courrier des lecteurs

Scandalisé

Dominique Reynié conduira la liste de droite et du centre aux régionales...
Comment ne pas être scandalisé quand ce "Monsieur" était présenté comme un politologue "indépendant" dans l'émission "C...dans l'air", indépendant donc "honnête", débarrassé de tous ces oripeaux et dogmes politiques...une parole donc sage, pragmatique, réaliste etc...dormez tranquille braves gens on vous injecte lentement le sérum de la piqure qui va vous mettre à mort ...et tout ça avec l'argent de ma redevance.

Patrick Gregogna

La Vengeance sociale est un non sens

Le débat sur la peine de mort est clos. Depuis plus de 30 ans. Quoi qu'on en pense et quelles que soient les circonstances qui justifient l'émoi de la population, aucune atrocité, la plus abominable soit-elle, ne saurait le rouvrir. Nous devons nous féliciter d'être l'un des pays qui a su démontrer sa maturité face à la pensée commune.
Et nous avons bien fait. Entre le moment où la peine ne de mort existait et aujourd'hui, entre les pays dans lesquels elle existe encore et le nôtre , la criminalité n'est pas plus importante ici que là.
La question que l'on doit se poser n'est pas celle de la peine de mort qui serait la réponse absolue à un acte sordide, mais la façon dont on doit réduire la criminalité sexuelle à l'encontre des enfants. On ne peut la supprimer. La perversion de l'homme est une déviance de la nature humaine. La criminalité ne peut être éradiquée par la condamnation à mort d'un criminel. Ce serait trop simple. Il y aura toujours de nouveaux criminels qui justifieront notre horreur.
Et tout cela, on le sait bien.
Ce que la société réclame, en demandant la condamnation à mort du coupable , c'est la vengeance considérée comme le prix du sang dû à la victime. Mais il n'appartient pas à la société d'exercer la vengeance de la victime par substitution. La société a une autre mission.
Personne n'est indifférent ni à la douleur de parents broyés par la souffrance, ni aux risques de récidive de violeurs ou d'assassins d'enfants. Mais ce qui est sûr, c'est que la condamnation à mort de ceux qui auront été identifiés ne fera pas disparaître ceux qui ne sont pas encore passés à l'acte.
Qu'il faille prendre toutes les dispositions possibles pour empêcher la récidive, c'est le véritable enjeu du débat. Pour cela, il faut d'abord sortir de cette justice d'experts qui confond la peine et les soins.
Il est juste que l'article 122-1 du Code Pénal dispose que « n'est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes.
« La personne qui était atteinte, au moment des faits, d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant altéré son discernement ou entravé le contrôle de ses actes demeure punissable ; toutefois, la juridiction tient compte de cette circonstance lorsqu'elle détermine la peine et en fixe le régime ».
La loi est claire mais son application est sujette à caution sinon détestable. Lorsque la justice prononce une peine, elle doit veiller non seulement à son application mais également à ses suites et en particulier ses suites médicales.
Or les psychiatres sont devenus les véritables juges de tous les malades mentaux auxquels est confrontée la société dans la répression des crimes sexuels.
Lorsque la justice confie un agresseur sexuel à la médecine, il n'y a plus de coupable, ce que l'on doit comprendre, mais, compte tenu de l'objectif défini par la psychiatrie de faire vivre tout malade mental qui lu est confié comme un citoyen ordinaire, il n'y a plus non plus de malade particulier requérant un régime particulier, ce qui est inacceptable.
La société ne doit avoir qu'un seul objectif, qu'elle soit représentée par la justice ou par la médecine: mettre hors d'état de nuire un malade capable de récidive à tout moment. C'est cet objectif qu'il convient de réaffirmer en définissant les moyens d'y parvenir. Le problème est complexe. Il ne se règle ni à coups de déclarations fracassantes ni à coup d'invectives ni à coup de mentons. Il est suffisamment grave pour que l'on ne se laisse pas gagner par les "Y a qu'à, faut que" qui sont la manifestation de la méconnaissance du sujet.
La société n'a que faire de se venger. Elle a par contre besoin de démontrer sa capacité à répondre à l'émotion générale en précisant une ligne d'action sans complaisance alliant peine et soins, en refusant toute caricature et surtout toute démagogie. C'est à ce genre de réponse que l'on reconnaît les hommes d'Etat.

