Conférences

Rencontres Médicales du Thermalisme à Balaruc-les-Bains

 A Balaruc-les-Bains, une journée de conférences au Parc Sévigné, sur les thèmes du Thermalisme, de la Phlébologie, de la Lymphologie et de la longévité a attiré bon nombre de personnalités sous l'égide de Gérard Canovas, Maire de Balaruc-les-Bains, Louis Ferré, président de la Fédération des stations thermales d'Occitanie et Sylvain Bonnet, Directeur des Thermes,


 

Le Maire a souhaité la bienvenue à l'assistance, nombreuse sous un chapiteau, heureux que le soleil soit présent il se dit très honoré de la présence du Député ASSAF représentant Carole Delga. Sylvain Bonnet, heureux de cette rencontre dédiée à la Phlébologie, précise que les bains thermaux sont un patrimoine très important sur tout le territoire et bien au-delà des frontières.

Journée de conférences sous la Présidence du Pr Albert-Claude Benhamou, professeur de chirurgie vasculaire et du Dr Frédéric Vin, médecin vasculaire, tous deux à l'Université Pierre et Marie Curie à Paris 6 et sous la présidence d'honneur du Pr. Patrick Carpentier, chef du service de Médecine vasculaire du CHU de Grenoble, du Pr Christian Hérisson, professeur en médecine Physique et Réadaotation au CHU Lapeyronie de Montpellier et du Pr. Isabelle Quéré, professeur en médecinevasculaire au CHU Saint-Eloi de Montpellier.
Le Pr. Benahmou et le Pr. Christian Hérisson interviennent en "propos introductifs" sur l'Education Thérapeutique des Patiens (E.T.P.) pour des pathologies chroniques (phlébologie, rhumatologie, vieillissement). Il s'agit d'un processus permanent, intégré dans les soins et centré sur les patients.
L'éducation thérapeutique vise à aider les patients et leurs familles à comprendre la maladie et le traitement, à coopérer avec les soignants, à vivre plus sainement et à maintenir ou améliorer leur qualité de vie. Les centres thermaux comme celui de Balaruc-les-Bains recevant des patients pour des cures de 21 jours, en présentiel, sont particulièrement adaptés à la dispensation de séances d'éducation thérapeutique pour des patients qui sont centrés sur leurs soins et donc plus réceptifs à recevoir des enseignements qui les concernent. Dans la continuité et à distance, des formations continues peuvent leur être dispensées en ligne et également répétées lors des séjours de cures thermales ultérieures.
La place du Thermalisme dans la prise en charge des oedemes chroniques des membres inférieurs par le Professeur Isabelle Quéré : l'oedème chronique des membres inférieurs pendant plusieurs mois. En France, l'oedème tel qu'enseigné lors des études médicales, infirmières ou en kinésithérapie est caractérisé par son étiologie. Des connaissances physiopathologiques récentes qui remettent en cause le modèle décrit par Starlind en 12898 et caractérisent tous les oedèmes comme des lymphodèmes. Cette évolution sera discutée à partir de cas cliniques. Elle pourrait avoir un impace important sur l'organisation des soins qui se répartissent caricaturalement en France entre le médecin (oedème veineux), le kinésithérapeute (le lymphoedème) et l'infirmière (ulcères).
Le Pr. Patrick Carpentier insiste sur la formation des médecins sur le Thermalisme et sur des qualifications pour les Agent Thermaux.
La phlébologie représente 10 à 11 % du Thermalisme Médical Français à Balaruc-les-Bains 2ème orientation après la Rhumatologie.
Le Dr Sylvie Meaume explique la "prise en charge" des troubles trophiques de la maladie veineuse des membres inférieurs et de la "télémédecine" pour la prise en charge des ulcères veineux à domicile en Languedoc-Roussillon.
Les traitements innovants en phlébologie sont la compression médicale pour le traitement des affections veineuses des membres inférieurs, la place aujourd'hui de la sclérothérapie dans les varices des membres inférieurs et les techniques endoluminales pour le traitement des varices.
100 stations Thermales en France, les 3/4 pour la Rhumatologie et 90 % pour la Rhumatologie et la Phlébologie.
Les soins par l'eau thermale existent depuis fort longtemps et sont excellents.

