courrier des lecteurs

L'étoile et la planète bleue

de Patrick Misse

Il était une fois une étoile lumineuse qui broyait du noir…. Elle souffrait de solitude car elle n’avait aucune possibilité d’aller rendre visite à ses consœurs. Pensez-donc, la plus proche se situait à des millions d’années lumières et le grand ordonnateur céleste ne permettait jamais la plus petite escapade en dehors des trajectoires. A quoi bon, de toute façon, puisque leurs rencontres provoqueraient des étincelles insoutenables. Alors notre petite étoile se résigna. Chacune de ses explosions thermonucléaires était un soupir de découragement, elle irradiait le malheur. Comment supporter son isolement calamiteux durant des milliards d’années jusqu’à sa mort ?
Un jour, elle découvrit, parmi sa cour, une planète bleue, si minuscule qu’elle ne l’avait jamais remarquée. Intriguée, elle bâtit un télescope atomique d’une puissance inégalée. Quand il fut au point, le 14 juillet, elle le braqua sur cette Terre et elle aperçut des feux follets qui provoquaient des scènes de liesse itératives parmi des êtres microscopiques. Comment ces pâles lumières pouvaient-elles déclencher autant d’enthousiasme ?
Elle s’interrogea et décida d’observer avec attention cette curieuse planète. Elle découvrit, stupéfaite, que l’étoile était un symbole politique, religieux, et personnel omniprésent au point que les personnes de lumière étaient considérées comme des stars. Elle fut surtout touchée par l’étoile de Noël qui guidait les mages et par l’émotion des enfants qui admiraient l’étoile au sommet du sapin.
C’étaient ses rayons chaleureux qui permettaient à tous ces gens de vivre et d’être heureux. Elle prit conscience qu’elle était indispensable et elle ressentit soudain l’amour d’une multitude de gens. Elle n’était plus seule au monde. Prise d’une fulgurance, elle s’inspira des feux d’artifice de la planète bleu et créa des fabuleux spectacles sons et lumière qui furent admirés partout dans la galaxie. Elle irradie encore aujourd’hui sa joie de vivre…

Quand nous broyons du noir, songeons que nous sommes l’étoile de quelqu’un… A mes amis de lumières… Patrick Misse

Pensez aux handicapés

Comme d'habitude dans tous les services administratifs de beaucoup de ville en France, on oublie que nous avons dans notre population des personnes qui ont des difficultés pour se déplacer. Les Handicapés, les personnes âgés, les non-voyant et j'en passe. Je dirai une seule chose à toute ces personnes sensées rechercher à faciliter la circulation de tous, commencez en premier par vous mettre à le place de toutes ces personnes qui devront aller prendre le train à la gare de Sète. C'est beaucoup plus facile d'organiser les transports pour des personnes valides mais messieurs ou mesdames les organisateurs SVP complétez vos connaissances en y adjoignant le déplacement des personnes qui ont des difficultés à se déplacer. 

Jean Louis Martinez
Adhérent de l'APF et de l'ADAPT.

La « république des appareils »

