courrier des lecteurs

France/Allemagne : Le match perdu

D'Yves Marchand

Tandis que la France s'enlise dans la repentance stérile de ses péchés réels ou supposés, l'Allemagne, décidée à ne plus s'encombrer du passé, fait preuve de clairvoyance, de sens politique et de pragmatisme.

Comment traiter politiquement la maladie incurable de l'exode des populations chassées à la fois par la misère, la barbarie et la dictature ?
Comment faire face à l'apitoiement de l'humanité tout entière pour un enfant de 3 ans, victime comme des centaines de milliers d'autres, de la conjonction de ces trois malédictions?
Devant tous les conflits qui secouent le monde, la France, enhardie par ses intellectuels de gauche, était montée sur ses ergots, avait poussé un cocorico et, la fleur au fusil, s'était proclamée gendarme du monde. C'est le début de ces guerres incompréhensibles qui se livrent en Libye, au Mali, en Centrafrique et ailleurs dont personne ne peut jamais entrevoir la fin. Elles permettent à des chefs d'Etat affaiblis de se croire puissants et d'obtenir le consensus populaire et démocratique de la lâcheté tant que le conflit se déroule hors de nos frontières. Mais chacun sait que ces guerres n'ont rien réglé, ne règlent rien et ne régleront rien. Elles parviennent même à compliquer des situations pourtant déjà singulièrement complexes.
L'exode massif de réfugiés en provenance de tous ces pays en guerre le rappelle brutalement à la France et à l'Europe.
Il est trop tard aujourd'hui pour l'arrêter. Nous n'avons pas lutté contre les trafiquants d'êtres humains qui s'enrichissent sur la détresse des réfugiés. Ce sont les Etats impuissants qui ont
fait de ces groupes mafieux les maîtres incontestés de cette sinistre opération. Et nous ne sommes pas venus au secours de la misère pour empêcher les barbares d'apparaître
comme des bienfaiteurs. Au lieu d'avoir à lutter seulement contre la misère, nous avons donc à lutter contre la barbarie et contre la misère.
Dans ce contexte, deux attitudes s'affrontent: celle de l'Allemagne qui a pris l'initiative de l'accueil des réfugiés avec toutes ses conséquences politiques, sociales et économiques :
une image de solidarité, de savoir faire, d'organisation, une réserve de main d'oeuvre dans un pays qui en manque déjà, et un leadership politique indiscutable dans une Europe
hésitante et divisée.
Et puis, il y l'attitude de la France qui persiste dans l'absurdité de son fantasme de victoire par les armes et qui promet, dans une confusion diplomatique incohérente, d'augmenter
encore son effort de guerre, cette fois, directement contre les positions de Daech en Syrie.
Les Américains n'ont pas cessé de bombarder massivement le Nord de la Syrie, sans résultats. Ce ne sont pas deux ou trois avions Français qui changeront le cours de la guerre.
Lorsqu'on fait la guerre, on expose des hommes. Si l'on veut faire la guerre sans compter de victimes, on est sûr de la perdre. C'est pourtant ce que nous faisons, prenant exemple sur
les Américains qui ont pourtant démontré l'inanité de leur action dans ce type de conflits.
Pour gagner la guerre contre Daech, il faudra prendre les risques de la guerre, c'est-à-dire, le risque de pertes humaines.
En attendant que nous y soyons décidés, si nous devions l'être un jour, seule la réponse de l'Allemagne qui ne fait pas la guerre mais qui prépare la paix, est recevable.

Sommes-nous politiquement capables d'adopter la même attitude ? Sûrement pas. Il faudrait pour cela de la détermination et des convictions. Il faudrait aussi être en situation
économique d'y parvenir. Autant de conditions que nous ne remplissons pas.
Le match est joué. Nous l'avons perdu.
Il faudra nous résoudre à jouer les seconds rôles si nous ne nous résolvons pas à changer de politique.
Il en est encore temps.

