Beaux Arts

La Chine au musée Paul-Valéry

Le 9 septembre, le musée Paul-Valéry a reçu le plasticien chinois Gong Lin. L'occasion de faire connaissance avec l'art contemporain et traditionnel chinois. C'est en partenariat avec le Fonds de Dotation ID of Arts et sa Présidente Yvette Gallinaro, que le musée Paul-Valéry a invité le public à rencontrer Gong Lin, directeur du département Art à l'Institut cinématographique de Pékin.
La délégation chinoise a été accueillie dans les jardins du musée, en présence de François Commeinhes, sénateur-maire de Sète. Une performance, dite "écriture mouillée" suivie d'un intermède musical et d'une démonstration de danses chinoises ont précédé la tenue d'une conférence très documentée sur l'art traditionnel chinois. Une occasion pour l'assistance très nombreuse de se familiariser avec une expression artistique encore méconnue du grand public.
Auparavant, l'école des Beaux Arts avait accueilli dès le matin Gong Lin pour une rencontre avec les professeurs de cette école et des artistes partenaires de ID of Arts afin d'échanger sur leurs pratiques artistiques.

25 ateliers dans un Chai

La Mairie de Sète vient de faire connaître les noms des 25 artistes qui occuperont l’ancien Chai Saint-Raphaël, situé au bas de la rue Révolution.

Aux huit qui occupaient l’ancien école Victor Hugo s’ajoutent 17 artistes choisis sur dossier. L’occupation est reconductible chaque année et coute 50€ par mois, plus la consommation d’électricité. Ont été choisis :

Christine Bernard, Guy Guet, Aldo et Stephan Biascamano, Lise Chevalier, Christophe Cosentino, François Dalreaux, Davis Delacroux, Mohamed El Mouri, Jean Denant, Jean-Jacques François, Stephane Gantelet, Eric Gensou, James Joffrin, Raphael Kuntz-Sylvie Lelièvre, Cecile Mella-Frédéric Trobillant, Alice Roux-Mattia Listowski, Elena Salah, Nissrine Seffar, John Skinner, Anna Sobierajski.

 

Les artistes ont dit adieu à l’ancien collège qui les abrita et vont s’installer dans l’ancien chai St Raphaël.

Et si le dépôt pétrolier de Frontignan devenait un chef d'œuvre?

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Le dépôt G.D.H. (filiale de B.P.) de Frontignan, créé en 1986 suite à la fermeture de la raffinerie Mobil, est implanté en bordure de l'étang de La Peyrade entre mer et garrigues sur un terrain de 70 hectares.

Jean Paul Ganem,
"Jardins des capteurs," Montreal

 

 

 

Les zones industrielles détruisent souvent le paysage et donnent une impression négative pour l’environnement et le tourisme. C’est le cas pour Frontignan la Peyrade avec le dépôt de carburant du pétrolier BP. Si, grâce aux pressions de la population et de la municipalité, des mesures draconiennes ont été prises par British Petroleum pour minimiser les risques industriels, l’alignement  grisâtre des cuves, visible depuis le canal ou depuis la route des plages, n’en reste pas moins problématique pour l’image de la station.

"Vous êtes l’avenir de cette ville" déclarait le maire Pierre Bouldoire aux enfants lors de sa tournées des écoles pour la rentrée scolaire 2016/2017 mais il ne pensait pas que les élèves de CM2 de l'école des Lavandins étaient en mesure de le démontrer si tôt. En effet ces "artistes en herbe" ont déjà des idées pour transformer en atout ce paysage lié au passé industriel de leur ville. Ils proposent tout simplement de considérer le paysage comme une ressource suivant ainsi les artistes qui utilisent les champ, les vignes ou les friches industrielles comme des toiles.