Les différents pouvoirs, pour s’exercer, ont besoin d’organisations. Ainsi sont créés les administrations, intendances et autres offices ou agences, nécessaires bien sûr, ainsi que les assemblées, commissions, conseils et comités destinés à préparer, éclairer, éventuellement à contrôler les décisions mises en œuvre ensuite par les directions et bureaux des dites administrations.
A tous niveaux, dans tous domaines, les sociétés complexes doivent se doter de ces « appareils », eux-mêmes de plus en plus sophistiqués et qui demandent par conséquent des moyens financiers de plus en plus importants ainsi que des personnels de plus en plus qualifiés pour remplir leurs missions.
Il est difficile pour les dirigeants de quelle qu’organisation que ce soit de s’en passer en raison du nombre et de la complexité des questions à traiter. Dans ces conditions, le risque apparaît de leur accorder une trop grande confiance et de les laisser conduire les affaires par eux-mêmes.
Le pouvoir peut alors changer subrepticement de mains et devenir opaque. Entre les dirigeants et les groupes placés sous leur autorité peut s’établir une pléthore d’échelons, chacun cherchant souvent à échapper à l’emprise de l’échelon supérieur, ce qui ne simplifie pas les choses.
Ainsi, partis politiques, syndicats, associations, gouvernements même, institutions humanitaires, caritatives, culturelles ou religieuses, ou encore entreprises, peuvent devenir objets des appareils, leurs programmes d’action étant en danger d’être déformés voire détournés de leurs intentions premières.
Bien connu, constaté depuis longtemps - l’Histoire en témoigne - étudié dans le cadre des sciences sociales, le phénomène ne paraît cependant pas près de disparaître, semblant même prendre de l’ampleur.
Ce sont finalement les « appareils » qui mènent l’action, se liguant ou se combattant, sourdement ou en plein jour. Telles des autos tamponneuses sur une piste de foire foraine, ils dépensent leur énergie à se heurter ou à s’éviter, la ruse prenant le pas sur l’intelligence.
Les « badauds », c’est-à-dire ceux qui n’appartiennent pas aux « appareils » ou qui ne sont pas directement concernés par leurs mouvements désordonnés, se détournent alors vers d’autres intérêts, conscients que leur opinion ne présente aucune importance.
Nous sommes tous témoins, dans nos expériences professionnelles, politiques, associatives ou autres, de ce genre de dérives générées par la trop grande confiance, l’inattention, l’insouciance, voire la faiblesse des détenteurs institutionnels du pouvoir.
Le pire est lorsqu’un « appareil » est créé alors que le besoin n’existe pas ou a été mal évalué. Son action, forcément coûteuse, est totalement incomprise. Son existence peut même menacer la légitimité des détenteurs du pouvoir qui sont à l’origine de sa création.

                                                                                             Maurice Bouchard

Recherche d’une église.

Jules Romain me pardonnerait d’avoir emprunté le titre d’un des tomes des Hommes de bonne volonté. Mais ce sont ces mots qui me viennent à l’esprit face aux réactions actuelles de la société française confrontée aux drames que nous vivons depuis janvier 2015.

Depuis la décolonisation, la fin de la guerre d’Algérie et à plus forte raison depuis l’effondrement de l’URSS et la fin de la guerre froide, l’Europe et la France souhaitaient recueillir les « dividendes de la paix ». Et tournant le dos à une histoire trop tragique, tout un chacun, comme de bons esprits l’y incitaient, pensait aborder à un nouveau rivage. Celui d’une ère nouvelle, celle de l’individu-roi. Les nouvelles technologies (la révolution numérique) y aidèrent grandement. Les slogans commerciaux du style : « ce que vous voulez, où vous voulez, quand vous voulez » n’étaient que le reflet de beaucoup d’aspirations. Cela a conduit à remplir son « caddy » dans les grandes surfaces commerciales ou à naviguer des nuits entières sur la Toile à la recherche de ce qui pourrait satisfaire ce « moi », aussi profond qu’inconnaissable et toujours plus exigeant. L’Histoire ? Peut-être si c’est François Ier ou Marie Antoinette. L’économie ? La crise affecte nos vies. Certes, le chômage est insupportable. A part ce qui abîme l’individu, de quoi se soucie-t-on ? Selon son vécu, d’une prochaine reprise, d’un retour à la nature ou à un passé mythifié. On a beau tisonner les braises du Grand Siècle (le XVIIIème disait déjà Michelet), aucune flamme ne brûle dans les esprits. Et l’on tire en France au nom de Dieu.

« Dieu est mort » proclamait Nietzche. Et Jaurès voulait rallumer sur terre les « mille soleils » qui auraient remplacé les lumières éteintes dans les cieux. Mais aujourd’hui, ce qui se dit socialisme n’est plus la foi en la destinée humaine, mais une aide à mieux consommer. Il est vrai que l’URSS est morte, Lénine bien oublié et que les effigies de Marx sont bradées chez les brocanteurs. Alors, pour certains, le salut est dans le passé : l’Eglise d’avant Vatican II, le latin et les soutanes. Ces abbés si présents, si consolants, si propres à montrer la voie. D’autres partent à l’Est : le yoga, le bouddhisme, les « sagesses ». Et l’ésotérisme fleurit : réaliser son âme, réveiller les forces cachées de l’être. Toujours au plus profond du moi. Et puis, il y a les réseaux, la Toile, le web ses « visites » et les « amis ». Et une société, fragmentée en autant d’atomes que d’individus à la recherche de la quintessence de leur moi, est attaquée au nom d’une vision totalisante du monde où l’individu n’est rien, la cause est tout. Et les individus s’agrègent en groupes tout en restant isolés en eux-mêmes, choqués mais absents à tout collectif.