Yves Marchand

A propos du port

En réaction à notre édito : Développer le port de Sète pour ne pas rester en rade

De Claude Bonfils

Vous parlez d’or, Sète grand port euro-méditerranéen, qui n’en a pas rêvé ?
L’excellence de sa position géographique est irréfutable. L’Etat, la Région et le Département, il y a plus d’un demi-siècle, déjà, ont pris conscience de ses atouts pour en faire un pôle d’activité industrialo-maritime entre Marseille et Barcelone, conjurant la fatalité d’une économie viticole alors en crise endémique et maintenue en survie par des perfusions financières nationales et européennes.
Philippe LAMOUR, homme visionnaire et d’action, avait promu cette reconversion avec son canal d’irrigation éponyme et par la mise au gabarit international du Canal du Rhône à Sète.
Notre CCI, avec le concours de l’Etat, de la Région et du Département a mis en oeuvre l’extension du port : Bassin Colbert et Darse 2. Depuis, ce grand chantier se poursuit.
S’il m’est permis de « donner des notes » aux hommes politiques qui, en leur temps, nous ont soutenu, je voudrais saluer en particulier le ministre Charles Fiterman ainsi que les présidents Gérard Saumade et Georges Frèche pour leur clairvoyance et leur détermination. Quant aux bonnets d’âne à la vue courte et qui jouaient perso, mieux vaut les laisser dans les tiroirs de l’oubli.

Ainsi, notre bel outil portuaire est bien là, perfectionné d’année en année, car un tel ouvrage est toujours en progrès. Encore faut-il en faire bon usage et pour cela ne jamais oublier que la mer est un champ libre ouvert à la concurrence, que les ports sont au service des navires et non l’inverse, que les navires exigent d’un port : équipements, sécurité, fiabilité, services, rapidité et des coûts de passage compétitifs, que le rapport d’un capitaine et son compte d’escale sont déterminants dans les choix d’un armateur, bref qu’il N’Y A PAS DE TRAFIC CAPTIF.

Dans les années fastes où le port de Sète traitait plus de 8 millions de tonnes, - hydrocarbures, ciments, phosphates, vins, bois, containers, diverses, etc… -, d’aucuns crurent qu’un nouvel âge d’or commençait…, après eux le Déluge ! On assista alors, au gré des surenchères et pour mieux peser dans leurs revendications respectives, à une effarante alliance objective entre pêcheurs et viticulteurs qui prenaient le port en otage, ce qui, en France, est un sport national, offrant, certains jours de blocus, le spectacle navrant, bien que réjouissant pour les non-informés, d’une rade encombrée de cargos mouillés sur leur poste d’attente.
Las, tandis que les uns et les autres, chacun croyant défendre sa profession, sciaient la branche sur laquelle ils étaient assis, les ports concurrents de Sète accueillaient les trafics et les navires malmenés chez nous. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Simultanément, la transformation des matières premières brutes remontait vers leurs pays d’origine avec leur plus-value, entrainant la fermeture de nos usines donc, pour une partie, la réexportation des produits finis.

Mais rien n’est jamais perdu, la roue a tourné. Le rapport des forces économiques de Sète et de son hinterland n’est plus le même, le jeu est plus ouvert. Notre potentiel humain est intact et le soutien de nos représentants au sein des instances régionales toujours plus efficace. Quant à la fusion des deux Régions, elle ne peut que donner à notre port une nouvelle dynamique. - Claude Bonfils

De Jacques Marcenac

"Notre grande région(16e position,si on la compare aux 28 pays de l’Union européenne) aura la capacité d'investir dans notre port pour en faire une entité aussi importante dans le futur, que Marseille, Barcelone ou Gêne.En outre Sète pourra détrôner Bordeaux port naturel de Toulouse. In fine, Sète et ses habitants ont tout à gagner dans cette union !(demain la nouvelle grande region pèsera près de 144 milliards d'euros de PIB" - Jacques Marcenac

de Pierre Vionnet

"Peut-on considérer que le développement d'un hinterland sur des terres les plus fertiles de la Région avec un accès direct à l'autoroute qui favorisera à terme le transport par camions alors que les friches industrielles existent, à proximité de la voie ferrée et du canal, contribuent à "faire du port de Sète un grand port euro-méditerranéen en préservant l’environnement" ? Franchement, je crois que c'est un contresens, un choix qui va à l'encontre de la logique de développement durable, intégré revendiqué par le territoire de Thau".- Pierre Vionnet

