Expos

La récolte des POM.

Sept Peintres Officiels de la Marine ont résidé à Sète en octobre 2017. Pendant Escale à Sète, et jusqu'au 30 avril, ils montrent, à la galerie Dock Sud, les œuvres que leur a inspirée la "cité maritime de caractère".

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Et, rassemblée à Dock Sud, une brassée d'œuvres, oniriques et séductrices, tente le chaland. Le ton est donné dès l'entrée.

 Une toile de Michel Bez (Président honoraire des POM) évoque un duel imaginaire entre un sous-marin, squale surgi au milieu des embarcations, et les esquifs à voile de Cette. Le tableau commémore la participation des pêcheurs sétois à la surveillance anti sous-marine lors du premier conflit mondial. Aucun U-boat n'a surgi dans les eaux "cettoises", mais les patrouilles furent bien réelles.  En témoigne le camaïeu de bleu des eaux marines et des voiles gonflées par la brise, éclairées parfois par les jaunes du couchant.

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C'est bien une "marine" à la forte présence, où thème et couleurs ouvrent la porte aux rêves. On ne sait ce que les gens de mer perçoivent au-delà du réel, mais les œuvres présentées ont un charme et une troublante présence.

Comme les sculptures de Jean Lemonnier qui balisent l'espace de la galerie et qui montrent une belle maîtrise de la matière et de la forme. Des sinuosités du cou du flamant aux tentacules du poulpe, du bronze de la seiche au marbre de l'oiseau des étangs, la réalité du littoral s'impose.

Mais quelle étrange présence… Et n'est-ce pas le propre de la démarche artistique de construire, à partir du réel, une autre réalité ? C'est ce qu'illustrent les œuvres des POM, venus à Sète en automne.

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 Ainsi que le montrent les toiles d'Anne Smith, il y a parfois, en cette saison, des journées lumineuses où la clarté douce baigne l'Esplanade. La lumière joue, pour le plaisir des yeux, sur le bâtiment de l'ancienne CCI et le plan d'eau où il se mire. Le doré léger de la lumière varie suivant les heures. Il est parfois voilé, comme dans la vue du quai Samary, mêlé de gris. On rêve alors d'un autre Sète.

Pourtant, le port est là, concret comme le donne à voir Christoff Debusschere : le pont d'un chalutier est rempli d'objets quotidiens bruns, noirs, plats, brisés, encadrés de fer noir, longeant parfois la coque blanche. Etrange spectacle proche de l'abstrait, même si les façades claires apparaissent au second plan. Il faut saluer le travail de Michèle Battut, inspirée par les quais et le bord de l'étang de Thau.

Le ciel et les eaux de l'étang ont une harmonie paisible et lumineuse que l'on voudrait garder en soi. Et puis, Jacques Rohaut (président) paye d'exemple avec une vue du canal où les éclats blancs du premier plan contrastent avec les couleurs claires des façades. L'automne à Sète lui a aussi inspiré une toile qui le place dans le sillage des grands impressionnistes : une vue de l'avant-port où gris et noirs s'harmonisent avec le bleu sombre d'un navire. Ce n'est rien de l'évoquer. Il faut aller la voir. Vous y trouverez aussi des vues colorées de la ville sous un ciel, très doux, très bleu. Et vous constaterez que, pour les POM, la récolte est belle. 

Hervé Le Blanche

L'Artothèque Montpellier s'invite à Grabels

Exposition du 6 au 8 avril 2018 à la Salle de la Gerbe à Grabels 

Quatre fois par an, l'Artothèque se déplace dans les communes de la métropole de Montpellier et expose les œuvres d'art d' artistes vivants .

Louer une œuvre d'art originale, que ce soit une peinture ou une sculpture et en changer, tel est le principe de l'arthotèque de Montpellier créée en 2010 en partenariat avec les artistes locaux. Un concept très apprécié par les particuliers et les entreprises moyennant un abonnement de 15€/mois,  une manière de soutenir et de valoriser les artistes régionaux de l'Hérault.

A Grabels, sur les terres de l'association, l'artothèque y  révèle l'art contemporain depuis trois ans. Venez découvrir les créations prêtées par les artistes et rencontrer leurs auteurs le 6 avril à partir de 14h30 - les 7 et 8 avril de 14h30 à 18h à la salle de la Gerbe. 

