Expos

Ouverture des Journées de l'Amour

Samedi 7 avril, le coup d'envoi des Journées de l'Amour a été donné à la Chapelle du Quartier Haut lors du vernissage de l'exposition collective « SVP plus encore… », en présence de Christy Puertolas, commissaire de l'exposition, Catherine Maraval, adjointe aux musées et Christelle Espinasse, adjointe aux évènements culturels. C'est l'amour sous toutes ses coutures, ses joies, ses coups durs et ses blessures qui se dégage des travaux des 19 artistes réunis dans cette exposition. Chacun a donné sa vision et son interprétation des « hauts et des bas » de ces perpétuelles montagnes russes que sont les relations amoureuses. Révélant ainsi autant de facettes sur les infinis possibles. Pas question de créer une zone de confort enfilant les clichés de la mièvrerie et de l'amour à l'eau de rose à travers les œuvres exposées. S'il est violent, sombre et torturé dans les dessins d'Amélie Joos, il peut se faire irrévérencieux dans les icônes de Séverine Metraz. Ou bien se faire inquiétant chez Pitout BNJRBV et les peintures de ces corps sous cellophane que l'on devine derrière des suspensions qui brouillent le champ de vision. Il peut se faire éphémère lorsqu'il est écrit avec du sable sur les photos de Christy Puertolas ou prendre l'apparence étrange de corps humains surmontés de têtes d'animaux chez Laure Boin. Tandis que sous l'immense cœur-arachnoïde veillant depuis ses hauteurs sont couvés deux étranges œufs sculptés par Jean-Pierre Parant.

Exposition Terrible Jungle à Agde

TERRIBLE JUNGLE 

LA NOUVELLE exposition de la Galerie de la Perle Noire / AGDE du 5 avril au 5 octobre 2018 

 Dans la jungle, « terrible jungle », le lion n’est pas mort ce soir... Heureusement, il danse de joie, d’admiration et d’envie, au milieu des oeuvres d’art de ses amis, 30 créateurs du Grand Sud qui ont jailli dans la clairière, cette nuit.

Au centre, un manteau onirique, drapé démesuré de clématite sauvage. Vêture poétique qu’aurait oublié  King Kong, au milieu de sculptures molles en textile, mi-oeufs géants, mi - termitières grouillantes et fleuries.

Mais au fait, où est passé Tarzan ? Ne le dérangez pas.

Il travaille dans son bureau des bois, taillé et sculpté dans des troncs d’arbres. Tandis que tout autour la végétation luxuriante dévore lentement des murailles séculaires. Fusion totale du minéral et du végétal, telle le temple d’Angkor. Et encore...

Car, il est des nuits magiques, où la jungle se transforme en forêt enchantée. Il suffit de se laisser envoûter.   Armel Ferroudj-Bégou

 

 

LES CREATEURS INVITES:

Martha ARANGO / Vered BABAï / Jacotte CAPRON / Béate DURAMOIS /Ziane FOREST / Jeanne & Viviane GERARDIN / Tieri LANCEREAU-MONTHUBERT /Véronique MATTEUDI / Sarah WOOD 

LES CREATEURS RESIDENTS:

 Rosario ALARCON / Thomas BEILLARD / Alice CARON-LAMBERT /Tyffanie CARTOLARO / Sid Ahmed CHÂABANE / Agnès DESCAMPS / Carine FOURMENT-HULLO / Olivier GARCIA / Jean-Christophe GUIGUES / Hélène LOUIS-BERT / Eva LUCA / Ludmila F. / LUTTENBACHER / Pascal Gabriel LUZY / Véronique MALLAVAL / Claire de MONTARDY / Philippe MONTELS / Francine MURA / Chris ORVIS / Elvira OVERMARS / Sylvie PIERRE / Olivier SÉJOURNÉ / Daphné SERELLE / François SIFFRE / Marlène TUFFERY / Anne VACHARD / Alexis VICENTE

Informations pratiques :

Exposition "Terrible jungle"  du 5 avril au 6 octobre 2018 à la Galerie la Perle Noire, 6 place Molière, tél04 67 26 94 12, site internet ou Page FB.

