Beaux Arts

Grand Prix de Peinture et de Sculpture d'ART SINGULIER"

Remise des Prix

Près de 600 visiteurs sont venus au Théatre de la Mer,salle Tarbouriech,pour admirer l'exposition des artistes amateurs de 18 villes et communes: Agde,Balaruc les Bains,Clapier,Cournontéral,Fontignan,Gigean,La Grande Motte,Juvignac,Marseillan,Mireval,Montpellier,Pignan,Saussan,St.Clément la Rivière,St.Gély du Fesc,St.Génie des Mourgues,Villeneuve-lès-Maguelone et Sète, du mardi 27 septembre au dimanche 02 octobre.
Dans la catégorie dessin,sept sont l'oeuvre de détenus à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone dont l'atelier est animé par Madame Sylviane Compan.
Etait également représenté dans la catégorie sculpture une oeuvre collective de l'atelier ART-THERAPIE " Nature et Sens "animé par l'éducateur Art Thérapeute Monsieur Luc Sidobre au sein de l'IES la Corniche,institut d'éducation pour enfants et adolescents.
La remise des Prix a eu lieu devant un très nombreux public.
Voici le résultat:

  • Catégorie huile;
    1er prix Mme Bernadette Zurita de St.Gély du Fex,
    2ème prix Mme Roselyne Tercero de Sète,
    3ème prix Mme Monique Gobance de St.Clément la Rivière.

  • Catégorie acrylique:
    1er prix Mr.Marcel Pisiello de Sète,
    2ème prix Mme Astrid Gotuzzo de Marseillan,
    3ème prix Mme Lacoste Labrit Suzanne de Sète.

  • Catégorie pastel:
    1er prix Mme Mariette Masson de Sète,
    2ème prix Patricia Chigot d'Agde,
    3ème prix Mme Paulette Cucinello de Sète.

  • Catégorie dessin:
    1er prix Mme Jeannine Pavilla de Frontignan,
    2ème prix Mr. Sufian de la Maison d'arrêt de Villeneuve-lés-Maguelone,
    3ème prix Mr.Charpentier de la Maison d'arrêt de Villeneuve-lés-Maguelone.

  • Catégorie sculpture:
    1er prix l'atelier "Nature et Sens" de Mr.Luc Sidobre de Sète.
    2ème prix Mme Elisabette Sullivan de Marseillan.

  • Catégorie aquarelle:
    1er prix Mme Henriette Planchon de Marseillan.

  • Grand prix public ( plus de 200 votes) : Mme Mariette Masson de Sète


Ce salon a connu un très vif succès auprès du public. Un copieux buffet cloturait cette soirée.

L'association "ART SINGULIER"remercie les généreux donateurs: ART TOP de POUSSAN,PEBEO de GEMENOS,LEFRANC-BOURGEOIS du MANS,COSTE PEINTURES de MONTPELLIER,les AFFAIRES CULTURELLES de SETE et l'association " ART SINGULIER ".

La Chine au musée Paul-Valéry

Le 9 septembre, le musée Paul-Valéry a reçu le plasticien chinois Gong Lin. L'occasion de faire connaissance avec l'art contemporain et traditionnel chinois. C'est en partenariat avec le Fonds de Dotation ID of Arts et sa Présidente Yvette Gallinaro, que le musée Paul-Valéry a invité le public à rencontrer Gong Lin, directeur du département Art à l'Institut cinématographique de Pékin.
La délégation chinoise a été accueillie dans les jardins du musée, en présence de François Commeinhes, sénateur-maire de Sète. Une performance, dite "écriture mouillée" suivie d'un intermède musical et d'une démonstration de danses chinoises ont précédé la tenue d'une conférence très documentée sur l'art traditionnel chinois. Une occasion pour l'assistance très nombreuse de se familiariser avec une expression artistique encore méconnue du grand public.
Auparavant, l'école des Beaux Arts avait accueilli dès le matin Gong Lin pour une rencontre avec les professeurs de cette école et des artistes partenaires de ID of Arts afin d'échanger sur leurs pratiques artistiques.

25 ateliers dans un Chai

La Mairie de Sète vient de faire connaître les noms des 25 artistes qui occuperont l’ancien Chai Saint-Raphaël, situé au bas de la rue Révolution.

