Beaux Arts

Sète, une galerie Street Art à ciel ouvert

 « Si New-York a son MOMA, Shanghai son MOCA, Sète en toute modestie a son Musée à Ciel Ouvert.
Depuis 2008, des artistes phares du mouvement Street Art se sont succédés, invités par le festival K-LIVE : Alëxone, Pablito Zago, Claire Streetart, C215, CHANOIR, Epsylon Point, M. CHAT, Patrice Poch, L'ATLAS, Pedro et Kasy K, Monsieur Qui, Seth… En laissant leurs empreintes dans des lieux en friche, ou sur les murs de la ville, ils ont enrichi le Musée à Ciel Ouvert (Le MaCO de Sète), une balade artistique et pittoresque le long des quais, sur les canaux ou encore dans les ruelles typiques du quartier haut. Un Musée à Ciel Ouvert pour une Ville Galerie ! »
C'est ainsi que l'Office du Tourisme de Sète accueille le visiteur en quête de nouvelles images. En effet, depuis quelques années, les fresques se multiplient aux quatre coins de l'île singulière, du Mont Saint-Clair à la Pointe Courte, en passant par d'étroits escaliers ou des impasses dérobées. De styles très différents, les œuvres mettent toutes en valeur l'identité sétoise, de façon humoristique, poétique, et parfois engagée, voire militante, par des artistes issus de tout l'Hexagone, dont certains à la renommée internationale.
Depuis 2008 en effet, le festival K-Live - Sea, Art & Sound met en scène les cultures urbaines au sein de Sète. C'est un festival mêlant street art, installations et concerts. D'abord centré au théâtre de la mer, il essaime maintenant dans toute la ville chaque année au mois de juin, avec toujours plus d'ampleur.

Visite Street Art à Sète

La visite commence au centre ville avec le grand ciel bleu de Sète et son microclimat propice à de nombreuses espèces végétales méditerranéennes, surplombant le portail rétro en fer forgé bleu (ci-dessus) qui est l'entrée de l'École des Beaux-Arts, lieu magnifique situé en hauteur de la ville. Juste pour faire joli !
Sur le portail de la Fondation K-Live à l'origine du festival, rue Frédéric Mistral, s'expose à la vue des passants une oeuvre de C215, une peinture en hommage à l'un des pionniers du graff des années 80, intitulé Portrait de Kase 2.
Puis on se dirige vers les Halles, récemment habillées de maille en inox par l'architecte François Fontès. Juste en face, l'Idéal Bar offre sa façade bleue peuplée d'animaux fantasmagoriques et truffée d'évocations maritimes : Sète assez ?, d'Alëxone, interroge le passant. Il y a là, pêle-mêle, dans un joyeux univers proche de la B.D., un Barberousse bombe à la main, et d'étranges animaux (chers à leur auteur) rendant hommage aux joutes.
Sous une forme bien différente, M. Chat fait un clin d'œil visuel et linguistique aux Sétois place Léon Blum, avec M. Chat, c'est toi, chat jouteur au large sourire-miroir, marque de fabrique de l'artiste. En face, discrètement enlacés sur un balcon ombragé, le couple d'amoureux de Claire Streetart profite de la dolce vita à la sétoise. Côté couleurs, on reste dans le bleu et la marinière, échos de la mer et de ciel.
En commençant à s'élever dans les ruelles, on tombe sur la fresque suivante, toujours dans les tons bleus, dissimulée dans la petite rue Doumet, sans doute la plus engagée sous ses airs bon enfant : c'est l'œuvre de Pedro et Kasy K (100 pression), baptisée Exodus, en référence au bateau, qui, en 1947, quitta le port de Sète, avec à son bord des Juifs émigrant clandestinement d'Europe vers la Palestine, alors sous mandat britannique. Le bateau prend ici la forme d'un cétacé, avec à son bord des animaux comme une arche de Noé, mais aussi un pirate et un Georges Brassens fumant la pipe, belle synthèse des différentes faces de Sète !


