Beaux Arts

Le street art : des « anonymes » qui fascinent !

Si le vandalisme est un acte condamnable par la loi, l’art urbain (ou street art) doit-il être considéré comme tel ? Derrière ce mouvement se cachent des réalités bien diverses allant du simple graffiti peu travaillé à de véritables chefs d’œuvre.

Se pose alors la question de la légalisation de l’art urbain. Néanmoins, n’est-ce pas le caractère illicite du projet qui lui donne une valeur supérieure ? Ces artistes recherchent-ils l’esthétique ou la provocation ? L’art urbain est-il un moyen d’expression ou une simple révolte ? Un peu comme le débat sur la légalisation du cannabis, accepter ouvertement et pleinement l’art urbain conduirait-il à des « dérives » encore plus importantes ? L’art urbain n’est-il pas en réalité un appel de détresse ?


DEIH
- "Are you ready?
rue Ulysse Darracq -Bayonne

http://www.blublu.org/sito/walls/2010/big/021.jpg
Blu et Os Gemeos à Lisbonne
le roi du pétrole aspirant le monde


JR/Marco Berrebi
Editions alternatives

 

Des réalisations prodigieuses

L’art urbain est un art très vaste et varié, en perpétuelle mouvance. Il désigne l’art réalisé dans la rue et existe sous de multiples formes : le graffiti, le pochoir, les stickers, la peinture, la projection vidéo, etc.  Il est parfois à tort ou à raison qualifié de vandalisme, car détériorant un lieu public. Cependant, certaines de ses productions sont véritablement stupéfiantes. À ce propos, le site Widewalls, spécialisé dans l’art et ses dernières tendances, a recensé en 2017 les 55 plus belles œuvres de street art au monde et c’est dans le Pays basque à Bayonne que se trouve la plus plébiscitée d’entre elles. Il s’agit d’une femme portant un casque et un blouson qui semblent être reliés par un tas de fils et connexions et s’insérer directement dans les méninges de celle-ci. La femme tient dans ses mains écartées les extrémités de ce qui raccorderait et alimenterait le circuit entier. Enfin des tuyaux émanant du casque laissent sous-entendre que toutes ces liaisons consumeraient le sujet lui-même. Pour Widewalls, la fresque est une réflexion fabuleuse sur l’importance et le poids de la technologie dans les sociétés occidentales. Si le message est limpide, la technique n’en demeure pas moins soignée ; les couleurs intelligemment assemblées et les jeux d’ombre bien choisis et mis en scène donnent au tableau une force saisissante. L’artiste espagnole Deih à l’origine de cette œuvre intitulée « Are you ready ? » est originaire de Valence et peint depuis une vingtaine d’années dans les rues. Les anonymes de l’art urbain acquièrent alors parfois malgré eux une certaine notoriété. 

Un art engagé

Au-delà des critères artistiques, c’est parfois le message ou l’engagement qui priment sur le côté purement artistique de la réalisation. L’art urbain joue alors le rôle de messager ou de moralisateur. Il vient pour redonner une vision transparente et intelligible à ceux dont le regard et les sens ont été obstrués. L’art ici vise à dénoncer pour faire ouvrir les yeux, prendre conscience de certaines réalités qui devraient être repensées. Il peut ainsi condamner des mesures ou des comportements politiques, des injustices, s’attacher à défendre la condition de minorités exclues, exprimer des difficultés, une colère, etc. Ces œuvres dénoncent les turpitudes des hommes ou peuvent même se montrer visionnaires en alertant la population sur les dangers auxquels nos sociétés pourraient s’exposer. Ainsi à Lisbonne, l'artiste argentin Blu et les jumeaux portugais Os Gemeos , avec l'œuvre ci-contre mettent en exergue les puissantes organisations pétrolières qui « aspirent » le monde. On voit sur l’œuvre en question le globe terrestre qui se dissipe et se réduit considérablement pendant que les rois du pétrole se développent. En outre, il revendique une véritable liberté d’expression, l’engagement est donc double : à la fois par le message qu’il souhaite véhiculer, mais également à travers le moyen de le faire, car selon les pays, s’adonner au street art est passible de sanctions sévères.