Aux huit qui occupaient l’ancien école Victor Hugo s’ajoutent 17 artistes choisis sur dossier. L’occupation est reconductible chaque année et coute 50€ par mois, plus la consommation d’électricité. Ont été choisis :

Christine Bernard, Guy Guet, Aldo et Stephan Biascamano, Lise Chevalier, Christophe Cosentino, François Dalreaux, Davis Delacroux, Mohamed El Mouri, Jean Denant, Jean-Jacques François, Stephane Gantelet, Eric Gensou, James Joffrin, Raphael Kuntz-Sylvie Lelièvre, Cecile Mella-Frédéric Trobillant, Alice Roux-Mattia Listowski, Elena Salah, Nissrine Seffar, John Skinner, Anna Sobierajski.

 

Les artistes ont dit adieu à l’ancien collège qui les abrita et vont s’installer dans l’ancien chai St Raphaël.

Et si le dépôt pétrolier de Frontignan devenait un chef d'œuvre?

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Le dépôt G.D.H. (filiale de B.P.) de Frontignan, créé en 1986 suite à la fermeture de la raffinerie Mobil, est implanté en bordure de l'étang de La Peyrade entre mer et garrigues sur un terrain de 70 hectares.

Jean Paul Ganem,
"Jardins des capteurs," Montreal

 

 

 

Les zones industrielles détruisent souvent le paysage et donnent une impression négative pour l’environnement et le tourisme. C’est le cas pour Frontignan la Peyrade avec le dépôt de carburant du pétrolier BP. Si, grâce aux pressions de la population et de la municipalité, des mesures draconiennes ont été prises par British Petroleum pour minimiser les risques industriels, l’alignement  grisâtre des cuves, visible depuis le canal ou depuis la route des plages, n’en reste pas moins problématique pour l’image de la station.

"Vous êtes l’avenir de cette ville" déclarait le maire Pierre Bouldoire aux enfants lors de sa tournées des écoles pour la rentrée scolaire 2016/2017 mais il ne pensait pas que les élèves de CM2 de l'école des Lavandins étaient en mesure de le démontrer si tôt. En effet ces "artistes en herbe" ont déjà des idées pour transformer en atout ce paysage lié au passé industriel de leur ville. Ils proposent tout simplement de considérer le paysage comme une ressource suivant ainsi les artistes qui utilisent les champ, les vignes ou les friches industrielles comme des toiles.

Inconsciemment ils savent que le paysage véhicule quantité d’enjeux associés à la préservation du cadre de vie, à l'environnement et l’activité économique. Pour ces jeunes créatifs les citernes de la BP font partie de leur vie de tous les jours mais ils les veulent moins tristes. A l'occasion d'un concours de dessins, ils les embellissent de couleurs et de motifs à l’image des brésiliens Octavio et Gustavo Pandolfo (alias Os Gemeos, les jumeaux) qui donnent au street art ses lettres de noblesse un peu partout dans le monde ou de Jean-Paul Ganem, un peintre à la croisée de l’architecture paysagiste et de l’art contemporain qui a troqué ses pinceaux pour utiliser les plantes (céréales, fleurs, arbustes) et provoquer une réflexion sur le paysage ou sur l’action de l’homme sur le paysage.

See original imageLes silos de Vancouver (Canada) peints par  Os Gemeos

Yan Pei Ming au Lycée de Gaulle

Le 30 juin, en présence de l'artiste, une salle Yan Pei Ming a été inaugurée au Lycée Charles-de-Gaulle en même temps que s'ouvrait au CRAC, l'exposition "Ruines du temps présent". Un événement exceptionnel qui a attiré à Sète institutionnels et élus locaux, régionaux et nationaux dont le président du Conseil Constitutionnel, Laurent Fabius.

Le peintre Yan Pei Ming est jusqu'au 25 septembre l'invité du CRAC, avec une exposition intitulée "Ruines du temps présent". Et c'est, plus qu'une exposition traditionnelle, un retour aux sources pour l'artiste puisqu'en 1988, lorsqu'elle était directrice des beaux-arts de Sète, Noëlle Tissier, aujourd'hui directrice du CRAC, l'avait invité à Sète avec 2 autres plasticiens, Jean-Michel Othoniel et Philippe Perrin, dans le cadre d'une résidence d'artistes de la Villa Saint-Clair. Le lieu de cette résidence/exposition : l'ancienne caserne Vauban alors désaffectée : "Chaque artiste disposait d'un étage, soit  18 pièces et 1000m² pour y développer son œuvre" explique-t-elle. "Pour ne pas être vandalisées, les pièces avaient été murées et la ville de Sète a accepté de les rouvrir pour cette expérience. C'était en été. Il n'y avait pas d'électricité et l'exposition n'était visible que jusqu'à la tombée du jour".
Au 2e étage du bâtiment, l'œuvre de Yan Pei Ming, 3 peintures murales à l'huile baptisées "Têtes", réalisées sur 3 murs d'une de ces pièces, est restée en l'état, subissant année après année les outrages du temps.