Yves Marchand
20 avril 2015

Il faut faire participer la population aux décisions.

1er Tour de l’élection départementale passé, premier bilan, le grand vainqueur est encore une fois l’abstention avec près d’un français sur 2, score habituel mais que les candidats ou élus minorent. Nous entendions hier soir des candidats se félicitaient d’un taux de participation plus haut que prévu ! Les élus doivent réagir, la démocratie est malade. La cause principale reste le manque de confiance aux hommes politiques, trop d’affaires, toujours aussi peu de morale, des hommes avides de pouvoir, cumuls et mandats successifs…
Ce constat était valable principalement pour les élections nationales mais le devient au niveau local. Sur notre canton, Morgo qui brigue un troisième mandat (de trop), fait un score faible, l’usure du pouvoir sans doute, qui cumule avec le poste de Maire de Villeveyrac.

Un Front National qui surfe sur la crise, les politiques et journalistes minimisent son succès du premier tour mais le FN est malheureusement le premier parti de France, l’UMP est associé avec l’UDI Modem, c’est un cumul des partis qui fait que le FN est second… Il faut quand même relativiser, le FN n’a pas plus d’électeurs aujourd’hui, il profite du fort taux d’abstention comme d’habitude.

Déroute de la droite sur le canton de Méze éliminé dès le 1er tour et grosse gifle à Poussan où la suppléante de l’UMP Maire adjointe n’arrive pas à l’emporter et se retrouve 3eme loin derrière Morgo et Mougins, Sanction de la politique d’Adgé et de son équipe ? Décrédibilisations de cette candidate un temps farouche opposante d’Adgé qui se retrouve adjointe aujourd’hui avec lui ?

Un taux d’abstention à Poussan bien supérieur à la moyenne en France !

Rien n’est fait pour que les abstentionnistes retournent aux urnes… Nous avons besoin de candidats ayant une éthique, une morale. Les partis traditionnalistes n’ont plus de solutions, le FN n’apporte qu’une issue utopiste avec parfois des relents nauséabonds chez certains candidats, comme l’extrême gauche en son temps qui a tendance à disparaitre de l’échiquier national.

Le changement doit venir par la méthode de gouvernance, notre système actuel permet de créer des petits Barons qui vont gérer, décider, mais souvent imposer, sans jamais se prémunir de l’avis de la population, ils se sentent au-dessus de tout, sous prétexte démocratique, je suis élue, je fais ce que je veux…

Il devrait y avoir durant les mandats locaux et nationaux une série de référendums sur la gestion en général (rapprochement des agglo par exemple), les projets d’infrastructures (TGV) etc etc…

Des décisions politiques nationales et locales qui divisent aujourd’hui mais choisies par le peuple directement auraient une tout autre symbolique; le mariage gay, les retraites, Hinterland à Poussan, réhabilitation du centre du village etc etc…

Il faut faire participer la population aux décisions.

Hier soir Morgo pouvait être heureux en s’ouvrant la porte d’une troisième élection d’affilée en aillant perdu plus de 2 200 voix par rapport à 2008. Le taux de participation risquera d’être faible encore une fois. L’intérêt de la population à la politique ne va pas s’accentuer bien au contraire…

Aux abstentionnistes et ceux ayant voté nul il est temps de se mobiliser et d’apporter enfin du changement !