Plus haut, sur la façade aveugle du lycée Paul Valéry, on découvre le monumental Monsieur Tielle, haut de neuf mètres, baptisé d'un nom bien local par Julien Malland, dit Set puis Seth, comme le dieu égyptien, autre référence méditerranéenne. Avec ses couleurs pastels, son univers onirique et enfantin, inspiré par ses nombreux voyages, c'est l'un de mes street-artistes préférés, avec un style largement inspiré de ses nombreux voyages (il se définit lui-même comme « global painter »). Pas étonnant qu'il ait œuvré en Amérique du Sud, et notamment à Valparaiso, autre port mythique !
Plus on monte dans les ruelles, plus les couleurs s'affirment, avec en apothéose L'Hymne à l'amour fleuri et coloré d'une des rares street-artites femmes : Kashink, avec son personnage aux yeux multiples caractéristique : un régal de joie et de couleurs pour raviver le souvenir de Piaf. En redescendant vers le Quartier Haut, on croise un cercle de Goddog : Lumière du soir, autre artiste voyageur au style plus abstrait, lui aussi très poétique.
On retrouve ensuite C 215, lors d'une halte rue des députés, avec un autre portrait bleu, intitulé le Penseur de Sète, hommage aux visages tannés des gens modestes, pêcheurs ou S.D.F. des rues de Sète, au regard fixé vers le large, vers l'ailleurs, vers l'amer ? Ici encore, C215 montre son talent pour représenter les visages marqués par la vie, aux expressions tourmentées mais aussi pleines d'espoir. Autre figure des rues sétoises, un chat tient compagnie au penseur, sur le compteur électrique.
En poursuivant la descente vers le centre-ville, nous voilà place de l'Hospitalet, espace à l'origine assez neutre et surtout suffisamment vaste pour accueillir des œuvres très éclectiques, notamment l'étrange calligraphie, encore intacte, de L'Atlas, pionnier de l'art urbain sétois : in girum imus nocte et consumimur igni. Il s'agit d'un gigantesque palindrome, attribué au poète latin Virgile qui signifie : « Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu ». La formule fut aussi reprise en titre pour un film de Guy Debord qui dénonçait la société de consommation et l'aliénation capitaliste. D'autres œuvres jouxtent celle-ci, dans un style plus figuratif, telle cette sirène endormie d'Alice Pasquini, ou encore ce fier jouteur 100 % Sétois exhibant crânement ses moustaches devant le mythique Café Social.
Fin de cette balade sétoise au niveau du Grand Canal, avec Le combat de mosieur Qui, un beau mur peint en noir et blanc, très graphique, par Monsieur Qui  sur l'escalier de la macaronade. L'unité dans tout cela ?
La ville de Sète, son histoire, ses habitants, la mer. Chaque artiste, tout en inscrivant sa patte temporaire sur les murs de la ville, s'efface pour sublimer la cité et ses multiples visages, avec le bleu pour fil rouge ainsi qu'en fond, dans le paysage, qui se dévoile sous différents angles à chaque coin de rue au fur à mesure qu'on déambule. Une bien belle façon, vivante et communicative, de mettre en valeur l'identité singulière et multiple de Sète, qui plus qu'une ville-galerie à mon sens, s'offre plutôt comme un écrin spontané pour des œuvres s'inscrivant naturellement dans son relief modeste mais ô combien généreux.

Anne Beretta - ©Photos et texte

Sète vu par Dali

Un dessin à la pointe sèche de Salvador Dali intitulé « La plage de Sète » est actuellement en vente à Barcelone.

A l'atelier des Beaux Arts

L'école municipale des Beaux Arts organise des ateliers pour les enfants. Belle image d'une des participantes !

Une nouvelle œuvre d’art à l’entrée de Sète

De g à dr : Gilbert Ganivenc, François Commeinhes
et Jean-Jacques François

Ce matin à 11h30 a été inaugurée la statue de Jean-Jacques François en présence de François Commeinhes, sénateur-maire de Sète, devant l’entreprise Proméo au quai des Moulins.