Du mardi au samedi : 10h-13h & 14h-18h + Dimanche 8 avril pendant les Journées Européennes des Métiers d'Art

Juillet et août, ouvert tous les jours : 10h-13h & 14h-19h

 

L'amour, l'amour ...

Le temps est maussade. Hier c’était les journées de l’amour. Le vent souffle également et fait quelques heureux, les courageux capables de patienter des heures pour une vague. Il m’arrive de déjeuner dans ma voiture. Peut-être pour trouver mon appartement, le soir venu, plus grand, moins froid. Ou aussi simplement par plaisir. A la radio c’est l’heure du Grand face à face. Nom hyperbolique  tant les deux acteurs de cette émission politique à savoir Natasha Polony et Raphaël Glucksmann s’exténuent à se trouver des points de désaccord. Lorsqu’ils y parviennent, peut être favorisés par l’animateur, celui-ci jubile, c’est à ce moment qu’il en devient insupportable. Aujourd’hui un invité est venu évoquer le printemps de la laïcité. Remarque immédiate de la perspicace journaliste : peut-on idéologiser une valeur cardinale de la république comme la laïcité ? La réponse m’échappe. Je me demande si on peut célébrer l’amour sans l’idéaliser ?

Assurément : L’année dernière j’avais écrit un article sur ces Journées de l'Amour spontanément. Sans davantage réfléchir, les premiers mots qui m’étaient venu à l’esprit étaient ceux de T. S ’Elliot Avril est le plus cruel des mois…

Quel temps faisait-il alors ? Beau ? Très vraisemblablement . Dans sa chanson Ostende, le beau Léo à deux alternatives impérieuses d’évasions opère le choix de la vigueur : se mettant ainsi à l’abri d’un contre coup, il part se balader dans le printemps.

Il va peut-être pleuvoir mais tant pis.

La marche aussi délassante soit-elle, n’est pas immanquablement provocatrice d’éclaircissement même si au-dessus de moi l’étau des nuages se craquelle pour laisser filtrer des bras de soleil charnus. Avril, cruel, …il devait faire un temps superbe. Aimer être aimé. Aimer aimer. Aimer l’amour plus que l’autre. Des regrets comme des vipères sortent de leur nid et piquent de leurs pointes acides l’esprit désireux de cette quiétude suscitée par les projets plus ou moins audacieux . Amertume inéluctable des subtils parfums d’efflorescences. Doute de savoir encore prendre les bon risques.

 

Et hop, à nouveaux les nuages. Pour de bon. Je ne sais pas si un battement d’aile peut provoquer un tsunami, mais la soudaine  panique des papillons avant ce nouveau coup de sombre fut édifiante. Leur dispersion silencieuse a précédé de quelques secondes une longue rafale de vent qui a paradoxalement chassé mes regrets.

Il ne s’agit plus que d’accélérer. Je repense à ces coussins vus hier en forme de cœurs brodés de mots doux, sensuels, enfiévrés, sur un petit lit exténué. De quelles couleurs étaient-ils, couleur boue diluée ? Celle du temps passant ? Les mots étaient rouges, intemporels. Rentré chez moi, le bouquin ouvert sur le bureau de ma loggia me rappelle un sketch d’une humoriste dont j’ai oublié le nom.

Il y est question d’une amie à elle qui la reçoit toujours en s’excusant de la grande pagaille car elle n’a pas le temps de ranger plaide-elle, alors que,  et c’est ici  que c’est drôle, c’est  absolument  impeccable.

Enfin pas tout à fait, car ensuite l’observatrice aiguisée souligne que ce bordel imaginaire recèle néanmoins quelques véritables éléments anarchiques (qui ont  néanmoins  le mérite de rendre le contraste encore plus saisissant avec l’ordre général) et de citer un verre de thé sur une table basse ainsi qu’ un bouquin ouvert à l’envers, c’est-à-dire qui présente la première et la quatrième de couverture. Le mien, qui repose seul sur mon bureau est ouvert à l’endroit, à la première page.

Il s’agit d’une lettre ouverte de Julio Cortázar qui fait office de préface au recueil  résidence sur la terre de Pablo Neruda. L’écrivain argentin  et ami du poète commence ainsi : Cher Pablo, quelle chance que les rituels de l’édition m’aient offert ce courrier vertigineux, cette boîte à lettre aux mille facettes ou une lettre pour toi va en être une pour tant d’autres.