Olivier FREZOU - Poussan

Le Hacker Fou

Al Husayn n'en revenait pas du coup qu'il venait de réussir. Le piratage de TV5 Monde était un petit chef d'oeuvre de provocation. Il avait bien préparé son coup et choisi les meilleurs hackers du Califat mais la panique suscitée dans les médias allait au-delà de toutes ses espérances. Al Husayn se sentait de la dimension des grands califes, ses aïeux, qui avaient conquis le monde occidental par le sabre. Après avoir partout répandu la terreur, il allait lui, le conquérir par la tentation. Les Chrétiens connaissaient bien le diable. Ils savaient ce que voulait dire tentation: le désert et la faim, la puissance, le pouvoir, la soumission à ses pulsions. Les évangiles avaient tout dit. Et, bien avant, la bible avec le veau d'or. Al Husayn avait son plan. Puisque l'affaire TV5 avait si bien fonctionné, il allait maintenant devenir le Hacker désiré par tous les consommateurs de cet Occident honni. A ses yeux, ils étaient corrompus. En reniant Allah, ils avaient épousé le vice qui se manifestait par tous leurs actes: on convoitait les femmes à moitié nues qui s'exposaient sans pudeur à la concupiscence des hommes, on blasphémait le prophète, on volait, on adorait des images.
Allah n'était plus le guide du monde. Al Husayn allait le réinstaller sur son trône de gloire. Il avait jusqu'à présent inspiré la terreur. Pour mieux les exterminer, il allait désormais devenir leur recours.
Il allait d'abord combler l'appétit des occidentaux pour les dernières nouveautés entourées du secret commercial le mieux gardé. La dernière expérience l'avait convaincu qu'il devait pirater les sites des faiseurs d'images, des faiseurs d'informations, des faiseurs de communications, de tous ces fabricants de rêve et d'illusions qui insultaient Allah. La maison de la Pomme serait sa première cible. Il dévoilerait avant eux leurs dernières nouveautés. Il servirait leurs concurrents. Il déstabiliserait leur marché. Mieux, il offrirait luimême à la vente les produits piratés. Et tous ces envieux, ces snobs, ces consommateurs de plaisirs allaient en consommer jusqu'à l'indigestion. Il allait pirater les films avant leur sortie, les offrir gratuitement sur la toile et tous ces excités compulsifs allaient les télécharger au même moment, partout dans le monde, ruinant les producteurs de ces outils du diable.
Le Califat deviendrait le producteur exclusif de tous les infidèles, le fournisseur de leur autodestruction. Al Husayn jubilait.
Al Husayn était fou. Mais Al Husayn pensait comme un croyant fou. Il avait la logique du croyant fou. Il irait jusqu'au bout de sa folie. Il en avait à présent les moyens. Les jeunes cadres des entreprises achetèrent des montres-téléphones électroniques avant même qu'elles fussent mises en vente sur le marché, tous les accros d'images purent voir avant sa sortie le dernier James Bond tenu pourtant secret, comme le plus grand secret d'Etat. Al Husayn signait "ses" productions, sans contrepartie. On savait à présent qu'il était humain puisqu'il faisait plaisir aux hommes. Il changea de statut. De criminel monstrueux, il devint rapidement l'ami du peuple, celui qui offrait gratuitement le plaisir sans qu'une loi imbécile vienne empêcher M. Toumédu de jouir pleinement de la vie.
La conquête ne se ferait, ni par la guerre ni par les urnes mais par l'indigestion qu'il allait provoquer.
Gavés, ils rendraient tripes et boyaux. Jusqu'au moment où, lorsqu'ils en redemanderaient, Al Husayn les mettraient à la diète. Vieille recette chrétienne bien utile avec ces malades. Ils feraient leur carême, leur ramadan. Maître de leur addiction, Al Husayn prendrait alors le pouvoir sur leurs sens.
Il ne faudrait pas longtemps pour qu'il prenne alors le pouvoir. Le peuple, dominé par les sens, devient fragile. L'esprit ne commande plus. "Les promesses rendent les enfants joyeux". Ils obéissent alors à ceux qui les nourrissent. Et pas que les enfants.
Moralité : Entre un vendeur d'illusions un peu escroc et un croyant fou, la méthode est la même : Il suffit de savoir quelles illusions mettre en vente pour découvrir des acheteurs.