Rouge et jaune, avec des frites sur la tête, comme l’a décrite un élève venu visiter dernièrement l’expo « à contre-courant » de l’artiste à la Chapelle, la statue a été installée à l’entrée de l’entreprise. Mais l’idée vient de plus loin… « Au départ, ce visage est né, il y a longtemps, raconte l’artiste Jean-Jacques François, d’un petit dessin que j’ai gravé à la pointe d’un compas sur une vieille diapositive abîmée. J’ai retrouvé cette image, il y a peu. J’ai intégré cette forme dans des tableaux, puis j’ai réalisé cette sculpture. Elle a été choisie par le directeur de Proméo, Gilbert Ganivenq, grand collectionneur d’art, lors de ma dernière exposition à la chapelle du Quartier-Haut afin de l’installer devant son entreprise. Je suis ravi qu’elle reste à Sète et plus particulièrement quai des Moulins, à l’entrée de ce quartier qui s’ouvre aux artistes. Je suis passé à la postérité. Ici, c’est l’entrée des artistes ! »

Cette sculpture a été réalisée par l'artiste dans les ateliers de STIRAM à Montblanc mis à sa disposition dans le cadre d’un projet STIART, lancé il y a quelques années par l’entreprise. STIART travaille à mobiliser les collectivités territoriales et d'autres acteurs de l'aménagement urbain pour l'achat des œuvres à installer au cœur de la ville.
Ainsi, l’entreprise STIRAM accueille dans ses ateliers des groupes d’ados de différentes structures dont la Maison des ados de Montpellier pour un dialogue avec les salariés de l’entreprise, les artistes et un contact avec la vraie vie et le travail.
Les bénéfices de la vente de cette œuvre d’art iront à la Maison des Ados qui pourra ainsi mettre en place de nouvelles activités dans l'intérêt des jeunes du CHU de Montpellier.

 

Inauguration de la FL'AC

 

La F.L.A.C. Façade Locale d’Art Contemporain offre la possibilité d’exposer des œuvres sur l’espace urbain de façon régulière dans un objectif de rendre accessible l’art contemporain à tous.

La F.L.A.C. propose d’incorporer l’art contemporain au paysage urbain. Elle permet de rompre la frontière entre le monde de l’art et la vie quotidienne. Pourquoi ? parce qu’il est stimulant pour tous les esprits de s’interroger sur d’autres façons de voir le monde et les œuvres des artistes issus du mouvement de l’art contemporain participent à la sensibilisation à d’autres perceptions. Cette poétisation de l’espace urbain offre une expérience esthétique aux passants les incitant à se questionner et à porter leur propre regard critique sur le monde.

La F.L.A.C. c’est aussi une façon de sensibiliser sur le besoin d’espaces d’exposition qui sont à inventer dans et sur des lieux privés.

Avec la F.L.A.C. l’art sort des murs ainsi les citadins loupianais, les visiteurs, les touristes pourront voir et revoir une œuvre artistique exposée à tout moment de la journée. Afin d’être guidé dans la lecture des œuvres exposées, une carte de médiation indique le nom de l’artiste, sa démarche, son regard sur son œuvre.

L’artiste, personne qui a l’art comme projet de vie, doit avoir dans sa proposition un sens sur la présence de son œuvre sur la F.L.A.C. Les supports qu’il utilise doivent être compatibles avec la technique de l’impression sur bâche que ce soit sous des formes plastiques, graphiques, photographiques ou écrites. La facilité des échanges techniques : fichiers informatiques, envoi par correspondance, nous permet de travailler avec des artistes de tous horizons géographiques, locaux mais aussi nationaux et internationaux.

La production de la bâche et des supports de communication sont co-financés par les fonds propres de l’association sous forme de mécénat privé et la municipalité de Loupian. Les frais de création sont à la charge de l’artiste, la logistique, la technique, la gestion, la diffusion sont pris en charge par des bénévoles de l’association ainsi que la conception graphique de la communication.

Chaque œuvre est d’une surface d’environ 2 m x 2.5 m et située au-dessus de la porte d’entrée. Les œuvres sont des impressions sur bâche exposée de façon temporaire pendant 4 semaines minimum et renouveler régulièrement tous les 2 ou 3 mois.

