Expos

KINSHASA Chroniques au MIAM

KINSHASA
Chroniques

du 13 octobre 2018 au 10 mars 2019
 
Exposition coproduite par le Musée International des Arts Modestes et la Cité de l’architecture & du patrimoine
 
M I A M
Musée International des Arts Modestes

  
Pour la première fois, le MIAM accueille à Sète des artistes du continent africain. Ils vivent et travaillent principalement à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
 
L’exposition Kinshasa Chroniques propose une approche de la capitale congolaise, troisième ville d’Afrique, née du regard d’artistes dont la pratique est ancrée dans une expérience intime de l’espace urbain. Soixante-dix créateurs—individus, binômes, collectifs—y disent par la plastique, par le verbe, par le son, Kinshasa telle qu’elles et ils la voient, la vivent, la questionnent, l’imaginent, l’espèrent, la contestent.
 
La focale est éminemment contemporaine : photographes, vidéastes, performeurs, slameurs, rapeurs, peintres, bédéistes, ils et elles sont presque tous nés après 1980. En cela, l’exposition fait écho à la démographie de Kinshasa, dont la très grande majorité des habitants a moins de quarante ans. Engagés, à la recherche de manières nouvelles de dire et d’imaginer la ville, tant formellement qu’éthiquement et politiquement, les concepteurs que l’on rencontre ici mettent radicalement à mal clichés et images faciles.
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 "Sur fond de déambulation—une traversée de Kinshasa qui mène les visiteurs de quartier en quartier—, l’exposition s’articule autour de neuf chroniques. Ces chroniques peuvent être abordées comme on aborderait la ville elle-même, de manière linéaire ou, selon l’intérêt et l’envie de chacun, en faisant des sauts, des impasses, des allers et retours. Performance, sport, paraître, musique, capital, esprit, débrouille, futur, mémoire : si les thématiques sont diverses, elles n’ont pas pour autant l’objectif d’offrir une vision englobante de Kinshasa. Il s’agit plutôt de suggérer des pistes, ou encore des points d’entrée, pour penser l’espace urbain kinois – pistes et points d’entrée inspirés par le travail des artistes eux-mêmes. L’objectif n’est pas non plus de présenter un panorama des arts contemporains à Kinshasa : l’exposition ne se veut en rien un survol."
 
Plusieurs générations d’artistes sont à l’oeuvre dans la ville aujourd’hui, qui chacune mériterait une ou plusieurs expositions. A quelques exceptions près, qui ensemble confirment la règle, les créateurs en présence ici appartiennent à la plus jeune de ces générations.
 
 
Si certains ont déjà exposé hors Congo, la plupart sont encore peu connus au-delà du milieu des arts kinois.
C’est une importante lacune que Kinshasa Chroniques vise à combler.
 
Un objectif, encore : dialoguer via les formes, les thématiques, la scénographie avec d’autres lieux et initiatives qui se sont donné pour but d’exprimer la richesse, la complexité de la scène artistique congolaise.
Biennale Picha de Lubumbashi qui, en 2017, célébrait sa cinquième édition ; ateliers, expositions, masters class organisés par le collectif kinois Eza Possibles et par Kin ArtStudio, espace fondé à Kinshasa par le plasticien Vitshois Mwilambwe Bondo ; festivals consacrés à la performance, eux aussi à Kinshasa—depuis 2015, les rencontres internationales de performeurs KinAct et en 2007 les Scénos urbaines ;
 
Afropolis : Stadt, Medien, Kunst (Rautenstrauch-Joest Museum, Cologne, 2010-2011), exposition qui consacrait une importante section à Kinshasa ; Kinshasa ville des images (Museum für Kunst und Kulturgeschichte, Dortmund, 2012) ; Beauté Congo (Fondation Cartier pour l’art contemporain, 2015) ; Urban Now : City Life in Congo (WIELS, Bruxelles, 2016) ; Congo Art Works (Garage Museum of Contemporary Art, Moscou, 2017) ; Kinshasa 2050, rendez-vous annuel lancé par l’Institut français de Kinshasa en 2017…
 
Kinshasa Chroniques s’inscrit dans la continuité de ces précédents et d’autres encore, et par-là souhaite contribuer à l’écriture plurielle d’une histoire de l’art urbain congolais.
 