Yves Marchand
10 avril 2015

Loger les poètes

le festival Voix Vives, comme d’autres actions, voit diminuer ses financements ; aussi il y aura des modifications cette année, ; l'appel à bénévolat, notamment pour accueillir chez soi des poètes est d'autant plus fort et nécessaire ; de quoi s'agit-il ? offrir un lit ou un canapé, dans un coin tranquille de la maison ou de l'appartement.

dates : du vendredi 24 juillet soir au dimanche 2 août matin
Le poète est libre de sa journée, vous lui laissez une clé. Si vous le souhaitez, mais ce n'est pas obligatoire, vous pouvez offrir le petit déjeuner. Eventuellement, il peut passer un moment dans la journée pour se reposer ou parfois travailler, faire la préparation de ses lectures, écrire un article, mais ne vous en inquiétez pas, vous n'avez pas besoin d'être là. Sachez que leurs journées sont longues et chargées, sauf un jour dans la semaine, ils ont au moins une lecture par jour, puis ils rencontrent les autres poètes ; parfois ils ne se connaissent pas, sinon par écrit, bien qu'ils soient du même pays. Certains sortent de leur pays pour la première fois, le festival étant comme un laisser-passer pour obtenir de quitter le pays. Ils en profitent aussi pour rencontrer les éditeurs, les plasticiens pour l'illustration de leurs oeuvres, etc.
je l'ai fait plusieurs années et j'ai beaucoup apprécié : faire connaissance de quelqu’un, toujours sympa, échanger, le moment du petit déjeuner est le meilleur moment pour se rencontrer. Une richesse !
si vous êtes absent, vous pouvez également laisser votre appartement, par exemple pour les animateurs. Vous ne risquez rien. L'équipe du festival connait bien les poètes et savent "distribuer" en fonction des ressemblances et centres d'intérêt commun.
Cette année, je ne poursuis pas, d'autres tâches m'attendent pour le festival.
Mais, je vous y invite, vous ne le regretterez pas. Un bon moment de partage ! Au-delà de la poésie c'est aussi tout un partage d'humanité de qualité, les poètes ne s'encombrent pas de banalités.
Si vous acceptez, précisez si vous pouvez recevoir un couple, si vous parlez une langue étrangère, et contactez directement l'accueil du festival (site festival Voix Vives)
C'est un bon moment pour tout le monde

Nicole Bandelier

Petites communes : où est la démocratie locale ?

La réforme du scrutin aux dernières élections municipales a représenté une avancée pour la démocratie locale. Toutefois, cette avancée serait vraiment efficiente et complète si l’opposition disposait des mêmes droits, peut-être encore insuffisants, mais néanmoins réels, que ceux des oppositions des communes de plus de 3500 habitants : règlement intérieur, moyens matériels, salle de réunion, représentation dans les commissions, etc.

Des droits qu'il faut quémander

En n’alignant pas le droit des communes de plus de 1000 habitants sur celui des communes de plus de 3500 habitants, puisqu’elles disposent du même mode de représentation, le législateur abandonne les groupes d'opposition des « petites communes » au seul bon vouloir des maires et du groupe majoritaire.
A ces groupes d’aller quémander, qui un local, qui un article dans le bulletin municipal, qui un compte rendu exhaustif des séances du conseil… Face à un refus, aucun recours n'est possible : l'opposition se trouve fragilisée, muselée, niée et contrainte à ne proclamer, en conseil municipal, que vœux pieux et incantations.

Encore un effort, Monsieur le législateur, étendez à toutes les communes de plus de 1000 habitants les dispositions qui s'appliquent à celles de plus de 3500 habitants et faites que les élus d'opposition puissent réellement jouer leur rôle : la démocratie en sortira renforcée.

