courrier des lecteurs

C'est l'intérêt général qui doit supplanter les clivages politiques.

Par Francis Herrera
A propos  du dernier édito sur la fusion des agglos de Thau

Je suis régulièrement vos infos sur Thau-info. Bravo pour cet édito sur la fusion. Droite ou Gauche c'est l'intérêt général qui doit supplanter les clivages politiques. Est ce que nos élus seront assez intelligent pour cela?
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fusion des agglos : excellente initiative pleine de bon sens

par André Camélio
A propos  de l'article sur la fusion des agglos

Une excellente initiative pleine de bon sens.
Il est sage de fusionner les deux communautés de communes dont la pertinence géographique est évidente. Preuve en est le besoin de créer le SMBT par M. Le sénateur maire lui même. Ne voyons pas la une quelconque manœuvre de MM. Bouldoire et Denaja (qui n'est même pas conseiller communautaire) mais une vue globale des élus qui ont en majorité appliqué un vote plein de bon sens

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Polémique Victor

Par Jean-Pierre Causse
A propos  de l'article sur la fusion des agglos et du dernier édito

L’homme semble fait pour se battre et polémiquer...malheureusement.
 Signé: Polémique Victor....
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Plus capable de lever le nez pour faire 100m à pied.

A propos de l'édito de Bernard Barraillé : ça grogne.

Ce n'est vraiment pas citoyen de se garer n'importe comment: il n'y a que le chauffeur qui pense que ça ne gène personne. Il regarde tellement son nombril, qu' il n'est plus capable de lever le nez pour faire 100m à pied... Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (Balaruc Les Bains)

Vous y étiez?

par Hervé Le Blanche

 On aurait voulu être à Marseille, samedi 20 février, comme tous ceux qui n'ont pas une gueuse en fonte du côté gauche du corps. Car à Marseille, ce samedi-là, avait lieu un évènement propre à faire avancer la cause des naufragés de Mare Nostrum.  

Berlin en pointe.

SOS-Méditerranée, ses fondateurs, ses activités et ses soutiens créaient l'évènement. SOS-Méditerranée est née d'initiatives convergentes. D'abord, un fort courant est venu d'Allemagne. Dès 2014, Harold Höppner, ci-devant "commerçant de produits exotiques" (Le Monde, 23/12/2015), alors que son pays célèbre la chute du mur de Berlin, considère qu'après tout, les Africains fuyant la misère sont tout aussi dignes d'intérêt que les Ossies qui fuyaient l'univers d'une "démocratie populaire". Harold Höppner "ne reste pas les deux pieds dans le même sabot", fonde une association (Sea-Watch) qui réunit les 450 000 € nécessaires à l'achat et l'aménagement d'un ancien bateau de pêche, accueille des bénévoles (marins, mécaniciens, médecins, électroniciens, traducteurs) et porte secours en mer Egée aux migrants en danger. C'est alors qu'un autre berlinois, Klaus Vogel, capitaine de la marine marchande, se place dans le sillage de Höppner. Son association, SOS-Méditerranée, cherche aussi des fonds. Son bateau n'est présent en Méditerranée que durant deux à trois mois. Et les Français arrivent, Sophie Beau humanitaire. Et le capitaine Louis Martinez sera à la manœuvre.

Et maintenant l'Aquarius.

C'est lui qui sera à la barre du navire de SOS-Méditerranée, l'Aquarius. Cet ancien navire des gardes-côtes allemands, d'âge vénérable même pour un bateau (construit en 1977), armé avec 20 membres d'équipage, peut accueillir 500 voire 800 passagers. Il quittera Marseille pour se positionner en haute-mer, au sud de l'Italie, au plus proche des zones de détresse au large des côtes libyennes. Louis Martinez a déjà œuvré pour sauver 1 841 naufragés de la noyade. Son livre  Capitaine solidaire (en collaboration avec Ch. De Saint Sauveur), paru en septembre 2015 (éd. Arthaud), témoigne de son engagement face au drame des migrations massives. Il était à Marseille et gageons qu'il n'a pas ménagé sa peine aux côtés de Vogel, Beau, d'Aboville pour appeler à la mobilisation citoyenne. On fera visiter l'Aquarius, on finira par une cession musicale. Il faut bien cela pour fendre le bronze de l'indifférence qui semble caparaçonner la société exagonale. En Allemagne, plus d'un million de bénévoles œuvrent pour venir en aide aux migrants. En France, les grands médias ne semblent recevoir aucun signal.