Annick Pratlong

Les Enjeux des politiques Culturelles

Ce mardi 16 mai, au Théâtre Molière Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau se déroule une journée d'échanges et de rencontres sur le thème : Tourisme, quels nouveaux enjeux pour les politiques culturelles ?

Elle est organisée par DACDOC avec le soutien de la Région Occitanie Pyrénées-Méditerranée et du Ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Occitanie). DACDOC est membre de la FNADAC (Fédération Nationale des Associations de Directeurs d’Affaires Culturelles) et partenaire de la FNCC (Fédération Nationale des Collectivités pour la Culture). Créée en 2011, la FNADAC ((Fédération Nationale des Associations des Directeurs d’Affaires Culturelles) regroupe les associations régionales et nationales de DAC.

Elle est conçue comme un espace de réflexion sur les politiques publiques de la culture, une structure de représentation auprès des institutions nationales et internationales, ainsi qu’auprès des divers réseaux professionnels. Elle constitue également un réseau de solidarité et d’échange, favorisant l’entraide, l’information et la formation des DAC Cette journée d’étude propose de s’interroger sur le mouvement des frontières entre industrie touristico-culturelle et services publics de la culture dans une politique touristique locale.

Cette rencontre est ouverte à tous.tes : Directeurs.trices des Affaires Culturelles, élus.es, professionnels.lles de la culture et du tourisme, enseignants.tes, étudiants.tes, artistes...

David Poncet et Nadine Coque ex et nouveau présidents de DACDOC présentaient le déroulement de la journée en remerciant la ville de Sète pour son accueil. De son côté, Rudy Llanos, 1er Adjoint au Maire de Sète était très heureux d'accueillir les 50 membres de DACDOC et les invités, à Sète, une ville aux contrastes et aux couleurs, une ville qui a beaucoup d'attraits, et dont la Culture a permis un renforcement économique.

"Cette journée nous permettra de mieux comprendre comment mieux développer la culture et le tourisme qui sont étroitement liés, comment mettre en oeuvre des pratiques culturelles en y associant les Sétois de meilleure façon. Avec 10 festivals, 5 musées, plus de 2 millions de visiteurs, si à Sète la culture c'est notre nature, il est nécessaire de réfléchir autour d'enjeux majeurs, sachant qu'elle est indispensable au bien vivre et elle réunit plutôt que de diviser". Précisait Rudy Llanos.

La réflexion pouvait débuter, le ton était donné. "Avec le développement du tourisme de masse et la société du temps libre, l’offre culturelle est devenue un véritable enjeu d’attractivité et de marketing territorial, un argument majeur de commercialisation de produits touristiques et plus encore elle participe à la construction d’un imaginaire collectif et à une symbolique partagée. Pour autant, le développement des différentes formes de tourisme culturel influence-t-il la conception des politiques culturelles territoriales et amène-t-il les acteurs de la culture à repenser leur manière de travailler ? Dans les régions à forte potentialité touristique, l’offre culturelle en direction des populations saisonnières se déploie désormais sur les champs de la diffusion (festivals, spectacles et évènements en tous genres, expositions…)"mais également sur le champ des services et des projets, notamment l’éducation artistique, l’acquisition de nouveaux savoirs et la rencontre entre les populations."