De Yvette Guillauma

c'est une idée qui est très intéressante, bravo ! - Yvette Guillauma

 De Alain Girardet

 "4 des 5 pays nordiques (SF, SE, NG, IS) sont des "îles" auxquelles on n'accède que par bateau (ou avion). Conséquence, trafics marchandises et passagers très actifs. Pour Sète, liaisons lourdes (vers un hinterland industriel proche absent ou devenu lointain), insuffisantes et contournées. Les trafics intra européens ne sont-ils pas orientés maintenant, en Europe occidentale, plus Sud Nord que Est Ouest aussi ? Rhône / Saône en cul de sac est donc sous utilisé. Atouts pour Sète, la grande plaisance et son entretien (à défaut d'être une escale estivale attractive pour cette clientèle), les navires de croisières. et le fait qu'elle reste une porte vers l'Afrique en développement (celle proche, Algérie et Tunisie, étant toutefois en piteux état)." - Alain Girardet

 

de Daniel Leblanche

"Je suis totalement ok avec votre analyse "projectionnelle", mais développer en adaptant ses outils aux besoins émergents ou à une niche opportuniste, demande au préalable une mise en condition du territoire et de ses occupants potentiellement futur acteurs de son essor.
En effet si Sète d'un point de vue technique peut-être en mesure de développer cet outil qu'est le port depuis Louis XIV, la ville si elle reste dans l'état actuel ne peut qu'en souffrir car la saleté évidente, l'anarchie routière, les problèmes d'eau et une grosse part de l'immobilier à raser car trop vétuste pour être mis en location ne peuvent répondre au développement que vous évoquez.
De plus en termes de politique de ville (pour avoir moi même essayé de résoudre le problème de la nuisance SNCF) il semble que la notion de qualité de vie en soit totalement absente (j'ai aussi proposé une ville à 30km/h).
Et malgré toute la foule des estivants en visite chez nous, on ne peut masquer la saleté des restaurants et du personnel, l'accueil de mauvaise qualité quand on ne se fait pas engueuler si on rouspète et le bruit des deux roues en spectacle rodéo dans le centre ville au raz des terrasses.
Mais puisque la police spectatrice souvent et même copain avec ces bruyants n'y trouvent rien à redire, il semblerait que ce soit normal et donc incompatible avec la qualité d'accueil de la ville nécessaire avec votre proposition.
Et dernier argument pour cette réserve par rapport avec votre vision des choses, Sète a besoin d'un maire quel qu'il soit, mais qui lui consacre tout son temps sans utiliser une batterie de sous-fifres qui bloquent les décision en attendant le chef. Le flux des décisions est le seul corollaire compatible avec cet objectif.
Un exemple pour étayer ce que j'avance : alors que je travaillai comme bénévole de concert avec le maire et les services municipaux de la ville sur un projet, il n'a pas fallut moins de douze intervenants pour obtenir l'autorisation de faire vingt photocopie liées au projet aux services techniques.
Sète n'est déjà pas gâté par son urbanisme vétuste et sa situation de passage obligatoire vers Agde; n'y ajoutons pas des difficultés faciles à résorber par une gestion intelligente et visionnaire de la ville." - Daniel Leblanche

 de Paulette Cazalbon

"Très bonne ides mais il ne faut pas que ça reste un projet, il faut le faire." - Paulette Cazalbon

