Expos

Le Sète de Stéphane Couturier s’expose à la Chapelle du quartier Haut

 Invité en résidence pour la 10e édition du festival ImageSingulières, le photographe Stéphane Couturier, connu pour son travail sur l’espace urbain et ses différentes mutations, a dévoilé, à l’occasion du vernissage organisé le samedi 12 mai, sa vision toute particulière et inédite de l’Île Singulière.   Lors  de cette inauguration, l’artiste a guidé le public pour expliquer son travail. Durant un mois, entre Pointe-Courte, Pont-Levis et centre ville, Stéphane Couturier a arpenté la cité pour livrer un travail expérimental qui peut être vu comme une sorte de révélation photographique. Car plutôt que des images successives, Stéphane Couturier s'est attaché en juxtaposant plusieurs points de vue  à traduire les sensations pures que l’on perçoit en déambulant dans la ville. Ces grands clichés sont ainsi une sorte de patchwork, un savant assemblage jouant à la fois sur la géométrie et les couleurs qui révèle un visage de Sète jusqu'alors inconnu. Aux côtés de Gilles Favier, directeur artistique du festival et de Christian Caujolle, commissaire de l’exposition, Catherine Maraval, adjointe aux musées, n’a pas manqué de souligner la qualité de ce travail qui met en lumière une Île Singulière pleine de douceur, de complexité et en perpétuelle transformation. À la fin du vernissage, Stéphane Couturier a dédicacé son livre #Sète18.  

EXPOSITION DES JOURS ET DES NUITS

Exposition de Christophe Vilar et Caroline Charbonnier

Salle Tarbouriech - Théâtre de la Mer - Prom. M. Leclerc
Entrée libre tous les jours de 15h à 18h

Samedi 09 juin 2018

à partir de 18:30

Vernissage

Du dimanche 10 au mardi 26 juin 2018

Tous les jours

de 15:00 à 18:00

 

 

 

Fête des Arts à Balaruc le Vieux

Journées du patrimoine

Fête des arts 2018

Cette année, dans le cadre des « Journées du Patrimoine », la ville de Balaruc-le-Vieux organisera la « Fête des Arts », le dimanche 16 septembre 2018. L’objectif de cette manifestation est de créer le temps d’une journée, une rencontre culturelle conviviale s’articulant autour d’un concours des peintres dans la rue, d’une exposition d’artistes et de différentes animations « culturelles ».

Les personnes intéressées pour participer peuvent télécharger les « Règlements et fiches de candidatures » en cliquant sur les liens ci-après. Ou sur le site de la mairie de Balaruc le Vieux : http://www.ville-balaruclevieux.fr/

 

Animations culturelles 2018 Fiche Inscription.doc

 

Exposition d'artistes 2018 Fiche Inscription.doc

 

Règlement expositions d'artistes 2018.doc

 

Règlement concours peintres dans la rue 2018.doc

 

Concours peintres 2018 Fiche Inscription.doc

 

Montbazin : le Marché des Potiers fait l'unanimité

Cette année 2018 était encore une année particulière  pour le marché des potiers de Montbazin.

Pour sa 23ème édition, Nathalie Berthaud et l’association Régionale"Terres en Méditerranée", avec le soutien de la Mairie de Montbazin, ont pour la quatrième fois organisé ce marché mettant à l’honneur le savoir faire des céramistes et la transformation de la Matière.

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 Les différentes techniques, matières, formes et couleurs vous attendaient dans le beau jardin Méditerranéen de Montbazin illuminé par le soleil qui valorisait toutes ces créations malgré un vent du nord persistant, mais l'on s'en accommodait.


Par des bonnes conditions météorologiques , le public est venu nombreux, à la rencontre des céramistes, fidèles au poste, lors du marché des potiers de ce jeudi 10  mai. Des nouveaux et des habitués pour une journée de partage et de passion. Un atelier ludique était même proposé sous des parasols aux petits et grands, qui pouvaient également assister à des démonstrations et apprendre différentes techniques, avec les plaques ou les colombins, par exemple. Un grand succès durant toute la journée pour cette activité qui va peut-être susciter des vocations.

 Laure Tondon, Maire de Montbazin, remerciait un à un les organisateurs et intervenants, soutenue par ses confrères. Car cette année elle était entourée par de nombreux Maires des villages voisins, mais aussi accompagné par Jean-François Eliaou, Député de la 4ème circonscription de l'Hérault , par François Commeinhes, Président de Sète Agglopôle méditerranée, par André Lubrano, Conseiller Régional et par des représentants de certaines municipalités tandis que les visiteurs s’empressaient d'admirer toutes ces créations, et de s'offrir la plus belle, à leurs yeux. Les Conseillers Départementaux, retenus par un autre événement, s'étaient excusés.