On dépose des fleurs ou des bougies. On chante à bas bruit la Marseillaise. On rend hommage aux victimes. Mais, comme autrefois dans l’Eglise, structure-t-on sa pensée, dirige-t-on son action ? Recherche d’une église, écrivait-on à l’aube du XXème siècle.

Hervé Le Blanche
13 décembre 2015

Le choix

Dans une précédente chronique, j’avais illustré ma réflexion par la métaphore du malade qui, désolé du peu de résultats obtenus par la médecine traditionnelle faisait appel à un charlatan pour le sauver. Bien entendu, le malade était mort. Le désespéré n’est pas le meilleur juge de la thérapeutique qui lui conviendrait. C’est pourtant ce que pense cet électeur morose qui veut croire que le charlatan auquel il n’avait jusque là jamais eu recours sera peut-être le seul qui réussira là où les autres ont échoué. Il rassemble alors l’énergie du désespoir pour que personne ne puisse lui enlever l’illusion qui maintient son espoir.

Mais l’illusion est le pire des remèdes. La lucidité doit nous guider. Il est donc nécessaire de constater les insuffisances du gouvernement et de l’opposition Il est nécessaire de dénoncer ceux qui n’ont pas su régler les problèmes de notre pays. Il est nécessaire de dire qu’il faut changer les hommes, les pratiques et la méthode. Mais il est aussi nécessaire de rester lucide pour ne pas se laisser entraîner dans la spirale du désespoir qui conduit à la mort. Il n’existe pas de remède miracle. Ceux qui veulent y croire savent qu’ils se mentent à eux-mêmes. C’est pourquoi les Français, à la dernière minute, ont su éviter le pire. Ce ne sont pas des manoeuvres politiciennes qui les ont conduits au choix de la raison. C’est une réflexion sensée. Et on peut dire, n’en déplaise aux pourfendeurs de la bonne foi au profit de la hargne, que la démocratie a bien fonctionné.

Pour autant, peut-on en rester là ? Sûrement pas. Nous savons tous depuis très longtemps que nous n’avons pas fait les efforts que d’autres pays ont faits pour nous donner les armes de la concurrence. Nous avons toujours préféré le protectionnisme à l’effort. Certains ont même voulu promouvoir le “patriotisme économique” pour habiller d’un nom convenable une imposture qui n’était que du repli sur soi suicidaire. Nous avons confondu solidarité et assistance, préféré l’assistance à la responsabilité et 2 l’égalitarisme à l’égalité. Et cela, ce n’est pas que de la faute de nos gouvernants. C’est aussi la faute des Français.

Ce n’est pas par hasard si les gouvernements de droite et de gauche n’ont pas réussi à infléchir la politique malsaine de la France dénoncée en particulier par Raymond Barre depuis la fin des années 70. C’est parce que la France, c’est-à-dire, son corps électoral, ne le voulait pas et menaçait sans cesse le pouvoir de “faire parler la rue”. Qu’il s’agisse des réformes de la Sécurité Sociale, des retraites, de l’éducation nationale, des hôpitaux, de la justice ou du temps de travail, la majorité s’est toujours prononcée en faveur de la solution qui convenait au plus grand nombre. On ne peut pas toujours faire porter la responsabilité par d’autres. Il faut à un moment reconnaître, même lorsque cela nous pèse, que les élus sont le reflet des électeurs.

Que les gouvernements n’aient pas été courageux, c’est une évidence. Ils n’ont pas voulu payer par le risque d’une défaite, la mise en oeuvre de la seule politique courageuse qu’il fallait entreprendre : la fin de l’assistanat.

Qu’a-t-on évité hier ? Que les nouveaux élus soient une fois de plus le reflet d’une majorité d’électeurs irresponsables qui voudraient conduire leur pays vers une nouvelle dérive démagogique : la facilité illusoire du “demain on rasera gratis”, prônée par ceux qui condamnaient les gouvernements précédents pour la même pratique vicieuse. On l’a échappé belle. Mais ce n’est pas fini. Tout va être remis en question d’ici un peu plus d’un an.

Il faut mettre à profit ce court délai de 18 mois pour que le désespoir de certains de nos compatriotes ne les entraîne pas au suicide électoral par charlatans interposés. Les cartes sont entre les mains des leaders, où qu’ils se trouvent, de la droite et de la gauche.