de Pierre Josse

"Dans votre infolettre du 28 Août votre analyse sur l'importance de nos atouts maritimes, qui ont malheureusement chutés au plan mondial pour les rétrograder au 30ème niveau mondial, est pertinente.
Comme vous le dites justement dans votre Edito, "Développer le port de Sète et sa zone portuaire à cheval sur les communes de Sète et de Frontignan permettrait la création de centaines d’emplois."
Vous oubliez que la Région a déjà investi des centaines de millions d'euros dans les infrastructures portuaires de Sète et de Port la Nouvelle pour des résultats qui tardent à venir. N'a t'on pas en France toujours ces vieux démons de l'intervention des deniers publics pour espérer une croissance économique qui semble désormais bouder notre pays et particulièrement notre région.
Pourquoi donc cela ? Je pense pour ma part que les acteurs du trafic maritime mondial on vite compris que les ports Français, même très bien aménagés, restaient un risque potentiel pour la rentabilité de leur entreprises. J'ai en mémoire les bien trop nombreux jours de grève orchestrés par des syndicats 'de gauche' qui mettent sans cesse la pression pour du toujours plus.
Comment expliquer la faillite d'une entreprise comme la SNCM autrement que par l'acharnement de certains qui veulent le beurre et l'argent du beurre. Nous sommes passés dans une mondialisation qui ne prend en compte que la rentabilité et la performance, c'est ainsi, on n'y peut rien. Les responsables syndicaux qui ne voient que par le petit bout de leur lorgnette personnelle n'ont pas encore compris que leurs actions sont néfastes, et non seulement pour eux à court terme mais aussi pour notre pays tout entier. Mettre des centaines de millions d'euros dans un port sans réfléchir préalablement à ce que l'on pourrait en faire dans le cadre d'un trafic international est une erreur, sinon une faute.
Il manque à nos élus et à ceux qui appliquent leurs directives une dimension plus élargie de la vision que doivent avoir désormais des gestionnaires.
Faire fi des particularismes locaux et des actions partisanes d'associations, qui disent protéger les citoyens de la rapacité des grands investisseurs alors que souvent ils ne protègent que leur propre confort, est une urgence vitale.
Notre pays est truffé d'associations, de collectifs qui, s'ils sont parfois utiles, ne font que freiner l'évolution de notre économie. L'exemple de "l'hinterland" est éloquent, comme d'ailleurs les actions contre la ligne LGV.
Il faut parfois brusquer pour avancer et prendre le risque de déplaire aux électeurs 'actifs' qui de toute manière auront oublié leur combat quelques années plus tard quand chacun se rendra compte que les décisions prises étaient les bonnes.
"Gouverner c'est prévoir" disait Emile de Girardin, la prévision c'est je pense ce qui manque le plus à nos "décideurs" et particulièrement à nos politiciens locaux qui ont encore une vue jacobine de la société du 21è siècle. Les chinois ou les allemands ont, eux, depuis longtemps compris la situation." - Pierre Josse

A propos des élections régionales

Des idées pour la France
par Mathieu, 16 ans !

Étant partisan des idées de Debout La France, j’ai décidé de rejoindre ce parti politique pour son bon sens politique.
J’ai écrit un rapport économique et politique dans le but de démontrer que chaque citoyen français (même jeune), peut s’investir dans la vie démocratique de son pays.
Dans le cadre des élections régionales qui approchent, mon rapport propose un certain nombre de mesures politiques à apporter pour ses terroirs, pour notre région, et bien évidemment pour notre pays. Des urgences locales doivent être prises en compte et au plus vite.
Ainsi, ces recommandations, forment la trame d’une stratégie de transformation que nous proposons pour les dix prochaines années. Ce rapport, composé d’un socle commun de réformes proposées, est organisé autour d’une grande idée : le bon sens.
Nous pensons qu’il faudrait renforcer l’efficacité du système de formation en créant des fonds régionaux pour mieux mutualiser les moyens au profit des demandeurs d’emploi, en allant au plus près des territoires. De plus, il faudrait réduire la précarité sur le marché du travail qui inhibe la prise de risque de la part des employeurs mais aussi des salariés, qui entraîne malheureusement une perte considérable de « savoir-faire » au sein des entreprises. Nous ne voulons pas léguer aux générations suivantes un environnement dégradé, des infrastructures insuffisantes et où le niveau d’éducation recule sans cesse. Ce recul, constitue un obstacle à la croissance, dans l’économie de la connaissance et de la mondialisation.
Une nouvelle stratégie de croissance est donc indispensable. Une croissance réorientée, socialement et écologiquement plus durable.
Et c’est pour cela, que j’ai rejoins et que j’affirme mon total soutien à Damien Lempereur, tête de liste DLF pour les élections régionales 2015.
Il saura renforcer une cohésion politique, car il est proche de ses citoyens, avec une liste d’élus locaux compétents et actifs sur le terrain. Tout cela pour mettre fin aux privilèges et pouvoir évoluer dans une société reflétant à une économie prospère.
Je m’efforcerai de mettre à profit toutes mes compétences et mes idées au service du bon sens.
La nouvelle génération qui est la nôtre, doit symboliser l’avenir de notre si beau pays.