Vernissage le 6 avril à partir de 19h30 avec la présence des artistes et de toute l'équipe de l'Artothèque.  Ce rendez-vous trimestriel est l'occasion d'échanger des œuvres et de rencontrer et dialoguer avec les artistes.
Si vous désirez emprunter ou échanger une œuvre, c'est également possible aux horaires de permanence, en plus du vernissage :
lHoraires de permanence : le vendredi 6 avril à partir de 14h30 ainsi que les 7 et 8 avril de 14h30 à 18h.

 

AVRIL A LATELIER

ancien collège Victor-Hugo - rue Lakanal -  Sète

jeudi 5 à 18h30 Mathilde Gautry & Gilles Bingisser «que faire» vernissage et performance
axelle devaux, anne depoutot, zoé manonviller, musique pierre ayral
rencontre avec les artistes, dimanche 8 - 16h
ouvert  du vendredi au dimanche 14h - 19h

samedi 14 et dimanche 15  Journées portes ouvertes(ateliers d'artistes à Sète)
Karine Barrandon, Gilles Bingisser, Joris Brantuas, Marie-Claire Esposito, Sylvie Mir, Séverine Péron
de 10h à 18h

vendredi 27 à 18h - «LE BOL !»
Karine Barrandon, Micheline Doucet, Marie-Claire Esposito, Hosnia Koulouh, Philippe Leclerc
céramique, dessin, peinture
ouvert samedi 28 et dimanche 29 de 14h à 19h

suivez notre actualité sur Facebook : LATELIER (galerie d'art associative)

"Looking for ghosts" sur la F.L.A.C. à Loupian

Samedi 7 avril vernissage de "Looking for ghosts" sur la F.L.A.C. à Loupian

Impression sur bâche 190 x 250 cm
Oeuvre exposée du 7 avril au 6 mai 2018
Prochainement lookCapture

« Looking for ghosts » est une photographie d'une action réalisée au Gouffre de l'Œil Doux dans le massif de la Clape dans le département de l'Aude. Je me suis immergé dans l'eau saumâtre jusqu'à ne plus pouvoir toucher le fond pour ainsi lever la main hors de l'eau.

Cette photographie est la première étape de mon travail de recherches autour du gouffre.


La photographie révèle la présence d'un corps invoquée par cette main. Elle cherche à faire appel aux multiples fictions mélangées à des faits réels que génèrent ce lieu :

La profondeur du gouffre reste inconnue par les scientifiques ; le commandant Cousteau y serait venu chercher un trésor, des baigneurs se seraient noyés à cause de résurgences, le bassin aurait été créé par le crash d'une météorite, les seuls animaux seraient des oiseaux bleus, l'Œil Doux serait le seul cénote en France, les Mayas considéraient ces puits comme un moyen de communication avec les dieux de l'inframonde, l'Eglise aurait caché tous les écrits du gouffre pour chasser les vieilles légendes, etc. …


À travers ce projet, je cherche à revisiter et à réactiver l'histoire de ce lieu chargé en superstitions et en faits divers.

En récoltant des témoignages et des informations issus de livres anciens, je souhaite m'emparer d'une mémoire collective et mener une exploration aussi bien géographique que mentale.

Cette image est le point de départ que l ’artiste a choisi pour son projet de résidence à l’Espace o25rjj qui débutera en mai 2018

Geoffrey Badel, né en 1994, vit et travaille à Montpellier.


"C'est un artiste polymorphe utilisant le dessin, la vidéo et l'action dans lesquels la main est son principal outil de prédilection. Il met en scène le corps, dans un contexte choisi, par la création d'un langage de gestes évoquant les notions du mystère et de l'inexplicable. Sa démarche s'inscrit dans une tentative de « faire langue », de penser un idiome de sens, d'affects et de percepts. Il interroge notre rapport à l'Autre, notre aptitude de s'exprimer et de communiquer. Ces questions sont apparues dès l'enfance puisque ses deux grands-parents sont sourds. De ce fait, il fut très tôt sensibilisé à une manière différente de faire sens. Ce fut sa première confrontation au langage et également à l'Autre n'ayant pas la même appréhension du monde. Ces expériences l'ont mené vers des réflexions sur l'identité, l'altérité et la perception sensorielle. Il se place comme un observateur de l'hors-champ quotidien, des comportements sociaux et de l'occupation des images dans notre vie. S'intéressant à la mise en œuvre d'idées dans d'autres domaines artistiques, il puise ses références dans l'histoire de la magie, du cinéma et du paranormal.
Actuellement, Geoffrey Badel enclenche un protocole de travail précis pour chacune de ses pistes de recherches: se déplacer, se rendre sur le lieu choisi et récolter des informations et de la matière pour en extraire des formes et des gestes."

