Beaux Arts

les ARteliers nouvelle formule

A la demande de plusieurs artistes locaux, les ARteliers regroupant, déjà, les artistes et artisans d'Art professionnels de toute discipline artistique de Frontignan, ouvrent, désormais, l'adhésion aux professionnels de l'Art de Sète AggloPôle Méditerranée et sa région.

Pour​ ​les​ ​contacter​ ​:​ ​​Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ​ ​Tél​ ​:​ ​06.15.98.72.43 artCapture

ARTeliers​ ​Frontignan 4​ ​rue​ ​Maurice​ ​Clavel et 7​ ​résidence​ ​“les​ ​romarins” 34110​ ​FRONTIGNAN ​ ​​ ​

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Elke Daemmrich : ses peintures colorées et dynamiques

Elke est une artiste peintre qui habite dans notre région et qui participe depuis le 10 septembre au 2ème Concours MADLAB, à Marseillan, un concours qui vise à stimuler la créativité des artistes amateurs et professionnels, désireux de contribuer, par leurs œuvres, à la démarche de responsabilisation de tout un chacun au regard du développement durable et de la protection de l'environnement (notamment littoral), ainsi que de l’activité conchylicole représentative du bassin de Thau.elk7Capture

Elke Daemmrich n'en est pas à ses débuts : elle est née à Dresde, en Allemagne. De 1990 à 1994 elle fut membre du groupe d'artistes "Leipziger Blauer Reiter", autours de Manfred Martin der Ältere et en 93 grâce à une bourse de travail artistique de la Fondation Kulturfonds Berlin, pour son projet "La lumière du sud", avec un séjour de 6 mois dans la Provence, à Lacoste, elle découvrait notre Sud.

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Ce fut un déclic, avec son installation en France et l'achat d'une maison médiévale à Tournecoupe, dans le Gers, puis en 2016, celui d'une dépendance dans l’Hérault ; à Alignan du Vent, près de Pézenas. Mais au niveau artistique, avec le Musée Goya à Castres, Elke Daemmrich réalisait ses premières gravures et depuis 1988 ce fut 86 expositions personnelles au niveau européen et plus de 130 expositions collectives au niveau mondial. Elke Daemmrich est membre sociétaire de la FONDATION TAYLOR - Paris, membre de l'A.I.A.P.- Comité national monégasque auprès de l'Unesco, Monaco, sous le haut patronage du Prince Albert II de Monaco ainsi que Live time member de l'Haggus Society, de Los Angeles, USA. De très belles références.

Elle précise sur ses oeuvres qui ne vous laisseront pas indifférents :

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"Ma création est toujours une communication directe avec un objet qui capte mon intérêt. Il peut être dans mon jardin où une louange de prière suscitera ma curiosité, ou en nageant dans la Méditerranée près de Valence en Espagne."

"Il peut aussi être motivé par un événement politique ou une situation traumatique très personnelle, comme dans ma nouvelle gravure 'Bien protégé"

Et Renée Philips disait d'elle : " Elke Daemmrich crée des peintures dynamiques et colorées en plus des gravures détaillées qui célèbrent la magnificence du monde naturel."elk9Capture

Il est vrai que l'on se laisse vite emporter par la couleur qui est à son paroxysme.

L'artiste qui a aussi un talent de dessinatrice et qui réalise de magnifiques gravures saura vous emporter dans l’exaltation des couleurs qui dégagent une énergie incroyable.

Vous pourrez vous laisser aller au gré de votre imaginaire. Une de ses dernières expositions en France fut "La Méditerranée dans tous ses états", à la Chapelle des Pénitents bleus de Narbonne tandis qu'elle exposait aussi á la Galerie Ada á Meiningen en Allemagne

Pour en savoir plus sur Elke : :

http://www.elkedaemmrich.com/ et http://www.elkedaemmrich.com/fotos-narbonne-2017.html

Rétrospective de Shepard Fairey

Obay, L'art propagande de Shepard Fairey à Pierresvives
Du 14 septembre 2017 au 13 janvier 2018

Le Domaine départemental pierresvives à Montpellier consacre , pour la première fois en France, une grande rétrospective aux 28 années de production de l’artiste américain Shepard FAIREY. Membre du mouvement Street Art, tout comme Keith Haring ou Banksy, Fairey partage sa critique politique et sociale à travers des interventions dans l’espace public.