Chaque « rabâchement de façade », sera inauguré sous forme de rendez-vous micro-évènementiel devant l’Espace o25rjj, en privilégiant la présence de l’artiste. Un temps de rencontre et d’échanges autour de l’œuvre et de l’artiste, une forme qui se veut évolutive avec lectures, concerts, performances, etc…

La F.L.A.C. est une initiative de l’Espace o25rjj mais un réseau F.L.A.C. est tout à fait envisageable sachant que le concept est sous licence Creative Commons, il ne doit pas être utilisé à des fins commerciales.

   

Toujours sous l'impulsion de Pascale Ciapp et de Thomas Andro, L'Espace O25rjj devient la FL'AC : Façade Locale d'Art Contemporain. L'inauguration a eu lieu le samedi 12 décembre .
A cette occasion une œuvre d'Armelle Caron a été présentée. Cette œuvre restera exposée jusqu'au 10 janvier 2016

Espace o25rjj
L'art contemporain chez l'habitant
25 rue Jean Jaurès, 34140 LOUPIAN
06 10 02 97 23 / 04 34 80 21 42
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Armelle CARON

"La disparition et la description sont deux thématiques récurrentes de mon travail. L’une sujet, l’autre moyen, ou parfois l’inverse. Je les explore au travers de jeux de mots ou de formes, d’animations, de vidéos ou de dessins. Plus j’écris, plus je parle et plus je parle, plus je donne ; si l’on considère une partie de l’art comme étant un pas vers l’autre, par la description je m’ouvre à l’autre. Ce désir de mots vient en partie d’une enfance nomade où les objets étaient abandonnés sur place, les mots seuls restaient en mémoire. Il y avait aussi dans cette enfance la musique des langues étrangères, les signes typographiques mystérieux. Les langues ont depuis une épaisseur sonore, graphique et sémantique. Ce plaisir de langues alimente mes voyages"

Plasticienne, diplômée des beaux-arts d’Avignon en 2004, Armelle Caron utilise le dessin pour aborder le langage et la carte. A la fois sobre et graphique son travail oscille entre l'intime et le poétique, entre la légèreté et la sobriété. L'artiste nous amène de la topographie poétique et intime de lits défaits jusqu’à la manipulation d’une ville puzzle. La déambulation nous fait passer d’une échelle à l’autre, le lit devient une carte, le souvenir un dessin, la ville une dentelle, le plan un puzzle. Est-on géant ou minuscule? Devant une carte informative ou une image graphique ? Armelle Caron recycle les plans en image et les images en plan.

www.armellecaron.fr

 

Elisa Fantozzi

Elisa Fantozzi s'est installé dans un nouvel atelier, 32 rue Arago (près des Puces). Elle y recevra tous les dimanches de 12h30 à 18h30.

Art singulier

GRAND SUCCES POUR LE 3ème GRAND PRIX DE PEINTURE ET DE SCULPTURE D'AUTOMNE D'ART SINGULIER 2015

Près de 350 visiteurs sont venus au Théâtre de la Mer à la salle Tarbouriech pour admirer l'exposition des artistes amateurs de 17 villes et communes allant de Béziers à Montpellier du 21 au 27 septembre. Cette année les artistes venaient de : Agde, Aniane, Balaruc, Béziers, Combaillaux, Frontignan, Juvignac, Le Cres, Marseillan, Mireval, Montpellier, St.Génies des Mourgues, St.Clément la Rivière, Soubes, Vic La Gardiole, Villeneuve les Maguelone et Sète.

Le jury était composé de: Madame Marie-Christine Fabre De Roussac, adjointe au maire de Marseillan, Madame Horia Baach association Culturelle et Laïque de Frontignan et de Jean-Marie Taillade délégué aux associations et conseil de quartier de Sète.

