Artiste du mois

Brigitte Barberane : du bout des doigts et… du fond du cœur !

L’artiste, peintre professionnelle depuis 2002, avec plus de 550 tableaux à son actif, se sert de sa peinture intuitive pour s’exprimer et communiquer.

« Va au bout de tes rêves ! », « Si tu veux quelque chose dans ta vie, bats-toi ! » : les deux messages sont clairs.

Parler d’elle, c’est avant tout parler aux autres…

« Mon processus est intime, l’évènement déclencheur me guide, donne un Sens : je n’ai pas le choix, je suis une artiste, je suis libre car je crée !»

« Dans chacun de mes tableaux, il y a mes tripes, mon cœur, mon ADN qui va tellement avec le mot Être ». 

Brigitte est, semble t’il, une écorchée vive. Larmes et rires peuvent éclater à tout moment et même se mêler : pas de barrière à l’émotion !

En exemple, son tableau, « La Convocation des Anges » qui s’est trouvé considérablement enrichi après les douloureux évènements du Bataclan : il fallait dire !

Les tâches de couleur sont la base de chacun de ses tableaux. Ensuite, il s’agit pour elle d’en faire ressortir ce qui est là, présent.

« J’ai vu un ange dans le marbre et j’ai seulement ciselé jusqu’à l’en libérer. » Michel–Ange.

Pinceaux, brosses, outils classiques deviennent des intermédiaires gênants. Ses doigts multicolores s’activent. Vite, il faut toucher, caresser : le contact est l’inspiration, le cœur fait le reste. Démarche d’instinct, démarche affective ? Allez savoir !

 
"Zème" (Mèze)   "Féminin"

Brigitte, mézoise d’adoption depuis deux ans et demi, s’est amourachée de la Cité du Bœuf. Elle a quitté son Luberon pour les flots de l’Étang de Thau certainement moteurs d’inspiration. Également illustratrice remarquée et remarquable, vous pourrez la rencontrer au 14 de la rue du Docteur Magne à Mèze. 06 62 06 66 34. Communiquer virtuellement, elle sait faire aussi.


Son site : www.brigittebarberane.com - Sa page Facebook : https://www.facebook.com/BrigitteBarberane/

Michel Dupuis, peintre à la recherche du Graal

Thau Info avait rencontré "l'homme", il y a un peu plus d'un an, au Mas de Cati (chez Catherine et Jean-Luc) où il présentait toute une collégiale d'artistes régionaux. Ce fut une première très réussie et Les Amoutous s'en rappellent encore. Nous avons poussé la porte de son atelier "Mi-el", au 30 de la rue du docteur Magne à Mèze. L'accueil est chaleureux.

Il se raconte :

"Le goût du dessin m'est venu très tôt. Je reproduisais les bandes dessinées auxquelles mon père était abonné… Puis sous les conseils d'un élève des Beaux-Arts de Lyon, je me suis tourné vers le pastel. C'est ensuite la découverte de la peinture à l'huile. Mes toiles qui collent à la réalité me font connaître mes premiers succès dans des expositions primées…"

Autodidacte (il a horreur des contraintes), il travaille beaucoup à la recherche permanente du style "Dupuis". Il fait sienne cette parole de Georges Brassens :

"Sans technique, un don n'est qu'une sale manie et pour acquérir la technique, en toute chose, il faut du temps !"

Après une longue période réaliste, classique, Michel se tourne vers l'hyperréalisme (années 90), avec pour source d'inspiration : la femme. Cette muse ne le quitte plus. Ses œuvres ressemblent à des photos.

   
  Toile hyperréaliste  

 

Fin 2011 : le voici à Mèze.

"C'est un grand virage, je décide de vivre de ma peinture… " C'est aussi le coup de foudre pour notre région. "Des couleurs, que des couleurs ; de la lumière, que de la lumière !"

Roanne, Orléans, la région lyonnaise sont bien loin. L'introverti s'enthousiasme, se libère… sa peinture traduit ses sensations. Son pinceau le conduit sur le chemin du flou, comme si l'objectif de son appareil photo, où il fixe ses futurs tableaux, refusait la mise au point. " Le port de Sète, le Pont du Diable, le port de Mèze" … il trouve matière à expression partout. Sa peinture se personnalise encore un peu plus.

Bien que ses œuvres trouvent preneurs avertis, il garde la tête froide. Il sait et dit : "La rencontre est nécessaire, c'est elle qui décide de votre avenir ! Pas besoin de la chercher, elle sait où vous trouver". Cette marque de confiance au destin le guide.