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En effet, faïence blanche, rouge ou noire, grès de porcelaine, argiles hautes températures offrent une vaste palette de possibilités qui combinées aux multiples techniques (terres vernissées, raku, grès émaillés, sigillées...) permettent aux céramistes d'exprimer leur imagination et leur créativité à l'infini : bijoux, luminaires, objets utiles ou de décoration…

Et ce jeudi, les visiteurs pouvaient participer à l’élection du plus beau stand et gagner des poteries tandis que chaque potier participait au Bol de la solidarité en faisant don d’un bol qui était vendu au public. Cette vente sert à alimenter un fond de solidarité de l’association Terres en Méditerranée, permettant d’aider les potiers à faire face aux « accidents de la vie » afin de maintenir leur activité.

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Après la disparition de Pierre Bock, l'année passée, ce marché était toujours  empreint d'émotion car , initié et porté par Pierre et Monique Bock durant 19 ans, il a une belle renommée qui perdure. D'ailleurs, eux-deux, avaient réussi à fédérer autour de cet art, bon nombre de passionnés.

En parallèle, l'exposition à la Chapelle, juste au-dessus du Jardin, montrait les plus belles pièces des céramistes de l’association et vous les présenteront jusqu'au 13 mai de 15 h 30 à 18 h 30 à la chapelle Saint Pierre. C'était une belle façon de lui rendre hommage et une bonne occasion pour prolonger la visite.
Un évènement qui perdurera dans le temps vu son succès et qui attirera de nouveau chaque année, de nombreux visiteurs passionnés qui peuvent .

La buvette les attendait aussi à l'ombre des oliviers du Jardin Méditerranéen, et la journée se poursuivit dans une ambiance chaleureuse, mêlant artisanat et convivialité.

 

Laure Tondon, maire de Montbazin : "une manifestation phare qui  est devenue une référence."

"La Commune de Montbazin est heureuse de vous accueillir à l'occasion du 23e Marché des Potiers.

Montbazin était et est destiné à avoir son marché des potiers, car il ne faut pas oublier que Montbazin est un ancien village potiers du temps Gallo-Romain. Au lieu-dit les TUILIERES, on trouve la présence de deux gros fours, d’un dépotoir d’amphores et de construction liées à l’officine. Quand on trouve des ruines ou des vestiges, c’est toujours la poterie qui reste.

Les sites ont livré grâce à de précieuses fouilles, (Jean-Marie Thomas, Daniel Rouquette, Marc Lugand...) un grand nombre d'informations.

Mais pour les potiers... il n’y a pas de temps... car la main de l’homme préhistorique et celle du céramiste contemporain pétrissent la même matière: l’argile dont l’homme, à travers son expression personnelle, fait un Art au quotidien. Voilà peut-être un point commun de tous les exposants, une forme de sérénité, un rapport à la terre et aux éléments.

Ce marché des potiers met de nouveau en valeur le talent, la passion et le savoir-faire de nombreux professionnels venus de multiples régions de France et même d'Espagne, de Campos Ricardo, avec en prime la participation de jeunes céramistes installés. On peut y admirer de magnifiques œuvres. Ces pièces sont remarquables par la finesse du travail. Les artistes ici présents nous font découvrir chaque année la qualité de leurs œuvres et la diversité de leurs techniques (de ce fait, par exemple, le RAKU n'a plus de secret pour les Montbazinois).

Pour terminer, je tenais à remercier les élus qui ont participé à l'organisation de ce marché, plus particulièrement Mustapha EL IDRISSI, élu chargé de cette manifestation qui a pris à cœur ce challenge mais également Nathalie BERTHAUD et l’association Terres en Méditerranée, très heureux tous les deux de perpétuer ce marché devenu une référence autour du Bassin de Thau. Et je tenais à rendre hommage à Jean-Pierre Lesigne, qui nous a quitté la semaine dernière, un musicien bien connu qui s'occupait régulièrement de l'animation musicale du marché
Je souhaite donc à l'édition 2018 du Marché des Potiers un grand succès avec un soleil assez fidèle.
MERCI à tous et aux potiers pour leur savoir-faire.