Je déteste les prologues et les introductions mais tu vois il arrive parfois que les coutumes et les routines accèdent à une vie nouvelle, comme le geste mécanique de serrer la main (est-ce vrai qu’il est né  du sentiment contraire, pour prouver qu’on ne cachait pas une dague entre ses doigts ? ) peut devenir rencontre et communion, dialogue de la peau qui se reconnaît et se comprend  sous les paroles, poésie du toucher,  signe de l’amitié entre les hommes.

Je m’arrête ici ému par ce terme de communion de la peau me demandant si l’amour inclut l’amitié ou si c’est plutôt l’inverse. Hier les personnes présentes  à cette soirée d’ouverture de ces journées de l’Amour se trouvaient dans une sorte de communion, on ne peut plus laïque précisera-on seulement pour en référer à notre débat du départ. L’atmosphère déparant de la variété et l’excentricité de certaines œuvres était toute à la douceur,  à l’écoute,  à la poésie du toucher, car on se touche avec les mots, et écouter est offrir son attention autant que sa peau.

L’année dernière Pierre Tilman dans une après-midi consacrée à la lecture de ses œuvres avait évoqué l’amour lettre après lettre tout doucement goulument, délicatement, amoureusement. Il parlait avec la bouche mais aussi avec les bras, les yeux, la chair.

On avait l’impression en le regardant de voir le mot, sa physionomie, son caractère, sa manière de marcher, de se laisser saisir…. avant de s’éclipser. C’était un beau moment. Cette année d’autres belles choses se préparent certainement….

Pour ma part je vais retourner voir l’exposition car hier ce sont les gens qui ont davantage attiré mon attention. Des spectateurs d’une pièce d’Oscar Wilde auxquels Dorothy Parker disait s’intéresser davantage qu’à l’intrigue, la piquante critique américaine d’affirmer qu’ils ronronnent  d’approbation pour montrer qu’ils cautionnent , comprennent tout, et qu’ils utilisaient le mot « brillant » avec tellement de fierté qu’on avait l’impression qu’ils venaient de l’inventer.

Cette observation de la terrible Dorothy pourrait valoir pour certains vernissages où le mot « brillant » n’aurait qu’à être remplacé par celui de « génial ». Ce n’était pas le cas hier. Qu’entend-on par aveugle lorsque l’ évoque pour les amoureux ? Qu’ils ne prêtent plus attention aux assommants tumultes produits par ceux qui comblent malheureusement une  absence dans leur vie qu’ils n’osent pas nommer?  L’amour, l’amour, l’amour !

Expo Evasions au Miam


Le MIAM a ouvert les portes de sa nouvelle exposition "Evasions, l'art sans liberté".

Une sélection d'oeuvres poignantes issues de personnes privées de liberté, dans le

 milieu carcéral et celui des camps. La foule était la pour le vernissage.

Exposition "Graphiti pariétal & Vannerie solaire"

graphCaptureExposition "Graphiti pariétal & vannerie solaire" au Jardin Antique Méditerranéen.

Du samedi 14 avril 2018 au dimanche 17 juin 2018 - De 10h00 à 18h00

Exposition comprise dans les conditions normales d'entrée.
+ d'infos ici http://www.balaruc-les-bains.com/jardin-antique-mediterraneen.html

 

Exposition du collectif PACS. Projets artistiques conçues in-situ dans le jardin, par les artistes plasticiens Gislaine Marro et François Bouet.

Ces 2 installations s'inscrivent dans le paysage singulier du Jardin Antique Méditerranéen et sont porteuses de questionnements, de surprises propices à renouveler l'intérêt du public. l'humour, la surprise et la légèreté en sont les matériaux de base, ils possèdent un pouvoir de subversion de la réalité qui nous amuse et éveille toujours la curiosité...

Expocabanon : Hommage à Josian de la Pointe

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Exposition de photos pour un hommage du cabanon oeuvre d'art de Josian détruit par les services prefectoraux fin décembre dernier. Plus de 100 photos seront exposées affichées agrippées collées pendues punaisées et vous ...apportez les vôtres.