Inconsciemment ils savent que le paysage véhicule quantité d’enjeux associés à la préservation du cadre de vie, à l'environnement et l’activité économique. Pour ces jeunes créatifs les citernes de la BP font partie de leur vie de tous les jours mais ils les veulent moins tristes. A l'occasion d'un concours de dessins, ils les embellissent de couleurs et de motifs à l’image des brésiliens Octavio et Gustavo Pandolfo (alias Os Gemeos, les jumeaux) qui donnent au street art ses lettres de noblesse un peu partout dans le monde ou de Jean-Paul Ganem, un peintre à la croisée de l’architecture paysagiste et de l’art contemporain qui a troqué ses pinceaux pour utiliser les plantes (céréales, fleurs, arbustes) et provoquer une réflexion sur le paysage ou sur l’action de l’homme sur le paysage.

See original imageLes silos de Vancouver (Canada) peints par  Os Gemeos

Yan Pei Ming au Lycée de Gaulle

Le 30 juin, en présence de l'artiste, une salle Yan Pei Ming a été inaugurée au Lycée Charles-de-Gaulle en même temps que s'ouvrait au CRAC, l'exposition "Ruines du temps présent". Un événement exceptionnel qui a attiré à Sète institutionnels et élus locaux, régionaux et nationaux dont le président du Conseil Constitutionnel, Laurent Fabius.

Le peintre Yan Pei Ming est jusqu'au 25 septembre l'invité du CRAC, avec une exposition intitulée "Ruines du temps présent". Et c'est, plus qu'une exposition traditionnelle, un retour aux sources pour l'artiste puisqu'en 1988, lorsqu'elle était directrice des beaux-arts de Sète, Noëlle Tissier, aujourd'hui directrice du CRAC, l'avait invité à Sète avec 2 autres plasticiens, Jean-Michel Othoniel et Philippe Perrin, dans le cadre d'une résidence d'artistes de la Villa Saint-Clair. Le lieu de cette résidence/exposition : l'ancienne caserne Vauban alors désaffectée : "Chaque artiste disposait d'un étage, soit  18 pièces et 1000m² pour y développer son œuvre" explique-t-elle. "Pour ne pas être vandalisées, les pièces avaient été murées et la ville de Sète a accepté de les rouvrir pour cette expérience. C'était en été. Il n'y avait pas d'électricité et l'exposition n'était visible que jusqu'à la tombée du jour".
Au 2e étage du bâtiment, l'œuvre de Yan Pei Ming, 3 peintures murales à l'huile baptisées "Têtes", réalisées sur 3 murs d'une de ces pièces, est restée en l'état, subissant année après année les outrages du temps.

Ateliers pour artistes

De nouveaux ateliers vont donc être créés dans l’enceinte d’un ancien chai et mis à disposition des artistes

La ville de Sète, qui n’a de cesse de soutenir la création artistique, met depuis des années à la disposition d'artistes sétois des salles de classe de l’ancien collège Victor Hugo. Ce dernier faisant l’objet d’un bail à construire, la ville de Sète  s’est mise en quête d’une alternative pour accueillir les plasticiens sétois et leur offrir  de nouvelles opportunités de création.

De nouveaux ateliers, sous forme de box, vont donc être créés dans l’enceinte d’un ancien chai au cachet architectural indéniable.
Ils seront mis à disposition des artistes pour une durée de 2 ans à partir de l’automne 2016.
Une participation d’un montant mensuel forfaitaire de 50€ sera demandée à chaque occupant, ainsi que le paiement de la consommation électrique, sachant que chaque atelier sera équipé d’un compteur divisionnaire.
Les artistes sétois intéressés sont invités à faire parvenir au Service des Affaires Culturelles un dossier qui sera examiné par un jury de sélection.

Les dossiers doivent comprendre :

  • une lettre de motivation
  • un CV artistique
  • un dossier d’artiste
  • une note d’intention qui précise le médium
  • un justificatif de domicile

Dépot des dossiers jusqu’au 31 juillet 2016

  • par voie postale : Service des Affaires Culturelles – Hôtel de ville – 7, rue Paul Valéry - BP 373 – 34206 SETE CEDEX
  • ou au près du Service des Affaires Culturelles – Musée de la Mer – 1, rue Jean Vilar – 34200 SETE

Renseignements : 04 99 04 76 00.