Son portrait emblématique Hope du candidat Barack Obama est probablement son œuvre la plus connue. Engagé et humaniste, il a toujours développé un intérêt particulier pour la protection de l’environnement et la justice sociale. Derniers témoignages en date, l’œuvre monumentale Earth Crisis, suspendue en haut de la tour Eiffel, à la veille de la COP 21 et la série We The People pour la première grosse manifestation anti Trump. Autour de 250 œuvres, films et objets, cette exposition offre une vision globale du travail de Shepard Fairey grâce à la sélection pointue de ses meilleurs visuels depuis 1993 enrichie d’anecdotes et d’informations précises.

De ses premières œuvres sérigraphiées à la main à ses pièces uniques sur toile en passant par les grands formats ou les œuvres sur métal et bois, toutes les techniques de l’artiste seront présentées.

Cette exposition est conduite sous le commissariat artistique de Jérôme Catz. Figure incontestable du street art en France, spécialiste de ce mouvement, Jérôme Catz est commissaire d’exposition indépendant depuis 2003 et participe activement à la reconnaissance des arts plastiques urbains dans le monde de la culture. Fondateur et directeur des centres d'art Spacejunk, son expérience et sa connaissance des artistes nationaux et internationaux du monde du street art, font de lui un interlocuteur incontournable pour cette exposition dédiée à Shepard Fairey. Pensée comme une rétrospective basée sur la production des meilleures pièces de l’artiste, cette exposition unique s’annonce remarquable !

Exposition du 14 septembre au 13 janvier 2018 / Du mardi au samedi de 10h à 19h – entrée libre

Vernissage jeudi 14 septembre à 18h30.

Quelques pensées sur l'Art : Bernard Gasco

Biographie impeccablement exacte de Bernard Gasco (1938-             )  assortie de réflexions sur l'Art  

http://blog.ville-poussan.fr/wp-content/uploads/2018/03/gascoDSC_0014-14.jpg

 

Pour la date manquante dans la parenthèse de mon existence, vous vous adresserez à ma veuve le moment venu...

"Mon âge entraîne des malentendus. Ainsi  voudrais-je jouer à la marelle, à la balle aux prisonniers, à chat perché, à la main chaude mais je ne trouve aucune partenaire.  Je n’aime pas les garçons, tous plus grands, plus forts que moi et la fréquentation des adolescentes, espèce particulière, exige des talents et de l'inconscience que je ne possède plus, l'absence de tout sens du ridicule... Ou de l'argent que je ne possède pas encore."

Mais revenons à ma récente exposition à Bouzigues, à moi d'une certaine façon.

Des études, le service militaire pour la France obligatoire, devenu avocat j'ai travaillé pendant quarante ans. Après cette brève période, me voilà en liberté aussi provisoire que toute chose en ce monde. L'histoire de fou racontée par un idiot continue, rien ne ne sert à rien, tout passe, tout lasse, haut les cœurs...

 

Seules comptent nos traces même si elles disparaîtront aussi un jour mais notre manie sur la terre n'est-elle pas de toujours repousser la mort, c'est-à- dire la vie, c'est-à-dire la vérité ?

gasDSC_0012 (14)Même pas « tout faux », même pas « tout bon », je suis encore là. Différentes distinctions d'éloquence au Barreau, quelques succès pour des criminels aujourd'hui morts ou presque, pourquoi avoir fait tant d'histoires...

J'écris, je peins dans une indifférence sourcilleuse... Publiant moi-même, j'ai l'intention de continuer : livres, prose, poésie, billets d'humeur... Je viens d'écouter Edgar Morin, icône planétaire à qui le journaliste a soigneusement omis de rappeler que tout ce qu'il a écrit n'a eu aucune importance puisque rien ne sert à pas grand chose, sauf ici probablement un confort de vie physique et moral pour ce « grand intellectuel »... N'a servi à rien sauf pour lui, son bonheur à lui.