 Le Flamant déchaîné

Le Charmeur de serpents

Il était, il y a très longtemps, sur une place de Téhéran, un charmeur de serpents qui, du lever au coucher du soleil, s'employait à jouer du nay, flûte persane au son étrange qui a le pouvoir de magnétiser non seulement les Persans mais aussi les Occidentaux qui se laissent bercer par sa douce mélopée. La musique nostalgique qu'elle émet coule de ce roseau comme, sous d'autres cieux, le sirop de l'érable. Personne n'y est indifférent. Elle attire d'abord avant de captiver et finit par charmer. Les serpents ont été les premiers à se laisser prendre à la mélodie du nay. Il faut dire que les serpents s'ennuient énormément, lorsqu'ils sont tous réunis dans un panier. Ils ont beau, faire des noeuds lorsque ce sont des vipères, dormir le plus souvent lorsque ce sont des boas, ou agiter leurs sonnettes lorsque ce sont des cobras, ils n'aspirent tous qu'à sortir du panier pour retrouver leur vie d'avant. Mais le charmeur était bien trop malin. Une fois pris, les serpents ne lui échappaient plus. Fini la liberté.
Avant de se retrouver là, les serpents menaient leur vie, tranquilles. Ils se battaient bien un peu entre eux de temps en temps, pour s'entretenir, mais ils s'entendaient assez pour que leurs petits conflits ne prennent pas l'allure de grandes guerres. C'est lorsque les serpents de Perse avaient commencé à montrer des velléités d'indépendance que le charmeur s'était mis au travail. Après avoir maté les siens - ce ne fut pas très long - le charmeur s'estima mûr pour se lancer dans une grande carrière internationale. Il savait à présent comment mater les serpents des autres pays. Il savait bien qu'ils ne viendraient pas à Téhéran. Il fallait donc les réunir ailleurs pour les avoir tous sous la main.
Il joua de là-bas un premier air pour attirer leur attention. Lorsque tous les serpents américains, russes chinois, anglais et français eurent levé le nez, il leur laissa le soin de s'entendre entre eux pour mettre au point leur action commune. Il savait bien qu'ils allaient tomber dans son piège. Il n'aurait plus qu'à ouvrir son panier. Ils se précipiteraient dedans. Seul le serpent israélien resterait sourd à sa musique. C'était joué.
Le charmeur prit l'avion pour La Suisse. Il pouvait librement dans ce pays qu'il visitait souvent pour ses affaires, faire opérer son charme.
Lorsqu'ils furent tous là, il sortit son flûteau de roseau et commença doucement à jouer la mélodie de la franchise, puis celle de la loyauté, puis celle de la coopération avant d'entamer le grand air de l'amitié entre les peuples. Les serpents n'en pouvaient plus, se dandinaient, se levaient plus haut que leur taille ne le leur permettait en se montant dessus. Le serpent américain siffla quelques refrains de joie historique, type débarquement allié en Normandie, le Russe fut plus discret, le Français se rengorgea à son habitude en lançant le cocorico que la saleté accumulée dans sa ferme ne lui permettait pas de chanter chez lui. L'Anglais resta agrippé au serpent américain sans dire un mot et le Chinois prit le parti de faire semblant de dormir. Le charmeur fit en sorte que la fête soit belle. Il continua à jouer, les fit danser et leur promit avant de refermer le panier qu'ils se retrouveraient bientôt. En attendant, le charmeur avait fermé le couvercle en ramenait tout son petit monde dans ses bagages pour continuer à jouer la mélodie du bonheur.
On allait enfin pouvoir à Téhéran, tout en continuant à opprimer le peuple, massacrer les opposants et réduire les femmes à l'esclavage, profiter des douceurs de l'Occident qui faisaient tant défaut et préparer en secret la revanche des Perses.

Yves Marchand
3 avril 2015

Robot rue Pierre Sémard

De Max Horde:

MAIS QUE FONT LES ROBOTS ? Une affaire personnelle qui en intéresse plus d'un.
ALERTE ! Il y a un robot rue Pierre Sémard. C'est un cyclope. Un robot avec un seul œil. Soit une caméra de surveillance. Dans cette même rue j'occupe un local au 51 que je prête à plusieurs associations qui manquent de lieux pour se réunir. Ce local a été cambriolé deux fois en trois ans. Ça fait beaucoup. Lors des dépôts de plainte au commissariat j'ai demandé si le robot avait vu quelque chose. Rien m'a-t-on affirmé. « Le robot serait-il aveugle ? » Me suis-je dit ou me cacherait-on quelque chose ! Et si c'était le robot qui était entré chez moi !