"Les outils numériques participent de cette évolution et tendent à changer la pratique du tourisme culturel. S’interroger également sur les pratiques culturelles des touristes que nous sommes tous, en montrant que cette pratique est importante et diversifiée, qu’on ne peut opposer une pratique culturelle durant l’été à une pratique culturelle le reste de l’année. Mais alors, comment penser une programmation culturelle dans le temps touristique ? Doit-on laisser cela aux promoteurs de produits culturels ou doit on proposer une offre et des activités de même nature que celles traditionnellement construites le reste de l’année ? De fait, quelle est le rôle d’un professionnel de la culture dans tout ça ? Comment doit-il appréhender son travail dans cet espace-temps particulier qu’est le temps de la saison estivale ? Comment doit-il dialoguer avec ses collègues chargés de l’animation touristique ? Qu’en est-il des grands enjeux qui traversent aujourd’hui les politiques culturelles : droits culturels, participation des habitants, éducation artistique et culturelle, citoyenneté, pratiques numériques... ?"

Après des échanges avec les participants et des interventions de différents spécialistes dans la matinée, après un repas réunissant tous les acteurs, ont lieu des ateliers thématiques : l’objectif de ces ateliers est d’aborder une thématique de manière approfondie à partir d’un exemple innovant.

Il s’agit de faire émerger des échanges et des propositions pour nous permettre de travailler de manière transversale sur nos différents territoires. Chaque atelier est coordonné par un membre de l’association DACDOC accompagné d’un ou de plusieurs professionnels présentant un projet innovant, afin d’inviter au questionnement et d’ouvrir les discussions.

TOURISME ET PATRIMOINE : QUELS ENJEUX ? QUELLES INNOVATIONS ? Le patrimoine est au centre des politiques touristiques et culturelles des territoires. Quelles sont aujourd’hui les innovations en matière de tourisme ? ...

PARCOURS ARTISTIQUE, PARCOURS TOURISTIQUE : QUELS CROISEMENTS, QUELS APPORTS ? Les parcours d’art liés aux politiques touristiques se multiplient aujourd’hui. Qu’est-ce qui en est à l’origine ?...

TOURISME, EDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE : A LA RENCONTRE DES PUBLICS Les structures culturelles dans leur quête de publics ont mis en place bon nombre de dispositifs innovants. De par leurs politiques novatrices, les musées et les médiathèques sont au centre de cette problématique. Comment l’engagement sur un projet touristique dans des propositions propres permet de répondre aux besoins territoriaux d’éducation artistique et culturelle ?...

L’expérience de la beauté

 

"Un gilet de sauvetage pour ne pas se noyer"

Conférence donnée le 6 mai à la MJC de Poussan  par Armando Bartolini dans le cadre de  l'exposition "Leonardao da Vinci" qui se tient actuellement au foyer des campagnes et qui présente une  cinquantaine de maquettes réalisées par l'architecte toscan Andrea Néri d’après les croquis du génial créateur de la renaissance.

 Pour Armando Bartolini, professeur de religions, citoyen de la commune de Vinci, l’expérience de la beauté nous interroge d’une façon philosophique sur l’Art. Très lié à Poussan et au collège Via Domitia grâce à des projets Coménius vécus il y a près de 10 ans, il a développé un projet sur l’éducation à la beauté en lien avec la poésie et à la demande de Madame Zanetti et du Comité de Jumelage faisait profiter de son analyse, ce samedi soir, près de 70 Poussannais et visiteurs.

Entre Baudelaire et Léonard de Vinci, entre le Moyen-âge et l’époque actuelle en passant par les peintres maniéristes du XVI ème siècle, si certains critères de la beauté sont restés d’autres ont évolué au gré des périodes. « Toutefois la beauté a existé dans toutes les cultures sachant que jusqu’au Moyen-âge l’on se devait dans notre civilisation, d’apprécier autant le laid que le beau.

A la Renaissance, l’homme sera placé au centre entre culture chrétienne et sciences : perspective, peintures, mysticisme, imitation de de la Nature et contemplation seront alors de rigueur. » « L’harmonie proportionnée » sera appréciée. Léonard de Vinci fera une synthèse de ces composantes en y associant un caractère vertueux comme les autres grands Maîtres, Raphaël et Michelangelo avant que l’on ne se dirige vers le maniérisme. " Léonard a alors découvert la Nature en mettant à jour la beauté plutôt que de la copier. Ses œuvres, seront, comme pour celles d’un artisan, le fruit de ses recherches, de ses études, et sa peinture consistera à peindre l’homme mais aussi le concept de son esprit : mouvements, expressions du visage, conformité à la Nature, lui permettront de créer un nouveau monde en restant en conformité avec la Nature. Il aura atteint la beauté, tout en gardant une certaine humilité en essayant de s’approcher d’une perfection insaisissable."