 

Evasions, l'Art sans liberté

Page 1 sur 7Au-delà de ce qu’on nomme communément « l’art carcéral », l’exposition rassemble plus largement, et pour la première fois, des œuvres et travaux plastiques produits dans des espaces de privation de liberté : prisons, mais aussi camps et lieux d’accueil d’exilés, jusqu’aux camps de concentration.

Des productions des ateliers de la Jungle de Calais aux dessinsbd’Haz el Sudani réalisés sur les trottoirs de Paris, des Paños, créés par les prisonniers mexicains dans les geôles américaines aux travaux plastiques produits dans les prisons françaises par des détenus dans le cadre d’ateliers de pratique artistique, l’exposition EVASIONS, l’art sans liberté pose l’expression artistique comme dernière des libertés de l’homme.

Ainsi, en témoigne l’exceptionnel ensemble de carnetsbde recettes de cuisine illustrés, imaginés et rédigés dans des camps de concentration et des camps de travail. L’exposition EVASIONS, l’art sans liberté, qui présente nombre d’œuvres et d’objets inédits, s’organise selon trois sections :

- Dehors imaginaires (prisons),

Territoires imaginaires,

- Festins imaginaires (camps de concentration).

La scénographie, conçue par Isabelle Allégret assistée de Mathilde Grospeaud, rend compte de ces contextes différents par un parcours qui, au travers de trois types d’atmosphères, va crescendo vers l’enfermement extrême des camps.

Des profondeurs… Que se passe-t-il sous la surface ?

Muriel Lhermet

Des profondeurs… Que se passe-t-il sous la surface ? ​ Partir de rien, d’une toile blanche, ex nihilo. Construire des strates successives, strates humaines, représentations de nos propres transformations.

Couvrir, creuser, saupoudrer, gratter, lisser, griffer la toile dans un incessant va-et-vient entre l’émergence et le recouvrement. Composer des strates souterraines, invisibles, mais nécessaires à la création d'une densité sur laquelle, à la surface, se posent les derniers pigments poudrés porteurs de lumière et de couleur.

Recouvrir pour mieux laisser apparaître sous formes de cernes noires, ou de petits vaisseaux irrigants la toile, des espaces, des mondes intermédiaires, limbes où palpite la vie. ​ Unir ce qui serait dissonant.

Juxtaposer matière et lumière, densité et légèreté, le lointain et le proche, la ligne et la forme. Support et surface s’entremêlent. La vibration de la couleur est créée par la sédimentation des pigments.

Pourtant cette vibration semble émerger de la surface. ​ Me revient alors cette citation de Paul Valéry : « ce qu'il y a de plus profond dans l'homme c'est la peau ». Muriel Lhermet.

La Tempête II a été inaugurée au CRAC

 Le 2ème mouvement du thème shakespearien de l'exposition La tempête a été inaugurée le 23 mars au Centre d'Art Contemporain de Sète. Tirant son inspiration de l'œuvre éponyme de William Shakespeare, cette exposition plonge le visiteur dans l'imminence d'un orage annoncé, dans une tourmente intérieure, dans l'espoir et la désillusion qui peuvent suivre une renaissance. Un nouvel accrochage et la production d'œuvres spécifiques, réactivent cette exposition en mouvement. Un autre endroit de la lande. Toujours l'orage : «Je me souviens que lorsque je préparais le premier volet de l'exposition, et que, l'été précédent, je m'étais plongé dans l'œuvre de Shakespeare, ce «toujours l'orage» avait fait forte impression sur moi. Ces deux mots accolés plantaient le décor, de la façon la plus laconique qui soit, d'une scène du Roi Lear errant dans la lande. L'extraordinaire de cette très brève phrase c'est qu'elle décrit en même temps, le paysage, les éléments se déchaînant et l'état mental du roi.

Cet «Acte II » de la tempête subira quelques transformations de cet ordre» explique Hugues Reip, commissaire de l'exposition. Malgré un agenda particulièrement chargé à la veille d'Escale à Sète, François Commeinhes, accompagné d'Emile Anfosso a tenu à honorer le vernissage de sa présence. L'inauguration s'est poursuivie par un concert de Rodolphe Burger. Le 6 avril à 19h, la compagnie du Zerep proposera un spectacle intitulé «El coup de cric andalou».

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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