L'évènement de Marseille suscitera-t-il quelque écho? A Sète, premier port de pêche de la Méditerranée où les thoniers restent 9 à 10 mois à quai, on parle quotas de pêche. A la librairie l'Echappée Belle, on a vendu deux exemplaires du témoignage du "capitaine solidaire". Il était à Marseille samedi. Vous y étiez?

Hervé le Blanche

Inquiétude

de Henri Loison

A propos de la création d'un Observatoire des odeurs sur le bassin de Thau (voir article en rubrique environnement)

Si je constate régulièrement des odeurs depuis de nombreuses années sur La Peyrade en particulier l'odeur désagréable de l'usine de traitement des oléagineux, je suis beaucoup plus inquiet sur la sécurité du dépôt de carburant qui est à moins de 1km à vol d'oiseau de mon habitation et des mesures qui ne sont pas prises pour assurer la sécurité du site. - Henri LOISON

N.d.l.r : Frontignan la Peyrade est exposée au risque industriel, lié à la présence du plus important dépôt de carburants de France exploité depuis plus de 20 ans par BP-GDH et classé Seveso seuil haut. Elle est ainsi soumise à un Plan de prévention des risques technologiques (PPRT )... voir détails

L'étoile et la planète bleue

de Patrick Misse

Il était une fois une étoile lumineuse qui broyait du noir…. Elle souffrait de solitude car elle n’avait aucune possibilité d’aller rendre visite à ses consœurs. Pensez-donc, la plus proche se situait à des millions d’années lumières et le grand ordonnateur céleste ne permettait jamais la plus petite escapade en dehors des trajectoires. A quoi bon, de toute façon, puisque leurs rencontres provoqueraient des étincelles insoutenables. Alors notre petite étoile se résigna. Chacune de ses explosions thermonucléaires était un soupir de découragement, elle irradiait le malheur. Comment supporter son isolement calamiteux durant des milliards d’années jusqu’à sa mort ?
Un jour, elle découvrit, parmi sa cour, une planète bleue, si minuscule qu’elle ne l’avait jamais remarquée. Intriguée, elle bâtit un télescope atomique d’une puissance inégalée. Quand il fut au point, le 14 juillet, elle le braqua sur cette Terre et elle aperçut des feux follets qui provoquaient des scènes de liesse itératives parmi des êtres microscopiques. Comment ces pâles lumières pouvaient-elles déclencher autant d’enthousiasme ?
Elle s’interrogea et décida d’observer avec attention cette curieuse planète. Elle découvrit, stupéfaite, que l’étoile était un symbole politique, religieux, et personnel omniprésent au point que les personnes de lumière étaient considérées comme des stars. Elle fut surtout touchée par l’étoile de Noël qui guidait les mages et par l’émotion des enfants qui admiraient l’étoile au sommet du sapin.
C’étaient ses rayons chaleureux qui permettaient à tous ces gens de vivre et d’être heureux. Elle prit conscience qu’elle était indispensable et elle ressentit soudain l’amour d’une multitude de gens. Elle n’était plus seule au monde. Prise d’une fulgurance, elle s’inspira des feux d’artifice de la planète bleu et créa des fabuleux spectacles sons et lumière qui furent admirés partout dans la galaxie. Elle irradie encore aujourd’hui sa joie de vivre…

Quand nous broyons du noir, songeons que nous sommes l’étoile de quelqu’un… A mes amis de lumières… Patrick Misse

Pensez aux handicapés

Comme d'habitude dans tous les services administratifs de beaucoup de ville en France, on oublie que nous avons dans notre population des personnes qui ont des difficultés pour se déplacer. Les Handicapés, les personnes âgés, les non-voyant et j'en passe. Je dirai une seule chose à toute ces personnes sensées rechercher à faciliter la circulation de tous, commencez en premier par vous mettre à le place de toutes ces personnes qui devront aller prendre le train à la gare de Sète. C'est beaucoup plus facile d'organiser les transports pour des personnes valides mais messieurs ou mesdames les organisateurs SVP complétez vos connaissances en y adjoignant le déplacement des personnes qui ont des difficultés à se déplacer. 