A suivre Pique nique géant devant le cabanon . Auberge espagnole musique, rire et festivités jusqu'à 17 h00 . Qu'on se le dise et que l'on partage abondament cet événement. Et l'expo sera réaccrochée à la Brasserie La Singuliere quai de Bosc à partir du 5 mai dans le cadre du Festival le Printemps des Photographes une collaboration du collectif Images et du Front de liberation de l'art modeste .

mardi 1 mai à 11:00
 
La Pointe Courte
petit passage sous pont canal arriére plan partie pointe courte, 3420

Nouvelle expo à Lattara : "La navigation lagunaire"

"La navigation lagunaire. 2000 ans de secrets révélés par le musée d'archéologie de Catalogne" du 14 avril 2018 au 7 janvier 2019

Régulièrement, chaque exposition du  Site archéologique Lattara - musée Henri Prades déplace les foules dans la métropole de Montpellier : un retour nécessaire au passé, mieux comprendre notre monde contemporain au travers des usages de la navigation naguère ? les raisons sont nombreuses et ne motivent pas uniquement les Lattois. Vernissage vendredi 13 avril à 18h30.

L'exposition créée par le musée d’archéologie de Catalogne Museu d'Arqueologia de Catalunya. Generalitat de Catalunya, adaptée par le site archéologique Lattara-musée Henri Prades, en collaboration avec le laboratoire Archéologie des sociétés méditerranéennes et le musée régional de la Narbonne antique permettra de considérer l'essor du port antique de Lattes sous un autre regard.

À partir des résultats de fouilles archéologiques récentes, à la fois sous-marines et terrestres, cette exposition vous propose d’embarquer sur un de ces navires de commerce pour vivre une expérience unique, sur les traces des marins de l’Antiquité.

Pendant l’Antiquité, la côte qui s’étendait du Languedoc à la Catalogne était jalonnée de ports intérieurs, à l’abri des vagues, reliés à la mer par un système lagunaire complexe. En longeant le littoral, les navires ibériques chargés d’amphores à vin remontaient ainsi jusqu’au port de Narbonne, considéré comme l’un des plus importants du monde romain. 

À partir des résultats de fouilles archéologiques récentes, à la fois sous-marines et terrestres, cette exposition vous propose d'embarquer à bord d'un de ces navires de commerce pour vivre une expérience unique, sur les traces des marins de l'Antiquité.

Pour consulter le site du Musée archèologique de Lattes

Site archéologique Lattara - Musée Henri Prades
390, avenue de Pérols
34970 Lattes
04 67 99 77 20

Biennale du verre à Grabels en avril 2018

A l'occasion de la 4e Biennale du verre, la commune de Grabels, à l'ouest de Montpellier, accueillera six artistes verriers confirmés du 12 au 15 avril 2018.  Un clin d’œil à la tradition de la verrerie qui s’est développée à quelques kilomètres de là, autour de Claret et qui a contribué en son temps depuis le XIIIe siècle au rayonnement de notre région avec l'installation des gentilshommes verriers sur le Causse de l'Hortus du Pic Saint-Loup.

Les créateurs d’art, sculpteurs verriers qui travaillent le verre avec des techniques traditionnelles ou modernes, viennent de plusieurs horizons géographiques, de Colomiers en Haute-Garonne, du Lot en Midi Pyrénées, de la Savoie à la Catalogne.

Avec la même soif de créer, ils exposent à la salle de la Gerbe pendant quatre jours.

Ont été sélectionnés Jürgen Chaumarat et son influence polynésienne, Michel Delsey-Lagrange et le monde végétal, Philippe Litou et ses trésors marins détournés, Olivier Mallemouche membre des Ateliers d'Art de France, Julia Robert et son art culinaire et la catalane Ingrid Solé présenteront leurs créations lors du vernissage du 12 avril à 19h.

Un concours de création leur sera proposé. Ils réaliseront une œuvre originale sur le thème du « lien », au sens propre ou figuré…

À l’issue de la Biennale, le prix du jury viendra récompenser l’œuvre choisie et chacun pourra également voter pour le prix du public.

Remise des Prix, dimanche 15 avril à 17h. L'entrée est  libre.

Salle de la Gerbe à Grabels : ouverture de 14h à 19h