Les JAPO au printemps : une première !

 Ce week-end, pour la première fois au printemps, plus de soixante artistes ont accueilli le public à l'occasion des Journées Ateliers Portes Ouvertes organisées par le service culturel de la ville de Sète. Munis d'une carte pour répertorier et localiser chaque atelier, les visiteurs ont ainsi pu parcourir les rues de la ville à la découverte de ces lieux de création, espaces intimes où naissent les œuvres, et s'entretenir avec les artistes. Chaque année, et maintenant deux fois par an, le nombre croissant des peintres, plasticiens, photographes, céramistes, sculpteurs… qui participent à ces journées et l'engouement du public pour ces balades témoignent autant de la richesse du vivier artistique local que de l'intérêt des visiteurs pour la création artistique. Une nouveauté cette année : faute de pouvoir pousser les murs de l'ancien collège Victor-Hugo, deux artistes en résidence ont été logés au 2e étage de l'école Gaston-Baby : la photographe-performeuse Enna Chaton et l'illustrateur Adrien Fregosi. Malgré un temps mausade, ce sont de nombreux visiteurs, passionnés et curieux, qui ont arpenté les rues sétoises en quête de découvertes artistiques.

Sète, une galerie Street Art à ciel ouvert

 « Si New-York a son MOMA, Shanghai son MOCA, Sète en toute modestie a son Musée à Ciel Ouvert.
Depuis 2008, des artistes phares du mouvement Street Art se sont succédés, invités par le festival K-LIVE : Alëxone, Pablito Zago, Claire Streetart, C215, CHANOIR, Epsylon Point, M. CHAT, Patrice Poch, L'ATLAS, Pedro et Kasy K, Monsieur Qui, Seth… En laissant leurs empreintes dans des lieux en friche, ou sur les murs de la ville, ils ont enrichi le Musée à Ciel Ouvert (Le MaCO de Sète), une balade artistique et pittoresque le long des quais, sur les canaux ou encore dans les ruelles typiques du quartier haut. Un Musée à Ciel Ouvert pour une Ville Galerie ! »
C'est ainsi que l'Office du Tourisme de Sète accueille le visiteur en quête de nouvelles images. En effet, depuis quelques années, les fresques se multiplient aux quatre coins de l'île singulière, du Mont Saint-Clair à la Pointe Courte, en passant par d'étroits escaliers ou des impasses dérobées. De styles très différents, les œuvres mettent toutes en valeur l'identité sétoise, de façon humoristique, poétique, et parfois engagée, voire militante, par des artistes issus de tout l'Hexagone, dont certains à la renommée internationale.
Depuis 2008 en effet, le festival K-Live - Sea, Art & Sound met en scène les cultures urbaines au sein de Sète. C'est un festival mêlant street art, installations et concerts. D'abord centré au théâtre de la mer, il essaime maintenant dans toute la ville chaque année au mois de juin, avec toujours plus d'ampleur.