Pour moi, pareil, mon bonheur à moi de peinture pour moi, d'écriture pour moi dont je me sais gré à moi... Peindre, dessiner au crayon mine très acérée pour poser sur le papier un trait franc, loyal, précis...

Quelque chose d'honnête, de bien fait, du bon boulot d'émotion, du travail d'harmonie, d'équilibre, de solide expression, le contraire, je le cite au hasard, de « l'Art contemporain ».

Presque cinquante oeuvres cette année à Bouzigues, un bon vernissage, la visite de « Midi-Libre » et de « Thau Info », qu'ils soient remerciés.

Assis devant la porte j'ai regardé passer une certaine France d'été qui a peur d'entrer, sait-on jamais s'ils ne seraient pas « obligés » d'acheter. Je devrais les dessiner pour l'exposition suivante. En tout cas merci à ceux qui m'ont aidé et merci aux visiteurs à commencer par les acheteurs, il y a des frais. Les œuvres étaient variées, il m'en reste, posées dans le jardin, entreposées à l'abri, que je regarderai, montrerai, aimerai encore, l'émotion...

Parlons-en de l'émotion, phénomène brutal, naturel, physique, inévitable, ingérable sauf par le travail. Seule naissance de l'art, seule étincelle du feu, seule vraie, forte, intime griffure du cœur, seul trésor, la mémoire involontaire de Proust, sa madeleine... Le reste, élucubrations de l'intelligence, pauvres efforts ridicules de l'intellect, soubresauts pitoyables de la volonté, œuvres froides, construites, glacées, faciles, pantalonnades de music-hall, Dysneyland de « L'Art contemporain », j'y reviendrai...

 

Parlons-en de Proust, citons-le : « L'instinct dicte le devoir, l'intelligence fournit les prétextes pour l'éluder »...

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« … L'artiste doit écouter son instinct, ce qui fait que l'Art est ce qu'il y a de plus réel... le vrai jugement dernier. » Du lourd... Du vrai... "L'intelligence, ce tombeau de l'art, ce début des catastrophes des idées, les idées, cet ensemble de toutes les facilités, toutes les compromissions, toutes les conneries, pour parler clair... Parlons-en du travail... Chez l'artiste, il suit immédiatement l'émotion, ce qui n'est pas le cas de tous les amateurs, les amoureux de l'Art, incapables de traduire, exprimer formaliser, produire, mettre en forme, matériaux et matériel... . La caractéristique de l'artiste est le travail, la production, le mot n'est pas joli... L'artiste est une machine à produire montée sur deux pattes, équipée de bras, mue par un cerveau qui voit... L'artiste travaille, il ne lui faut qu'un local, de l'énergie, des moyens... A partir de là l'artiste peut être exploité, récupéré, marchandiser..."

Banalités, platitudes, chacun sait cela, trop peu le méditent, pas mal en vivent, quelques-uns très bien qui trainent l'artiste jusque dans des contrats, des pourcentages, des succès, de l'argent, beaucoup d'argent pour certains...

Jusque dans le répétitif de leur travail, l'obligation de « faire du »...

Notre pauvre Buffet a fini dans les gros tubes d'orange écrasés sur des toiles immenses d'un très mauvais travail.Mais ne soyons pas trop triste, il y a eu tellement de merveilleux peintres, des maîtres, des vrais...Sur leurs toiles d'abord de l'émotion, d'abord aussi le travail, d'abord de la technique, du métier. Chacun trouve « son » art, « sa » culture, « son » époque, « son » artiste... Hommage ici au Prince de l'intimité, du silence, de l'émotion, Giorgio Morandi dont une seule bouteille, un seul bol assènent la jouissance de la contemplation d'une si belle toile, de la maitrise de ce petit rectangle habité de vie, de mystère de l'objet familier mû par lui en une énigme de plaisir, un tactile regard...

Hommage au Roi de la créativité, l'habileté, l'humour, la fantaisie, Saül Steinberg dont un seul dessin éclaire l'instant, fait de la page un plaisir de la connivence, de l'admiration, de la rencontre de l'intelligence dont on ne peut évidemment pas se défaire complètement puisque l'Art est la vie et sa complexité....