La remise des Prix a eu lieu devant un très nombreux public dont voici le résultat:

Catégorie huile:
1er prix: Mr.Marcel SABATER de Marseillan
2ème prix: Mme.Adriana FAUGERE de Mireval
3ème prix: Mme.Gisèle PIECHTA de Frontignan

Catégorie acrylique:
1er prix: Mme Michéle BEZINE de Vic la Gardiole
2ème prix: Mme Liliane NOGIER de Villeneuve les Maguelone
3ème prix: Mme Micheline CORROYEZ de Frontignan

Catégorie pastel:
1er prix: Mr. J.P FOURCADE de Soubes

Catégorie dessin:
1er prix: Mme Jocelyne BELLOT de Marseillan

Catégorie aquarelle/gouache:
1er prix:Mme Berthe ROSSO de Montpellier

Categorie sculpture:
1er prix:Mme Annie FOURNIS de Béziers

Prix d'encouragement dessin:
Mr. BOGUE ( Villeneuve ).

La remise des prix a été suivie d'un grand buffet offert par "ART SINGULIER".
Un GRAND bravo aux artistes. Merci aux généreux donateurs pour ce Grand Prix: ART TOP de Poussan - Ets PEBEO de Géménos ( Marseille) - COSTE PEINTURE de Montpellier 

René Le Bail créateur de pavois

René est un ancien jouteur et il a commencé les tournois en 1976 à la création de l'école de joute de la Marine. Depuis, il a cessé de « combattre » sur la tintaine.

Sa passion pour les joutes et vu son temps désormais libre il a eu cette idée de faire des pavois, pour faire plaisir aux gens et pour que le « patrimoine sétois ne s'efface pas et qu'il continue à vivre ».
En fait il reste peu de monde qui fabrique des pavois.

Depuis le lancement de son activité-passion il a eu un certain « succès » d'estime et il est récompensé quand il voit un petit jouteur recevoir un pavois et qu'il voit ses yeux briller, qu'il le sent heureux. Il aime en offrir aux enfants pour la Noël.

Il n'a commencé à créer ses pavois que depuis un an.

Il fait ses pavois en pin. Il a mis un certain temps à fabriquer ses gabarits. Mais désormais il peut faire toutes les tailles traditionnelles Il s'est équipé de tout un petit matériel nécessaire pour le travail du bois.

Le pavois qu'il fabrique devant mon objectif sera mis entre les mains d'un jeune jouteur en première année de joute. En fonction de l'âge et surtout du poids, les dimensions des pavois vont naturellement évoluer, ainsi que l'épaisseur du bois.

Son petit atelier, qu'il va bientôt agrandir et surtout isoler du froid, recèle des « trésors », des ébauches de pavois dont le bois sèche et qui, un prochain jour, iront, pour certains, décorer un dessus de cheminée, comme ces « pavois d'honneur » qu'il fabrique pour des amis.

Le dernier en date, en bois brut, il vient de l'offrir à un ami jouteur mézois qui va le faire décorer par des peintres de Villeveyrac (34). Ce pavois fera partie des lots offerts lors de la soirée du Téléthon de décembre prochain. René Le Bail est heureux que le pavois ai cette destinée. Lui qui a connu la maladie à travers les souffrances de son frère Alain emporté, à l'âge de 20 ans, par « cette putain de maladie », comme il le dit.
En les réalisant, il a une pensée pour son frère qui lui aussi en faisait de tout petits dans les années 80.

Outre ces pavois de tournoi, il a commencé aussi à créer des pavois de décoration, qu'il fait à la demande pour des gens qui veulent comme une photo de famille mais sur un pavois.
Il a aussi commencé à créer des pavois représentant les quartiers de Sète, le Môle, le Souras-Bas, la Corniche, à l'aide de photos anciennes. L'idée de départ était pour lui de faire des pavois de joute peints mais son handicap c'est qu'il pense ne pas savoir peindre. Il a donc eu cette idée d'utiliser de vieilles photos de jadis.
Son but c'est d'en créer sept et il pense pouvoir y arriver.

Deux de ces pavois sont actuellement exposés à la « brasserie des Arts » au musée Paul Valéry de Sète. Il aime à penser « qu'ils sont à la porte du musée » mais il pense aussi qu'ils vont y rester longtemps sans en franchir la porte.

Jean-Marc Roger

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Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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