alors on trie

Pas de réfugiés économiques, pas de réfugiés climatiques. Pourtant, ils sont comme les autres, ils cherchent à vivre mieux, à quitter la survie, à espérer la dignité. Quitter le destin de la mort par les bombes, les maladies ou la faim n'est-ce pas la même chose ? Et que faisons-nous sur les causes ?

Et évitons les Musulmans aussi, il y en a assez en France, en plus ils peuvent être terroristes, attention !
Ce n’est pas qu’on ne veut pas, mais on ne peut pas accueillir tout le monde !

Les peuples sont vraiment sympa ! Les familles, les municipalités vont accueillir en leur sein des familles réfugiées. Quelle vertu ! Et c’est bien aussi, car ils sont mis à l’honneur, interview, télévision, etc. oui les Français sont vraiment sympa. D’ailleurs ils l’ont déjà prouvé en d’autres temps.

Et ….

Les migrants déjà en France qu’on refuse, qu’on relègue dans des zones éloignées, qu’on reconduit à la frontière, qu’on harcèle tous les quatre matins pour les décourager à rester. Combien sont ainsi dans des logements insalubres loués par des marchands de sommeil qui s’engraissent sur le dos du malheur ? Combien sont dans des bidonvilles, à se terrer en silence pour ne pas se faire remarquer ? Combien sont obligés d’errer régulièrement d’expulsion en expulsion parce qu’on leur refuse le droit de s’intégrer dans la communauté française ?

Il est vrai, c’est moins glorieux d’accueillir des Rroms pourtant reconnus depuis 2014 comme des Européens.
C’est moins glorieux d’accueillir un SDF qui ne sait où aller.
C’est moins glorieux de fournir un terrain à ceux qui font le choix de vivre en nomade. Les nomades ne sont pas civilisés, ça, c’est bon pour le passé, pas pour la société moderne.
Et la statique ? C’est bon pour la société moderne ?
Les idéologies ratatinées sur elles-mêmes

Le maintien des comportements de clan religieux, politique, etc.
S’ouvrir, oui, et on en est fier, on le dit bien haut. Mais s’ouvrir pas trop.

Messieurs et dames politiques le disent clairement et le pratiquent encore plus clairement ; les peuples aussi.

Accueillir fièrement avec trompette, mais pas tout le monde ! ….

La société ségrégative demeure. Heureusement ! Que deviendrions-nous si l’on accueillait simplement ceux qui viennent à nous ? C’est bien quand même de rester entre soi ! Ouvrir, accueillir, mais juste pour avoir bonne conscience et un strapontin au paradis ! Ou encore agir vite, pour calmer son angoisse et les trop grandes émotions.

Ou posément pour vraiment changer le monde ?

Nicole Bandelier
http://cheminfaisant.midiblogs.com/

France/Allemagne : Le match perdu

D'Yves Marchand

Tandis que la France s'enlise dans la repentance stérile de ses péchés réels ou supposés, l'Allemagne, décidée à ne plus s'encombrer du passé, fait preuve de clairvoyance, de sens politique et de pragmatisme.