Un appel à l’aide

 Mais au-delà de l’esthétisme, au-delà même de l’esprit contestataire, l’art urbain apparait parfois comme étant un appel au secours. En ce sens, il n’est plus une simple dénonciation, il ne traduit plus simplement une aversion, il incarne le désespoir, une détresse profonde, un cri d’alarme ! Les artistes JR et Marco ont ainsi mis en place un vaste projet en 2007 baptisé « Face 2 Face ». Ce dernier consista à coller face à face des photographies gigantesques d’Israéliens et de Palestiniens exerçant le même métier de part et d’autre du mur de séparation. Selon ces artistes, le projet visait à montrer à ces populations qui se déchirent à quel point elles se ressemblent, encourageant la mise en place de solutions pacifistes pour résoudre le conflit. JR et Marco ne sont pas les seuls à s’être insurgés. Depuis la construction du mur en 2002, celui-ci a été l’objet de nombreux graffitis et réalisations mettant en lumière l’affliction des populations et leur désir de liberté. Banksy, pseudonyme d’un artiste aussi énigmatique que talentueux, fait incontestablement partie de ceux qui ont marqué par leur subversivité. Il ouvre un hôtel à Bethléem en Cisjordanie en mars 2017 pour sensibiliser la communauté internationale sur le mur et la réalité des populations : le Walled Off Hotel (l’hôtel séparé par un mur). Banksy souhaite rappeler les conséquences politiques de la déclaration de Balfour en 1917, texte reconnu comme étant un des actes fondateurs de l’État d’Israël, du nom du ministre des affaires étrangères britannique de l’époque marquant la prise de contrôle des Britanniques sur le territoire palestinien. Selon Banksy, c’est une décision « qui a conduit à un siècle de confusion et de conflit ». Le site précise que l’hôtel « accueille chaleureusement les visiteurs venus des deux côtés du conflit et du monde entier. » Les chambrent qui donnent sur le mur de la honte (qualificatif donné par certains en référence au mur de Berlin lui-même recouvert de graffitis, slogans et peintures en tout genre) offrent « la pire vue du monde » selon Banksy.

Tony Toilier

 

MaCO K live Musee a ciel ouvert Sete 2015 BaultLe MaCO à Sète

Si New-York a son MOMA, Shanghai son MOCA, Sète en toute modestie a son Musée à Ciel Ouvert.
Depuis 2008, des artistes phares du mouvement Street-Art se sont succédé, invités par le festival K-LIVE : C215, PHILIPPE BAUDELOCQUE, ROMAIN FROQUET, ALËXONE, MAYE, L’ATLAS, POCH, M.CHAT, EPSYLON POINT, JAN KALAB, CLET, BAULT, STEW, CHANOIR, JONNYSTYLE, PABLITO ZAGO, CLAIRE STREETART, SPOGO, JULIEN SETH MALLAND, KASHINK, MONSIEUR QUI, GODDOG, PEDRO & KAZ, LES MONKEY BIRD, SATONE, CODEX URBANUS, MADEMOISELLE MAURICE, RELLE, SUNRA, QUENTIN DMR, LEVALET. En laissant leurs empreintes dans des lieux en friche, ou sur les murs de la ville, ils ont enrichi le Musée à Ciel Ouvert (Le MaCO de Sète), une balade artistique et pittoresque le long des quais, sur les canaux ou encore dans les ruelles typiques du quartier haut. Un Musée à Ciel Ouvert pour une Ville Galerie ! 

 

LE BODY ART : LE CORPS DE LA LOI, LE CORPS HORS LA LOI

Orlan : American Indian self-hybridization 5
Le Body Art constitue une réflexion sur l'homme en tant que corps. Les modalités du genre rompent avec la vision hegelienne de l'art et les nus idéalement beaux de la Renaissance. Il met l'accent sur ce qui était considéré jusque là comme esthétiquement laid ou moralement condamnable: à savoir le corps banal, rompu, désindividualisé, blessé et révélateur d'oppressions et de sévices. En ce sens il pénétre de ses brèches l'intact et la prétendue perfection. Faisant abstraction d'un objet médiateur il passe enfin directement par le corps de l'artiste. Sa propre chair est parfois mutilée sans souci de ce que la culture classique occidentale pourrait nommer le « péché contre nature » si l'on entend par nature la préservation du corps tel qu'il est donné.

Sous ses différentes formes le Body Art a réinventé toute une stratégie de la monstration du corps, de sa banale monstruosité en posant les questions des limites entre intériorité et extériorité, proximité et de distance. Devenant son propre œuvre l'artiste dans ce type d'approche ne cesse lui-même de se remettre en cause à l'image d'Orlan par exemple. On se souvient combien le public et la critique réagirent de manière négative à ses atteintes portées à son corps. L'artiste fut taxée de troubles mentaux et son œuvre fut le symptôme rattaché à divers types de pathologies : exhibitionnisme, masochisme, perversion, narcissisme, mégalomanie. Tout cela bien sûr avant que l'oeuvre ne jouisse de la reconnaissance institutionnelle et muséale.

L'artiste eut l'occasion et surtout l'audace, à côté d'une Cindy Sherman, de mettre en scène un corps extrême. Elle amena à interroger les frontières entre la perversion et la sublimation, le rôle civilisateur de l'art ou son utilisation commerciale. De même que le trivial et le tragique, le respect ou le mépris, le sérieux ou la dérision, l'altérité ou la déshumanisation. Une telle auto-brutalité physique ouvrit à une violence conceptuelle qui eut un impact sur les atteintes au corps comme sur la conception et la représentation sociales.