De l'intelligence douce, subtile, supérieure. De l'intelligence émue. Quant à « L'Art contemporain », c'est une planète assez récente qu'il ne faut pas confondre avec « L'Art moderne ». La dite planète a ses artistes puisque l'Art est partout, même là... Mais globalement, il s'agit plutôt d'une idéologie déjà ancienne habilement transformée en énorme commerce avec le soutien d'abord des marchands d'Art contemporain (!), des médias, des institutions, de tout un fouillis de réseaux financiers, politiques, associatifs, en un mot de notre planétaire société et ses instruments.

N'entendant pas expliquer des évidences, il me suffit de renvoyer au magnifique article d'Aude de Kerros dans la revue « Commentaire » N°111 – Automne 2005 - où tout est dit :  le changement de définition du mot « Art »  le rappel que selon Hanna Arendt le philosophe et l'artiste portent la responsabilité de la propagation de l'épidémie totalitaire, ces derniers ayant abandonné la main au profit des conceptualismes, le triomphe du non-art officiel vers une nouvelle utopie d'un monde où tout est vrai, tout se vaut, tout est possible, tout est permis, la Révolution étant subvertie par le mercantilisme .

Le rôle premier des mass média qui créent une réalité, c'est-à-dire le n'importe quoi, en la montrant, la création d'un « art » directement par les marchands de cet art, un art sans esthétique ni métier.

gasDSC_0010 (15)L'intervention du ministère de la Culture, subventionnant et collectionnant. La disparition de l'artiste non reconnu par les réseaux et les institutions. Malgré cela l'augmentation exponentielle des autodidactes, souvent des « singuliers » continuant à produire dans leur solitude. Enfin le pronostic que beaucoup, artistes et collectionneurs s'effondreront complètement, ce que mérite ce « Contemporain ». Tout est dit... Je reviendrai à mon modeste propos, ma personnelle expérience, au final le regret que de braves gens, des masses dociles, souvent cultivées, amateurs de « l'art ancien » se laissent entraîner par des brocs d'eau installés sur une table, des tubes de néon pendant au-dessus d'une botte de fourrage, des maçonneries diverses, de gros préservatifs se gonflant en rythme sur la pelouse du Palais Royal, en se persuadant eux-mêmes qu'il s'agit d'art, de création et même d'émotion! Une émotion en béton, c'est le cas de le dire...

 

Après tout, heureuses femmes, heureux hommes, vivent les robots de Panurge, vive la suite que vous verrez, vivants du futur. C'est peut-être moi qui suis con mais là non plus on est jamais seul, d'ailleurs je n'aperçois au près que des esprits libres, ce qui fait assez peu.

« Extérieur jour » : portes ouvertes à l’école des Beaux-arts

 beauxaCaptureLe samedi 2 septembre, de 14 à 18 h, l’école des Beaux-arts de la ville de Sète organise un après-midi portes ouvertes pour visiter l’école et son parc, rencontrer les artistes/enseignants, s’essayer à diverses pratiques de dessin, collage, gravure, photographie, couleur, écriture, modelage, sculpture...

Et surtout choisir son atelier pour la rentrée.

Des réunions d’informations se tiendront à 16h30 pour les enfants à partir de 6 ans et les ados, et à 17h30 pour les adultes.

Comme chaque année, des ateliers sont proposés à l’année aux enfants (à partir de 6 ans) et ados les mardi soirs, mercredi et samedi (journée). Les ateliers ados/adultes amateurs ont lieu du lundi au vendredi.

Nouveauté 2017 : des ateliers le mercredi soir pour « comprendre l’art » et des stages les week-ends (dessin, gravure, photo, céramique...).

Les inscriptions pour les enfants à partir de 6 ans et les ados se feront le mercredi 6 septembre de 9h à 19h et les inscriptions adultes le lundi 11 septembre de 9 h à 19h.

La rentrée se fera le lundi 18 septembre.

Détails des ateliers en ligne sur http://beauxarts.sete.fr/ ou au 04 99 04 76 10.