Il tracera un chemin que des poètes comme Beaudelaire seront explorer : "La beauté contient dans son œil le Couchant et l’Aurore », une beauté qui ne peut durer mais qui peut se partager. » « Car même si chacun a sa définition de la beauté, pour la plupart elle est synonyme de convivialité, elle nous transporte ailleurs, elle est synonyme d’harmonie, elle nous guide pour avancer car elle est une promesse de bonheur."

« C’est un gilet de sauvetage pour ne pas se noyer et à l’heure ou tout va très vite ou tout est jetable, il faut apprendre aux jeunes générations à percevoir les « choses » avec soin, à valoriser les réalisations, il est nécessaire de favoriser la contextualisation et les aider à évoluer harmonieusement par des expériences esthétiques qui les mèneront sur les chemins de Léonard de Vinci. » Précisait Armando Bartolini.

Savoir utiliser les supers pouvoirs de la nature dans nos jardins

mardi 16 mai à 18 h,  à la médiathèque Stéphane Hessel, avec le collège Olympe de Gouges de Loupian.

Conférence sur la thématique "Savoir utiliser les supers pouvoirs de la nature dans nos jardins", animée par Malala Girard, professeur d’horticulture, suivie d’une visite de la serre et du potager du collège puis d’un pique-nique aux environs de 19h. Chacun apporte son panier à partager. N’oubliez pas couverts, assiettes et gobelets.

A cette occasion, profitez aussi de l'exposition : "Les dentelles végétales de Mabé", œuvres de papier végétal et fleurs peintes par Maryse Lecq. Exposition du 16 mai au 10 juin

Les conférences programmées au Musée Villa-Loupian pour 2017


 La Communauté d’agglomération du Bassin de Thau et le Musée de site gallo-romain Villa-Loupian vous invitent au cycle de conférences « DE LA NARBONNAISE ROMAINE A LA SEPTIMANIE WISIGOTHIQUE », Archéologie en Languedoc du Ve au VIIIe siècle.

Les conférences débutent à 18h30 et sont en entrée libre (dans la limite des places disponibles).

 

 Programme 2017 :

  • Jeudi 23 Mars 2017 : Loïc Buffat – Archéologue (SARL Mosaïques Archéologie) Chercheur associé à l’UMR 5140.
    Occupation du sol dans la cité de Nîmes entre le Ve et le VIIIe s.
  • Jeudi 27 Avril 2017 : Archéologie du funéraire (date et titre sous réserve de modifications)
  • Jeudi 18 Mai : MP Jezegou- Ingénieur d’étude – DRASSM Marseille Les épaves et la permanence du commerce maritime en Méditerranée occidentale durant l’Antiquité tardive.
  • Jeudi 15 Juin : Odile Maufras – Archéologue – Ingénieure de recherche – INRAP – Chercheur associé à l’UMR 5140 Nîmes entre Antiquité et Moyen Âge : évocation de l’évolution urbaine (IIe-XIIIe s.).
  • Jeudi 21 Septembre : Sylvie Blétry – Maître de conférences en Archéologie et Histoire de l’Art des mondes romains – Université Paul Valéry – Montpellier III Les enjeux de la frontière de l’Euphrate au VIè siècle : campagnes militaires et constructions édilitaires.
  • Jeudi 19 Octobre : Laurent Savarese – Responsable du centre de recherche archéologique R. Marichal, Ruscino. Direction du patrimoine historique et archéologique de la ville de Perpignan- Chercheur associé à l’UMR 5140 Ruscino (Château-Roussillon, Perpignan). Entre la fin du royaume wisigoth et la conquête franque VIIe VIIIe s. de n. è. Regards sur les ensembles mobiliers.
  • Jeudi 16 Novembre : Benoît Favennec- Docteur en Archéologie- Chercheur associé à l’UMR 5140 « L’artisanat céramique gaulois entre la fin de l’époque romaine et le début de l’époque wisigothique (IVe / VIe siècles) : l’exemple de la Narbonnaise ».
  • Jeudi 14 Décembre : Claude Raynaud – Directeur de recherches CNRS – UMR 5140 Maguelone : naissance d’un évêché à la fin de l’Antiquité