Pionnier du genre l'actionnisme viennois procéda à une approche autodestructrice voire avilissante d'un corps censé symboliser et stigmatiser les tabous dictés par une société considérée comme répressive. Il donna lieu à des performances aux scenario où s'entremêlaient le cas échéant matières fécales, sang et animaux sacrifiés, le tout dans une « ambiance » implicitement ou explicitement sexuelle qui ne faisait que renforcer la part d'interdit qui pesait sur elles. En lacérant leurs parties génitales, en buvant leur urine, en égorgeant des animaux, les actionnistes viennois illustraient à leur manière la fraîcheur dévastatrice de macérations d'un nouveau type et la forme contondante d'une iconoplastie inconnue dans le registre de l'art.

Soudain l'art est sorti d'un espace exemplaire de la sublimation définie comme ce qui échappe à la tyrannie du corps. Selon Freud cette sublimation était la « capacité d'échanger le but sexuel originaire contre un autre but. (…) Sublimer, c'est être capable d'abandonner l'expression direct du corps et de ses désirs pour opérer un transfert de libido sur des objets sociaux valorisés. Cette opération valeureuse demande du renoncement, du contrôle, de l'idéalisation, le respect de formes supérieures de conscience ». Le Body-Art s'inscrit donc en faux contre le nécessaire détournement des pulsions dont parlait le père de la psychanalyse. Ou plutôt ses approches proposent une détournement autre. Il implique tout un long processus de transformation voire d'idéalisation néanmoins très difficilement perceptible dans la mise en spectacle d'atteintes corporelles au sein de performances.

Elles sont d'autant dérangeantes que, par effet de miroir, celui qui les regarde s'y voit interloqué de la manière la plus pressante puisque son corps lui-même est sollicité. Lorsque Gina Pane est allongée sur une grille sous laquelle sont brûlent des bougies ou lorsque Ana Mendieta s'entaille le corps avec une lame de rasoir et avale son sang, par leur corps dolent elles cherchent à partager un rite avec le public. Il n'a de sens que par sa présence. La démarche est construite en vue de susciter une réaction épidermique voire traumatique chez un spectateur qui n'y est pas forcément préparé. D'autant qu'il ne possède pas la conscience des étapes de la préparation de l'oeuvre ni des commentaires qui lui permettraient en direct d'appréhender un tel sacrifice.

Ces divers types d'auto-agression par effet-psyché deviennent une agression volontaire du spectateur loin de tout effet de métaphore cher généralement à l'art. Du moins tel qu'on le concevait jusque là. Emergèrent dans les années 70 du siècle dernier les premiers exemples de déconstruction systématique des cadres mentaux et physiques qui délimitaient traditionnellement les frontières de l'art. Il y eut effraction stratégique, passage à l'acte dont la conservation de la mémoire de l'événement put avoir (chez Ana Mendiata par exemple) divers types d'enregistrements.

L'artiste cubaine trouva un moyen de refuser les circuits d'expression classique par ces choix de mises en scène. Elles présentaient toutes les apparences de la pulsion mais permirent à l'artiste de sublimer sa démarche et la dimension poltique de son travail. Altérer le corps est donc toute sauf une absence de pensée. Celui-ci est considéré comme seul support. Le « produit » artistique n'est plus distinct du corps de l'artiste. Le spectateur ne fut pas indemne. Sa notion de plaisir y fut quelque peu contrarié ( et c'est un euphémisme). Révélant le plus intime du corps le choc de Body-Art fut violent. Il était d'ailleurs voulu comme un dialogue capable de viser l'inconscient par ses images « trauma ».

Face à des corps impurs, souffrants, troubles, inquiétants les pouvoirs (politique, économique, idéologique, moral, religieux) crièrent d'abord au scandale. Les artistes incriminés firent désignés comme des complices de toutes les transgressions. Néanmoins la permissivité institutionnelle accepta relativement vite ces pratiques sulpiciennes. Si bien, que les artistes poussèrent plus loin leur « actionnisme » pour repousser les frontières de l'acceptable, détruire les canons de l'esthétique, remplacer le couple de l'art et du beau par celui de du monstre et de la réalité. Néanmoins et en dépit de leur dimension contestataire, de telles œuvres ont acquis un statut socialement valorisé par l'entremise des galeries et des musées qui ne voulurent par rester à la traîne. Dans le contexte d'un marché de l'art ce contre-exemple fut récupéré et commercialisé sous forme de spectacle ou de produits dérivés (enregistrement vidéos, photos par exemple). Bref il rentra dans le circuit.