La règle absolue : se défier des menteurs. A droite lorsque certains leaders prétendent soigner la France dans la douceur alors qu’il lui faut un remède de cheval. A gauche, lorsque certains leaders veulent 3 l’achever en nous faisant croire encore à l’Etat-Providence alors que la France est ruinée. Et à l’extrême droite où l’on essaie de nous faire croire que le mal qui nous ronge vient des autres alors qu’il est en nous-mêmes.

Lorsque la France est en ruines, il faut la reconstruire. Ce n’est ni l’Europe, ni l’étranger qui sont la cause de notre manque de courage à nous mettre au régime. C’est à nous de choisir si nous voulons rester libres de choisir notre avenir dans une mondialisation qui peut faire, selon que nous saurons l’appréhender, soit notre fortune soit notre malheur, libres de choisir notre mode de vie dans un environnement dangereux où il ne suffira pas de discours pour vaincre la barbarie, libres de donner à ceux qui veulent travailler les moyens de s’épanouir. Cela ne sera possible que si, collectivement, la France accepte de relever ce défi. Si elle y parvient, c’est qu’elle aura trouvé en elle-même, à la majorité, les solutions à ses problèmes.

Tout reste à faire.

Yves Marchand
lundi, 14 décembre 2015

Ecole Denis Barbou à Marseillan - Pas de piscine pour les CP

8 décembre,

je viens d'apprendre ce matin que ma fille,ainsi que sa classe de CP à l'école Denis Barbou à Marseillan, ne pourront bénéficier de l'activité Piscine prévue cet hiver pour cause de manque de parents bénévoles.
En effet, la piscine d'Agde à réduit son personnel et ne peut assurer seule l'encadrement des enfants.
Il a donc été demandé aux parents des enfants de cette classe de venir volontairement et bénévolement assurer cette fonction. C'est valable dans d'autres classes également.
Je suis scandalisé par le fait que nos enfants soient pénalisés à cause d'un manque d'organisation, d'un manque de fonds et/ou de personnel.
Ma fille se réjouissait à l'idée de cette activité, et la voilà déçue par l'école... très prometteur quand on sait qu'elle n'a que 6 ans. Il ne faudra pas s'étonner si plus tard ce sentiment prend de l'ampleur.
J’espérais en vous écrivant que vous pourriez faire passer un petit mot sur votre journal afin que le village sache que nous enfants sont loin d'être en de bonnes mains.
Et que, engager des personnes supplémentaires, ne serait-ce que pour le temps de cette activité, aurait permis de diminuer (très peu) le taux de chômage si élevé dans notre région.

Christophe Robyns

La Purge

Nous recevons ce commentaire d'Yves Marchand, ancien maire de Sète:

J’ai toujours plaint les médecins contraints de prescrire à leurs patients un traitement douloureux sans être certains que ce traitement apporterait la survie espérée. C’est la grandeur et l’humilité de la médecine de tout faire pour sauver une vie sans être sûr de pouvoir la sauver.

En politique les choses sont différentes. Les médecins qui nous gouvernent connaissent les remèdes, savent à peu près ce qui résultera de leur usage, le succès escompté et leurs effets secondaires. Mais la prescription exige beaucoup de courage du “médecin politique” car le malade, lorsqu’il ne sait pas qu’il est à la dernière extrémité, renâcle toujours à accepter le traitement que la guérison réclame. Et lorsqu’un charlatan de passage lui propose la guérison sans effort, sans douleur et sans peine, il obtient toutes ses faveurs.

La démocratie, la plupart du temps incapable de générer des médecins courageux, laisse aux lâches le soin de faire croire au peuple que le remède douloureux sera pour les autres. Grâce à la démagogie, la démocratie possède cette faculté extraordinaire de faire du malade un prescripteur compétent. Le peuple choisit l’automédication en élisant ceux qui lui disent ce qu’il veut entendre.

Ainsi, c’est fait ! Le peuple a tranché. Les uns, par déception, en renonçant à voter. Les autres, par ignorance, par crédulité ou par dégoût du pouvoir en place ou de ceux qui l’ont installé, en votant pour des charlatans. Pour l’instant, ce n’est pas grave. Le scrutin régional n’a pas d’influence sur la vie politique de notre pays. Ce n’est pas en cela que c’est grave. C’est surtout en ce que rien ne peut désormais arrêter la purge.