Visite Street Art à Sète

La visite commence au centre ville avec le grand ciel bleu de Sète et son microclimat propice à de nombreuses espèces végétales méditerranéennes, surplombant le portail rétro en fer forgé bleu (ci-dessus) qui est l'entrée de l'École des Beaux-Arts, lieu magnifique situé en hauteur de la ville. Juste pour faire joli !
Sur le portail de la Fondation K-Live à l'origine du festival, rue Frédéric Mistral, s'expose à la vue des passants une oeuvre de C215, une peinture en hommage à l'un des pionniers du graff des années 80, intitulé Portrait de Kase 2.
Puis on se dirige vers les Halles, récemment habillées de maille en inox par l'architecte François Fontès. Juste en face, l'Idéal Bar offre sa façade bleue peuplée d'animaux fantasmagoriques et truffée d'évocations maritimes : Sète assez ?, d'Alëxone, interroge le passant. Il y a là, pêle-mêle, dans un joyeux univers proche de la B.D., un Barberousse bombe à la main, et d'étranges animaux (chers à leur auteur) rendant hommage aux joutes.
Sous une forme bien différente, M. Chat fait un clin d'œil visuel et linguistique aux Sétois place Léon Blum, avec M. Chat, c'est toi, chat jouteur au large sourire-miroir, marque de fabrique de l'artiste. En face, discrètement enlacés sur un balcon ombragé, le couple d'amoureux de Claire Streetart profite de la dolce vita à la sétoise. Côté couleurs, on reste dans le bleu et la marinière, échos de la mer et de ciel.
En commençant à s'élever dans les ruelles, on tombe sur la fresque suivante, toujours dans les tons bleus, dissimulée dans la petite rue Doumet, sans doute la plus engagée sous ses airs bon enfant : c'est l'œuvre de Pedro et Kasy K (100 pression), baptisée Exodus, en référence au bateau, qui, en 1947, quitta le port de Sète, avec à son bord des Juifs émigrant clandestinement d'Europe vers la Palestine, alors sous mandat britannique. Le bateau prend ici la forme d'un cétacé, avec à son bord des animaux comme une arche de Noé, mais aussi un pirate et un Georges Brassens fumant la pipe, belle synthèse des différentes faces de Sète !


Plus haut, sur la façade aveugle du lycée Paul Valéry, on découvre le monumental Monsieur Tielle, haut de neuf mètres, baptisé d'un nom bien local par Julien Malland, dit Set puis Seth, comme le dieu égyptien, autre référence méditerranéenne. Avec ses couleurs pastels, son univers onirique et enfantin, inspiré par ses nombreux voyages, c'est l'un de mes street-artistes préférés, avec un style largement inspiré de ses nombreux voyages (il se définit lui-même comme « global painter »). Pas étonnant qu'il ait œuvré en Amérique du Sud, et notamment à Valparaiso, autre port mythique !
Plus on monte dans les ruelles, plus les couleurs s'affirment, avec en apothéose L'Hymne à l'amour fleuri et coloré d'une des rares street-artites femmes : Kashink, avec son personnage aux yeux multiples caractéristique : un régal de joie et de couleurs pour raviver le souvenir de Piaf. En redescendant vers le Quartier Haut, on croise un cercle de Goddog : Lumière du soir, autre artiste voyageur au style plus abstrait, lui aussi très poétique.
On retrouve ensuite C 215, lors d'une halte rue des députés, avec un autre portrait bleu, intitulé le Penseur de Sète, hommage aux visages tannés des gens modestes, pêcheurs ou S.D.F. des rues de Sète, au regard fixé vers le large, vers l'ailleurs, vers l'amer ? Ici encore, C215 montre son talent pour représenter les visages marqués par la vie, aux expressions tourmentées mais aussi pleines d'espoir. Autre figure des rues sétoises, un chat tient compagnie au penseur, sur le compteur électrique.
En poursuivant la descente vers le centre-ville, nous voilà place de l'Hospitalet, espace à l'origine assez neutre et surtout suffisamment vaste pour accueillir des œuvres très éclectiques, notamment l'étrange calligraphie, encore intacte, de L'Atlas, pionnier de l'art urbain sétois : in girum imus nocte et consumimur igni. Il s'agit d'un gigantesque palindrome, attribué au poète latin Virgile qui signifie : « Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu ». La formule fut aussi reprise en titre pour un film de Guy Debord qui dénonçait la société de consommation et l'aliénation capitaliste. D'autres œuvres jouxtent celle-ci, dans un style plus figuratif, telle cette sirène endormie d'Alice Pasquini, ou encore ce fier jouteur 100 % Sétois exhibant crânement ses moustaches devant le mythique Café Social.
Fin de cette balade sétoise au niveau du Grand Canal, avec Le combat de mosieur Qui, un beau mur peint en noir et blanc, très graphique, par Monsieur Qui  sur l'escalier de la macaronade. L'unité dans tout cela ?
La ville de Sète, son histoire, ses habitants, la mer. Chaque artiste, tout en inscrivant sa patte temporaire sur les murs de la ville, s'efface pour sublimer la cité et ses multiples visages, avec le bleu pour fil rouge ainsi qu'en fond, dans le paysage, qui se dévoile sous différents angles à chaque coin de rue au fur à mesure qu'on déambule. Une bien belle façon, vivante et communicative, de mettre en valeur l'identité singulière et multiple de Sète, qui plus qu'une ville-galerie à mon sens, s'offre plutôt comme un écrin spontané pour des œuvres s'inscrivant naturellement dans son relief modeste mais ô combien généreux.