D'autant qu'en prenant le corps pour objet d'effraction l'art se rapprocha des techniques d'imagerie médicale qui surgirent à la même époque. Dans les deux cas il fut possible d'assister à une forme de décontexualisation voire de désacralisation. On peut d'ailleurs le constater de manière « molle » jusque dans les séries télévisées populaires. Avec les « Experts », « NCIS » ou autres « Bones » l'enveloppe du corps s'ouvre pour laisser place aux autopsies de cadavres,. Dans le même temps avec les maquettes graphiques de l'imagerie médicale, il devient possible de décomposer le corps hors mise en scène comme c'était le cas dans les premières planches anatomiques. Le corps y était disséqué dans un décor ou en diverses postures. Désormais la représentation du corps humain se détache de son sujet. Sous l'aspect spectaculaire de la représentation, l'intérieur du corps humain laisse place à des corps neutres, neutralisé, dé-visagé. Il devient sinon transparent du moins translucide et quasi un objet d'exposition publique.

Néanmoins cette neutralisation et cette désacralisation pour les artistes du Body-Art sont le signe de la libération physique ainsi que d'un mépris des tabous des représentations et des savoirs. En faisant du corps humain un objet d'art et la matière première du geste esthétique le corps sacré, reflet de l'âme, fait place à un corps dont l'individu se sent non « dépris » mais propriétaire. L'artiste entend en faire usage pour enrayer les circuits et les schèmes des images admises.

Un tel art redéfinit par ailleurs le droit de la propriété littéraire et artistique. Jusqu'ici il a traité le body-art via les débats sur la possibilité de protéger le droit de propriété performance. N'en demeure pas moins ouverte la question relatives à la dignité et à la non-commercialisation. du corps humain.

La question est loin d'être réglée. En questionnant l'identité et l'intégrité du corps, le Body Art expose et met en scène, les questions de la délimitation du corps et des conditions de l'atteinte à son intégrité. Dans ce cadre le body-art teste les limites de la loi et de l'éthique et pose notamment l'articulation de différents droits de l'homme attachés au corps vivant ainsi que celui du droit à l'intégrité et le droit à l'autonomie.

Le Code Civil français prévoit que « la loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l'être humain dès le commencement de sa vie. Toutefois la Cour européenne des droits de l'homme a précisé que la faculté pour chacun de mener sa vie comme il l'entend peut également inclure la possibilité de s'adonner à des activités perçues « comme étant d'une nature physiquement ou moralement dommageable ou dangereuse pour sa personne ». Tout reste donc ouvert.

On peut toutefois s'interroger sur les limites d'un tel mécanisme et sur les débordements éventuels d'artistes qui pourraient sans parler de forcément de symptômes psychopathologiques être débordés par leur œuvre. Les questions « Où s'arrête le droit à l'autonomie ? », « Où s'arrête le droit d'auteur ? », « À partir de quel stade le droit devrait protéger l'individu contre lui-même » ne sont pas vaines mais le Body Art aura eu – entre autres – le mérite de poser la question de cette limite depuis près de cinquante ans

A ce titre le « Shoot » de Chris Burden est significative. Dans un centre d'art en Californie, en 1971, Burden reçut une balle tirée par un ami dans le bras gauche. Il voulait par cette action comprendre pour et par lui-même les forces qui président à nos mouvements : « Je voulais que ces choses soient réellement là pour qu'il soit impossible de se faire des illusions à leur sujet ». Burden chercha aussi à rendre le réel par l'horreur banalisée, à démystifier certains choix et le romantisme de certains symboles,.

Burden était bien sûr consentant. Néanmoins certains se demandèrent si le droit ne devait pas interdire ces démarches même si elles étaient faites au nom de l'autonomie et de la liberté artistique. Pour des juristes le consentement de la victime d'une infraction pénale même dans le cadre d'une démarche artistique, ne devrait pas protéger son auteur de toute sanction. Le droit à la liberté individuelle ne devrait pas abriter les comportements portant atteinte au corps humain de façon aussi violente

D'autant que parfois le public qui prend part à l'acte de violence. Lors de ses Happening Marina Abramovic livre son corps au public en annonçant : « Faites de moi ce que vous voulez », mettant à sa disposition des outils de torture (couteaux, haches, seringues, fouets), mais aussi des fleurs. Elle fut parfois maltraitée, ses vêtements arrachés, on braqua même sur elle un pistolet chargé.

L'intention de blesser est manifeste dans cette performance. Mais il existe aussi d'autres atteintes à l'intégrité du corps plus troublantes encore troublante. Que penser du chirurgien qui a implanté une troisième oreille sur l'avant bras de l'artiste Sterbak ? Une telle opération contrevient aux dispositions du Code civil, selon lequel il ne peut être porté atteinte à l'intégrité du corps humain qu'en cas de nécessité médicale. Si Stelarc est parfaitement libre de désirer modifier son apparence corporelle, son chirurgien bénéficie-t-il d'une protection par écho du fait de la nature artistique et expérimentale de son « patient » ?

