Beaux Arts

L'école est finie aux beaux-arts

Le rendu de fin d'année des ateliers et des stages enfants, ados et adultes réalisés en 2016/2017 a été présenté à l'école des beaux-arts le 22 juin.

Une exposition qui témoigne de l'inventivité et du talent des élèves et de la qualité des enseignements dispensés. Philippe Saulle, le directeur, a replacé l'événement dans son contexte qui n'est pas celui d'une exposition traditionnelle mais plutôt l'expression de recherches plastiques tout le long de l'année, dont le nouvel opus de la revue annuelle de l'école, "10 mois", se fait largement l'écho.

François Commeinhes, le sénateur-maire de la ville de Sète, a pour sa part rappelé que la municipalité consacre 10% de son budget à la création, la diffusion, la formation et l'éducation artistique et culturelle. Un « effort important » a-t-il souligné, qui « nous permet d'agir sur tous les fronts de la politique culturelle, […] vecteur d'attractivité et de développement économique, mais aussi gage d'épanouissement personnel et de bien vivre ensemble ». Il a également félicité Philipe Saulle et toute l'équipe enseignante pour l'excellence de leur travail. Car tous les élèves de la promotion 2017 de la classe préparatoire ont été admis dans les meilleures écoles supérieures d'art en France et à travers le monde.
Puis il a évoqué la prochaine restauration des bâtiments de l'école : « Actuellement, une demande d'inscription au titre des monuments historiques est en cours d'analyse auprès des services de l'Etat. Et une mission d'étude a été mandatée par la ville ». Un bilan qui permettra de chiffrer les travaux afin de rendre à cette « noble maison » tout son lustre et de lui offrir des perspectives de développement.

Cette année, les 3 lauréats des prix « Horizon » de la Banque Dupuy de Parseval sont Aquila Lescene, Léa Tonicello et Paola Vobaure. Ils leur ont été remis par Hugues Dupuy. Ces prix aideront les 3 lauréats à s'équiper en matériel et à s'installer dans la ville et l'école supérieure d'art où ils auront été admis. Pour la petite histoire, il se trouve dans les registres de la création du Musée des Beaux-Arts qui abritait la 1ère école des beaux-arts de Sète, que la banque "Coste, Dupuy et Amadou" figurait en 1890 parmi les généreux donateurs pour la réalisation de cet établissement. L'aventure continue… Comme chaque année, la soirée s'est poursuivie dans les jardins autour d'un buffet convivial qui a réuni élèves, parents, enseignants, responsables de l'établissement et un très nombreux public.

Quand l'Urban Tricot rhabille la rue Villefranche

 

Initié par le Centre Social Villefranche, en collaboration avec l'ALP de l'école Paul Bert, les ateliers tricot du centre social, de la Médiathèque François Mitterrand et du Centre Ménager de l'Île de Thau, le projet Urban Tricot s'est concrétisé début juin par l'habillage de la rue Villefranche. Branche méconnue du Street Art, l'Urban Tricot consiste à recouvrir le mobilier urbain de tricot, devenu forme d'expression artistique. Du simple râtelier à vélo, en passant par les potelets métalliques jalonnant les rues jusqu'aux sculptures, le tricot urbain s'attaque à tous les supports. Et même aux arbres.

Placée sous la houlette de Sylvie Jalran, animatrice culturelle du centre social, secondée par Maïté, réfèrente couture de l'atelier et Josiane, réfèrente tricot du Centre Ménager, une vingtaine d'enfants, parfois accompagnée de leurs parents, se sont appliqués à rhabiller le mobilier urbain. De quoi redonner des couleurs et de la gaieté à la rue et susciter la curiosité des passants et des automobilistes.

Ces ateliers de couture, basés sur l'échange de savoirs, sont l'occasion de rencontres intergénérationnelles tout en éveillant à la pratique de l'art de rue à travers l'apprentissage de la couture. De quoi briser les clichés entre garçons et filles. Une autre opération d'Urban Tricot a également été organisée par la médiathèque François Mitterrand, qui a rhabillé son patio et son mobilier.

La Nuit des Musées affirme son succès

 Evénement culturel incontournable du Printemps, la Nuit des Musées, 13e du nom, avait lieu le samedi 20 mai.

