Beaux Arts

Musée Paul Valéry : Regard sur une œuvre - Émile Troncy

Regard sur une œuvre Rendez-vous quotidien Émile Troncy (Sète, 1860 – Marseille, 1943) Triptyque Promenade sur les quais de Sète, 1936

Huile sur toile, 270 x 200 cm Décharges d’un cargo à Sète, 1936 Huile sur toile, 270 x 200 cm Allégorie de l’épargne à Sète, 1937 Huile sur toile, 270 x 200 cm

Réalisation et post production : Agence Réflexion[s] https://www.agence-reflexions.fr

Copyright : Musée Paul Valéry – Sète https://www.museepaulvalery-sete.f

Pour saluer Frédéric Bazille - Les ateliers2 du Musée Fabre

 
Visite poétique et musicale 
 A l’occasion des 150 ans de la disparition de l’artiste montpelliérain Frédéric Bazille, le Musée Fabre lui rend hommage par un accrochage spécifique.
 La Maison de la poésie Jean Joubert et le Musée Fabre proposent une visite poétique et musicale en vidéo, en attendant la visite guidée à la réouverture du musée au public !
 Pour saluer Frédéric Bazille, est un parcours en huit moments parmi les œuvres du peintre montpelliérain, qui ouvre non seulement sur la parole du peintre lui-même, à travers sa correspondance , et sur l’univers artistique , littéraire  et musical  dans lequel il a baigné, mais aussi, en écho, sur le regard de peintres et d’écrivains contemporains qui ont fréquenté ses œuvres au Musée Fabre.
 Pour saluer Frédéric Bazille, place est faite à la musique, essentielle pour le mélomane et musicien que fut Bazille. Héloïse Dautry (harpe) et Isabelle Mennessier (flûte) font entendre des pièces de Saint-Saëns, Fauré, Debussy, Massenet dont les recherches, dans l’effervescence artistique du temps, ont accompagné celles des peintres.
Frédéric Bazille (1841-1870), L'Atelier de la rue de Furstenberg, 1865 - 1866, Huile sur toile
Retrouvez tous les épisodes ici 

Valentine Schlegel : une reconnaissance globale.

Aujourd'hui, c'est tout l'univers globalisé de l'Art, des professionnels aux particuliers, qui rend hommage à celle qui fut, pourrait-on dire, "ouvrière d'art". Cette pionnière entre dans l'esprit de notre époque. Et sa démarche a été célébrée, en novembre 2020, galerie Obadia à Paris (rue du Cloître Saint Merri dans le IVe).

 

La personnalité de Valentine Schlegel est appréciée à présent. Voici, dès les années 40, une femme "affranchie et douée" ! (1) Homosexuelle, fumant des P4 (les cigarettes les moins chères), elle gagne la capitale pour vivre comme bon lui semble. Et puis, elle a l'instinct. Elle écrira en 1978 : "Je n'ai jamais essayé de faire une œuvre. Il fallait vivre et survivre avec ce que j'avais...un corps solide". (2) Nombre de femmes céramistes sont allées vivre dans des villages historiques de potiers (La Borne, Vallauris) et sont restées dans l'ombre. Ni les objets quotidiens, ni les vases ne font vivre Valentine Schlegel. Elle donne alors des cours de modelage aux jeunes du lycée de Sèvres, puis aux Arts Décoratifs. Et puis, elle va travailler un nouveau matériau pour décliner un nouveau concept : elle va mettre au point le "staff", une sorte de plâtre armé pour construire des cheminées dans les living-rooms. Un vrai travail de maçon qui demande une assistance.

Elle œuvra jusqu'en 1977 avec comme assistant son neveu Blaise Fournier (fils de sa sœur cadette Suzanne) qui soulignera qu'il fallait, pour venir à bout d'une cheminée, trois semaines et "une sacrée énergie". Valentine Schlegel en construira pour Gérard Philippe et Jeanne Moreau… Est-ce que ce sont les artistes qui, les premiers, ont voulu apporter de l'extravagance dans l'espace bourgeois ?

D'autant que ces cheminées-là possèdent caches et banquettes. Et, au cœur des grandes cités, Sète n'est pas oubliée. Les cheminées sont toutes en courbes, rappelant les voiles méditerranéennes. De 1959 à 2002, elle en construira une centaine. Certaines seront exposées en 1965. Mais c'est des années 2000 que date la pleine reconnaissance. En 2004, elle est signalée dans l'anthologie de la céramique d'après guerre du galeriste Pierre Standenmayer. En 2013, la plasticienne Hélène Bertin livre le résultat de ses longues recherches sur l'art de Schlegel. Et ses œuvres sont exposées dans les Centres d'Art Contemporains. En 2017, à Brétigny sur Orge. En 2019, à Sète.

 

Que ce soit "une fille de Sète qui a fabriqué des objets sans se poser de questions", une artiste instinctive peut-être. Mais Hélène Bertin évoque la création de formes intemporelles…" Originales,...singulières ?

 

1) "M", Le Monde magazine, 11-19 novembre 2020

2) id.