C'est bien là tout le problème généré par body art. Et ce même dans des actes plus anodins dont il n'est qu'une modalité plus symbolique que physique. C'est le cas de la bulle de savon soyeuse et brillante de l'artiste mexicaine Teresa Margolles exposée au musée d'art moderne de Francfort en 2004 avant qu'elle n'explose au nez des visiteurs. Une telle bulle n'était pas un rond de savon ordinaire. L'eau dont elle était constituée provenait d'une morgue, plus précisément, de la douche dans laquelle les cadavres sont lavés. Le morbide, se heurte là à un des derniers tabous en art : la mort entre écoeurement et de fascination. Un tel acte seraient répréhensible dans n'importe quel lieu public, il devient parfaitement acceptés – qui plus est valorisés comme une démarche créatrice – lorsqu'il a lieu dans un tel musée

La performance ou le happening arracherait la violence de l'acte réel par effet de jeu et de re-présentation.. Il le soustrairait aux menaces du Code pénal. Même si cela ne règle pas tout. Néanmoins le Body art a le mérite de désacraliser le corps de la loi, la loi par le corps. L'art prouverait donc que le droit à l'autonomie présenterait une condition « spatiale » et un caractère relatif. L'art corporel met ainsi en lumière la nature contingente des dispositions relatives à l'autonomie personnelle quels que soient les risques inhérents à ses « jeux »..

Il oblige à reconsidérer notre conception du corps et de la liberté et sape les fondations traditionnelles du droit. Au moment où de tous côtés le droit de la personne est de plus en plus érigés en garant des libertés l'avancée artistique ouvre des séquences instables. Le Body Art, aussi choquant qu'il soit reste à ce titre l'exemple de ce que l'art a de plus sublime et louable. Le choc qu'il propose en est la preuve irréfutable mais dans la seule mesure où comme chez Mendiata, Pane ou Orlan, il ne se réduit pas à la gesticulation mais à un rituel.

Jean-Paul Gavard-Perret.

L'optique de l'art

 

 

Les élèves de l’école Arago entament la rentrée en accueillant une nouvelle venue  un peu particulière.

Trois classes l’ont vue avant les autres ce mardi matin.

Elle était cachée,  sous un drap blanc. Le maire était là et aussi un monsieur qui parlait  de pigments, de Chine, d’Afrique, de couleurs, de tour du monde.

Alors le maire et un autre monsieur blond  ont enlevé le drap blanc et elle est apparue.

Le monsieur, brun  mince,  avec des bottines et  des lunettes rondes,   a dit qu’elle s’appelait La danse du soleil, puis il a parlé d’un rapport avec le "chamanisme", et encore de la "célébration du jour".

André Cervera que l’on ne présente plus  était en effet présent pour ce prêt un peu particulier mais qui s’inscrit dans l’excellente initiative de faire entrer l’art à l’école.

Cette fresque qui donc s’intitule La danse du soleil a été décrochée de l’entreprise montpelliéraine qui en avait fait l’acquisition.

Pendant six mois, les élèves, mais aussi les instituteurs et tous les membres du personnel de l’école, pourront contempler à leur guise ce tableau hypnotique où l’on retrouve les thématiques chères au peintre, magie, animisme, tribalisme.

Ses personnages saisis dans une sorte de transe un peu comique n’en sont pas moins inquiétants.

Ils revendiquent une existence dont on voudrait, pour se rassurer, les dépouiller.

Et sans mettre un terme à leur célébration , ils  paraissent s'exclamer,  en se retenant de s’esclaffer:  

"essayez donc, ce ne sont pas des masques, mais  nos authentiques visages, et méfiez vous donc de ces attributs que  la seule contemplation peut activer !"

 

Mais la mythologie de ce grand voyageur renvoie également à l'imaginaire des enfants. La   décrétée  « naïveté » des  dessins d'où se dégage parfois  une aura  étrangement angoissante , liée à un sacré obscur et intime , on la  retrouve  dans les peintures du Sètois .

Prêtée à l'école et accrochée à deux pas de la nouvelle cantine inaugurée avant les fêtes cette danse du soleil, sorte de dévotion autochtone, s’accordera quoi qu'il en soit  parfaitement  avec la cérémonie  du déjeuner que l’on espère  néanmoins plus calme.

Enfin,  permettre à de petits Sétois de se familiariser réellement -  l’œuvre se trouve dans leur deuxième maison- avec une œuvre d'art ,  laissera sans doute  des traces dans les mémoire.  Peut-être se transformeront-elles   dans quelques années en tracés pour évoquer  visages,  paysages,  folklores perpétués ou solennités  inimaginables aujourd'hui, un jour  visibles dans les écoles du futur de cette ville d'artistes !