Il y a dans le peuple une constance remarquable à aller jusqu’au bout d’un raisonnement même absurde :”Il faut essayer le charlatan puisque la médecine s’est montrée incapable de me soigner”. Rien n’empêchera le 2 peuple de penser que toute expérience non tentée, même mauvaise, est une chance gâchée.

Le seul moyen d’éviter encore l’issue promise serait que les chefs de parti qui savent ce qu’il faut faire pour le redressement de notre pays, aient le courage, quitte à perdre momentanément le pouvoir, de prescrire les traitements, même douloureux, qui pourront nous guérir. En existe-t-il encore un taillé pour tout sacrifier au bien public?

C’est pourtant là que réside la grandeur du pouvoir.

 YVES MARCHAND
LUNDI 7 DÉCEMBRE 2015

Je ne vous laisserai pas faire

Moi Fatima, de confession musulmane, française et laïque, je voudrais dire à toutes ces familles touchées par le drame :  je suis de tout cœur avec vous et je suis proche de vous par la pensée. Dans ma religion et dans ma langue maternelle j'oserais vous dire tarqud fi salam : reposez en paix. Celui dont le cœur est ressuscité par l'amour ne mourra jamais (proverbe arabe).

Quant à vous qui avez perpétué ces crimes, vous avez voulu nous faire ressentir la peur, mais face à vos menaces, nous préférons vous combattre plutôt que de fuir. Vous êtes comme ces animaux répugnants. Vous ne serez jamais notre phobie, vous n'arriverez jamais à faire de nous ces claustrophobes ou agoraphobes. Non car nous sommes des hommes et des femmes libres, oui libres de dire, penser, crier que chez nous, en cette douce France, c'est profiter de la vie, de nous habiller comme on veut, de nous maquiller comme on veut, de nous pavaner dans des terrasses de café, d'aller écouter des concerts, de voir des films dans nos salles de cinéma, de profiter de la magie de Noël, d'aller acheter nos clémentines sur le marché sans que cette peur prenne le dessus, de recevoir nos ami(e)s de toutes confessions et orientations sexuelles.

Je ne vous dis pas merci pour la haine que vous m'avez transmise. Cette haine, elle est pour vous car à cause de vous le racisme va augmenter,  il prendra le dessus par votre faute, pas à cause de moi. Je vous déteste pour la souffrance que vous avez causé autour de nous, les gens que l'on connait et surtout ceux que l'on ne connait pas.

Vous avez tué gratuitement. Au nom de qui, au nom de quoi ? Surement pas au nom de mon dieu à moi et de ma religion à moi.
Ma religion, ignards que vous êtes et mécréants que vous êtes, prône le respect, la tolérance, l'amour des amis, de la famille et de toutes formes d'êtres vivants.

PARIS je t'aime, douce France je t'aime. Mon autre identité je t'aime aussi car tu m'as appris à me déchausser lorsque les règles de la maitresse de maison l'imposait. C'est pour cela qu'elle m'aime, me respecte et m'invite à chaque fois.
Je fais partie de ses hôtes c'est par la grande porte qu'elle me fait entrer. Et moi je rentre la tête relevée et le buste à l'avant car je suis fière d'appartenir à son clan.
Vivre pour continuer le combat du vivre ensemble, pour continuer à raconter l'histoire de nos générations qui se sont rencontrées, pour échanger des mots, des rires et parfois des pleurs comme tous ceux qui ont combattu ensemble.

Vous venez avec vos armes, sur mon sol, démolir tout ce que nos générations ont mis du temps à construire. Et bien non, je ne vous laisserai pas faire. Je veux que mon jardin soit vert et que, chaque année, il me donne des fruits à partager avec les miens mais sans toi, espèce de vers de terre qui veux pourrir mon verger.

Fatima OUHADA

Du Théâtre...

J'ai toujours du plaisir à me rendre au THEATRE DE POCHE. Ceci n'est pas théâtre. C'est un  lieu. C'est un endroit ou il se passe des choses, c'est « LE » théâtre. Hier soir j'ai vu la pièce « CECI N'EST PAS UNE COMEDIE ROMANTIQUE ». Je pensait la ficelle un peu grosse mais bon... sympathique. Je me trompait. La ficelle est sympathique mais pas du tout grosse. Il est temps de dénoncer cette pièce et de démêler le vrai du faux.