Jean Louis Martinez
Adhérent de l'APF et de l'ADAPT.

La « république des appareils »

Les différents pouvoirs, pour s’exercer, ont besoin d’organisations. Ainsi sont créés les administrations, intendances et autres offices ou agences, nécessaires bien sûr, ainsi que les assemblées, commissions, conseils et comités destinés à préparer, éclairer, éventuellement à contrôler les décisions mises en œuvre ensuite par les directions et bureaux des dites administrations.
A tous niveaux, dans tous domaines, les sociétés complexes doivent se doter de ces « appareils », eux-mêmes de plus en plus sophistiqués et qui demandent par conséquent des moyens financiers de plus en plus importants ainsi que des personnels de plus en plus qualifiés pour remplir leurs missions.
Il est difficile pour les dirigeants de quelle qu’organisation que ce soit de s’en passer en raison du nombre et de la complexité des questions à traiter. Dans ces conditions, le risque apparaît de leur accorder une trop grande confiance et de les laisser conduire les affaires par eux-mêmes.
Le pouvoir peut alors changer subrepticement de mains et devenir opaque. Entre les dirigeants et les groupes placés sous leur autorité peut s’établir une pléthore d’échelons, chacun cherchant souvent à échapper à l’emprise de l’échelon supérieur, ce qui ne simplifie pas les choses.
Ainsi, partis politiques, syndicats, associations, gouvernements même, institutions humanitaires, caritatives, culturelles ou religieuses, ou encore entreprises, peuvent devenir objets des appareils, leurs programmes d’action étant en danger d’être déformés voire détournés de leurs intentions premières.
Bien connu, constaté depuis longtemps - l’Histoire en témoigne - étudié dans le cadre des sciences sociales, le phénomène ne paraît cependant pas près de disparaître, semblant même prendre de l’ampleur.
Ce sont finalement les « appareils » qui mènent l’action, se liguant ou se combattant, sourdement ou en plein jour. Telles des autos tamponneuses sur une piste de foire foraine, ils dépensent leur énergie à se heurter ou à s’éviter, la ruse prenant le pas sur l’intelligence.
Les « badauds », c’est-à-dire ceux qui n’appartiennent pas aux « appareils » ou qui ne sont pas directement concernés par leurs mouvements désordonnés, se détournent alors vers d’autres intérêts, conscients que leur opinion ne présente aucune importance.
Nous sommes tous témoins, dans nos expériences professionnelles, politiques, associatives ou autres, de ce genre de dérives générées par la trop grande confiance, l’inattention, l’insouciance, voire la faiblesse des détenteurs institutionnels du pouvoir.
Le pire est lorsqu’un « appareil » est créé alors que le besoin n’existe pas ou a été mal évalué. Son action, forcément coûteuse, est totalement incomprise. Son existence peut même menacer la légitimité des détenteurs du pouvoir qui sont à l’origine de sa création.

                                                                                             Maurice Bouchard

Recherche d’une église.

Jules Romain me pardonnerait d’avoir emprunté le titre d’un des tomes des Hommes de bonne volonté. Mais ce sont ces mots qui me viennent à l’esprit face aux réactions actuelles de la société française confrontée aux drames que nous vivons depuis janvier 2015.