Ateliers pour artistes

De nouveaux ateliers vont donc être créés dans l’enceinte d’un ancien chai et mis à disposition des artistes

La ville de Sète, qui n’a de cesse de soutenir la création artistique, met depuis des années à la disposition d'artistes sétois des salles de classe de l’ancien collège Victor Hugo. Ce dernier faisant l’objet d’un bail à construire, la ville de Sète  s’est mise en quête d’une alternative pour accueillir les plasticiens sétois et leur offrir  de nouvelles opportunités de création.

De nouveaux ateliers, sous forme de box, vont donc être créés dans l’enceinte d’un ancien chai au cachet architectural indéniable.
Ils seront mis à disposition des artistes pour une durée de 2 ans à partir de l’automne 2016.
Une participation d’un montant mensuel forfaitaire de 50€ sera demandée à chaque occupant, ainsi que le paiement de la consommation électrique, sachant que chaque atelier sera équipé d’un compteur divisionnaire.
Les artistes sétois intéressés sont invités à faire parvenir au Service des Affaires Culturelles un dossier qui sera examiné par un jury de sélection.

Les dossiers doivent comprendre :

  • une lettre de motivation
  • un CV artistique
  • un dossier d’artiste
  • une note d’intention qui précise le médium
  • un justificatif de domicile

Dépot des dossiers jusqu’au 31 juillet 2016

  • par voie postale : Service des Affaires Culturelles – Hôtel de ville – 7, rue Paul Valéry - BP 373 – 34206 SETE CEDEX
  • ou au près du Service des Affaires Culturelles – Musée de la Mer – 1, rue Jean Vilar – 34200 SETE

Renseignements : 04 99 04 76 00.

Les JAPO au printemps : une première !

 Ce week-end, pour la première fois au printemps, plus de soixante artistes ont accueilli le public à l'occasion des Journées Ateliers Portes Ouvertes organisées par le service culturel de la ville de Sète. Munis d'une carte pour répertorier et localiser chaque atelier, les visiteurs ont ainsi pu parcourir les rues de la ville à la découverte de ces lieux de création, espaces intimes où naissent les œuvres, et s'entretenir avec les artistes. Chaque année, et maintenant deux fois par an, le nombre croissant des peintres, plasticiens, photographes, céramistes, sculpteurs… qui participent à ces journées et l'engouement du public pour ces balades témoignent autant de la richesse du vivier artistique local que de l'intérêt des visiteurs pour la création artistique. Une nouveauté cette année : faute de pouvoir pousser les murs de l'ancien collège Victor-Hugo, deux artistes en résidence ont été logés au 2e étage de l'école Gaston-Baby : la photographe-performeuse Enna Chaton et l'illustrateur Adrien Fregosi. Malgré un temps mausade, ce sont de nombreux visiteurs, passionnés et curieux, qui ont arpenté les rues sétoises en quête de découvertes artistiques.

Sète, une galerie Street Art à ciel ouvert

 « Si New-York a son MOMA, Shanghai son MOCA, Sète en toute modestie a son Musée à Ciel Ouvert.
Depuis 2008, des artistes phares du mouvement Street Art se sont succédés, invités par le festival K-LIVE : Alëxone, Pablito Zago, Claire Streetart, C215, CHANOIR, Epsylon Point, M. CHAT, Patrice Poch, L'ATLAS, Pedro et Kasy K, Monsieur Qui, Seth… En laissant leurs empreintes dans des lieux en friche, ou sur les murs de la ville, ils ont enrichi le Musée à Ciel Ouvert (Le MaCO de Sète), une balade artistique et pittoresque le long des quais, sur les canaux ou encore dans les ruelles typiques du quartier haut. Un Musée à Ciel Ouvert pour une Ville Galerie ! »
C'est ainsi que l'Office du Tourisme de Sète accueille le visiteur en quête de nouvelles images. En effet, depuis quelques années, les fresques se multiplient aux quatre coins de l'île singulière, du Mont Saint-Clair à la Pointe Courte, en passant par d'étroits escaliers ou des impasses dérobées. De styles très différents, les œuvres mettent toutes en valeur l'identité sétoise, de façon humoristique, poétique, et parfois engagée, voire militante, par des artistes issus de tout l'Hexagone, dont certains à la renommée internationale.
Depuis 2008 en effet, le festival K-Live - Sea, Art & Sound met en scène les cultures urbaines au sein de Sète. C'est un festival mêlant street art, installations et concerts. D'abord centré au théâtre de la mer, il essaime maintenant dans toute la ville chaque année au mois de juin, avec toujours plus d'ampleur.