Mathieu Lopes (lycéen scolarisé à Sète, 16 ans)
Membre de Debout La France
Auteur du rapport « Le réconfort des Français, un réel défi »

A propos du festival Voix vives

A propos de l'édito de Bernard Barraillé intitulé  Les précurseurs

Opération VOIX VIVES : Les nombrils se sont sans doute épanouis mais la situation de la poésie en France n'a pas avancé d'un pouce .
Claude Albarède

A propos des parkings payants en bord de mer

à propos des parkings payants du bord de mer (voir notre sondage en rubrique initiatives citoyennes)

C'est un scandale de faire payer ces parkings.
Nicolas BELLON

"Je suis contre les tarifs préférentiels pour les habitants des communes. Je suis sur Frontignan, où à ce jour les parkings du littoral sont gratuits. Ils doivent le rester pour les résidents de toutes les communes de bord de mer."
Valérie Tabonni


"
Les parkings payants (au rendement économique "entretien des plages" réduit par l'investissement en parcmètres, leur entretien et surveillance), distraient aussi la police municipale de ses missions sécurité des citoyens et de leurs biens. Pire, quand les les dits policiers verbalisent les véhicules dont les conducteurs sont partis payer leur stationnement à un horodateur éloigné, ils génèrent une très mauvaise image de leurs unités, dont ils ne méritent pas l'uniforme."
Alain Girardet

 

"je pense que nous devons faire les parkings payants à Marseillan . ils viennent d' être remis en très bon état. La charge est lourde pour la commune sans compter l'eau pour nettoyer les ballons et les bateaux plastiques."
Christian Moulin.

 

"L'argent des parkings servant à nettoyer les plages, il est donc normal d'y participer. Pour les usagers qui sont contre, il y a les bus comme autre moyen d'accès".
Christiane Bello.

 

"Je suggère que le péage ne soit effectif que de Juin a octobre, voila une idée qu'elle est bonne!"
Jean-Michel Combe

 

"Stationnement ventouse : si l'objectif était celui-ci, alors le système zone bleue aurait été préférable. Car, une fois déduits le coût des parcmètres, leur pose, le marquage, l'entretien / réparation et le contrôle combien reste t'il en net pour entretenir les plages? Au demeurant, les automobilistes ne sont pas les seuls utilisateurs; quid des deux roues, piétons fréquentant les plages."
Alain Girardet

A propos des expulsions

Sète juillet 2015, nous vivons des vacances de rêve

Cette année,
Nous trempons nos corps ivres de soleil, dans une méditerranée pleine de cadavres,
L'été bascule cul par dessus tête,
À Calais, pousse des jungles,
Des migrants tentent de faire le mur, épinglés comme des papillons,
À Paris, des réfugiés par centaines dorment à la rue,
À Sète,
À Sète, Voix Vives a pris son quartier haut,
Les poètes estampillés Méditerranée, un label de qualité,
En provenance directe avec un détour par l'exil,
C'est bon pour l'authenticité,
En haut, les poètes AOC... POÈTISENT....

À Sète,
À Sète, en bas, tout en bas,
Des voix d'hommes, de femmes et d' enfants,
Des voix de la méditerranée et d'ailleurs,
Des voix condamnées à l'errance,
Des voix européennes rejetées dans les coins aveugles de notre société,
Des voix, traînées dans la poussière,
Des voix, écrasées de soleil, battues par la pluie,
Des voix caravanes, des voix qui chantent, des voix rient,
Des voix qui aiment...
À Sète, les voix d'en bas ne montent pas jusqu'aux micros autorisés,
Jusqu'aux chaises longues parasols guinguettes...