Le robot n'est pas aveugle, j'en ai confirmation. Il y a une quinzaine de jours ayant besoin de charger quelques encombrants dans ma voiture pour les porter à la déchetterie et n'ayant pas d'autres solutions, je me suis garé un petit quart d'heure sur le trottoir d'en face pour ne pas gêner la circulation. Bien mal m'en a pris, recevant aujourd'hui une contravention pour stationnement interdit. Il y a bien une place réservée aux livraisons mais celle-ci, à l'abri des regards vicieux du robot, est toujours occupée. Alors que faire ?

Le robot n'en veut pas qu'à moi. Il a épinglé plusieurs fois pour le même délit extrêmement grave la marchande de paniers Bio qui livre le Paris-Méditerranée. Trente-cinq euros pour un panier de vingt euros c'est pas bon pour le commerce de proximité.

Si Brassens avait rencontré ce robot il l'aurait traité de con sur l'air d'une musique sympathique reprise en cœur dans les commissariats sous la baguette du premier magistrat. Je n'irai pas jusque là. Simplement je dirai pour le salut de tous « méfions-nous des robots » qui ne voient que ce qu'ils veulent bien voir.

Alors je reviens à ma question. Que faire ? Deux solutions me viennent à l'esprit : rester au milieu de la voie publique durant le chargement ou mettre les encombrants sur le trottoir. On me rétorquera probablement que je peux aussi demander une autorisation. Ce qui en cas d'urgence par exemple peut poser un sacré problème. J'ai été questionner le robot. Il ne m'a pas répondu.

 

Méritons-nous plus que les fourmis de rester sur terre?

En jouant aux apprentis sorciers blancs nous avons pollué la planète, dérèglé des équilibres interconnectés qui nous dépassent, et détruit une partie de la biodiversité au point d’engendrer un réchauffement climatique dangereux et incontrôlable. Au mépris de nos valeurs, et par cupidité, nous avons spolié de leurs terres et richesses une partie des peuples autochtones qui l’habitaient, leur vie ne valant pas plus pour nous que la peau d’une vache. Des rapports intimes, savants et respectueux qu’ils entretenaient avec la nature, nous n’avons rien retenu.

L’hypocrisie et le mensonge ayant été un moyen de gouvernance du système, l’heure fatidique est arrivée de se poser la question de la survie de notre espèce, faute d’avoir fait preuve de discernement, de responsabilité et de prudence. Confrontée à des centaines de catastrophes climatiques et à un réchauffement à venir de l’ordre de 4 degrés, l’humanité pourrait disparaître rapidement, malgré nos capacités «géniales» d’adaptation. Déjà, d’innombrables d’êtres humains en sont morts prématurément, et des centaines de millions d’autres en sont gravement affectés.

En 2050 nous serons onze milliards selon les prévisions des Nations Unies. Les biens matériels qu’espère le tiers monde augmentant avec la démographie, même si nous réduisons notre consommation, nous allons vers des évènements incontrôlables. Et la croissance immatérielle proposée en remplacement ne peut, hélas, que rester marginale. Elle n’a pas de réalité dans le tiers monde sans d’énormes investissements...Lors d’un reportage ethno photographique en Inde, j’ai rencontré des doctorants qui, pour survivre cultivaient des patates. Ainsi, quelques prospectivistes envisagent une économie de survie. L’humanité ne pourra survivre avec notre système d’économie basée sur une croissance sans fin, bien qu’il ait été un temps bénéfique en matière de santé publique, de redistributions et autres. Mais depuis vingt ans au moins, le cumul sans fin des inconvénients du système l’emporte sur les acquis.