Comment traiter politiquement la maladie incurable de l'exode des populations chassées à la fois par la misère, la barbarie et la dictature ?
Comment faire face à l'apitoiement de l'humanité tout entière pour un enfant de 3 ans, victime comme des centaines de milliers d'autres, de la conjonction de ces trois malédictions?
Devant tous les conflits qui secouent le monde, la France, enhardie par ses intellectuels de gauche, était montée sur ses ergots, avait poussé un cocorico et, la fleur au fusil, s'était proclamée gendarme du monde. C'est le début de ces guerres incompréhensibles qui se livrent en Libye, au Mali, en Centrafrique et ailleurs dont personne ne peut jamais entrevoir la fin. Elles permettent à des chefs d'Etat affaiblis de se croire puissants et d'obtenir le consensus populaire et démocratique de la lâcheté tant que le conflit se déroule hors de nos frontières. Mais chacun sait que ces guerres n'ont rien réglé, ne règlent rien et ne régleront rien. Elles parviennent même à compliquer des situations pourtant déjà singulièrement complexes.
L'exode massif de réfugiés en provenance de tous ces pays en guerre le rappelle brutalement à la France et à l'Europe.
Il est trop tard aujourd'hui pour l'arrêter. Nous n'avons pas lutté contre les trafiquants d'êtres humains qui s'enrichissent sur la détresse des réfugiés. Ce sont les Etats impuissants qui ont
fait de ces groupes mafieux les maîtres incontestés de cette sinistre opération. Et nous ne sommes pas venus au secours de la misère pour empêcher les barbares d'apparaître
comme des bienfaiteurs. Au lieu d'avoir à lutter seulement contre la misère, nous avons donc à lutter contre la barbarie et contre la misère.
Dans ce contexte, deux attitudes s'affrontent: celle de l'Allemagne qui a pris l'initiative de l'accueil des réfugiés avec toutes ses conséquences politiques, sociales et économiques :
une image de solidarité, de savoir faire, d'organisation, une réserve de main d'oeuvre dans un pays qui en manque déjà, et un leadership politique indiscutable dans une Europe
hésitante et divisée.
Et puis, il y l'attitude de la France qui persiste dans l'absurdité de son fantasme de victoire par les armes et qui promet, dans une confusion diplomatique incohérente, d'augmenter
encore son effort de guerre, cette fois, directement contre les positions de Daech en Syrie.
Les Américains n'ont pas cessé de bombarder massivement le Nord de la Syrie, sans résultats. Ce ne sont pas deux ou trois avions Français qui changeront le cours de la guerre.
Lorsqu'on fait la guerre, on expose des hommes. Si l'on veut faire la guerre sans compter de victimes, on est sûr de la perdre. C'est pourtant ce que nous faisons, prenant exemple sur
les Américains qui ont pourtant démontré l'inanité de leur action dans ce type de conflits.
Pour gagner la guerre contre Daech, il faudra prendre les risques de la guerre, c'est-à-dire, le risque de pertes humaines.
En attendant que nous y soyons décidés, si nous devions l'être un jour, seule la réponse de l'Allemagne qui ne fait pas la guerre mais qui prépare la paix, est recevable.

Sommes-nous politiquement capables d'adopter la même attitude ? Sûrement pas. Il faudrait pour cela de la détermination et des convictions. Il faudrait aussi être en situation
économique d'y parvenir. Autant de conditions que nous ne remplissons pas.
Le match est joué. Nous l'avons perdu.
Il faudra nous résoudre à jouer les seconds rôles si nous ne nous résolvons pas à changer de politique.
Il en est encore temps.

Yves Marchand

A propos du port

En réaction à notre édito : Développer le port de Sète pour ne pas rester en rade

De Claude Bonfils

Vous parlez d’or, Sète grand port euro-méditerranéen, qui n’en a pas rêvé ?
L’excellence de sa position géographique est irréfutable. L’Etat, la Région et le Département, il y a plus d’un demi-siècle, déjà, ont pris conscience de ses atouts pour en faire un pôle d’activité industrialo-maritime entre Marseille et Barcelone, conjurant la fatalité d’une économie viticole alors en crise endémique et maintenue en survie par des perfusions financières nationales et européennes.
Philippe LAMOUR, homme visionnaire et d’action, avait promu cette reconversion avec son canal d’irrigation éponyme et par la mise au gabarit international du Canal du Rhône à Sète.
Notre CCI, avec le concours de l’Etat, de la Région et du Département a mis en oeuvre l’extension du port : Bassin Colbert et Darse 2. Depuis, ce grand chantier se poursuit.
S’il m’est permis de « donner des notes » aux hommes politiques qui, en leur temps, nous ont soutenu, je voudrais saluer en particulier le ministre Charles Fiterman ainsi que les présidents Gérard Saumade et Georges Frèche pour leur clairvoyance et leur détermination. Quant aux bonnets d’âne à la vue courte et qui jouaient perso, mieux vaut les laisser dans les tiroirs de l’oubli.

Ainsi, notre bel outil portuaire est bien là, perfectionné d’année en année, car un tel ouvrage est toujours en progrès. Encore faut-il en faire bon usage et pour cela ne jamais oublier que la mer est un champ libre ouvert à la concurrence, que les ports sont au service des navires et non l’inverse, que les navires exigent d’un port : équipements, sécurité, fiabilité, services, rapidité et des coûts de passage compétitifs, que le rapport d’un capitaine et son compte d’escale sont déterminants dans les choix d’un armateur, bref qu’il N’Y A PAS DE TRAFIC CAPTIF.