À Sète, dans cette ville qui se dit singulière,
À ce moment précis,
Où résonne les voix d'une centaine poètes,
En des langues différentes,
À Sète,
Le Maire EXPULSE !
Le maire expulse
La centaine de voix qui vit,
En bas,
Tout en bas,
Sur le parking du Mas Coulet.

Vos gueules les mouettes !

Joe Dasnière

Ca râle fort

917 signatures à ce jour sur le site opinion.com et un bon nombre sur papier.
Cette pétition est en mon nom propre mais l'association se sent obligée de réagir au niveau environnement.

Pourquoi ? pour faire « nettoyer et entretenir cet endroit sali par des touristes », dit Mr le Maire ? Merci pour les touristes qui viennent faire vivre Sète pendant 2 ou 3 mois, !  Mais alors qui salit le reste du temps ? Car, pour habiter le quartier, il est sale à longueur de temps et je l'ai déjà dit à Mr le Maire bien souvent lors de nos réunions.

Peut être faudrait il proposer à Mr le Maire d'exiger à tous les responsables de différentes soirées, comme les concerts de début juillet dans les paillottes, de faire nettoyer les alentours chaque soir après leurs fêtes car des immondices sont déposées un peu partout dans les alentours et c’est scandaleux! Mettre des WC dans des enclos pour les gens est une bonne chose mais le reste devrait être aussi protégé et nettoyé par leurs soins et non aux contribuables sétois de payer. Ce n’est pas une bonne raison Mr le Maire ?

Nous déplorons depuis des années le laisser aller de Sète et le manque de volonté de rendre la ville plus propre. Et nous remarquons que cela empire de plus en plus. Pourtant Mr le Sénateur Maire est aussi président de l'agglo donc nous ne devrions plus avoir de problèmes....... « Vouloir c’est pouvoir »

Construire sur des zones inondables et sableuses, on ne peut s’attendre que d’avoir des soucis d’entretien de route ou de promenade. Le citoyen est il responsable de ces décisions irréfléchies ?  NON

Pour en finir avec les places de parking, faudrait-il penser à ne pas concentrer les places d'handicapés que sur un parking. Des handicapés à l'année, il y en a et ne doivent pas être obligés de se garer à l'autre bout de leur habitation. Les emplacements doivent être équilibrés sur les deux parkings et sur tout le reste du bord du Lazaret et corniche sinon à quoi pourraient-ils servir ?

On m’a averti, hier, qu’un bus devait venir sur la pace Roger Théron de 14h à 18h  pour entendre les doléances des habitants du quartier (information donnée le même jour, de  la mairie, à un particulier qui était venu râler pour les parkings)….comment se fait il que personne n’ait été prévenu de cette venue ?  il est facile de faire le  bilan de cette rencontre avec les citoyens  quand on ne fait surtout pas de communication sur ce passage……(1)

La solution de faire payer ceux qui ne sont pas responsables n'est plus acceptable.

Catherine Chauzit
Les gardiens de Thau

(1) NDLR : Cette information est en ligne sur Thau-info depuis le 1er juillet en page Infos Ville dans l'agenda des rendez-vous mensuels du Mobil'Info...

La "renverse"

A propos du dernier édito de Bernard Barraillé : Magique » renverse »

La "renverse" que vous évoquez joliment est un phénomène qui s'observe sur toute côte en période de calme. Il est initié par Monseigneur l'astre solaire et s'explique par les capacités de réchauffement / refroidissement différentes des terres et de la mer : celles-là se réchauffent et se refroidissent plus rapidement que celle-ci. Ainsi, faute d'ensoleillement, pendant la nuit, les terres sont plus fraiches que l'eau : au-dessus des terres l'air est plus "froid" (!) et donc plus dense que sur la mer. En conséquence, l'air "glisse" de la terre vers la mer. C'est la "brise de terre". Le phénomène inverse se produit dès que les ardeurs solaires sont suffisantes et voici la "brise de mer". Ces brises ne sont bien sûr plus perceptibles dès que le ciel se voile ou que , venant d'Espagne, d'Italie ou des causses, souffle le vent !