La confiance n’aurait jamais dû exclure le contrôle par les sociétés civiles, tant des industries polluantes que des projets et dépenses de l’exécutif. Nous avons une perception idéaliste de l’élu, pris dans l’étau de sa propre personne (plus ou moins compétente), des lobbies, des parties politiques sectaires, et de la captation du pouvoir qui incite au clientélisme. En 2007 la Chambre des députés a bafoué de suffrage universel contre l’Europe. Maintenant le pouvoir promulgue des lois d’exception, tendant plus à contrôler la liberté d’expression critique que l’insécurité ponctuelle, pour entraver la critique publique du système. Et nous sommes dans l’incantation ! Et le pouvoir donne des leçons de morale au monde entier. Alors qu’il faudrait mettre en chantier une nouvelle forme de gouvernance. Ainsi, par tout notre comportement nous portons notre part de responsabilité dans les catastrophes qui nous attendent.

La priorité devrait être : l’environnement. C’est-à-dire la sauvegarde de la vie de nos enfants. Les questions économiques de tous temps conjoncturelles passent bien après. On ne peut plus faire confiance pour réduire le réchauffement à des politiques qui prônent un double langage, et privilégient la vente de véhicules qui sont pour partie responsables de l’effet de serre. Ce qui justifie l’intervention de la société civile. Cette vision à court terme n’est pas à la hauteur des problèmes. Mais nous donnons des leçons de morale. Il faudrait un projet ambitieux. Nous devrions donc revenir à l’essentiel. Faire rêver la population d’une croissance durable sans fin, pour justifier le budget insupportable des dépenses publiques, l’augmentation de la dette publique, de la fiscalité et la cherté de la vie en France, ne fera pas long feu. Cette situation nous a réduit à la condition d’esclave moderne. Se réapproprier nos précieuses vies, c’est revivre.

Comment faire évoluer les mentalités grégaires sans demander la lune ? C’est par la rencontre, l’amitié et l’expérience personnelle, que se crée par entrainement une prise de conscience durable, les médias ne suffisent pas. Jamais les médias n’ont autant parlé d’environnement, jamais les atteintes à l’environnement n’ont été aussi importantes. Réduire notre consommation n’est pas un projet passéiste : c’est revenir pour survivre à quelque chose d’acceptable après un abus. Bien des gens vivent avec moins de 20 degrés de température chez eux. J’ai fait de drôles d’expériences en entrant dans un supermarché sans argent. Un outil me semble indispensable, si après trois semaines d’attente j’en ai encore besoin, je vais essayer d’en trouver un à recycler. Essayez, c’est enrichissant. L’ouverture des magasins le dimanche ne fait que focaliser notre esprit sur la consommation. Les publicitaires savent bien qu’elle peut engendrer l’illusion d’exister. Nous sommes conditionnés. La manipulation effrénée et sophistiquée des consciences est le plus grand défi lancé aux hommes du troisième millénaire. Pour la confondre publiquement, il nous faudra associer le courage à l’intelligence.

Devant la splendide beauté de la nature-qui jamais ne nous lasse- et la complexité bénéfique de la biodiversité, l’homme est décevant. Par contre, en matière d’équilibre environnemental, l’animal (considéré comme un simple meuble dans notre Code) est presque exemplaire. Lors de la catastrophe de FUKUSHIMA les japonais ont eu très peur, mais ils construisent une nouvelle centrale nucléaire. Les informations consommées n’ont pas l’impact cognitif des catastrophes vécues. Nous sommes à plaindre. Une espèce qui mérite de la compassion, « mais qui ne peut pas durer ».

Méritons-nous plus que les fourmis de rester sur terre. Non ! Pourtant des hommes désintéressés et indépendant d’esprit se sont battus depuis cinquante ans pour nous éviter pareille situation, mais ces précurseurs ont été pris pour des illuminés, privés de reconnaissance par les politiques sectaires. Quand allons-nous disparaître si nous ne changeant pas nos comportements ? Dans cent ans, ou plus, nul ne peut actuellement le savoir. Alors retrouvons vite le plaisir de la découverte de la nature qui nous accueille encore, et nous entoure de ses derniers bienfaits.

Janvier 2015
Christian PUECH
du collectif informel d’écologistes actifs (artiste photographe, conférencier, voyageur. Vice-président de l’association : « Témoin au bout du monde ».

Pistes cyclables controversées

L'ayatollah des pistes cyclables terrorise le conseil municipal de Gigean!