A l'occasion du 150e anniversaire de Frédéric Bazille avec le Musée Fabre

A l'occasion du 150e anniversaire de Frédéric Bazille, le service des publics du Musée Fabre nous offre une immersion par le son dans l’œuvre de l'artiste.
 Il vous transporte aujourd'hui dans l'atelier de la rue de Furstenberg.
Bazille s’installe en janvier 1865 avec Monet dans cet appartement-atelier, quelques étages au-dessus de celui occupé à la fin de sa vie par Delacroix, un prédécesseur que Bazille admire.
Fier de son nouveau statut d’artiste, il représente son atelier vide de toute présence humaine mais rempli de symboles :  l’encrier sur la table évoque ces activités épistolaires ; au sol est posée une boîte de couleurs portative et une palette ; à travers ces objets, ce sont leurs nouvelles expériences de peinture en plein-air  qui sont évoquées et, principalement, le travail de Monet.

La dernière œuvre de Richet : le poisson-lune

contact artiste, par téléphone : 06 18 69 78 28 - par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

A l’occasion des 150 ans de la disparition de l’artiste montpelliérain Frédéric Bazille

Aucune description de photo disponible.Visite poétique et musicale 
 A l’occasion des 150 ans de la disparition de l’artiste montpelliérain Frédéric Bazille, le Musée Fabre lui rend hommage par un accrochage spécifique.
 La Maison de la poésie Jean Joubertet le Musée Fabre proposent une visite poétique et musicale en vidéo, en attendant la visite guidée à la réouverture du musée au public !
 Pour saluer Frédéric Bazille, est un parcours en huit moments parmi les œuvres du peintre montpelliérain, qui ouvre non seulement sur la parole du peintre lui-même, à travers sa correspondance , et sur l’univers artistique , littéraire  et musical  dans lequel il a baigné, mais aussi, en écho, sur le regard de peintres et d’écrivains contemporains qui ont fréquenté ses œuvres au Musée Fabre.
 Pour saluer Frédéric Bazille, place est faite à la musique, essentielle pour le mélomane et musicien que fut Bazille. Héloïse Dautry (harpe) et Isabelle Mennessier (flûte) font entendre des pièces de Saint-Saëns, Fauré, Debussy, Massenet dont les recherches, dans l’effervescence artistique du temps, ont accompagné celles des peintres.
Frédéric Bazille (1841-1870), Réunion de famille dit aussi Portraits de famille1867Huile sur toile H. 152 ; L. 230 cm Paris, musée d'Orsay...
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Valentine Schlegel, créatrice sétoise.

A plus de 95 ans, la plasticienne née à Sète en 1925 connaît un moment de reconnaissance exceptionnel. L'engouement pour son œuvre de céramiste a gagné le monde des architectes, designers collectionneurs. "Ses cheminées de plâtre font un tabac sur Instagram" (1). Et si, celle qui n'a jamais cherché la notoriété, était fidèle, au delà de l'enseignement officiel, à ses origines sétoises ?

Elle s'est initiée à l'artisanat dès sont enfance. Son grand-père est ébéniste, son père dirige un atelier de restauration de mobilier. Cette initiation aux arts de la main sera complétée par la connaissance des techniques du feu acquise à la Fédération des éclaireuses (scoutisme féminin) où elle adhère à 12 ans en 1937. Puisque l'inspiration artistique est là, il faut lui donner une consécration académique : en 1942, elle entre à l'Ecole des Beaux Arts de Montpellier où elle étudie le dessin et la peinture.

Et puis, éprise de liberté, en 1945 elle gagne Paris. Jusqu'en 1951, elle partage un atelier rue Vavin avec Frédérique Bourguet, une amie des Beaux Arts de Montpellier. Et là, est-ce la formation "sétoise" qui reprend le dessus ? Elle se lance dans la céramique et la sculpture. Avec son amie, elle produira des "pièces inspirées des céramiques antiques méditerranéennes" (2). Et grâce à cet "artisanat d'ouvrier", elle ne cessera de produire, entre 1945 et 1980, des objets du quotidien et des sculptures aux formes féminines ou bulbeuses.

 Celle qui "se laissa porter au gré des vents, des opportunités de la vie" n'était pas enfermée dans sa tour d'ivoire. Avec ses sœurs, Andrée l'aînée et Suzanne la cadette, elle était devenue l'amie d'Agnès Varda sous l'occupation. Elle partagera ensuite sa vie et elles resteront proches. Et en 1954, elle est directrice artistique de "La Pointe courte", le film Nouvelle Vague d'Agnès Varda. Il faut dire qu'elle avait acquis une solide expérience artistique en participant, dès 1947, au Festival d'Avignon dans le sillage de sa sœur Andrée, épouse de Jean Vilar. D'abord accessoiriste, elle "assiste le peintre et décorateur Léon Gischia pour la création des costumes" (3).

Elle sera régisseuse, costumière, souffleuse et deviendra, en 1951, "responsable de la régie générale du Festival". Et, apparemment fidèle à sa vocation, "elle fabrique aussi des santons représentant des personnages des pièces de théâtre qu'elle offre aux comédiens". Toujours la terre et toujours le feu. Ainsi, de 1954 aux années 60, elle travaille la céramique pour de grands vases, montés selon différentes techniques. Ils seront exposés dans des galeries parisiennes.

 

Mais cela n'explique qu'en partie son succès actuel. Elle a fait plus, poussant plus loin sa démarche.

 

  • 1) Le Monde magazine 11-19/11/2020, texte Sabine Maida
  • 2) article Internet
  • 3) - id. -

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