Christine Busso - Le trait, la couleur et la matière

 

Le peintre porte en lui son univers poétique, qu’il doit d’abord découvrir lui-même tout en acquérant les techniques, le métier, lui permettant de le rendre visible. Loin de toute influence, dans la solitude de son atelier, Christine Busso s’est consacrée à cette introspection et à l’élaboration d’une oeuvre riche et unique, qui porte de toute évidence les signes essentiels caractérisant les créations solides et originales : celles de la variété, de la cohérence et de la sincérité. Son oeuvre frappe d’entrée par ce sentiment de fragilité et de préciosité. De riches et subtiles harmonies de couleurs, soyeuse comme des tissus orientaux, séduisent par leur charme discret mais non moins affirmés. 

La maîtrise de la couleur est une des caractéristiques de cette oeuvre. Tout en subtiles harmonies, ces compositions offrent au regard une large palette, comme si l’artiste s’était méthodiquement attelée à percer les mystères des différentes résonances des combinaisons colorées les plus délicates et raffinées. Une peinture est une somme de contrastes et d’harmonies, tant en ce qui concerne le trait que la couleur, l’équilibre ou non des deux détermine l’effet de l’ensemble, de la douceur à la violence. Aucune impétuosité ne surgit de ces peintures toutes en douceur, élégance et délicatesse.

Le dessin, discret mais indéniablement présent évoque plus qu’il ne décrit et précise. Il laisse apparaître un univers mythique, parfois mystique, où chacun pourra deviner personnages ou animaux selon la perspicacité et l’imagination mises au service du regard. Christine nous a laissé quelques pistes d’interprétation avec les titres et les références. Mais comme elle même s’est laissée sans doute porter dans son élan créatif, par l’intuition, le spectateur doit promener sur l’oeuvre sa propre imagination. On ne «lit» pas une peinture, on se laisse envahir, posséder, comme on peut le faire à l’écoute de la musique, surtout du jazz, lorsqu’on se laisse «embarquer» par l’improvisation et le feeling. Mais le temps toutefois différencie ces deux disciplines, autant le jazz est l’art de l’immédiateté, autant la peinture, et en particulier celle de Christine, s’inscrit dans le temps, la méditation. Le support privilégié est le papier, différentes sortes de papier, de grammage de grainage, de consistance, souvent de petit format, comme pour ne rien laisser au hasard, tout maîtriser dans cette alchimie, dans cette magie de mélange de techniques. Car sur le même support elle utilisait autant l’aquarelle, la craie d’art, la peinture à l’huile, l’acrylique, et ceci pour un résultat homogène et cohérent.

Christine Busso s’est probablement «engagée» en peinture comme elle aurait pu le faire pour une expérience spirituelle. Krishnamurti déclarait : «J’affirme que la Vérité est un pays sans chemin, et qu'aucune route, aucune religion, aucune secte ne permet de l'atteindre...  La Vérité ne peut être mise à la portée de l’individu, c'est à l’individu de faire l'effort pour monter jusqu'à elle.» L’individu est ainsi condamné à la solitude et à l’introspection, mais aussi confronté à sa richesse et à son originalité, qu’il peut transmettre et offrir.  
Christine Busso est décédée en décembre 2008. Sa mère Marie-Claude, demeurant à Sète, a alors découvert ce travail étonnant et s’est engagée à le faire connaître en organisant des expositions à travers toute la France. C’est dans la galerie de la chapelle des pénitents de Cournonterral qu’elle le présentera prochainement. Un site a été créé et un catalogue devrait prochainement paraître.

M. P.

Arts Metis

Le collectif les «Zamimétis» a le plaisir de vous convier à la deuxième présentation du festival Les Arts Métis à la Médiathèque François Mitterrand de Sète, jeudi 7 juillet, 18H30.

Ville métissée, nourrie des populations latines et nord africaines exilées sur son rivage depuis de nombreux siècles, les Arts Métis font étape sur l'île singulière.


Au programme :

- « Présentation multimédia » du festival Les Arts des Métis.

 -  Présentation de l'affiche de l'édition 2017.

-  Apéritif Concert Jazz  , le trio B3 invite Jean Marie-Frederic. Orgue : Emmanuel Beer -Batterie : Lionel Martinez
 -Saxophones : Gabi Fernandez
 -Guitare : Jean-Marie Frederic.  

