André Cervera, Sétois citoyen du monde

 L'artiste sétois et globe-trotter participe depuis les années 70 aux riches heures de la vie artistique et culturelle sétoise, des Beaux-arts à ses expositions à l'international, en passant par la Figuration Libre et les Yaros. Rencontre. Je suis né dans la rue de Tunis, c'était un quartier très animé, le port était pour moi un univers féérique et cosmopolite”. André Cervera, pur produit sétois, fils de réfugié politique de la guerre d'Espagne, et “citoyen du monde”, fait partie des grands peintres que compte l'île singulière. Le cinquantenaire raconte avoir eu le coup de foudre à 16 ans pour la peinture après le choc de la rencontre esthétique avec les œuvres de Robert Combas. Au début des années 80, il devient l'une des figures incontournables du groupe des Yaros, fondé à l'école des Beaux-arts de Sète avec ses amis, Tino Cosentino et Aldo Biascamano. “A l'époque, j'avais inventé une charade un peu surréaliste en référence au grand jouteur sétois Agugliaro qui se terminait par le cri de guerre des indiens 'Yaro'. Et quand on a cherché un nom pour notre groupe on a gardé le cri de guerre ”, explique-t-il en riant. Sa maison et son atelier fourmillent d'objets glanés lors de ses voyages aux quatre coins du monde et de couleurs vives. Dans son joyeux capharnaüm, l'artiste enchaîne les cigarettes et retrace avec gourmandise l'histoire de son parcours artistique dans son port d'ancrage, où il est né, où il a grandi et découvert la musique, l'art, la poésie et surtout la peinture. Avec ses amis trublions quatre années durant, il mêla punk, cinéma, peinture, théâtre, poésie, improvisation. Sans le savoir, 30 ans après le mouvement Fluxus, le groupe avait cette volonté de créer un art total à travers des performances dans la mythique salle de concert sétoise, le “Heart Break Hotel”, qui fit de Sète l'un des hauts lieux français du rock de 1983 à 1988. Après la séparation des Yaros, André Cervera développe rapidement son univers à travers des voyages à commencer par deux périples déterminants : la Yougoslavie en guerre puis le Sénégal en 1994. Plus tard, il aura d'autres coups de cœur pour le Pays Dogon, la Chine, ou l'Inde qui le fascine tout autant. Partout il compile, enregistre les codes symboliques, les mythologies, les contes et les histoires. Dans ses croquis et ses carnets de voyages, il prend des notes, “jamais de photos !”, peaufine sa mémoire visuelle. A l'atelier, ses souvenirs se remettent en forme et deviennent des peintures : “le quotidien extraordinaire”, comme il aime à le décrire. André Cervera est un conteur passionné. Ses œuvres sont colorées, peuplées de personnages carnavalesques, de rituels ésotériques, magiques poétiques ou religieux, ses créatures sont presque toujours masquées, avec ce “masque social comme une métaphore de l'âme humaine”. Lors d'une récente exposition, l'artiste curieux d'ethnologie, a organisé un vernissage à son image. Mélange de rituel ésotérique et de performance, masqué, il bénit chacune de ses œuvres à l'aide de bâtonnets d'encens au son hypnotique de la guitare rock de son acolyte Tony Truant. Pour autant, ses dernières toiles révèlent une conscience toujours en éveil et à l'écoute de l'actualité. L'une d'elles, variation contemporaine du fameux tableau de Delacroix évoque la guerre en Syrie (La Liberté guidant le peuple en Syrie), une autre, les barques de réfugiés menacées par les vagues… Avec ces travaux, l'artiste jamais à court d'idées invente même une nouvelle technique : “les toiles enterrées”. Il enfouit ses peintures sous la terre de son jardin avant de les exhumer et de les retoucher. “Je deviens l'archéologue de ma propre œuvre. Ce qui permet de renouveler mon regard”, explique avec modestie celui que ses amis surnomment toujours “Dédé”.

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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