Dans l’optique, toujours, de dialoguer, les approches proposées dans l’exposition sont celles non pas d’un commissaire individuel, mais d’un collectif de praticiens dont les membres sont issus de domaines divers. Performance, architecture, urbanisme, histoire de l’art, science politique se rejoignent et s’interrogent mutuellement. La visée est non pas de dire la ville de Kinshasa, d’énoncer une ou des vérités la concernant, mais de l’écouter, d’apprendre d’elle.
 
"C’est que les oeuvres regroupées dans Kinshasa Chroniques narrent une ville qui a passablement à enseigner à ses consoeurs d’Europe et d’Amérique du Nord. En matière de formes et de pratiques artistiques et en tant qu’espace de vie. Polycentralité, polyfonctionnalité, contigüité, densité, vitalité du commerce de quartier, économie circulaire : ces caractéristiques offrent un terreau de réflexion positif pour faire évoluer les villes au « Nord » vers plus de dynamisme social, de proximité, de fluidité fonctionnelle et de décentralisation de la production urbaine. Avec ses quelque treize millions d’habitants et 85% de sa surface auto-planifiée et auto-construite, Kinshasa peut, en effet, être perçue comme le révélateur d’une nouvelle façon de produire la ville."
 
La vie à Kinshasa est souvent très dure. Il ne s’agit pas de faire l’impasse là-dessus. Mais de désespoir non plus il n’est pas question ici. Et pour cause. Les portraits-catastrophe de Kinshasa, et du Congo plus largement, que véhiculent les médias au « Nord » trouvent peu d’écho dans la production artistique de la ville.
 
Infrastructure dévastée, chômage endémique, militarisation de l’espace, violence quotidienne— ces sujets, ces obstacles, sont bien évidemment traités, mais aussi, et souvent simultanément, la poésie, l’espoir. Kinshasa, vue par ses artistes aujourd’hui, est un espace de possibles. C’est à ces possibles qu’est consacrée cette exposition. 
 
COMMISSAIRES:
Claude Allemand (MIAM) - Sebastien Godret (archidb)- Dominique Malaquais (CNRS)- Fiona Meadows (Cité de l’architecture & du patrimoine)- Éric Androa Mindre Kolo (Bingo Cosmos)
 
INFORMATION PRATIQUES
Musée International des Arts Modestes
23 quai Maréchal de Lattre de Tassigny - 34200 Sète - France

+33 (0)4 99 04 76 44
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_body" class="adr black-to-orange contextEntry" href="https://webmail22.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=SF_INBOX&IDMSG=111150&check=&SORTBY=1" target="_blank">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - www.miam.org
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Heures d’ouvertures
- du 1er octobre au 31 mars : du mardi au dimanche de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00.
Visites guidées sur réservations.
Fermetures annuelles : 1er mai, 1er novembre, 25 décembre et 1er janvier

Tarifs
- Adultes : 5,60 euros
- Groupes de plus de 10 personnes : 3, 60 euros
- Etudiants, 10-18 ans : 2,60 euros
- Groupes scolaires non sétois : 25 euros
-1.2.3 Musées* : 3,60 euros

*Sur présentation d’une entrée adulte à l’Espace Georges Brassens ou au Musée de la mer (validité du ticket 2 jours) le MIAM appliquera aux visiteurs un tarif préférentiel.

Gratuit pour les moins de 10 ans, demandeurs d’emploi, groupes scolaires sétois, et le premier dimanche du mois

Christophe COSENTINO en résidence artistique à El Jadida

REGARDS CROISÉS

 L’artiste peintre sétois Christophe COSENTINO en résidence artistique à El Jadida, dans l’atelier du peintre jdidi Abdellah

du 23 septembre au 13 octobre 2018.