L'école est finie aux beaux-arts

Le rendu de fin d'année des ateliers et des stages enfants, ados et adultes réalisés en 2016/2017 a été présenté à l'école des beaux-arts le 22 juin.

Une exposition qui témoigne de l'inventivité et du talent des élèves et de la qualité des enseignements dispensés. Philippe Saulle, le directeur, a replacé l'événement dans son contexte qui n'est pas celui d'une exposition traditionnelle mais plutôt l'expression de recherches plastiques tout le long de l'année, dont le nouvel opus de la revue annuelle de l'école, "10 mois", se fait largement l'écho.

François Commeinhes, le sénateur-maire de la ville de Sète, a pour sa part rappelé que la municipalité consacre 10% de son budget à la création, la diffusion, la formation et l'éducation artistique et culturelle. Un « effort important » a-t-il souligné, qui « nous permet d'agir sur tous les fronts de la politique culturelle, […] vecteur d'attractivité et de développement économique, mais aussi gage d'épanouissement personnel et de bien vivre ensemble ». Il a également félicité Philipe Saulle et toute l'équipe enseignante pour l'excellence de leur travail. Car tous les élèves de la promotion 2017 de la classe préparatoire ont été admis dans les meilleures écoles supérieures d'art en France et à travers le monde.
Puis il a évoqué la prochaine restauration des bâtiments de l'école : « Actuellement, une demande d'inscription au titre des monuments historiques est en cours d'analyse auprès des services de l'Etat. Et une mission d'étude a été mandatée par la ville ». Un bilan qui permettra de chiffrer les travaux afin de rendre à cette « noble maison » tout son lustre et de lui offrir des perspectives de développement.

Cette année, les 3 lauréats des prix « Horizon » de la Banque Dupuy de Parseval sont Aquila Lescene, Léa Tonicello et Paola Vobaure. Ils leur ont été remis par Hugues Dupuy. Ces prix aideront les 3 lauréats à s'équiper en matériel et à s'installer dans la ville et l'école supérieure d'art où ils auront été admis. Pour la petite histoire, il se trouve dans les registres de la création du Musée des Beaux-Arts qui abritait la 1ère école des beaux-arts de Sète, que la banque "Coste, Dupuy et Amadou" figurait en 1890 parmi les généreux donateurs pour la réalisation de cet établissement. L'aventure continue… Comme chaque année, la soirée s'est poursuivie dans les jardins autour d'un buffet convivial qui a réuni élèves, parents, enseignants, responsables de l'établissement et un très nombreux public.

Quand l'Urban Tricot rhabille la rue Villefranche

 

Initié par le Centre Social Villefranche, en collaboration avec l'ALP de l'école Paul Bert, les ateliers tricot du centre social, de la Médiathèque François Mitterrand et du Centre Ménager de l'Île de Thau, le projet Urban Tricot s'est concrétisé début juin par l'habillage de la rue Villefranche. Branche méconnue du Street Art, l'Urban Tricot consiste à recouvrir le mobilier urbain de tricot, devenu forme d'expression artistique. Du simple râtelier à vélo, en passant par les potelets métalliques jalonnant les rues jusqu'aux sculptures, le tricot urbain s'attaque à tous les supports. Et même aux arbres.

Placée sous la houlette de Sylvie Jalran, animatrice culturelle du centre social, secondée par Maïté, réfèrente couture de l'atelier et Josiane, réfèrente tricot du Centre Ménager, une vingtaine d'enfants, parfois accompagnée de leurs parents, se sont appliqués à rhabiller le mobilier urbain. De quoi redonner des couleurs et de la gaieté à la rue et susciter la curiosité des passants et des automobilistes.

Ces ateliers de couture, basés sur l'échange de savoirs, sont l'occasion de rencontres intergénérationnelles tout en éveillant à la pratique de l'art de rue à travers l'apprentissage de la couture. De quoi briser les clichés entre garçons et filles. Une autre opération d'Urban Tricot a également été organisée par la médiathèque François Mitterrand, qui a rhabillé son patio et son mobilier.