Michel GAILHARD

Projet de ligne grande vitesse Montpellier – Perpignan

Une lourde erreur

« L’Observatoire du Pays de Thau » confirme qu’il reste très préoccupé par le projet LGV pour lequel la SNCF, le Conseil Régional et d’autres font le forcing.

Au demeurant, le Conseil Régional Languedoc Roussillon, à travers son représentant à la réunion récente de Poussan, a montré, à l’instar du dossier « Hinterland », qu’il avait l’art de soutenir des projets sans se soucier de l’environnement.
Les informations données par la SNCF sur le trajet sont consternantes : abimer encore un peu plus le Massif de la Gardiole, ériger un viaduc de 30 mètres de haut sur le site historique d’Issanka, passer à proximité de l’étang de Thau, zone vulnérable, s’il en est, aux herbicides épandus le long des voies, …
Oui, nous défendons fermement, sur notre coin de Languedoc, la qualité de l’eau, la faune, la flore. Pourquoi élaborer des Plans de gestion couteux quand on voit ce qu’il en advient ?
Les oiseaux disparaissent, l’étang connait trop de pollutions, l’activité des professionnels de l’Etang est mise en danger.
C’est un bruit insupportable qui s’annonce, la lourde dégradation de nos paysages déjà si impactés par les urbanisations trop souvent mal maitrisées, les nuisances multiples.

Et qu’on ne nous dise pas qu’il s’agit de l’intérêt général !

La cour des comptes, dans un rapport d’octobre 2014, a clairement posé ce qu’était aujourd’hui le TGV : très cher et peu cohérent. De plus, l’utilisation de cette nouvelle voie pour les marchandises parait aléatoire.
Le maillage de chemin de fer en France est sacrifié, les trains Intercités sont trop souvent supprimés. Le « tout autocar » préconisé maintenant est-il une solution sur nos routes encombrées et dangereuses ? Certainement pas.

Mais le projet TGV est effarant avec la construction de la gare de la « Mogère » à l’extérieur de Montpellier. Ainsi, par exemple, à terme, les usagers du bassin de Thau devront prendre le TER à Sète puis le tramway, de Saint Roch à la Mogère, ligne qui n’est pas encore prévue dans les cartons ! Est-il convenable de gagner un quart d’heure à Très Grande Vitesse et de perdre une heure dans la recherche du parking ? les correspondances ?
Personnes âgées, familles avec des enfants, handicapés, devront s’adapter à ce dispositif invraisemblable. Pour s’en sortir, la SNCF fait savoir, d’une voix timide et peu assurée, qu’une ligne rejoindrait la Mogère et les gares du littoral. Peut-on les croire ? Quel coût le stationnement aura-t-il pour les usagers ?
Ce qu’ils veulent, c’est faire la LGV, en apaisant par des propos non étayés, les usagers.

Et puis la ligne, comme trop de grands travaux, risque d’être construite sur le partenariat Public – Privé dont on connait les coûts.

Et nos élus locaux ?

Ils se sont empressés (pas tous !) de donner leur accord.
Avaient-ils tout mesuré ? Sans doute pas. Certains paraissent gênés maintenant.
Ils peuvent encore se ressaisir, d’autant que la plupart ont donné leur accord sans consulter la population.

Dire non à la Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan TGV est la seule position crédible.

C’est là qu’est l’intérêt général. La LNMP n’est aujourd’hui pas une priorité car elle ne répond pas aux besoins des habitants du Languedoc. Elle est destinée à un transit sur notre territoire, sans arrêt cohérent, mais avec des nuisances environnementales certaines. Nous avons besoin prioritairement d’un maillage de train pour l’usage du quotidien, pour donner une alternative à la voiture moins polluante et plus sécurisée, aux habitants du Pays de Thau. Nous avons besoin d’une relocalisation de l’activité économique, associée à un service de fret efficace.

L’Observatoire du Pays de Thau, association indépendante non subventionnée, invite chacun, à tous les niveaux, à remettre sur la table notre projet global d’aménagement des voies de transports sur notre territoire.

Agnès GIZARD-CARLIN
Présidente de l’Observatoire du Pays de Thau
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Etang de Thau : une zone de non droit !