Anne Beretta - ©Photos et texte

Sète vu par Dali

Un dessin à la pointe sèche de Salvador Dali intitulé « La plage de Sète » est actuellement en vente à Barcelone.

A l'atelier des Beaux Arts

L'école municipale des Beaux Arts organise des ateliers pour les enfants. Belle image d'une des participantes !

Une nouvelle œuvre d’art à l’entrée de Sète

De g à dr : Gilbert Ganivenc, François Commeinhes
et Jean-Jacques François

Ce matin à 11h30 a été inaugurée la statue de Jean-Jacques François en présence de François Commeinhes, sénateur-maire de Sète, devant l’entreprise Proméo au quai des Moulins.

Rouge et jaune, avec des frites sur la tête, comme l’a décrite un élève venu visiter dernièrement l’expo « à contre-courant » de l’artiste à la Chapelle, la statue a été installée à l’entrée de l’entreprise. Mais l’idée vient de plus loin… « Au départ, ce visage est né, il y a longtemps, raconte l’artiste Jean-Jacques François, d’un petit dessin que j’ai gravé à la pointe d’un compas sur une vieille diapositive abîmée. J’ai retrouvé cette image, il y a peu. J’ai intégré cette forme dans des tableaux, puis j’ai réalisé cette sculpture. Elle a été choisie par le directeur de Proméo, Gilbert Ganivenq, grand collectionneur d’art, lors de ma dernière exposition à la chapelle du Quartier-Haut afin de l’installer devant son entreprise. Je suis ravi qu’elle reste à Sète et plus particulièrement quai des Moulins, à l’entrée de ce quartier qui s’ouvre aux artistes. Je suis passé à la postérité. Ici, c’est l’entrée des artistes ! »

Cette sculpture a été réalisée par l'artiste dans les ateliers de STIRAM à Montblanc mis à sa disposition dans le cadre d’un projet STIART, lancé il y a quelques années par l’entreprise. STIART travaille à mobiliser les collectivités territoriales et d'autres acteurs de l'aménagement urbain pour l'achat des œuvres à installer au cœur de la ville.
Ainsi, l’entreprise STIRAM accueille dans ses ateliers des groupes d’ados de différentes structures dont la Maison des ados de Montpellier pour un dialogue avec les salariés de l’entreprise, les artistes et un contact avec la vraie vie et le travail.
Les bénéfices de la vente de cette œuvre d’art iront à la Maison des Ados qui pourra ainsi mettre en place de nouvelles activités dans l'intérêt des jeunes du CHU de Montpellier.

 

Inauguration de la FL'AC

 

La F.L.A.C. Façade Locale d’Art Contemporain offre la possibilité d’exposer des œuvres sur l’espace urbain de façon régulière dans un objectif de rendre accessible l’art contemporain à tous.

La F.L.A.C. propose d’incorporer l’art contemporain au paysage urbain. Elle permet de rompre la frontière entre le monde de l’art et la vie quotidienne. Pourquoi ? parce qu’il est stimulant pour tous les esprits de s’interroger sur d’autres façons de voir le monde et les œuvres des artistes issus du mouvement de l’art contemporain participent à la sensibilisation à d’autres perceptions. Cette poétisation de l’espace urbain offre une expérience esthétique aux passants les incitant à se questionner et à porter leur propre regard critique sur le monde.

La F.L.A.C. c’est aussi une façon de sensibiliser sur le besoin d’espaces d’exposition qui sont à inventer dans et sur des lieux privés.