Dans le cadre de la relance des échanges entre l es villes jumelles de Sète et El Jadida , et à l’initiative du Comité de jumelage Sète - El Jadida , d es Lions Club Sète et El Jadida Doyen , l’artiste sétois Christophe COSENTINO , séjournera en résidence artistique à El Jadida, du 23 septembre au 13 octobre 2018 .

Christophe COSENTINO partagera l’atelier du peintre zemmouri Abdellah DIBAJI , son correspondant artistique, qui le guidera durant sa résidence artistique dans la capitale des Doukalas .

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Comme le veut l’esprit de cette rencontre, visant à donner un nouvel élan aux relations entre les deux citées portuaires de Sète et d’El Jadida , Abdellah DIBAJI séjournera à son tour en résidence artistique dans la ville de Sète, au printemps 2019. Deux villes, deux ports, deux artistes, deux regards croisés qui saisiront sans aucun doute l’occasion de cette riche expérience humaine et artistique, source de nouvelles inspirations, pour élargir chacun leur horizon créatif .

À l’issu de sa résidence, Christophe COSENTINO exposera ses œuvres d’inspirations marocaines, dont le vernissage aura lieu le jeudi 11 octobre, à la Galerie Abdelkebir Al Khatibi dans la cité portugaise, mise à disposition par la délégation Provinciale d’ El Jadida du Ministère de la Culture du Maroc .

Quatre membres du Comité de jumelage Sète - El Jadida, feront, à cette occasion, le déplacement à El Jadida .

À PROPOS DE CHRISTOPHE COSENTINO

"Christophe Cosentino est né en 1963. Il vit et travaille à Sète. Dès le début des années 80, à l’âge de vingt ans , il côtoie à travers des expositions collectives à Sète et à Paris, les peintres du mouvement pas encore nommé « la figuration libre », Hervé Di Rosa , Robert Combas..."

"Libre certes, mais indépendant de tout courant, Christophe Cosentino s’exprime depuis quelques années dans un langage pictural poétique qui lui est propre, aujourd’hui reconnaissable entre tous. Son travail se démarque par des couleurs lumineuse s, des laques monochromes, des compositions fragmentées qui s’articulent comme un puzzle, ainsi que par l’inclusion d’éclats de céramiques ou de toiles de jute sur ses peintures , et par un sens aigu du détail : des silhouette s de laque noire, un détail de fond marin, des animaux fantastiques, une paire de chaussure... ou encore ce plongeur doublement prisonnier de son scaphandre et des tentacules d’une pieuvre. « Cosentino n’est pas de ces artistes qui sont toujours là où on les attend. Il faut prendre le temps de découvrir la richesse de son atelier, ses inspirations, ses techniques, ses formats , s es matériaux réservent toujours de belles surprises. On le croit prisonnier de ses couleurs parfois tonitruantes et il nous offre des portraits voir e des gueules en noir et blanc d’une incroyable puissance, tracés, marqués, tatoués de rêves et d’histoires de la Vie... »" Christiane Meyrueis.

La troisième édition du Salon des Arts Songes d’Automne

Le service culturel de la ville vous invite à la troisième édition du Salon des Arts Songes d’Automne au Foyer des Campagnes.
Samedi 13 Octobre de 10h à 19h vernissage à 11h30
Dimanche 14 Octobre de 10h à 17h
Ce salon accueillera des artistes peintres et /ou sculpteurs amateurs. Du figuratif à l’abstrait, toutes les expressions et toutes les techniques seront représentées.
Restauration sur place.

 

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PEINTURE ET POESIE. LES PEINTRES VUS PAR LES POETES

La nouvelle exposition événement du Musée Paul Valéry à Sète propose chaque jour à 16h une rencontre exceptionnelle avec un artiste ou un poète qui s'exprimera devant une oeuvre qu'il aura choisie.