Le magazine international ART et DESIGN de Novembre (page 34) titre son reportage sur Michel DUPUIS : "Quand l'imagination est reine." Cette revue de référence, non commercialisée, est présente dans les plus grandes galeries des plus grandes villes ainsi que sur les grandes lignes aériennes internationales.

La consécration ? Certainement ! Michel, modeste et fier à la fois, continue cependant sa quête du Graal. La femme, qu'il n'oublie jamais, l'entraîne actuellement vers le Street Art : il suggère, joue avec les ombres et les couleurs. Rien ne l'arrête : il crée, il s'essaie, il surprend… toujours avec bonheur, toujours avec classe !


Découvrez le peintre et son œuvre sur son site internet, ICI. Pour le joindre : Michel Dupuis
06.20.81.30.62 - "Atelier de Mi-el" 30, rue du docteur Magne 34140 Mèze.

Christine Busso - Le trait, la couleur et la matière

Le peintre porte en lui son univers poétique, qu’il doit d’abord découvrir lui-même tout en acquérant les techniques, le métier, lui permettant de le rendre visible. Loin de toute influence, dans la solitude de son atelier, Christine Busso s’est consacrée à cette introspection et à l’élaboration d’une oeuvre riche et unique, qui porte de toute évidence les signes essentiels caractérisant les créations solides et originales : celles de la variété, de la cohérence et de la sincérité. Son oeuvre frappe d’entrée par ce sentiment de fragilité et de préciosité. De riches et subtiles harmonies de couleurs, soyeuse comme des tissus orientaux, séduisent par leur charme discret mais non moins affirmés. 

La maîtrise de la couleur est une des caractéristiques de cette oeuvre. Tout en subtiles harmonies, ces compositions offrent au regard une large palette, comme si l’artiste s’était méthodiquement attelée à percer les mystères des différentes résonances des combinaisons colorées les plus délicates et raffinées. Une peinture est une somme de contrastes et d’harmonies, tant en ce qui concerne le trait que la couleur, l’équilibre ou non des deux détermine l’effet de l’ensemble, de la douceur à la violence. Aucune impétuosité ne surgit de ces peintures toutes en douceur, élégance et délicatesse.

Le dessin, discret mais indéniablement présent évoque plus qu’il ne décrit et précise. Il laisse apparaître un univers mythique, parfois mystique, où chacun pourra deviner personnages ou animaux selon la perspicacité et l’imagination mises au service du regard. Christine nous a laissé quelques pistes d’interprétation avec les titres et les références. Mais comme elle même s’est laissée sans doute porter dans son élan créatif, par l’intuition, le spectateur doit promener sur l’oeuvre sa propre imagination. On ne «lit» pas une peinture, on se laisse envahir, posséder, comme on peut le faire à l’écoute de la musique, surtout du jazz, lorsqu’on se laisse «embarquer» par l’improvisation et le feeling. Mais le temps toutefois différencie ces deux disciplines, autant le jazz est l’art de l’immédiateté, autant la peinture, et en particulier celle de Christine, s’inscrit dans le temps, la méditation. Le support privilégié est le papier, différentes sortes de papier, de grammage de grainage, de consistance, souvent de petit format, comme pour ne rien laisser au hasard, tout maîtriser dans cette alchimie, dans cette magie de mélange de techniques. Car sur le même support elle utilisait autant l’aquarelle, la craie d’art, la peinture à l’huile, l’acrylique, et ceci pour un résultat homogène et cohérent.

Christine Busso s’est probablement «engagée» en peinture comme elle aurait pu le faire pour une expérience spirituelle. Krishnamurti déclarait : «J’affirme que la Vérité est un pays sans chemin, et qu'aucune route, aucune religion, aucune secte ne permet de l'atteindre...  La Vérité ne peut être mise à la portée de l’individu, c'est à l’individu de faire l'effort pour monter jusqu'à elle.» L’individu est ainsi condamné à la solitude et à l’introspection, mais aussi confronté à sa richesse et à son originalité, qu’il peut transmettre et offrir.  
Christine Busso est décédée en décembre 2008. Sa mère Marie-Claude, demeurant à Sète, a alors découvert ce travail étonnant et s’est engagée à le faire connaître en organisant des expositions à travers toute la France. C’est dans la galerie de la chapelle des pénitents de Cournonterral qu’elle le présentera prochainement. Un site a été créé et un catalogue devrait prochainement paraître.

M. P.