Visite Street Art à Sète

La visite commence au centre ville avec le grand ciel bleu de Sète et son microclimat propice à de nombreuses espèces végétales méditerranéennes, surplombant le portail rétro en fer forgé bleu (ci-dessus) qui est l'entrée de l'École des Beaux-Arts, lieu magnifique situé en hauteur de la ville. Juste pour faire joli !
Sur le portail de la Fondation K-Live à l'origine du festival, rue Frédéric Mistral, s'expose à la vue des passants une oeuvre de C215, une peinture en hommage à l'un des pionniers du graff des années 80, intitulé Portrait de Kase 2.
Puis on se dirige vers les Halles, récemment habillées de maille en inox par l'architecte François Fontès. Juste en face, l'Idéal Bar offre sa façade bleue peuplée d'animaux fantasmagoriques et truffée d'évocations maritimes : Sète assez ?, d'Alëxone, interroge le passant. Il y a là, pêle-mêle, dans un joyeux univers proche de la B.D., un Barberousse bombe à la main, et d'étranges animaux (chers à leur auteur) rendant hommage aux joutes.
Sous une forme bien différente, M. Chat fait un clin d'œil visuel et linguistique aux Sétois place Léon Blum, avec M. Chat, c'est toi, chat jouteur au large sourire-miroir, marque de fabrique de l'artiste. En face, discrètement enlacés sur un balcon ombragé, le couple d'amoureux de Claire Streetart profite de la dolce vita à la sétoise. Côté couleurs, on reste dans le bleu et la marinière, échos de la mer et de ciel.
En commençant à s'élever dans les ruelles, on tombe sur la fresque suivante, toujours dans les tons bleus, dissimulée dans la petite rue Doumet, sans doute la plus engagée sous ses airs bon enfant : c'est l'œuvre de Pedro et Kasy K (100 pression), baptisée Exodus, en référence au bateau, qui, en 1947, quitta le port de Sète, avec à son bord des Juifs émigrant clandestinement d'Europe vers la Palestine, alors sous mandat britannique. Le bateau prend ici la forme d'un cétacé, avec à son bord des animaux comme une arche de Noé, mais aussi un pirate et un Georges Brassens fumant la pipe, belle synthèse des différentes faces de Sète !