 

 Jusqu’au 4 novembre 2018.

Sète Los Angeles

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Sète-Los Angeles est une association loi 1901 qui a pour but d’organiser une rencontre entre artistes setois et angelinos..

Cette rencontre aura lieu au printemps 2019 à Los Angeles. 14 artistes Sétois vont partir en résidence pendant 15 jours pour produire in situ et exposer aux côtés d’artistes américains. A l’automne 2019, 14 artistes américains viendront ensuite àSète pour produire et exposer aux côtés des artistes sétois.

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Sète-Los Angeles est une expérience, une aventure, une épopée qui se terminera par un événement sur 5 jours avec un vernissage, des conférences, des projections, des happenings, des concerts... Galeristes, collectionneurs, mécènes, chefs d’entreprises, partenaires se rencontreront lors d’une soirée privée dédiée à ces échanges.


Pour financer une partie du projet, l’association et les artistes éditent un coffret de 14 estampes, signées et numérotées, tiré à 100 exemplaires. Produit dans l’atelier Dugrip-Picard-Jacomet (DPJ) à Sète. La gravure sur bois telle qu’elle y est pratiquée renoue avec des savoir-faire artisanaux remontant au XVe siècle.

MULTIPLES SÈTE-LOS ANGELES. Réalisation de 14 estampes signées et numérotées par chaque artiste, rassemblées
dans un coffret. Les fonds récoltés permettront la réalisation de l’exposition Sète-Los Angeles.
Production dans l’Atelier Dugrip-Picard-Jacomet (DPJ) à Sète.

https://www.facebook.com/atelierdpj/videos/1859153434169216/?t=32

Gravé par Jean Marie Picard, Mise en couleur par Bruno Jacomet, Imprimé par L’Atelier DPJ, Papier fait main par le Moulin à Papier de Brousses et Villaret, et Coffret réalisé par l’Atelier Chien de mer à Sete, par Magali Gerard.

Un travail d'artisans d'art, fait main.

14 estampes
Format : 25 x18 cm
Tirage : 100 exemplaires
ÉDITIONS LIMITÉES

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"Dans l’histoire de l’art contemporain français, Sète fait figure d’exception. A l’époque où Paris et son école des Beaux-Arts bannissaient la peinture, ses couleurs et son expressionnisme, reléguant la figuration aux oubliettes de l’Histoire, la petite ville rebelle inventait la Figuration libre."

"Ce mouvement, aux antipodes de l’art cérébral et abstrait des années 70, prit le parti de la « liberté », de faire « figurer » toutes formes d’art, sans frontières de genre et d’origine géographique. Los Angeles et sa contreculture, performers, groupes de musique punk, artistes de rue, séries B, fanzines, ne pouvaient qu’attirer l’oeil des artistes sétois. A l’heure où New-York dominait avec le Pop art, l’expressionnisme abstrait, bientôt le minimalisme, Los Angeles s’affranchissait de tous ces courants et s’aventurait vers des territoires nouveaux, revendiquant la suprématie de la matière sur l’idée, du savoir-faire sur l’abstraction. Riche, énergique, créative, bouillonnante, Los Angeles offre depuis toujours une scène artistique vibrante. Cette ville immense, tentaculaire incarne à elle seule le rêve américain…"

Attirant toujours plus d’artistes, de collectionneurs, de galeries et d’institutions, la ville est aujourd’hui l’épicentre turbulent de la création contemporaine mondiale. Deux collines, l’une au bord de la Méditerranée, l’autre du Pacifique. Deux centres d’art contemporain à ciel ouvert qui ont en commun la lumière, l’énergie mais surtout un goût pour la contreculture, l’irrévérence, le mélange des genres, l’insolite, la liberté.

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L’intérêt réciproque des Sétois pour les Américains date des années 60, quand Hervé Di Rosa et Robert Combas sympathisaient avec Keith Haring, Jean-Michel Basquiat, Kenny Scharf avec lesquels ils partageaient, comme l’écrit le critique d’art Otto Hahn, une « vitalité joyeuse ».