« Ceci n'est pas... » VRAI : Ni du théâtre de boulevard, ni du café théâtre. Que l'on ne se méprenne pas, j'aime toutes ces formes de théâtre. Sauf quand elles se parodient elles même... Alors je reviens sur tout ce que je viens de dire :

« Ceci n'est pas... » FAUX : Ceci est toutes ces formes de théâtre en potentiel. Mais là, personne ne va à la pêche aux rire. Je frémis à l'idée qu'un jour, un metteur en scène de boulevard s'empare de ce texte et invite une paire de vedette à cabotiner. Succès garanti ! Un rire à chaque réplique ! Vous connaissez le processus, un silence après la réplique du partenaire... Le publique : Il va dire quelque chose de drôle... Le comédien hurle la réplique sur un ton absolument pas naturel... Le publique : Il a dit quelque choses de drôle, rions pour être ensemble. Ce n'est pas répréhensible, ni condamnable. Ce que je veux souligner, c'est que le texte pourrais permettre cela. Mais là, les acteurs ont choisi (avec le metteur en scène ?) de jouer la situation avec le plus de sincérité possible. C'est courageux. C'est respectueux du publique. Je me suis senti libre de vivre les scènes comme je les ressentais, drôles, tristes, émouvantes...

« Ceci n'est pas une comédie... » FAUX : C'est une comédie. La comédie humaine. Dès la première scène on plonge dans la solitude de l'homme moderne dont la communication se résume à des échanges sur messageries de portables. Et au fil de l'histoire, d'autres questions sont soulevées ; est-il possible de ne pas influencer sur la vie de l'autre ? Quel est le poids de ma culpabilité ressentie d'avoir influencé sa vie ? Les deux personnages veulent le bien de l'autre, mais chacun des deux tentes d'influencer le comportement et les choix de l'autre, et chacun des deux va en faire le reproche à l'autre... Puis, ils vont réaliser que ce (cette) ami(e) qu'il ont choisit, c'est parce que c'est celui (celle) qui lui dit ce qu'il a besoin d'entendre parce qu’il (elle) est guidé par l'amitié (l'amour ?)...
On en vient au dernier mot du titre :

« Romantique... » VRAI : Un homme, une femme... Les deux personnages par le jeux subtil des acteurs prennent corps, s'incarnent, nous les connaissons, ce sont nos amis... J'ai envie qu'ils se réunissent... La pièce va telle combler mes attentes ?
ET

« Romantique... » FAUX : La pièce évite le piège de l'amour idéal et pose la question de la compatibilité de l’Éros avec Fi-lias. « Entre l'amour et l'amitié il n'y a qu'un lit de différence » disait la chanson d’Henri Tachant. La dernière réplique remet l’Éros à sa place... Mais je n'en ai que trop dit...

Venez passer un pur moment de simple partage d'humanité sans prise de tête, avec humour et amour. Vendredi 6 novembre c'est complet. Reste le samedi 7 novembre. Si vous allez voir ce spectacle, je serais heureux de lire vos commentaires pour le comparer à mon vécu.

Joël Monnier
L'ART QUOTIDIEN - 25 rue Jules Vallès - 34200 SETE
Tél. : 04 67 53 81 93 & 06 74 59 44 43 - http://www.joel-monnier.fr

A propos de Fatima

Fatima Ouhada présidente de l'association la Matrice de Thau nous écrit au sujet d'un film qui est passé en avant première au CinéMistral à Frontignan : FATIMA de Philippe Faucon.

"Ce film est adapté du livre "prière à la lune", au delà de l'histoire d'une femme qui est en phase d'une mutation culturelle et traditionnelle.
Il raconte les maux par des mots de cette génération de femmes qui ont quittées mère et patrie pour se faire adopter par une autre mère et une autre patrie apprendre des codes des valeurs qui sont un antagonismes avec les siennes.
Ce film traduit les différentes formes de violences "douces violences" qui se décline de plusieurs manières insidieuse de la bourgeoisie française sous-jacente dune propriétaire qui refuse de louer à des gens dit "différents" l'enfant qui regarde son parent avec un regard dédain "le mépris la honte de ne pas être comme " les autres" mais une amour tellement "XL" entre une mère et sa fille la haine de vaincre est le devoir de réussite pour l'autre la barrière linguistique cette langue de molière qu'elle ne maitrise pas .
La note finale c'est la réussite dite d’intégration le combat d'une mère pour que ces 2 filles réussissent dans cette société occidental qui donne quoi qu'il se passe, quoi qu'il se dise la chance d'être quelle qu’un.
Je ne parle pas de voile ni de religion même si dans le film, ils sont présents mais tellement absent pas la richesse des sentiments d'amour, d'humour parfois, d'humilité."
Fatima Ouhada