Laure Tondon,
Maire de Montbazin

 

Le centenaire 14-18 à Poussan

centCaptureDans le cadre de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, le service culturel de la ville de Poussan serait heureux de vous accueillir à l’inauguration de la fresque de Claire Aton » Poussan et la guerre de 14-18 » et au vernissage de l’exposition du Centenaire 1914-1918, le vendredi 18 mai 2018.

PROGRAMME :

18h15 : Rassemblement du cortège place de la Mairie

18h30 : Départ du cortège, défilé en musique vers le parking de la Poste. Inauguration de la fresque « Poussan et la Guerre de 14-18 »

19h : Départ du cortège, défilé en musique vers le Foyer des Campagnes

19h30 : Vernissage de l’exposition du « Centenaire 1914-1918 » suivi d’un apéritif

L’entrée est libre.

Visites samedi et dimanche de 10h à 12h et de 15h à 19h et du lundi au vendredi pour les groupes sur réservation au 04 67 18 35 95 et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le Printemps des photographes à Sète, c'est parti

Cette fois, ils sont douze à vous entraîner dans leurs aventures méditerranéennes… à la poursuite des mythes et des réalités de la Grande Bleue ! Vous aurez plaisir à les découvrir au fil des expositions.

Du 5 au 21 mai 2018 : expositions "Méditerranée: Mythes et Réalités" autour du CANAL ROYAL de Sète

L’image contient peut-être : 8 personnes, personnes souriantes, personnes debout et plein air

Imaginé et organisé par le « Collectif Images » de Sète, association de bénévoles, photographes et amoureux de l'image photographique, ce nouveau « Printemps » sétois montrera une fois de plus la vitalité de la création actuelle et la multiplicité de ses chemins, de la série intimiste à la série documentaire. "Merci à ces créateurs d'images qui viennent sur notre « Île » partager un peu de leur vie et de leur imaginaire… Ils contribuent ainsi à faire de Sète, en compagnonnage avec le très pertinent Festival « Images Singulières », un lieu essentiel pour la diffusion de la création photographique contemporaine." Précise Serge Tribouillois sur http://www.printemps-des-photographes.fr/pr%C3%A9sentation.html

Toutes les expositions sur : http://www.printemps-des-photographes.fr/expositions.html

 
 

Diego Chauvet, Elise Llinares, Maxcasa
 William Moureaux; Bruno Rostain, Régis David
club cheminot DE SÈTE; Antoine-Marie Lucciardi
Anaïs Guyon; NOVO WESTERN
Ziad NAITADDI, Kamel Moussa


téléphone 06 83 91 20 98

Evénements à venir :

LE SAMEDI 12 MAI À 19H30 au « Petit Lieu », rue de Tunis, 34000 Sète

 Diaporama des photographes et discussions autour de leur travail

 Buvette musicale animée par Josy Corrieri et Pascal Larderet

 LE DIMANCHE 20 MAI À 19H30 au « Petit Lieu », rue de Tunis, 34000 Sète

 Soirée de clôture du festival

 Fête des bénévoles

 Lâcher de ballons au Bord du Canal

 Buvette musicale animée par Josy Corrieri et Pascal Larderet

Sète terre d'accueil

Treize éditions et une première à Sète, cette Semaine de la peinture en Occitanie a été conçue en partenariat avec la Maison de l’Information de Montpellier et le point info Europe de la ville de Sète. Elle regroupe 13 artistes originaires de divers pays de l’Europe et installés en Occitanie. Ce mardi avait lieu le vernissage à la galerie Open Space dans une ambiance chaleureuse et sous le signe du multiculturalisme.

Pour Madame Vie, conseillère municipale, qui est la déléguée de ce point info, et qui a inauguré l’expo, l’Ile Singulière, distinguée par ses nombreux  artistes au mètre carré, mère de  grands noms comme Di Rosa, André Cervera, Robert Combas, plus grand port de pêche du bassin méditérannéen français, avait tout pour s’inscrire dans la logique de cette peinture en Occitanie. Aussi était-elle ravie de ce prêt, pensant déjà a en prolonger  la durée l’année prochaine .

Sète, nouvelle  hôtesse, a su donc faire parler ses atouts et on sera étonné mais pas vraiment  surpris  de retrouver parmi les treize lauréats deux Sétois d’adoption. Alain Cosentino et Isabelle Di Gennaro.