En effet dès qu'elle à décidée d'établir une piste cyclable dans une rue plus rien ne l'arrête, ni le fait que dans la rue en question il ne passe que trois vététistes le samedi et le dimanche et des chats errants le reste de la semaine, ni le fait de mettre la rue en sens unique obligeant des dizaines d'habitants du quartier à de longs détours qui cumulés vont représenter des milliers de kms (ça c'est de l'écologie à rebrousse poil!), ni le fait que pour «sa» piste elle modifie les données de circulation sur la zone artisanale voisine qui devrait dépendre de l'agglo, au fait as t elle participé (l'agglo)au financement car si les gigeannais connaissait le coût de ces fantaisies pas sur qu'ils apprécient...

M Peyrottes,
37 av de Béziers - 34770 Gigean

Conte de vœux

Il était une fois dans un lointain pays un puissant tyran qui vivait comblé de trésors dans son palais et que l’on surnommait « Je veux ». En effet, depuis l’enfance, il se contentait, en début d’année, de clamer « Je veux » à chaque cérémonie des vœux, et tous les êtres se pliaient à sa volonté.
En janvier l’année dernière, l’année de ses trente ans, une magnifique artiste inconnue le toucha par un chant envoutant. Il s’écria aussitôt « Je la veux », mais, pour la première fois de sa vie, un être s’opposa à son désir. Il n’hésita pas à jeter aussitôt la soprano en prison. Là, elle chanta sa peine jour et nuit, et le roi l’entendait même quand il était au loin. Comme il ne pouvait supporter sa souffrance, il décida de la libérer. Elle refusa une nouvelle fois de lui appartenir malgré ses promesses de richesses, et, avant de disparaitre, lui offrit une rose rouge, un Chat et un médaillon.
Le roi exigea que personne n’approche sa rose. Il la contemplait chaque matin et constata avec effarement qu’elle fanait. C’était une situation nouvelle pour lui car les serviteurs et les jardiniers remplaçaient les bouquets de son palais au premier signe de flétrissure. Il s’aperçut de l’imposture dans laquelle il vivait et décida de quitter son palais pour parcourir son royaume. Il prit alors conscience de la beauté et de la fragilité de la nature qu’il essaya de respecter et de protéger.
Le Chat l’intrigua. En fait, il n’avait jusque-là possédé que des chiens et des chevaux parfaitement dressés qui lui obéissaient au doigt et à l’œil. Ce nouvel animal était étrange, il ronronnait et se laissait caresser avec plaisir, mais uniquement quand il le souhaitait ; en effet non seulement il n’obéissait pas et disparaissait parfois plusieurs jours sans permission, mais plus encore, il n’hésitait pas à le narguer du regard. Le roi détesta le Chat jusqu’au jour où il s’aperçut que la douceur et la tendresse était plus efficace que la contrainte pour obtenir son amour. Après cette découverte, il traita avec humanité les animaux.
Quand il ouvrit le médaillon, un hymne à l’amour s’éleva et il découvrit le portrait de la belle. Il ordonna : « Je veux que l’on m’amène toutes les femmes du royaume qui lui ressemblent et toutes les chanteuses qui ont son timbre de voix. » Un défilé continu se prolongea plusieurs mois au palais sans que le roi ne trouve la jeune femme qu’il désirait. Il se contenta alors d’ouvrir son médaillon chaque jour pour recevoir une bouffée d’Amour. Mais le son devint peu à peu inaudible et l’image s’altéra à son grand désespoir Il exigea en vain que les techniciens réparent son médaillon qu’il dut se contraindre à n’ouvrir que parcimonieusement.
Le premier janvier 2015, le chat disparut et le médaillon se tut. Le roi courût après le chat qui s’engouffra dans une masure dans laquelle un chant divin s’élevait. Le roi ne s’écria pas « je veux » ; il s’agenouilla devant la porte, joignit ses mains tremblantes et, pour la première fois de sa vie, fit un vœu.

Meilleurs vœux pour 2015 !
Patrick Misse
Auteur des Parias d'Aubenas

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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