Inauguration de la fresque géante d'Aldo Biascamano

biaDSC_0046 (9)Lundi soir, devant un très nombreux public, la fresque géante d’Aldo Biascamano a été inaugurée par François Commeinhes et de nombreux artistes dont Combas et Di Rosa.Elle se trouve sur un site cher à l’artiste fixée le mur attenant à la place Général Alcazar dans le Quartier Haut où il réside depuis toujours. Un témoignage de la vitalité artistique et culturelle de la ville.En effet, sur une idée originale de Jean Denant, la ville de Sète avait lancé l'hiver dernier une commande publique à l’artiste Sétois Aldo Biascamano. Le plasticien a réalisé une fresque monumentale en céramique de 1m80 x 9 m60, entièrement peinte à la main, où figurent  huit scènes de sa fameuse « Mythologie de Sète ».biaDSC_0055 (7)

Car "Depuis 1983, j’élabore une mythologie autour de la ville de Sète, dans le passé, le présent et le futur."

"Je tisse des liens entre ces trois périodes pour les rendre les plus logiques possible. Je réinvente un monde bouleversé par les éléments naturels et le comportement des hommes ", précise celui qui s’autoproclame avec malice « Mythologue ». Assisté entre autres de Claire Giordano, Aldo Biascamano a travaillé dans l’atelier mis à disposition par l’école des Beaux-arts, pour notamment y cuire les carreaux en céramique.

 

GRAND PRIX de Peinture et de Sculpture d'art singulier

Résultats de la 5ème édition qui cette année encore a connu un vif succès.

Pus de 600 visiteurs sont venus au Théatre de la Mer salle Tarbouriech pour admirer l'exposition des oeuvres des 62 artistes peintres et sculpteurs amateurs de 16 villes et communes : Agde,Balaruc-les-Bains,Balaruc le Vieux,Cap d'Agde,Combaillaux,Fabrègues,Frontignan,Lézignan,Lodève,Marseillan,Mèze,Mireval, Montpellier,Sète,St.Thibéry et Aumelas.

Résultats:

Catégorie huile

  • 1er prix à Mme. SCHAAFF Marie-Louise,
  • 2ème prix à M. PALAU Serge, 3ème prix à Mme GE Monique.

Catégorie acrylique

  • 1er prix M JAYER Bernad,
  • 2ème prix à Mme KAHN Maryse,
  • 3ème prix à Mme CROS Marie-Agnès.

Catégorie aquarelle

  • 1er prix à Mme BOURGET Anne,

Catégorie pastel

  • 1er prix à Mme ORTEGA Eliane.

Catégorie dessin:

  • 1er prix à Mme MESTRESSAT Nadine.

Catégorie sculpture

  • 1er prix à Mme SABLIER Magali,
  • 2ème prix à Mme MARTIN Monique,
  • 3ème prix à M.FONT Jean-Gérard.

Prix spécial à l'IES la Corniche
Prix public : Plus de 400 visiteurs ont votés pour ce prix public qui a été décerné à M. THERON Alain pour son aquarelle.

Les donateurs sont: Les Ets Pébéo de Géméno, Lefranc-Bourgeois du Mans, Coste Peintures de Montpellier, Art-Top de Poussan et Art Singulier de Sète.
Cette remise des Prix a été suivi d'un apéritif.

 

Passion dessin pour Franck Cerepes

Il réside à Poussan depuis quelques années après avoir accompli un petit tour de France au gré de ses études et de ses emplois.

Franck Cerepes qui a participé dernièrement au festival des Arts « Songes d’automne » de Poussan, confie qu’il a toujours été attiré par le dessin, d’autant que tout jeune, il maîtrisait la technique déjà très bien.franDSC_0002 (13)

Mais son parcours scolaire et son travail avaient mis en sommeil sa passion. Car s’il est né en Bretagne, Franck a fait des études d’horticulture qui l’ont mené au niveau supérieur jusqu’à Bordeaux. Après, ce fut plusieurs postes à Rodez, Montélimar… Avec le désir de se rapprocher de son Épouse qui travaillait à Gigean. C’est ainsi que Poussan devint son point d’attache en 2012 après 3 ans à Sète.

Dans sa jeunesse, c’est EDIKA et Fluide Glacial qui lui inspirèrent un style et qui lui donnèrent envie de s’exprimer. (Édouard Karali, dit Édika, est un dessinateur et scénariste français de bandes dessinées humoristiques.) A la fin de ses études, Franck a commencé à produire régulièrement des dessins, surtout dans les périodes durant lesquelles il était disponible.

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 Depuis deux ans, il s’adonne à sa passion régulièrement restant fidèle à son style et à une technique qu’il maîtrise à merveille. Stylo encre gel, pour sa finesse et sa brillance, crayon gras et plus rarement, crayons de couleur, seront ses outils, tandis que pour le support c’est surtout du Canson assez épais. « Je pars de petits monstres que certains apprécient et je les fais évoluer au gré de mes humeurs en variant les formes, en travaillant sur l’expression et le regard ».