Les artistes sétois ne résistent pas à cet attrait. Depuis les premiers « cow-boys » de la Figuration libre jusqu’aux sculpteurs sonores d’aujourd’hui, ils ne cessent de porter leur regard sur l’Amérique, racontent des histoires sur fond de western, nourrissent des mythes hollywoodiens, inventent des personnages et des décors californiens. Ils s’inspirent des comics, des super héros, du street art, utilisant l’art pour abolir les frontières. Les affinités, correspondances et similitudes entre artistes sétois et angelinos dépassent toutefois ce « goût de l’Amérique » et cet esprit anti conformiste. C’est en fait toute une histoire secrète, celle de la contre-culture, qui relie les deux scènes artistiques.

Dans l’histoire de l’art contemporain français, Sète fait figure d’exception. A l’époque où Paris et son école des Beaux-Arts bannissaient la peinture, ses couleurs et son expressionnisme, reléguant la figuration aux oubliettes de l’Histoire et brandissant le concept comme un absolu, la petite ville rebelle inventait la « figuration libre ». Ce mouvement, aux antipodes de l’art cérébral et abstrait des années 70, prit le parti, la « liberté », de faire « figurer » toutes formes d’art, sans frontière de genre et d’origine géographique, sans hiérarchie de valeurs entre haute et sous-culture, sans distinction entre beaux-arts et arts appliqués. Outre l’art brut, les pionniers de la figuration libre revendiquent leur démarche comme celle d’artisans des « arts populaires », inventeurs de monstres et robots (Hervé Di Rosa), s’inspirant de Mickey Mousse comme de la sciencefiction, de l’imagerie africaine et de la culture des banlieues (Robert Combas).

Ils puisent dans cette culture populaire, ce qu’on appelle parfois Outre-Atlantique sub-culture, des sources d’inspiration appréciables par tout le monde, loin des références raffinées des « connoisseurs » de l’art contemporain.

Une attitude comparable caractérise la naissance de la scène artistique angelinos. A l’heure où New-York dominait avec le Pop art, l’expressionnisme abstrait, bientôt le minimalisme, Los Angeles s’affranchissait de tous ces courants et s’aventurait vers des territoires nouveaux, revendiquant la suprématie de la matière sur l’idée, du savoir-faire sur l’abstraction.

Ed Kienholz, Larry Bell, Ed Ruscha, Dennis Hopper, Barbara Kruger, ces « rebels in paradise » comme les définit l’historienne de l’art Hunter Drohojowska- Philp, proposaient un art radicalement nouveau, une création dissidente de la culture mainstream et d’Hollywood, constitué de style singuliers (finish fetichism, light and space, LA cool etc).

Les deux villes devaient se rencontrer. Le contact passa d’abord par la curiosité des Sétois qui, le regard tourné bien au-delà de New-York, s’intéressèrent à Los Angeles et sa contreculture — performers, groupes de musique punk, artistes de rue, séries B, fanzines. Agnès Varda lança le mouvement, qui s’installa dès les sixties en Californie, consciente des mouvements d’avant-garde qui s’y exprimaient alors.

Après avoir consacré un film aux Black Panthers à Oakland, la cinéaste partit à la rencontre des « murals » qui apparaissaient alors dans les quartiers interlopes de Los Angeles — Venice Beach, South Central, Downtown.

Robert Combas se passionnait pour le punk californien, Hervé di Rosa sympathisait avec Jim Shaw, Stéphan Biascamano revisitait le cinéma expérimental et les séries B de l’époque.

Sète n’a jamais cessé d’attirer et de voir naître des artistes. C’est une ville d’artistes.