Dans les années fastes où le port de Sète traitait plus de 8 millions de tonnes, - hydrocarbures, ciments, phosphates, vins, bois, containers, diverses, etc… -, d’aucuns crurent qu’un nouvel âge d’or commençait…, après eux le Déluge ! On assista alors, au gré des surenchères et pour mieux peser dans leurs revendications respectives, à une effarante alliance objective entre pêcheurs et viticulteurs qui prenaient le port en otage, ce qui, en France, est un sport national, offrant, certains jours de blocus, le spectacle navrant, bien que réjouissant pour les non-informés, d’une rade encombrée de cargos mouillés sur leur poste d’attente.
Las, tandis que les uns et les autres, chacun croyant défendre sa profession, sciaient la branche sur laquelle ils étaient assis, les ports concurrents de Sète accueillaient les trafics et les navires malmenés chez nous. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Simultanément, la transformation des matières premières brutes remontait vers leurs pays d’origine avec leur plus-value, entrainant la fermeture de nos usines donc, pour une partie, la réexportation des produits finis.

Mais rien n’est jamais perdu, la roue a tourné. Le rapport des forces économiques de Sète et de son hinterland n’est plus le même, le jeu est plus ouvert. Notre potentiel humain est intact et le soutien de nos représentants au sein des instances régionales toujours plus efficace. Quant à la fusion des deux Régions, elle ne peut que donner à notre port une nouvelle dynamique. - Claude Bonfils

De Jacques Marcenac

"Notre grande région(16e position,si on la compare aux 28 pays de l’Union européenne) aura la capacité d'investir dans notre port pour en faire une entité aussi importante dans le futur, que Marseille, Barcelone ou Gêne.En outre Sète pourra détrôner Bordeaux port naturel de Toulouse. In fine, Sète et ses habitants ont tout à gagner dans cette union !(demain la nouvelle grande region pèsera près de 144 milliards d'euros de PIB" - Jacques Marcenac

de Pierre Vionnet

"Peut-on considérer que le développement d'un hinterland sur des terres les plus fertiles de la Région avec un accès direct à l'autoroute qui favorisera à terme le transport par camions alors que les friches industrielles existent, à proximité de la voie ferrée et du canal, contribuent à "faire du port de Sète un grand port euro-méditerranéen en préservant l’environnement" ? Franchement, je crois que c'est un contresens, un choix qui va à l'encontre de la logique de développement durable, intégré revendiqué par le territoire de Thau".- Pierre Vionnet

De Yvette Guillauma

c'est une idée qui est très intéressante, bravo ! - Yvette Guillauma

 De Alain Girardet

 "4 des 5 pays nordiques (SF, SE, NG, IS) sont des "îles" auxquelles on n'accède que par bateau (ou avion). Conséquence, trafics marchandises et passagers très actifs. Pour Sète, liaisons lourdes (vers un hinterland industriel proche absent ou devenu lointain), insuffisantes et contournées. Les trafics intra européens ne sont-ils pas orientés maintenant, en Europe occidentale, plus Sud Nord que Est Ouest aussi ? Rhône / Saône en cul de sac est donc sous utilisé. Atouts pour Sète, la grande plaisance et son entretien (à défaut d'être une escale estivale attractive pour cette clientèle), les navires de croisières. et le fait qu'elle reste une porte vers l'Afrique en développement (celle proche, Algérie et Tunisie, étant toutefois en piteux état)." - Alain Girardet

 

de Daniel Leblanche

"Je suis totalement ok avec votre analyse "projectionnelle", mais développer en adaptant ses outils aux besoins émergents ou à une niche opportuniste, demande au préalable une mise en condition du territoire et de ses occupants potentiellement futur acteurs de son essor.
En effet si Sète d'un point de vue technique peut-être en mesure de développer cet outil qu'est le port depuis Louis XIV, la ville si elle reste dans l'état actuel ne peut qu'en souffrir car la saleté évidente, l'anarchie routière, les problèmes d'eau et une grosse part de l'immobilier à raser car trop vétuste pour être mis en location ne peuvent répondre au développement que vous évoquez.
De plus en termes de politique de ville (pour avoir moi même essayé de résoudre le problème de la nuisance SNCF) il semble que la notion de qualité de vie en soit totalement absente (j'ai aussi proposé une ville à 30km/h).
Et malgré toute la foule des estivants en visite chez nous, on ne peut masquer la saleté des restaurants et du personnel, l'accueil de mauvaise qualité quand on ne se fait pas engueuler si on rouspète et le bruit des deux roues en spectacle rodéo dans le centre ville au raz des terrasses.
Mais puisque la police spectatrice souvent et même copain avec ces bruyants n'y trouvent rien à redire, il semblerait que ce soit normal et donc incompatible avec la qualité d'accueil de la ville nécessaire avec votre proposition.
Et dernier argument pour cette réserve par rapport avec votre vision des choses, Sète a besoin d'un maire quel qu'il soit, mais qui lui consacre tout son temps sans utiliser une batterie de sous-fifres qui bloquent les décision en attendant le chef. Le flux des décisions est le seul corollaire compatible avec cet objectif.
Un exemple pour étayer ce que j'avance : alors que je travaillai comme bénévole de concert avec le maire et les services municipaux de la ville sur un projet, il n'a pas fallut moins de douze intervenants pour obtenir l'autorisation de faire vingt photocopie liées au projet aux services techniques.
Sète n'est déjà pas gâté par son urbanisme vétuste et sa situation de passage obligatoire vers Agde; n'y ajoutons pas des difficultés faciles à résorber par une gestion intelligente et visionnaire de la ville." - Daniel Leblanche