Avec le soutien de : la Direction Régionale des Affaires Culturelles Occitanie – Service Régional de l’Archéologie Le Conseil Départemental de l’Hérault - La région Occitanie Pyrénées-Méditerranée - L’Association Archéo’Factory.

Le XIXème siècle à Sète



M. Pons présentant sa collection de tableaux

Mme Pons parle de son livre "Les femmes de forçats".

 

 

Samedi 27 janvier à 18 heures, la salle de la médiathèque François Mitterrand était pleine. A l'initiative de l'association Filo-Mer inaugurant un cycle de conférences sur "le XIXème siècle à Sète", on y a parlé peinture et littérature : Mme Simone Pons présentait son ouvrage Les femmes du forçat (éd. Flam) qui a beaucoup à voir avec Sète et son histoire. Les femmes, un "continent méconnu" ?

C'est M. P. Pons qui, d'abord, commenta pour le public les tableaux de sa collection exposés dans la salle. Il en est qui représentent mieux le Sète d'autrefois : la vue du canal depuis le pont de la Civette, ou un voilier amarré à l'actuel quai Suquet encombré de barriques. Il a passé le temps de la marine à voile, du Faber, le navire-école où œuvra le grand-père de P. Pons. On doit la plus belle évocation du passé du port au Cettois Paul Delbia " (1880-1914). Sa vue du vieux bassin montre la maison de la Santé (emplacement de l'actuelle criée), l'indispensable drague, voiles antennes des gréements latins et, voile déployée, une barque catalane que l'on remorque à la rame.

Mais écoutons Mme Pons. Elle raconte avec passion et quelque volubilité l'histoire de trois générations de cettoises. Cette histoire, elle l'a connue grâce aux documents du coffret qu'Yvonne (fille de Julia et sœur d'Olga) lui remit et qui contenait la correspondance de son père. Le père écrivait aux siens. C'était Arthur Roques écrivant à sa compagne. Il purgeait une peine de 17 ans au bagne de Guyane pour fausse monnaie. Mais il écrivait à Julia qui, après l'arrestation d'A. Roques, se retrouva seule avec deux petites filles à élever. Alors, "maman Julia" se prend en main, devient vendeuse chez les demoiselles Vidal (mercerie, dentelles). Elle suivra Marie, sa mère, à Marseille où elle fut une "très bonne vendeuse de magasin", Vichy où elle vendra sur les marchés. Partout où les menaient les pas du réprouvé de la société. Ce qu'était A. Roques, orphelin élevé à l'Assistance publique, soldat au moment de la Commune (1870). Quand la révolte éclate, il refuse de tirer sur les parisiens, il déserte et rejoint les insurgés. Il est pris sur une barricade, enfermé à Belle Ile en mer. Là, il fera "ses universités" auprès de tout ce que le pays comptait de "têtes chaudes". Amnistié après 8 ans de bagne, il est forcé de quitter son emploi à Marseille, Vichy. Alors, le révolté "vire malhonnête" et l'ex ouvrier imprimeur fabrique de la fausse monnaie. Retour au bagne.
Dans ce monde qui semble "sans espérance possible", c'est un héros triste. Plus que les femmes ? La lecture du livre fera décider.