Et dernièrement au salon des Arts de Poussan, Franck qui participait alors à une première exposition a découvert que bon nombre de visiteurs portaient de l’intérêt à ses œuvres . Il a apprécié et compte bien participer à d’autres événements ou exposer en solo.

Échanger, créer, s’exprimer, partager des expériences, autant de situations enrichissantes qui lui permettent d’évoluer en allant peut-être vers la création de courtes histoires dans un premier temps. Pour en savoir plus :

Facebook : franck Cerepes (POFattila)

Son mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

GRAND PRIX de Peinture et de Sculpture d'Automne

L'association ART SINGULIER composée de Nicole DUPERE,René FLORENTIN,Michel-Léo MENELLA et de Michel BALLANGER organise au théâtre de la Mer salle Tarbouriech le 5ème GRAND PRIX de Peinture et de Sculpture d'Automne du 14 au 22 octobre 2017.
16 villes participent à ce salon où plus de 60 artistes amateurs ont répondu présents.
Plusieurs prix seront décernés dans différentes catégories dont un prix public où les visiteurs votent une oeuvre de leurs choix.
Ouvert tous les jours de 10h à 12h et de 15h à 19h.

A l'école des Beaux Arts

L'école des beaux-arts : un incubateur de talents

L'école municipale des beaux-arts a fait sa rentrée le 18 septembre dernier. Cette année, pour les enfants comme pour les adultes, de nouvelles propositions sont venues enrichir l'offre de ce haut lieu d'apprentissage, d'expériences, de recherches, de réflexions, de débats et de transmission. Contrairement à l'idée qu'on pourrait s'en faire, l'école des beaux-arts n'est pas un lieu de loisirs récréatifs. C'est un lieu d'apprentissage et de sensibilisation à l'art contemporain”, commente Philippe Saulle, son directeur.

“C'est un fait entendu en ce qui concerne la classe préparatoire, qui forme en vue de futures candidatures aux écoles supérieures d'art. Mais c'est aussi notre ambition pour les pratiques artistiques amateurs”.

Et c'est dans cet état d'esprit que le programme 2017/2018 a été construit. Deux objectifs prioritaires : faire évoluer l'enseignement vers les nouvelles technologies numériques et répondre aux attentes des participants aux divers ateliers, enfants ados et adultes. A noter que les ateliers destinés aux enfants de 6 à 10 ans sont pratiquement au complet. “Mais il reste encore des places pour les autres tranches d'âge” déclare Philippe Saulle.

De nouveaux ateliers pour les enfants et les ados

Atelier photo numérique : Du selfie à l'image (13/18 ans) avec Martine Béluet Cet atelier permettra aux adolescents, à l'heure de la “photo portable”, de découvrir ou redécouvrir l'appareil photo numérique qui permet de réaliser des images destinées davantage à un support papier qu'aux réseaux sociaux.

Ces images concrètes peuvent s'apparenter à une recherche proche de la peinture, du dessin ou du cinéma. Cadrage, point de vue, lumière, mais aussi comment construire une image, comment la décrypter, comment acquérir un sens critique... sont autant d'approches à découvrir au gré de l'imagination de chacun. o Cours de dessin (13/18 ans) avec Vanessa Notley Ce cours est destiné aux élèves qui ont déjà une petite pratique de création ou qui s'intéressent aux arts plastiques et qui souhaitent apprendre et/ou améliorer des techniques de dessin. Il s'agit d'un cours plutôt “classique” où l'accent est mis sur l'apprentissage de l'observation, de l'analyse et du dessin d'après nature tout en utilisant des supports et techniques variés.

Les élèves rencontreront et étudieront les œuvres d'artistes (contemporains, modernes, classiques) à travers l'histoire de l'art, afin de comprendre la diversité de formes, styles, sujets, idées et dessins. o L'art & l'ordi : l'atelier connecté (11/14 ans) avec Claire Giordano et Karine Barrandon Dialogue entre arts plastiques et outils numériques, cet atelier créatif conjugue la pratique de techniques artistiques comme le dessin, la peinture, la couleur, le modelage, la photo, la vidéo et l'édition avec l'utilisation des outils numériques tels que tablette graphique, appareil photo (vidéo et son) et logiciels : Photoshop, InDesign, Flash, Dreamweaver.

Au programme, dessins et peintures numériques, mini dessins-animés image par image, clip vidéo, carte postale sonore, roman photo et micro édition... un atelier connecté en “live” sur le site de l'école.

L'Université Nomade des Arts (UNA)

Initié par l'école des beaux-arts, ce nouveau programme a pour objectif de permettre à tous d'engager une réflexion personnelle sur l'histoire de l'art et les enjeux de l'art aujourd'hui. Ce dispositif se développera autour d'invitations d'artistes, de dialogues croisés ou de sorties. C'est dans ce cadre que Sylvie Lagnier, docteure en histoire de l'art, dirigera tout au long de l'année un cycle de conférences sur l'histoire de l'art, Comprendre l'art (cf. site internet de l'école des beaux-arts).