Plus haut, sur la façade aveugle du lycée Paul Valéry, on découvre le monumental Monsieur Tielle, haut de neuf mètres, baptisé d'un nom bien local par Julien Malland, dit Set puis Seth, comme le dieu égyptien, autre référence méditerranéenne. Avec ses couleurs pastels, son univers onirique et enfantin, inspiré par ses nombreux voyages, c'est l'un de mes street-artistes préférés, avec un style largement inspiré de ses nombreux voyages (il se définit lui-même comme « global painter »). Pas étonnant qu'il ait œuvré en Amérique du Sud, et notamment à Valparaiso, autre port mythique !
Plus on monte dans les ruelles, plus les couleurs s'affirment, avec en apothéose L'Hymne à l'amour fleuri et coloré d'une des rares street-artites femmes : Kashink, avec son personnage aux yeux multiples caractéristique : un régal de joie et de couleurs pour raviver le souvenir de Piaf. En redescendant vers le Quartier Haut, on croise un cercle de Goddog : Lumière du soir, autre artiste voyageur au style plus abstrait, lui aussi très poétique.
On retrouve ensuite C 215, lors d'une halte rue des députés, avec un autre portrait bleu, intitulé le Penseur de Sète, hommage aux visages tannés des gens modestes, pêcheurs ou S.D.F. des rues de Sète, au regard fixé vers le large, vers l'ailleurs, vers l'amer ? Ici encore, C215 montre son talent pour représenter les visages marqués par la vie, aux expressions tourmentées mais aussi pleines d'espoir. Autre figure des rues sétoises, un chat tient compagnie au penseur, sur le compteur électrique.
En poursuivant la descente vers le centre-ville, nous voilà place de l'Hospitalet, espace à l'origine assez neutre et surtout suffisamment vaste pour accueillir des œuvres très éclectiques, notamment l'étrange calligraphie, encore intacte, de L'Atlas, pionnier de l'art urbain sétois : in girum imus nocte et consumimur igni. Il s'agit d'un gigantesque palindrome, attribué au poète latin Virgile qui signifie : « Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu ». La formule fut aussi reprise en titre pour un film de Guy Debord qui dénonçait la société de consommation et l'aliénation capitaliste. D'autres œuvres jouxtent celle-ci, dans un style plus figuratif, telle cette sirène endormie d'Alice Pasquini, ou encore ce fier jouteur 100 % Sétois exhibant crânement ses moustaches devant le mythique Café Social.
Fin de cette balade sétoise au niveau du Grand Canal, avec Le combat de mosieur Qui, un beau mur peint en noir et blanc, très graphique, par Monsieur Qui  sur l'escalier de la macaronade. L'unité dans tout cela ?
La ville de Sète, son histoire, ses habitants, la mer. Chaque artiste, tout en inscrivant sa patte temporaire sur les murs de la ville, s'efface pour sublimer la cité et ses multiples visages, avec le bleu pour fil rouge ainsi qu'en fond, dans le paysage, qui se dévoile sous différents angles à chaque coin de rue au fur à mesure qu'on déambule. Une bien belle façon, vivante et communicative, de mettre en valeur l'identité singulière et multiple de Sète, qui plus qu'une ville-galerie à mon sens, s'offre plutôt comme un écrin spontané pour des œuvres s'inscrivant naturellement dans son relief modeste mais ô combien généreux.

Anne Beretta - ©Photos et texte

Sète vu par Dali

Un dessin à la pointe sèche de Salvador Dali intitulé « La plage de Sète » est actuellement en vente à Barcelone.

A l'atelier des Beaux Arts

L'école municipale des Beaux Arts organise des ateliers pour les enfants. Belle image d'une des participantes !

Une nouvelle œuvre d’art à l’entrée de Sète

De g à dr : Gilbert Ganivenc, François Commeinhes
et Jean-Jacques François

Ce matin à 11h30 a été inaugurée la statue de Jean-Jacques François en présence de François Commeinhes, sénateur-maire de Sète, devant l’entreprise Proméo au quai des Moulins.

Rouge et jaune, avec des frites sur la tête, comme l’a décrite un élève venu visiter dernièrement l’expo « à contre-courant » de l’artiste à la Chapelle, la statue a été installée à l’entrée de l’entreprise. Mais l’idée vient de plus loin… « Au départ, ce visage est né, il y a longtemps, raconte l’artiste Jean-Jacques François, d’un petit dessin que j’ai gravé à la pointe d’un compas sur une vieille diapositive abîmée. J’ai retrouvé cette image, il y a peu. J’ai intégré cette forme dans des tableaux, puis j’ai réalisé cette sculpture. Elle a été choisie par le directeur de Proméo, Gilbert Ganivenq, grand collectionneur d’art, lors de ma dernière exposition à la chapelle du Quartier-Haut afin de l’installer devant son entreprise. Je suis ravi qu’elle reste à Sète et plus particulièrement quai des Moulins, à l’entrée de ce quartier qui s’ouvre aux artistes. Je suis passé à la postérité. Ici, c’est l’entrée des artistes ! »

Cette sculpture a été réalisée par l'artiste dans les ateliers de STIRAM à Montblanc mis à sa disposition dans le cadre d’un projet STIART, lancé il y a quelques années par l’entreprise. STIART travaille à mobiliser les collectivités territoriales et d'autres acteurs de l'aménagement urbain pour l'achat des œuvres à installer au cœur de la ville.
Ainsi, l’entreprise STIRAM accueille dans ses ateliers des groupes d’ados de différentes structures dont la Maison des ados de Montpellier pour un dialogue avec les salariés de l’entreprise, les artistes et un contact avec la vraie vie et le travail.
Les bénéfices de la vente de cette œuvre d’art iront à la Maison des Ados qui pourra ainsi mettre en place de nouvelles activités dans l'intérêt des jeunes du CHU de Montpellier.