La "mémoire vive" de Nissrine Seffar.

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L'Echappée Belle, exposition "Réparation"
Sète, France, 2016

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xposition "les traces du temps" Beijing Zhonghe Museum of Fine Arts, Pékin, Chine.

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Dessins et impression rehaussées sur peau de vache,
"immeubles détruits", 2015..
Tapis de prière musulmane, bouteilles de propane, peinture de carrosserie, 2016.

 

Le regretté Paul Ricœur, philosophe qui a beaucoup travaillé sur la mémoire et l'Histoire, aurait pardonné que l'on ne retienne de sa pensée qu'un aspect, mais l'expression symbolique de ses travaux, "la mémoire vive", peut être évoquée pour la démarche de la plasticienne sétoise Nissrine Seffar. Elle donne à voir, par des œuvres artistiques, ces épisodes pleins de bruit et de fureur qui ont marqué l'histoire contemporaine et les brûlures de notre présent.

Nissrine Seffar vit à Sète et c'est dans un atelier d'artiste de l'ancien collège Victor Hugo qu'elle s'inspire des traces laissées dans les mémoires par les drames de l'époque contemporaine. M. Gilbert Ganivenq a favorisé l'installation de celle qui active les braises des brûlures de l'Histoire, évitant qu'elles ne soient recouvertes par les cendres de l'oubli. A Montpellier, en août 2016 à la galerie Saint Ravy, elle avait présenté un travail évoquant les dangers actuels de la Méditerranée et le drame des migrants. Depuis, elle a exposé à Genève, résidé un mois au couvent des Récollets à Paris, maison d'architecture-résidence d'artistes. Elle était présente à Marrakech lors d'un colloque sur le réchauffement climatique. Et elle se rendra au delà des Pyrénées à l'invitation de l'Institut français de Madrid pour présenter, à l'occasion du 80ème anniversaire du bombardement de Guernica, une exposition qui tournera ensuite à Séville et d'autres lieux en Espagne. Du 20 avril au 20 mai seront présentées sur 250 m2 des œuvres différentes (dessins, fusains, bois brûlés) et une œuvre majeure sur Guernica.

Bien sûr, il y a eu le tableau de Picasso, cette arme de fort calibre contre la barbarie nazie produite par un artiste exceptionnel. Mais les grandes œuvres peuvent être revisitées par un artiste qui porte sur l'évènement un autre regard. N. Seffar est allée à Guernica, a vu cette agglomération paisible aujourd'hui, a vu le chêne de la nation basque tordu, déjeté, brûlé plus qu'à demi. Elle a lu et réfléchi. Et elle présentera au public cette œuvre monumentale de 7,77m x 3,49m. Les explosifs largués par les vagues de Heinkels 111 ont attenté à la nature, au chêne comme à tous les arbres. Ces bombes ont voulu anéantir l'enracinement basque. Elles ont tranché, déchiqueté les corps. Il fallait témoigner de ce surgissement de Mal dans toute sa hideur. Il fallait marquer la trace dans le temps. Mais à Guernica, la guerre civile, le second conflit mondial, les drames d'aujourd'hui composent une sombre fresque répétant sans fin des motifs d'horreur. Certes, pour Nissrine Seffar, le présent est Renaissance, ouvrant les portes du futur. Mais "le monde n'a jamais été sans guerres". Les hommes n'apprennent-ils jamais rien ?

 Sommes-nous condamnés au long tissu de meurtres et de massacres qu'évoquait Paul Valéry parlant de l'Histoire ? Peut-être pas si, comme N. Seffar, les artistes témoignent, entretenant la "mémoire vive".

Hervè Le Blanche

 


Nissrine Seffar à Madrid " Guernica , huella "
peintures, volume, dessins et photos en hommage à la célèbre toile de Picasso.

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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