Depuis la décolonisation, la fin de la guerre d’Algérie et à plus forte raison depuis l’effondrement de l’URSS et la fin de la guerre froide, l’Europe et la France souhaitaient recueillir les « dividendes de la paix ». Et tournant le dos à une histoire trop tragique, tout un chacun, comme de bons esprits l’y incitaient, pensait aborder à un nouveau rivage. Celui d’une ère nouvelle, celle de l’individu-roi. Les nouvelles technologies (la révolution numérique) y aidèrent grandement. Les slogans commerciaux du style : « ce que vous voulez, où vous voulez, quand vous voulez » n’étaient que le reflet de beaucoup d’aspirations. Cela a conduit à remplir son « caddy » dans les grandes surfaces commerciales ou à naviguer des nuits entières sur la Toile à la recherche de ce qui pourrait satisfaire ce « moi », aussi profond qu’inconnaissable et toujours plus exigeant. L’Histoire ? Peut-être si c’est François Ier ou Marie Antoinette. L’économie ? La crise affecte nos vies. Certes, le chômage est insupportable. A part ce qui abîme l’individu, de quoi se soucie-t-on ? Selon son vécu, d’une prochaine reprise, d’un retour à la nature ou à un passé mythifié. On a beau tisonner les braises du Grand Siècle (le XVIIIème disait déjà Michelet), aucune flamme ne brûle dans les esprits. Et l’on tire en France au nom de Dieu.

« Dieu est mort » proclamait Nietzche. Et Jaurès voulait rallumer sur terre les « mille soleils » qui auraient remplacé les lumières éteintes dans les cieux. Mais aujourd’hui, ce qui se dit socialisme n’est plus la foi en la destinée humaine, mais une aide à mieux consommer. Il est vrai que l’URSS est morte, Lénine bien oublié et que les effigies de Marx sont bradées chez les brocanteurs. Alors, pour certains, le salut est dans le passé : l’Eglise d’avant Vatican II, le latin et les soutanes. Ces abbés si présents, si consolants, si propres à montrer la voie. D’autres partent à l’Est : le yoga, le bouddhisme, les « sagesses ». Et l’ésotérisme fleurit : réaliser son âme, réveiller les forces cachées de l’être. Toujours au plus profond du moi. Et puis, il y a les réseaux, la Toile, le web ses « visites » et les « amis ». Et une société, fragmentée en autant d’atomes que d’individus à la recherche de la quintessence de leur moi, est attaquée au nom d’une vision totalisante du monde où l’individu n’est rien, la cause est tout. Et les individus s’agrègent en groupes tout en restant isolés en eux-mêmes, choqués mais absents à tout collectif.

On dépose des fleurs ou des bougies. On chante à bas bruit la Marseillaise. On rend hommage aux victimes. Mais, comme autrefois dans l’Eglise, structure-t-on sa pensée, dirige-t-on son action ? Recherche d’une église, écrivait-on à l’aube du XXème siècle.

Hervé Le Blanche
13 décembre 2015

Le choix

Dans une précédente chronique, j’avais illustré ma réflexion par la métaphore du malade qui, désolé du peu de résultats obtenus par la médecine traditionnelle faisait appel à un charlatan pour le sauver. Bien entendu, le malade était mort. Le désespéré n’est pas le meilleur juge de la thérapeutique qui lui conviendrait. C’est pourtant ce que pense cet électeur morose qui veut croire que le charlatan auquel il n’avait jusque là jamais eu recours sera peut-être le seul qui réussira là où les autres ont échoué. Il rassemble alors l’énergie du désespoir pour que personne ne puisse lui enlever l’illusion qui maintient son espoir.

Mais l’illusion est le pire des remèdes. La lucidité doit nous guider. Il est donc nécessaire de constater les insuffisances du gouvernement et de l’opposition Il est nécessaire de dénoncer ceux qui n’ont pas su régler les problèmes de notre pays. Il est nécessaire de dire qu’il faut changer les hommes, les pratiques et la méthode. Mais il est aussi nécessaire de rester lucide pour ne pas se laisser entraîner dans la spirale du désespoir qui conduit à la mort. Il n’existe pas de remède miracle. Ceux qui veulent y croire savent qu’ils se mentent à eux-mêmes. C’est pourquoi les Français, à la dernière minute, ont su éviter le pire. Ce ne sont pas des manoeuvres politiciennes qui les ont conduits au choix de la raison. C’est une réflexion sensée. Et on peut dire, n’en déplaise aux pourfendeurs de la bonne foi au profit de la hargne, que la démocratie a bien fonctionné.