Comme plus de 1 000 musées nationaux et quelque 3 000 musées européens, les quatre musées municipaux étaient accessibles gratuitement et ont proposé concerts, performances, rencontres et visites à un public qui a répondu présent. Un bon moyen de (re)découvrir autrement ces lieux, poumons culturels de la ville. C'est le musée Paul Valéry qui a ouvert la nuit, dès 17h, avec une performance de Alain Campos et Antonio Gallego. Durant quatre heures et sur le même support, les deux complices, qui n'avaient plus retravaillé ensemble depuis 30 ans et l'époque du groupe urbain « Banlieue-Banlieue », ont permis aux spectateurs présents d'assister à l'éclosion d'une grande fresque intitulée « Joli(e) Mai(s) ».

Pendant ce temps-là, au Musée de la Mer, « Les Mourres de Porc », donnaient un concert avec un répertoire axé sur les chants de marins en Méditerranée ainsi que sur les chansons traditionnelles locales sur les différents quartiers ainsi que sur un sujet incontournable à Sète : les joutes. Pour poursuivre la soirée en musique, l'Espace Brassens avait invité le chanteur Goun dont le spectacle « Brassens la révolte tranquille », mélangeant reprises à la sauce blues avec des interventions radio de Tonton Georges, a embarqué le public pour deux voyages dans son univers très personnel.

Et pour finir, les visites commentées du musée Paul Valéry ont, comme à chaque fois, attiré tous les amateurs de peinture.

Ce que dit Gwen Roc'h


Gwen Roc'h


"Le festin" (photo: Gwen Roc'h)
 

Ce qu'expose l'artiste aux cheveux paille est tout à la fois très ancien et bien dans l'air du temps. Cela décrit une démarche qui engage conscience et personnalité. Un cheminement appuyé sur des expériences variées. Ses œuvres singulières puisent à plusieurs sources et interpellent le public. Suivra-t-il ?

 Gwen Roc'h, à n'en pas douter, a connu plusieurs vies. Aujourd'hui, elle vit à Frontignan et a exposé ses réalisations deux fois à Sète à l'Atelier Dock Sud. Pour mieux faire bouillir la marmite, elle enseigne à mi-temps les Arts appliqués aux apprentis d'un LEP à Lézignan-Corbières. C'est "un vrai challenge" pour l'enseignante qui ne voit ses élèves que deux heures tous les quinze jours. Mais la passion est là et "si l'on va droit à ce que l'on sait de l'Art", il peut être relevé. Au final, Gwen Roc'h en est sûre, "elle peut apporter une part de rêve" aux mécaniciens et aux charcutiers qui ont ainsi "la possibilité de vivre autre chose".
Les Corbières sont loin de Frontignan et de la petite maison en bordure de route dont le clair séjour ouvre sur un jardin où se déploie, parmi d'autres plantes, un olivier qui pousse son tronc à 20 m de haut. Mais cela est le legs d'une autre vie. Car il y a eu aussi les Beaux Arts, Paris, des voyages. Et avant, Rennes où elle est née. Rennes et le jardin de Grand'mère qui, par ailleurs, s'adonnait au spiritisme. Pour l'artiste, "les enfants ne meurent jamais" et la magie de la nature a nourri son imaginaire, tout comme la croyance en des forces et des présences invisibles.

 Breton (Ecrits sur l'Art) parlait "d'opération magique" pour caractériser la relation œuvre-spectateur au sens où l'œuvre transforme le spectateur. Ainsi en fut-il de la nature pour Gwen Roc'h. Et il est vrai qu'elle a connu en Afrique une expérience extraordinaire avec, à l'écart du genre de vie urbain et des circuits touristiques, la participation à un culte animiste dans un bois sacré. Expérience "tragique", unique. Il y eut aussi les lectures : Mircea Eliade (Le Sacré et le profane), E. Morin (l'Homme et la mort). L'intellect a aussi son rôle dans une démarche qui engage l'être tout entier, même si on croit au pouvoir de l'imagination. Ce monde fabuleux, il faut s'efforcer de l'évoquer comme dans le très singulier ensemble baptisé "Le festin". C'est une pyramide dorée où scintille tout un entassement de débris ménagers, de reptiles, de plumes d'oiseaux, tout ce que donne "la Terre Mère". Et cette accumulation paroxystique approche d'une joie barbare, dionysiaque, livrant des sensations premières, élémentaires, brutes. Cet art brut qui inspirait Pierre François, quelque peu édulcoré de nos jours.

 "Le festin" mis à part, les projets ne manquent pas pour Gwen Roc'h. L'artiste poursuit sa démarche, suit la voie que lui indiquent ses rêves. "L'important", dit-elle, "c'est de faire".

Hervé Le Blanche

"Le festin" - détail (photo: Gwen Roc'h)

Portes ouvertes des ateliers

 Les samedi 20 et dimanche 21 mai, l'heure était aux Journées Portes Ouvertes des ateliers d'artistes. Organisé maintenant deux fois par an par la ville de Sète, ce rendez-vous printanier a permis au public de pousser la porte d'une soixantaine d'ateliers et de pénétrer dans ces antres de création.