Un véritable vivier, une pépinière de talents. Peu de villes peuvent s’enorgueillir d’une identité aussi forte, d’un attachement aussi viscéral des artistes à leur cité. Il y a ceux qui y sont passés, ceux qui ont choisi d’y vivre, ceux qui y sont nés… On pense forcément au musicien Georges Brassens, à la cinéaste Agnès Varda, à l’homme de théâtre Jean Vilar… Trois artistes d’exception, trois libertaires, anticonformistes, amoureux de leur ville, la marquant pour toujours du sceau de leur talent. Comme une véritable bande d’amis, les artistes sétois d’aujourd’hui ne forment pas pour autant une école.

Figuration libre, art brut, art conceptuel…chacun explore sa voie, sa singularité, son domaine, ses inspirations sans qu’un mouvement homogène ne se distingue. Peintres, sculpteurs, musiciens, ou tout à la fois, certains s’inspirent de la mythologie, des traditions, de la lumière… Tous aiment les voyages et parcourent le monde pour revenir, toujours, à Sète, ce port d’attache, cette île si « singulière », décrite ainsi par l’écrivain Paul Valéry, lui aussi né à Sète.

Los Angeles. Riche, énergique, créative, bouillonnante, Los Angeles offre elle aussi, mais à bien plus grande échelle, une scène artistique vibrante. Depuis toujours, la Cité des Anges est celle des artistes. Cette ville immense, tentaculaire tournée vers l’océan incarne à elle seule le rêve américain… Attirant toujours plus d’artistes, de collectionneurs, de galeries et d’institutions, la ville est aujourd’hui l’épicentre turbulent de la création contemporaine mondiale.

SèteLosAngeles. Deux collines, l’une au bord de la Méditerranée, l’autre du Pacifique, qui incarnent ce foisonnement créatif, cette quête de liberté. Deux centres d’art contemporain à ciel ouvert où l’on retrouve lumière, espace, énergie mais aussi ce goût pour la contre-culture, l’irrévérence, le mélange des genres, l’insolite. Deux villes qui seront associées, reliées, confrontées, le temps d’une exposition, le temps d’une rencontre.

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Sète-Los Angeles est une expérience, un voyage, une épopée guidée par la volonté d’organiser une rencontre entre artistes de deux mondes qui développent autant d’approches de l’art, plastique, littéraire, musical, cinématographique. Différents regards de ces « rebels in paradise » que nous avons eu envie de rassembler quand ils se connaissent déjà ou de confronter pour qu’ils s’enrichissent. « Ici c’est ailleurs», comme l’affirment Anne-Marie Miéville et Jean-Luc Godard dans leur film éponyme. Récréer un peu de Sète à Los Angeles, et inversement, pour inventer un territoire fictif où ces deux univers coexisteront. Ainsi, Setangeles, le titre de l’exposition sorti d’un dessin de Topolino, résume à lui seul ce projet de fusion. Sète-Los Angeles est une association à but non lucratif qui a pour objectif de croiser ces deux villes et bientôt d’autres pôles culturels, d’autres villes d’artistes... Berlin, Shanghai, Moscou, Tokyo... Ce projet collectif et familial a vu le jour lors de retrouvailles sur le parvis des Halles de Sète en avril 2017. L’idée, formulée par Vanessa Atlan, ariste sétoise installée à Los Angeles despuis 2010, a ensuite été creusée et développée par Sophie, Pauline, Marie et Anne, sétoises de naissances ou de coeur, passionnées d’art depuis toujours.

L’idée a ensuite été proposée aux artistes qui ont immédiatement accepté l’aventure picturale collective. Ces artistes qui ont été choisis sont ceux qui ont croisés nos chemins professionnels et dont les oeuvres ornent les murs de nos maisons. Des artistes découverts et collectionnés depuis longtemps et dont les parcours ne cessent de nous intéresser. Il en existe bien d’autres, des artistes de talent à Sète ! Il a fallu faire un choix. Un premier rendez-vous est pris de l’autre côté de l’Atlantique. D’autres destinations verront naître d’autres rencontres, ailleurs dans le monde. La première étape de cette aventure verra les Sétois à Los Angeles.