Avec la F.L.A.C. l’art sort des murs ainsi les citadins loupianais, les visiteurs, les touristes pourront voir et revoir une œuvre artistique exposée à tout moment de la journée. Afin d’être guidé dans la lecture des œuvres exposées, une carte de médiation indique le nom de l’artiste, sa démarche, son regard sur son œuvre.

L’artiste, personne qui a l’art comme projet de vie, doit avoir dans sa proposition un sens sur la présence de son œuvre sur la F.L.A.C. Les supports qu’il utilise doivent être compatibles avec la technique de l’impression sur bâche que ce soit sous des formes plastiques, graphiques, photographiques ou écrites. La facilité des échanges techniques : fichiers informatiques, envoi par correspondance, nous permet de travailler avec des artistes de tous horizons géographiques, locaux mais aussi nationaux et internationaux.

La production de la bâche et des supports de communication sont co-financés par les fonds propres de l’association sous forme de mécénat privé et la municipalité de Loupian. Les frais de création sont à la charge de l’artiste, la logistique, la technique, la gestion, la diffusion sont pris en charge par des bénévoles de l’association ainsi que la conception graphique de la communication.

Chaque œuvre est d’une surface d’environ 2 m x 2.5 m et située au-dessus de la porte d’entrée. Les œuvres sont des impressions sur bâche exposée de façon temporaire pendant 4 semaines minimum et renouveler régulièrement tous les 2 ou 3 mois.

Chaque « rabâchement de façade », sera inauguré sous forme de rendez-vous micro-évènementiel devant l’Espace o25rjj, en privilégiant la présence de l’artiste. Un temps de rencontre et d’échanges autour de l’œuvre et de l’artiste, une forme qui se veut évolutive avec lectures, concerts, performances, etc…

La F.L.A.C. est une initiative de l’Espace o25rjj mais un réseau F.L.A.C. est tout à fait envisageable sachant que le concept est sous licence Creative Commons, il ne doit pas être utilisé à des fins commerciales.

   

Toujours sous l'impulsion de Pascale Ciapp et de Thomas Andro, L'Espace O25rjj devient la FL'AC : Façade Locale d'Art Contemporain. L'inauguration a eu lieu le samedi 12 décembre .
A cette occasion une œuvre d'Armelle Caron a été présentée. Cette œuvre restera exposée jusqu'au 10 janvier 2016

Espace o25rjj
L'art contemporain chez l'habitant
25 rue Jean Jaurès, 34140 LOUPIAN
06 10 02 97 23 / 04 34 80 21 42
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Armelle CARON

"La disparition et la description sont deux thématiques récurrentes de mon travail. L’une sujet, l’autre moyen, ou parfois l’inverse. Je les explore au travers de jeux de mots ou de formes, d’animations, de vidéos ou de dessins. Plus j’écris, plus je parle et plus je parle, plus je donne ; si l’on considère une partie de l’art comme étant un pas vers l’autre, par la description je m’ouvre à l’autre. Ce désir de mots vient en partie d’une enfance nomade où les objets étaient abandonnés sur place, les mots seuls restaient en mémoire. Il y avait aussi dans cette enfance la musique des langues étrangères, les signes typographiques mystérieux. Les langues ont depuis une épaisseur sonore, graphique et sémantique. Ce plaisir de langues alimente mes voyages"

Plasticienne, diplômée des beaux-arts d’Avignon en 2004, Armelle Caron utilise le dessin pour aborder le langage et la carte. A la fois sobre et graphique son travail oscille entre l'intime et le poétique, entre la légèreté et la sobriété. L'artiste nous amène de la topographie poétique et intime de lits défaits jusqu’à la manipulation d’une ville puzzle. La déambulation nous fait passer d’une échelle à l’autre, le lit devient une carte, le souvenir un dessin, la ville une dentelle, le plan un puzzle. Est-on géant ou minuscule? Devant une carte informative ou une image graphique ? Armelle Caron recycle les plans en image et les images en plan.

www.armellecaron.fr