Lui, a fait ses classes à Paris dans les années 80 autour de peintres qui incarneront ce qui ne s’appelait pas encore "la figuration libre". Son travail, qui se démarque par l’inclusion d’éclats de céramique, est remarquable par la thématique de l’effort sublimé; c’est pourquoi l’artiste s’est beaucoup intéressé aux travailleurs urbains, aux chantiers BTP, aux dockers. Elle, rêvait d’être alchimiste. Pas si loin au final. Pour Isabelle Di Gennaro, ancienne styliste qui enseigne les Arts plastiques et les arts appliqués, "les crépuscules du Sud qui frôlent les façades comme une lumière romaine" l’ont conquise .L’artiste a trouvé  à Sète, un je ne sais quoi de « familial ».

 

Anngret Gröne n’est pas italienne mais allemande. Elle ne vit pas à Sète mais à Narbonne, où elle expose -nous signale t-elle au passage- ce vendredi à la Maison Poétique jusqu’au 10 janvier. Et elle est ravie d’être là – pour le moment, pour un soir- , exposée parmi des artistes très différents et que cet enracinement dans le sud de la France réunit. Anngret a, elle aussi, été enseignante aux beaux-arts en Allemagne.

Aujourd’hui elle continue à transmettre l’art contemporain aux enfants. On les retrouve d’ailleurs dans ses peintures aux tons oniriques rappelant les dessins de Cocteau ou les toiles de Chagall.

Bref une très belle expo qui montre à travers des univers tous différents que l’expatriation peut être source d’épanouissement sans ternissement d’un imaginaire originel qui se rapporte au pays quitté. Une vraie terre  d'accueil permet de ne pas oublier celle d'où l'on vient, et de se  nourrir  de ce que la terre originelle ,  grâce à l'art, a permis de préserver . A voir.

Bessil, le naufragé.

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Jean Raymond Bessil (1916-1989) n’a jamais navigué. Il fut pourtant un artiste-peintre reconnu et estimé. Issu d’une famille présente dès l’organisation de la Communauté cettoise, très lié au monde maritime (mais pas que…), il produisit cette œuvre toute de couleur et de sensibilité dont il ne reste que peu de choses.

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 Les Bessil apparaissent dès que s’ouvrent les premiers registres du « consulat » gérant les affaires de la communauté cettoise (1695). Le plus souvent au XVIIIème siècle, ils sont liés au monde portuaire : pêcheurs, calfats, charpentiers, constructeurs de navires. En 1772, Bernard Bessil (54 ans), « constructeur », est suffisamment aisé pour payer les deux impôts directs de l’époque. Mais son fils Michel sera « commerçant », comme Bartholomy Bessil (40 ans en 1798). Et la famille fournit nombre d’arrimeurs jusqu’à la fin du XIXème siècle. Guillaume Bessil (fils de Guillaume arrimeur), lui aussi arrimeur, sera victime du coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1851.

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Et puis viennent les couturières, les épouses de perruquier, de propriétaires, de capitaines marins. Et les Bessil eux-mêmes capitaines comme…le père de Jean Raymond Bessil, Marius Jean-Louis Bessil.

Celui-ci garda un souvenir ébloui de son enfance rue de la Consigne. Mais, après le collège, il s’embarqua dans une autre aventure. Après les Beaux-arts à Montpellier, puis à Paris, il fréquenta l’école du Louvre et diverses académies libres. Après l’enseignement d’arts appliqués, vinrent les reconnaissances officielles. Son sens de la couleur et l’harmonie de ses constructions firent merveille. Il décora de fresques des établissements scolaires, exposa au Salon d’Automne à Paris (galerie Berri Lardy), à Londres, New-York, Florence. En 1972, au musée Paul Valéry, il exposa 11 œuvres aux côtés de celles du groupe Montpellier-Sète, dont Desnoyer, Couderc, Jean Hugo, Puyuelo… Des constructions cézaniennes et des couleurs, des couleurs que l’on comparait à celles de De Staël. Coloris dont il traquera les nuances par la suite, dans des œuvres non figuratives, comme le fit avant lui Turner. S’est-il perdu dans de vaines recherches ?

Et puis, avec l’âge, son esprit s’obscurcit. Il détruisit beaucoup. Avec le temps, on oublia ses œuvres murales (fresques, tapisseries), on perdit de vue les clairs coloris de ses toiles, subtile lumière désormais connue des seuls collectionneurs. A Sète et à Montpellier, ses œuvres sont dans les réserves des musées. Fragments surnageant à la surface du temps.

PS. Pour en savoir plus, conférence-débat jeudi 3 mai à 19 h, au Palace (H. Le Blanche) : « Bessil, peintre de Sète ».

Hervé Le Blanche