 de Paulette Cazalbon

"Très bonne ides mais il ne faut pas que ça reste un projet, il faut le faire." - Paulette Cazalbon

de Pierre Josse

"Dans votre infolettre du 28 Août votre analyse sur l'importance de nos atouts maritimes, qui ont malheureusement chutés au plan mondial pour les rétrograder au 30ème niveau mondial, est pertinente.
Comme vous le dites justement dans votre Edito, "Développer le port de Sète et sa zone portuaire à cheval sur les communes de Sète et de Frontignan permettrait la création de centaines d’emplois."
Vous oubliez que la Région a déjà investi des centaines de millions d'euros dans les infrastructures portuaires de Sète et de Port la Nouvelle pour des résultats qui tardent à venir. N'a t'on pas en France toujours ces vieux démons de l'intervention des deniers publics pour espérer une croissance économique qui semble désormais bouder notre pays et particulièrement notre région.
Pourquoi donc cela ? Je pense pour ma part que les acteurs du trafic maritime mondial on vite compris que les ports Français, même très bien aménagés, restaient un risque potentiel pour la rentabilité de leur entreprises. J'ai en mémoire les bien trop nombreux jours de grève orchestrés par des syndicats 'de gauche' qui mettent sans cesse la pression pour du toujours plus.
Comment expliquer la faillite d'une entreprise comme la SNCM autrement que par l'acharnement de certains qui veulent le beurre et l'argent du beurre. Nous sommes passés dans une mondialisation qui ne prend en compte que la rentabilité et la performance, c'est ainsi, on n'y peut rien. Les responsables syndicaux qui ne voient que par le petit bout de leur lorgnette personnelle n'ont pas encore compris que leurs actions sont néfastes, et non seulement pour eux à court terme mais aussi pour notre pays tout entier. Mettre des centaines de millions d'euros dans un port sans réfléchir préalablement à ce que l'on pourrait en faire dans le cadre d'un trafic international est une erreur, sinon une faute.
Il manque à nos élus et à ceux qui appliquent leurs directives une dimension plus élargie de la vision que doivent avoir désormais des gestionnaires.
Faire fi des particularismes locaux et des actions partisanes d'associations, qui disent protéger les citoyens de la rapacité des grands investisseurs alors que souvent ils ne protègent que leur propre confort, est une urgence vitale.
Notre pays est truffé d'associations, de collectifs qui, s'ils sont parfois utiles, ne font que freiner l'évolution de notre économie. L'exemple de "l'hinterland" est éloquent, comme d'ailleurs les actions contre la ligne LGV.
Il faut parfois brusquer pour avancer et prendre le risque de déplaire aux électeurs 'actifs' qui de toute manière auront oublié leur combat quelques années plus tard quand chacun se rendra compte que les décisions prises étaient les bonnes.
"Gouverner c'est prévoir" disait Emile de Girardin, la prévision c'est je pense ce qui manque le plus à nos "décideurs" et particulièrement à nos politiciens locaux qui ont encore une vue jacobine de la société du 21è siècle. Les chinois ou les allemands ont, eux, depuis longtemps compris la situation." - Pierre Josse

A propos des élections régionales

Des idées pour la France
par Mathieu, 16 ans !