Ces cours se tiendront tous les mercredi de 18h à 19h30 (sauf vacances scolaires), soit au Théâtre Molière, soit à l'Espace Palace. Chaque semaine, une thématique nourrie par des analyses d'œuvres sera abordée. Au fil des séances, il s'agira de laisser de côté une histoire du progrès pour éviter d'enfermer les artistes dans l'étroitesse d'une approche évolutionniste et revoir la notion de style. “C'était une demande forte de la part des adultes” explique Philippe Saulle, “et c'est une grande et belle surprise de voir que plus de cinquante amateurs d'art sont déjà inscrits à ces cours”.

Démarches en ligne

Service en ligne Thématiques

les ARteliers nouvelle formule

A la demande de plusieurs artistes locaux, les ARteliers regroupant, déjà, les artistes et artisans d'Art professionnels de toute discipline artistique de Frontignan, ouvrent, désormais, l'adhésion aux professionnels de l'Art de Sète AggloPôle Méditerranée et sa région.

Pour​ ​les​ ​contacter​ ​:​ ​​Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ​ ​Tél​ ​:​ ​06.15.98.72.43 artCapture

ARTeliers​ ​Frontignan 4​ ​rue​ ​Maurice​ ​Clavel et 7​ ​résidence​ ​“les​ ​romarins” 34110​ ​FRONTIGNAN ​ ​​ ​

​​ Retrouvez-les ​également​​​ ​​sur​​ ​​facebook​​ ​:

https://www.facebook.com/ARTeliers-Frontignan-1882962725296583/

Elke Daemmrich : ses peintures colorées et dynamiques

Elke est une artiste peintre qui habite dans notre région et qui participe depuis le 10 septembre au 2ème Concours MADLAB, à Marseillan, un concours qui vise à stimuler la créativité des artistes amateurs et professionnels, désireux de contribuer, par leurs œuvres, à la démarche de responsabilisation de tout un chacun au regard du développement durable et de la protection de l'environnement (notamment littoral), ainsi que de l’activité conchylicole représentative du bassin de Thau.elk7Capture

Elke Daemmrich n'en est pas à ses débuts : elle est née à Dresde, en Allemagne. De 1990 à 1994 elle fut membre du groupe d'artistes "Leipziger Blauer Reiter", autours de Manfred Martin der Ältere et en 93 grâce à une bourse de travail artistique de la Fondation Kulturfonds Berlin, pour son projet "La lumière du sud", avec un séjour de 6 mois dans la Provence, à Lacoste, elle découvrait notre Sud.

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Ce fut un déclic, avec son installation en France et l'achat d'une maison médiévale à Tournecoupe, dans le Gers, puis en 2016, celui d'une dépendance dans l’Hérault ; à Alignan du Vent, près de Pézenas. Mais au niveau artistique, avec le Musée Goya à Castres, Elke Daemmrich réalisait ses premières gravures et depuis 1988 ce fut 86 expositions personnelles au niveau européen et plus de 130 expositions collectives au niveau mondial. Elke Daemmrich est membre sociétaire de la FONDATION TAYLOR - Paris, membre de l'A.I.A.P.- Comité national monégasque auprès de l'Unesco, Monaco, sous le haut patronage du Prince Albert II de Monaco ainsi que Live time member de l'Haggus Society, de Los Angeles, USA. De très belles références.

Elle précise sur ses oeuvres qui ne vous laisseront pas indifférents :

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"Ma création est toujours une communication directe avec un objet qui capte mon intérêt. Il peut être dans mon jardin où une louange de prière suscitera ma curiosité, ou en nageant dans la Méditerranée près de Valence en Espagne."

"Il peut aussi être motivé par un événement politique ou une situation traumatique très personnelle, comme dans ma nouvelle gravure 'Bien protégé"

Et Renée Philips disait d'elle : " Elke Daemmrich crée des peintures dynamiques et colorées en plus des gravures détaillées qui célèbrent la magnificence du monde naturel."elk9Capture

Il est vrai que l'on se laisse vite emporter par la couleur qui est à son paroxysme.

L'artiste qui a aussi un talent de dessinatrice et qui réalise de magnifiques gravures saura vous emporter dans l’exaltation des couleurs qui dégagent une énergie incroyable.

Vous pourrez vous laisser aller au gré de votre imaginaire. Une de ses dernières expositions en France fut "La Méditerranée dans tous ses états", à la Chapelle des Pénitents bleus de Narbonne tandis qu'elle exposait aussi á la Galerie Ada á Meiningen en Allemagne

Pour en savoir plus sur Elke : :

http://www.elkedaemmrich.com/ et http://www.elkedaemmrich.com/fotos-narbonne-2017.html