L'optique de l'art

 

 

Les élèves de l’école Arago entament la rentrée en accueillant une nouvelle venue  un peu particulière.

Trois classes l’ont vue avant les autres ce mardi matin.

Elle était cachée,  sous un drap blanc. Le maire était là et aussi un monsieur qui parlait  de pigments, de Chine, d’Afrique, de couleurs, de tour du monde.

Alors le maire et un autre monsieur blond  ont enlevé le drap blanc et elle est apparue.

Le monsieur, brun  mince,  avec des bottines et  des lunettes rondes,   a dit qu’elle s’appelait La danse du soleil, puis il a parlé d’un rapport avec le "chamanisme", et encore de la "célébration du jour".

André Cervera que l’on ne présente plus  était en effet présent pour ce prêt un peu particulier mais qui s’inscrit dans l’excellente initiative de faire entrer l’art à l’école.

Cette fresque qui donc s’intitule La danse du soleil a été décrochée de l’entreprise montpelliéraine qui en avait fait l’acquisition.

Pendant six mois, les élèves, mais aussi les instituteurs et tous les membres du personnel de l’école, pourront contempler à leur guise ce tableau hypnotique où l’on retrouve les thématiques chères au peintre, magie, animisme, tribalisme.

Ses personnages saisis dans une sorte de transe un peu comique n’en sont pas moins inquiétants.

Ils revendiquent une existence dont on voudrait, pour se rassurer, les dépouiller.

Et sans mettre un terme à leur célébration , ils  paraissent s'exclamer,  en se retenant de s’esclaffer:  

"essayez donc, ce ne sont pas des masques, mais  nos authentiques visages, et méfiez vous donc de ces attributs que  la seule contemplation peut activer !"

 

Mais la mythologie de ce grand voyageur renvoie également à l'imaginaire des enfants. La   décrétée  « naïveté » des  dessins d'où se dégage parfois  une aura  étrangement angoissante , liée à un sacré obscur et intime , on la  retrouve  dans les peintures du Sètois .

Prêtée à l'école et accrochée à deux pas de la nouvelle cantine inaugurée avant les fêtes cette danse du soleil, sorte de dévotion autochtone, s’accordera quoi qu'il en soit  parfaitement  avec la cérémonie  du déjeuner que l’on espère  néanmoins plus calme.

Enfin,  permettre à de petits Sétois de se familiariser réellement -  l’œuvre se trouve dans leur deuxième maison- avec une œuvre d'art ,  laissera sans doute  des traces dans les mémoire.  Peut-être se transformeront-elles   dans quelques années en tracés pour évoquer  visages,  paysages,  folklores perpétués ou solennités  inimaginables aujourd'hui, un jour  visibles dans les écoles du futur de cette ville d'artistes !

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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