Sète est une terre d'artistes et ces Journées Portes Ouvertes sont une occasion pour le public de découvrir que depuis Saint-Clair jusqu'au Quartier Haut, en passant par la Corniche et le centre ville, les ateliers d'artistes pullulent. Céramistes, mosaïstes, peintres, photographes, sculpteurs, il y en avait vraiment pour tous les goûts durant le week-end. Car, au-delà d'une simple visite, chaque visiteur ne manque pas de parler avec l'artiste, de comprendre et connaître son travail ainsi que ses techniques, tout comme ses influences.

En plus d'offrir une balade dans les rues, ruelles et quartiers de la ville, ces Journées Portes Ouvertes, inscrites au calendrier des amateurs d'art, sont le moyen de découvrir et de s'imprégner de ce bouillonnement créatif et artistique.

Vivi Navarro actus

 Tandis que le magnifique Albatros, petit navire à passagers avec une étrave effilée comme une lame et une poupe ronde à l'ancienne, a ravi mes yeux aujourd'hui par la trouée d'une rue, je charge la voiture ! o Un peu d'actu : je serai à Pessac en Gironde les 20 et 21 mai au salon des littératures de voyage La grande évasion/les chemins de mer en compagnie de mon excellent éditeur Marc Wiltz, directeur de Magellan&Cie.

Expo à la salle Hugo Pratt, elle me sied à merveille, dédicace, table ronde, atelier, visite commentée de mon expo. o

Les 23 et 24 mai, je serai à Vannes dans le cadre de la semaine du Golfe pour dédicacer la vignette Lisa des 50 de la SNSM. Je proposerai également une édition limitée à 100 exemplaires numérotés et dédicacés. Amis philatélistes, marcophiles (j'ai signé aussi le timbre à date), tous ceux qui aiment la SNSM, et les autres, je vous attends ! o

Le célèbre et très spécialisé Pratique Des Arts vient de sortir en kiosque, un magnifique hors série sur le carnet de voyage. Très honorée d'avoir quelques pages consacrées à mon travail dans ce numéro, parmi la fine fleur des plus grands artistes baroudeurs de France, quelques bons copains.

La fête des arts se prépare à Balaruc-le-vieux

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La ville de Balaruc-le-Vieux organisera sa première « Fête des Arts », le dimanche 17 septembre 2017. L’objectif de cette manifestation est de créer le temps d’une journée, une rencontre culturelle conviviale s’articulant autour d’un concours des peintres dans la rue, d’une exposition d’artistes et d’animations culturelles.

Nous souhaitons solliciter les artistes amateurs et confirmés ainsi que les associations culturelles du Bassin de Thau dans ce projet afin de promouvoir leurs disciplines respectives, et susciter pourquoi pas de nouvelles vocations.

Si cette initiative peut vous intéresser, alors nous vous invitons à nous retourner la ou les fiches d’inscription(s) téléchargeables ci-après ainsi que les règlements correspondants.

Mise à jour du règlement et de la fiche d'inscription pour le concours des peintres : il est accordé plus de temps aux candidats pour réaliser leurs tableaux.

 

 

 

Musées méditerranéens

 Ce vendredi 7 avril, à l'initiative de l'association Escale à Sète, la Maison de la Mer a accueilli une rencontre exceptionnelle. Cette réunion est la première étape vers la création d'un réseau des musées maritimes de Provence et d'Occitanie associé au festival.

Cet « arc méditerranéen », de Barcelone à Gênes, deviendra à terme une véritable vitrine pour la « promotion du patrimoine matériel et immatériel de la Mer », précise Wolfgang Idiri, président d'Escale à Sète. Les principaux musées maritimes des régions Ligurie, Provence, Occitanie, Catalogne, se sont donc retrouvés sous le haut patronage de l'Association des Musées Maritimes de la Méditerranée (AMMM) représentée par les invités d'honneur le Galata Museo del Mare de Gênes et le Museu Maritim de Barcelone. De nombreux universitaires, archéologues, historiens, scientifiques, et acteurs culturels étaient également présents.

Pour la représentante Galata Museo del Mare de Gênes, « Escale à Sète est sans doute en passe de devenir le plus grand Festival de la Méditerranée ». Rudy Llanos, premier adjoint délégué aux Festivités et Animations, a quant à lui salué « la qualité de la manifestation à l'origine festive et aujourd'hui unanimement appréciée ».

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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