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Une maison dans les collines ou un motel accueillera les artistes, le temps d’une résidence en février 2019. 10 jours de création, de montage, puis 5 jours de vernissage, accompagnés d’une série d’événements : performances, concerts, projections de films, happenings, conférences, lectures etc. A chaque artiste sétois, nous offrons la possibilité d’inviter un Californien, ou d’explorer un élément de la ville qui l’inspire. Outre le lieu principal de résidence et de création, des événements pourront être organisés dans des lieux satellites – salle de cinéma et de concert, mais aussi lieux iconiques de la ville, Vintage 101 Coffee, Hollywood Motel, etc. Dans un second temps, en septembre, une quinzaine d’artistes californiens seront invités à exposer, à Sète, des projets inspirés par la ville autant que par leurs rencontres de l’hiver précédent avec les artistes sétois. Plusieurs lieux sont envisagés à Sète. Il y a un immeuble désaffecté, une belle bâtisse du XIXe qui abritait l’ancienne banque du Crédit maritime. Elle est située en plein centre de la ville, à deux pas du canal et des halles centrales, tout près du Musée international des arts modestes (MIAM) fondé par Hervé Di Rosa en 2000. Vernissages, performances, concerts se produiront dans les nombreux espaces dédiés à l’art de la ville : Le Centre régional d’art contemporain (CRAC), le musée Paul Valéry, l’ancien conservatoire de musique et d’art dramatique de la ville, le Théâtre de la mer...

L'équipe : SOPHIE DULIN, Chef de projet ,Libraire à l'Echappée Belle, née à Sète en 1971. YANN PERREAU, Yann Perreau est commissaire d’exposition, auteur et critique. VANESSA ATLAN, Conseiller artistique, Los Angeles. PAULINE BOYÉ
Responsable du financement,Paysagiste. MARIE TAILLAN, Coordinatrice éditoriale Auteur, Editeur et ANNE BOYÉ
Conseillère artistique, Styliste.

Ce qui nous lie

- Exposition photo à la MID
Du 5 octobre 2018 au 12 janvier 2019

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Voyages entre Deux Mers

Exposition, rencontres, films, produits du terroirs...
Quai d'alger
1er et 2 octobre 2018 à partir de 11hL’image contient peut-être : texte

Au Crac, Mademoiselle

Exposition du 21 juillet 2018 au 6 janvier 2019

MADEMOISELLE est une exposition collective qui rassemble une nouvelle génération de femmes artistes internationales, explorant les enjeux (et les paradoxes) liés à la féminité contemporaine, à travers un large éventail de médiums et de sujets.

Faisant référence à l’interdiction récente du titre « Mademoiselle », et s’inspirant de l’actuel intérêt pour les droits des femmes

— connu sous le nom de phénomène «  #MeToo » —

l’exposition entend montrer l’héritage, l’évolution et la diversification des stratégies et des théories féministes.

C’est avec un certain dédain (naïf ou non) pour les conventions et les tabous, que ces artistes exposent la convergence de diverses histoires féministes avec d’autres aspects de la politique identitaire et de la critique sociale, allant au-delà d’un récit féministe unique, pointant ainsi les obstacles qui se dressent devant l’émancipation féminine.Elles explorent la violence, les clichés de la béatitude domestique, la maternité, les relations sociales et personnelles, les droits collectifs, la quête de l’autonomie individuelle par l’hédonisme et le narcissisme, la visibilité médiatique et la sexualisation générale de la culture. Elles travaillent sur les modèles omniprésents de la « jeunitude » et de la « féminitude » - incarnés par le concept de la Jeune-Fille, emblèmes de la société de consommation et régulateurs de l’intégration et du succès.

Ces interrogations se formulent dans une sensibilité générale teintée d’humour, qui semble non seulement fournir une certaine distance critique pour évaluer les gains et les pertes du féminisme, mais constitue également une stratégie gagnante pour négocier de nouveaux possibles du féminisme, pratiques comme théoriques.