Étant partisan des idées de Debout La France, j’ai décidé de rejoindre ce parti politique pour son bon sens politique.
J’ai écrit un rapport économique et politique dans le but de démontrer que chaque citoyen français (même jeune), peut s’investir dans la vie démocratique de son pays.
Dans le cadre des élections régionales qui approchent, mon rapport propose un certain nombre de mesures politiques à apporter pour ses terroirs, pour notre région, et bien évidemment pour notre pays. Des urgences locales doivent être prises en compte et au plus vite.
Ainsi, ces recommandations, forment la trame d’une stratégie de transformation que nous proposons pour les dix prochaines années. Ce rapport, composé d’un socle commun de réformes proposées, est organisé autour d’une grande idée : le bon sens.
Nous pensons qu’il faudrait renforcer l’efficacité du système de formation en créant des fonds régionaux pour mieux mutualiser les moyens au profit des demandeurs d’emploi, en allant au plus près des territoires. De plus, il faudrait réduire la précarité sur le marché du travail qui inhibe la prise de risque de la part des employeurs mais aussi des salariés, qui entraîne malheureusement une perte considérable de « savoir-faire » au sein des entreprises. Nous ne voulons pas léguer aux générations suivantes un environnement dégradé, des infrastructures insuffisantes et où le niveau d’éducation recule sans cesse. Ce recul, constitue un obstacle à la croissance, dans l’économie de la connaissance et de la mondialisation.
Une nouvelle stratégie de croissance est donc indispensable. Une croissance réorientée, socialement et écologiquement plus durable.
Et c’est pour cela, que j’ai rejoins et que j’affirme mon total soutien à Damien Lempereur, tête de liste DLF pour les élections régionales 2015.
Il saura renforcer une cohésion politique, car il est proche de ses citoyens, avec une liste d’élus locaux compétents et actifs sur le terrain. Tout cela pour mettre fin aux privilèges et pouvoir évoluer dans une société reflétant à une économie prospère.
Je m’efforcerai de mettre à profit toutes mes compétences et mes idées au service du bon sens.
La nouvelle génération qui est la nôtre, doit symboliser l’avenir de notre si beau pays.

Mathieu Lopes (lycéen scolarisé à Sète, 16 ans)
Membre de Debout La France
Auteur du rapport « Le réconfort des Français, un réel défi »

A propos du festival Voix vives

A propos de l'édito de Bernard Barraillé intitulé  Les précurseurs

Opération VOIX VIVES : Les nombrils se sont sans doute épanouis mais la situation de la poésie en France n'a pas avancé d'un pouce .
Claude Albarède

A propos des parkings payants en bord de mer

à propos des parkings payants du bord de mer (voir notre sondage en rubrique initiatives citoyennes)

C'est un scandale de faire payer ces parkings.
Nicolas BELLON

"Je suis contre les tarifs préférentiels pour les habitants des communes. Je suis sur Frontignan, où à ce jour les parkings du littoral sont gratuits. Ils doivent le rester pour les résidents de toutes les communes de bord de mer."
Valérie Tabonni


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Les parkings payants (au rendement économique "entretien des plages" réduit par l'investissement en parcmètres, leur entretien et surveillance), distraient aussi la police municipale de ses missions sécurité des citoyens et de leurs biens. Pire, quand les les dits policiers verbalisent les véhicules dont les conducteurs sont partis payer leur stationnement à un horodateur éloigné, ils génèrent une très mauvaise image de leurs unités, dont ils ne méritent pas l'uniforme."
Alain Girardet

 

"je pense que nous devons faire les parkings payants à Marseillan . ils viennent d' être remis en très bon état. La charge est lourde pour la commune sans compter l'eau pour nettoyer les ballons et les bateaux plastiques."
Christian Moulin.

 

"L'argent des parkings servant à nettoyer les plages, il est donc normal d'y participer. Pour les usagers qui sont contre, il y a les bus comme autre moyen d'accès".
Christiane Bello.

 

"Je suggère que le péage ne soit effectif que de Juin a octobre, voila une idée qu'elle est bonne!"
Jean-Michel Combe

 

"Stationnement ventouse : si l'objectif était celui-ci, alors le système zone bleue aurait été préférable. Car, une fois déduits le coût des parcmètres, leur pose, le marquage, l'entretien / réparation et le contrôle combien reste t'il en net pour entretenir les plages? Au demeurant, les automobilistes ne sont pas les seuls utilisateurs; quid des deux roues, piétons fréquentant les plages."
Alain Girardet

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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