Accueillir, mais sous conditions

De Nicole Bandelier

L’Europe est en émoi. Elle en a mis du temps pour réaliser et se mobiliser ! Les réfugiés sont enfin reconnus comme des êtres humains dignes de respect et de reconnaissance. Un élan de solidarité louable. Voyez le monde n’est pas perdu, la générosité existe encore !

Mais …
S’ils sont chrétiens d’Orient, c’est mieux. Ils sont étrangers mais quand même un peu de la famille.
S’ils sont Syriens c’est bien aussi parce que cette guerre fratricide et complexe nous donne mauvaise conscience.
S’ils ne sont pas trop colorés foncés, c’est bien aussi, ça se remarque moins

Si ….
Solidarité mais à certaines conditions
C’est digne des valeurs de la France, de la démocratie, de l’Europe, l’accueil des réfugiés !
Mais les réfugiés politiques c’est mieux et encore, pas tous. Des pays en guerre. Les réfugiés tunisiens, marocains, oui à la rigueur s’ils font partie des intellectuels.

On ne peut pas accueillir tout le monde !
Alors on trie

Pas de réfugiés économiques, pas de réfugiés climatiques. Pourtant, ils sont comme les autres, ils cherchent à vivre mieux, à quitter la survie, à espérer la dignité. Quitter le destin de la mort par les bombes, les maladies ou la faim n'est-ce pas la même chose ? Et que faisons-nous sur les causes ?

Et évitons les Musulmans aussi, il y en a assez en France, en plus ils peuvent être terroristes, attention !
Ce n’est pas qu’on ne veut pas, mais on ne peut pas accueillir tout le monde !

Les peuples sont vraiment sympa ! Les familles, les municipalités vont accueillir en leur sein des familles réfugiées. Quelle vertu ! Et c’est bien aussi, car ils sont mis à l’honneur, interview, télévision, etc. oui les Français sont vraiment sympa. D’ailleurs ils l’ont déjà prouvé en d’autres temps.

Et ….

Les migrants déjà en France qu’on refuse, qu’on relègue dans des zones éloignées, qu’on reconduit à la frontière, qu’on harcèle tous les quatre matins pour les décourager à rester. Combien sont ainsi dans des logements insalubres loués par des marchands de sommeil qui s’engraissent sur le dos du malheur ? Combien sont dans des bidonvilles, à se terrer en silence pour ne pas se faire remarquer ? Combien sont obligés d’errer régulièrement d’expulsion en expulsion parce qu’on leur refuse le droit de s’intégrer dans la communauté française ?

Il est vrai, c’est moins glorieux d’accueillir des Rroms pourtant reconnus depuis 2014 comme des Européens.
C’est moins glorieux d’accueillir un SDF qui ne sait où aller.
C’est moins glorieux de fournir un terrain à ceux qui font le choix de vivre en nomade. Les nomades ne sont pas civilisés, ça, c’est bon pour le passé, pas pour la société moderne.
Et la statique ? C’est bon pour la société moderne ?
Les idéologies ratatinées sur elles-mêmes

Le maintien des comportements de clan religieux, politique, etc.
S’ouvrir, oui, et on en est fier, on le dit bien haut. Mais s’ouvrir pas trop.

Messieurs et dames politiques le disent clairement et le pratiquent encore plus clairement ; les peuples aussi.

Accueillir fièrement avec trompette, mais pas tout le monde ! ….

La société ségrégative demeure. Heureusement ! Que deviendrions-nous si l’on accueillait simplement ceux qui viennent à nous ? C’est bien quand même de rester entre soi ! Ouvrir, accueillir, mais juste pour avoir bonne conscience et un strapontin au paradis ! Ou encore agir vite, pour calmer son angoisse et les trop grandes émotions.

Ou posément pour vraiment changer le monde ?

Nicole Bandelier
http://cheminfaisant.midiblogs.com/

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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