 

Commissaire de l'exposition : Tara LONDI

Ackroyd Rebecca Argimon Bianca Buckman Zoe Chisa Anetta Mona & Tkáčová Lucia Colbert Charlotte Curnier-Jardin Pauline Cwynar Sara Dengler Verena Dothan Leni Douglas Eliza Echard Mimosa Georgieva Gery Hempton Celia Husky Suzanne Jaune Oda Jones Jesse Keith Roach Clementine Khatibi Sanam Londi Romana Madani Tala Mahmoud Nevine Muholi Zanele Peake Florence Perret Mai-Thu Prouvost Laure Rottenberg Mika Rovner Lisa Sahal Elsa Self Tschabalala Sokol Apolonia Turn und Taxis Maria Uddenberg Anna Vega Ana Wellmann Ambera Williams Zoe Wynter Liv

Peintures et sculptures de Christine Busso

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bussoCapture"C’est une œuvre étrange et inédite que celle de Christine Busso, disparue à l’âge de 41 ans. Née en 1967 à Mont-Saint-Martin (Meurthe et Moselle), petite ville à la frontière belgo-franco-luxembourgeoise, elle a poursuivi de brillantes études d’histoire de l’Art à la Faculté de Lyon, suivies de cinq ans de formation aux Beaux-Arts de Saint-Etienne, avant de se lancer dans une recherche picturale personnelle."

"Son œuvre au raffinement initiatique a pris naissance dans le labeur, le silence et la solitude. Loin des modes et des rumeurs du monde» Mario Guastoni dans la revue LIGEIA, Juillet-Décembre 2016 Son oeuvre frappe d’entrée par ce sentiment de fragilité et de préciosité. De riches et subtiles harmonies de couleurs, soyeuses comme des tissus orientaux, séduisent par leur charme discret mais non moins affirmé."

La maîtrise de la couleur est une des caractéristiques de cette oeuvre. Tout en subtiles harmonies, ces compositions offrent au regard une large palette, comme si l’artiste s’était méthodiquement attelée à percer les mystères des différentes résonances des combinaisons colorées les plus délicates et raffinées. Le support privilégié est le papier, différentes sortes de papier, de grammage, de grainage, de consistance, souvent de petit format, comme pour ne rien laisser au hasard, tout maîtriser dans cette alchimie, dans cette magie de mélange de techniques. Car sur le même support elle utilisait autant l’aquarelle, la craie d’art, la peinture à l’huile, l’acrylique, et ceci pour un résultat homogène et cohérent. Aucune impétuosité ne surgit de ces peintures tout en douceur, élégance et délicatesse."

"Le dessin, discret mais indéniablement présent, évoque plus qu’il ne décrit et précise . Il laisse apparaître un univers mythique, parfois mystique, où chacun pourra deviner personnages ou animaux selon la perspicacité et l’imagination mises au service du regard. Christine nous a laissé quelques pistes d’interprétation avec les titres et les références. Mais comme elle-même s’est laissée sans doute porter dans son élan créatif par l’intuition, le spectateur doit promener sur l’oeuvre sa propre imagination. Christine Busso est décédée en décembre 2008. Sa mère Marie-Claude, demeurant à Sète, a alors découvert ce travail étonnant et s’est engagée à le faire connaître en organisant des expositions à travers toute la France.

Pour cette exposition à la chapelle des Pénitents de Sète, elle a invité le sculpteur Richard ALIAS à présenter ses oeuvres auprès de celles de Christine. Si les sculptures de Christine Busso sont tout en élancement, finesse et élégance, évoquant une vocation contrariée pour la danse, celles de Richard Alias imposent par leur présence toute auréolée d’ironique poésie et sont à placer dans une relation ludique avecles matériaux, les objets récupérés, qu’il transforme, assemble, conjugue, leur donnant une autre vie et une autre destination avec un sens artistique avéré.

Site Christine BUSSO : https://www.christinebusso.fr/