" Faire connaître, sensibiliser pour mieux protéger les richesses de ce patrimoine naturel. Un objectif partagé par le Syndicat Mixte du Bassin de Thau, partenaire scientifique de l’Escale à Marseillan. le SMBT anime une campagne de sensibilisation sur les espèces et habitats protégés de la lagune, dans le cadre du programme européen Natura 2000. "

De bien belles paroles qui ne sont pas suivies d'actes.... Le "BRACONNAGE " n'a jamais été aussi important (pêche de nuit au lamparo avec une fouine, lignes de fond, pêche à la volée avec de gros hameçons triples et filets non autorisés (poser un filet attendre que les poissons se prennent dans les mailles et les laisser crever et pourrir sur place... rien que pour le plaisir de détruire !), pêche des petits loups, non maillés, de 10/15cm , le long de l'ancien quai des bateliers, tous les soirs à Marseillan plage) ! Bref, encore une fois, nous avons affaire à des politiciens qui brassent de l'air ! Mais qui, devant les médias, jureront qu'ils sont sensibles à la protection de la faune et de la flore de l'étang de Thau ! Je ne veux même pas parler de la gendarmerie maritime (existe-t-elle ?) dont il semblerait qu'on la cantonne à surveiller les parcs à huîtres & moules en mer, avec une seule priorité : contrôler les plaisanciers accompagnés de jolies filles (parce qu'ils savent qu'en cas d'infractions ils seront solvables….et que de plus c'est agréable à regarder une jolie femme en maillot deux pièces... voire en monokini !).
Par contre, là où le braconnage et la destruction gratuite de poissons sévissent de jour comme de nuit : pas l'ombre d'un képi à l'horizon ! "Elémentaire mon cher Watson !"... à 5h ou 6 h du matin tout le monde dort et à 18 ou 19h c'est sacré : l'apéritif ! Mais le pauvre petit vieux en retraite qui ramasse 300 à 500 grammes de palourdes pour les faire déguster à ses enfants ou petit enfants : sacrilège ! il enlève le pain de la bouche des professionnels ! Et vlan... une amande. Alors qu'un soit disant professionnel qui pose ses filets dans le port de "Marseillan plage" ou qui pêche au fusil harpon entre les bateaux… là : le pauvre il faut bien qu'il puisse nourrir sa famille et mettre du gaz-oil dans son gros 4X4 !
Alors, je pose la question qui fâche : A QUAND UNE VERITABLE BRIGADE DE PROTECTION ET DE LUTTE CONTRE LE BRACONNAGE ? A QUAND LE RESPECT DES "LOIS PECHE EN MER " SUR L'ETANG DE THAU POUR TOUS, AMATEURS & PROFESSIONNELS ?

P.Jacquinot
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Itinéraire partagé

Info : le début de piste cyclable de villeneuve-les-maguelonnes  vers Mireval et VIC, dont le terminus actuel est à la hauteur de l'ex- élevage d' autruches ne sera pas prolongé en "site propre". Selon une information recueillie auprès du service compétent du CG34, une nouvelle expression apparaît  : "itinéraire partagé". Ce qui veut dire que, ce prolongement s'effectue par le virage à angle droit vers le passage à niveau de la voie ferrée et l' emprunt de petites routes de "campagne" vers Mireval ! Itinéraire où vous partagez la route avec les voitures. Les restrictions de subventions État/Collectivités locales  ne sont sans doute pas étrangères à ce nouveau concept mais si cela devait devenir la régle, c'est pour moi, un pas en arrière qui ne va faciliter les déplacements en vélo de notre population. J'en profite également pour vous signaler la nécessité de "sécuriser" l' accès des piétons et cyclistes à la gare SNCF de VIC-MIREVAL depuis le centre de VIC LA Gardiole. En effet il faut, d'une part, traverser le croisement du D114 avec le D116 , la visibilité en provenance des véhicules en provenance de l'ex RN 112 étant réduite du fait du franchissement de  la voie ferrée par un pont-route, d'autre part, il y a le danger de la sortie de la gare, côté étangs, pour se rendre en tant que piétons face au danger sur la gauche du D116 vers VIC.

Lionel Couty

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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