Pour autant, peut-on en rester là ? Sûrement pas. Nous savons tous depuis très longtemps que nous n’avons pas fait les efforts que d’autres pays ont faits pour nous donner les armes de la concurrence. Nous avons toujours préféré le protectionnisme à l’effort. Certains ont même voulu promouvoir le “patriotisme économique” pour habiller d’un nom convenable une imposture qui n’était que du repli sur soi suicidaire. Nous avons confondu solidarité et assistance, préféré l’assistance à la responsabilité et 2 l’égalitarisme à l’égalité. Et cela, ce n’est pas que de la faute de nos gouvernants. C’est aussi la faute des Français.

Ce n’est pas par hasard si les gouvernements de droite et de gauche n’ont pas réussi à infléchir la politique malsaine de la France dénoncée en particulier par Raymond Barre depuis la fin des années 70. C’est parce que la France, c’est-à-dire, son corps électoral, ne le voulait pas et menaçait sans cesse le pouvoir de “faire parler la rue”. Qu’il s’agisse des réformes de la Sécurité Sociale, des retraites, de l’éducation nationale, des hôpitaux, de la justice ou du temps de travail, la majorité s’est toujours prononcée en faveur de la solution qui convenait au plus grand nombre. On ne peut pas toujours faire porter la responsabilité par d’autres. Il faut à un moment reconnaître, même lorsque cela nous pèse, que les élus sont le reflet des électeurs.

Que les gouvernements n’aient pas été courageux, c’est une évidence. Ils n’ont pas voulu payer par le risque d’une défaite, la mise en oeuvre de la seule politique courageuse qu’il fallait entreprendre : la fin de l’assistanat.

Qu’a-t-on évité hier ? Que les nouveaux élus soient une fois de plus le reflet d’une majorité d’électeurs irresponsables qui voudraient conduire leur pays vers une nouvelle dérive démagogique : la facilité illusoire du “demain on rasera gratis”, prônée par ceux qui condamnaient les gouvernements précédents pour la même pratique vicieuse. On l’a échappé belle. Mais ce n’est pas fini. Tout va être remis en question d’ici un peu plus d’un an.

Il faut mettre à profit ce court délai de 18 mois pour que le désespoir de certains de nos compatriotes ne les entraîne pas au suicide électoral par charlatans interposés. Les cartes sont entre les mains des leaders, où qu’ils se trouvent, de la droite et de la gauche.

La règle absolue : se défier des menteurs. A droite lorsque certains leaders prétendent soigner la France dans la douceur alors qu’il lui faut un remède de cheval. A gauche, lorsque certains leaders veulent 3 l’achever en nous faisant croire encore à l’Etat-Providence alors que la France est ruinée. Et à l’extrême droite où l’on essaie de nous faire croire que le mal qui nous ronge vient des autres alors qu’il est en nous-mêmes.

Lorsque la France est en ruines, il faut la reconstruire. Ce n’est ni l’Europe, ni l’étranger qui sont la cause de notre manque de courage à nous mettre au régime. C’est à nous de choisir si nous voulons rester libres de choisir notre avenir dans une mondialisation qui peut faire, selon que nous saurons l’appréhender, soit notre fortune soit notre malheur, libres de choisir notre mode de vie dans un environnement dangereux où il ne suffira pas de discours pour vaincre la barbarie, libres de donner à ceux qui veulent travailler les moyens de s’épanouir. Cela ne sera possible que si, collectivement, la France accepte de relever ce défi. Si elle y parvient, c’est qu’elle aura trouvé en elle-même, à la majorité, les solutions à ses problèmes.

Tout reste à faire.

Yves Marchand
lundi, 14 décembre 2015