Hervé Le Blanche

Une conférence AVAP très suivie

 Près de 70 personnes dont bon nombre de professionnels (architectes, notaires...), soucieux  de s’informer de la réglementation à venir dans le cadre de l'Aire de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP), ont répondu le 6 décembre à l'invitation du service urbanisme de la ville et ont assisté à la conférence donnée à l'espace Palace par Gabriel Jonquères d’Oriola, Architecte des Bâtiments de France.   Organisée dans le cadre de la phase de concertation de la transformation de la « Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager» (ZPPAUP) en AVAP, cette conférence  intitulée «Le bâti ancien est-il durable ? »  a tout d'abord porté sur l’architecture du bâti traditionnel, l’implantation de la ville ancienne et ses propriétés énergétiques, ainsi que sur des cas exemplaires de modernisation et d’insertion de constructions nouvelles. Le conférencier s'est ensuite penché sur le cas sétois et sur les enjeux de protection et d’entretien de son patrimoine : menuiseries, façades, isolation, intégration des équipements… Catherine Roi, architecte en charge de l’élaboration du projet d’AVAP, a ensuite fait une présentation succincte de ce dispositif et des étapes à venir jusqu’à son approbation, courant 2017.  Les secteurs qui nuanceront ce périmètre de protection élargi sont au nombre de 4 : Cœur de ville,  Entrée Est, Mont Saint-Clair et Pointes Courte et Longue. Le nouveau règlement va permettre d’évaluer les projets sur le plan qualitatif . Les participants ont ensuite été nombreux à soulever des questions, preuve de leur intérêt pour le sujet.  

Journées Paul Valéry 2016

Un excellent millésime Du 23 au 25 septembre se sont déroulées au musée Paul-Valéry les Journées Paul Valéry. Le thème cette année : "Paul Valéry et les sciences". Paul Valéry a éprouvé pour les sciences un intérêt constant et a su au fil du temps se construire une culture scientifique qui a fait de lui un authentique amateur éclairé.

A la différence de poètes plus anciens, Paul Valéry n’a pas proposé de vision scientifique globale du monde mais a mené une réflexion personnelle qui le conduit parfois aux limites de la métaphysique. Et c'est comme chaque année François Commeinhes, le sénateur -maire de Sète, qui a inauguré l'événement dans les jardins du musée, en présence de la famille du poète. Il a mis l'accent sur l'actualité de l'écrivain au regard de la période troublée que traverse le pays : "Quels que soient les sujets, les années, parfois les siècles qui peuvent nous séparer, même si le style peut paraître désuet, on puise chez les penseurs un esprit, un sens de l’observation, une vigilance intellectuelle qui nous fertilisent et nous guident. Lire leurs écrits, écouter leurs paroles, empreints de clairvoyance, de justesse, de sagesse et de combativité face à l’absurde, nous revigorent l’esprit. Paul Valéry, pour moi, est de ceux là".
Maïté Vallès-Bled, la directrice du musée, a saisi l'occasion pour remercier publiquement le premier magistrat d'avoir permis cette année au musée d'enrichir le fonds valéryen d'un nouveau trésor : les lettres de Paul Valéry à Mallarmé. Ces précieuses lettres, a-t-elle dit, se seraient sans doute dispersées sans la générosité de la Ville. Lors de la conférence inaugurale, Valéry et la science des rêves, William Marx a démontré comment Paul Valéry s’est efforcé de construire dans les Cahiers depuis les années 1890 un système psychologique complet. Parmi les voix des spécialistes, il y a eu celle de Michel Jarrety qui a proposé avec Réflexions vagabondes sur la science, d’examiner le regard inquiet de Valéry sur l’évolution de l’activité scientifique, celle de Masanori Tsukamoto, qui a comparé les réflexions valéryennes sur le rêve à celles de Proust et celle d'Andrea Pasquino qui a conclu cette sixième édition par Les compétences mathématiques de Valéry.
Quant aux voix des comédiens, chanteurs, poètes  et musiciens, elles ont rythmé les Journées lors de concerts et de lectures musicales. Parmi elles, celle du comédien Hippolyte Girardot qui samedi soir, accompagné par Ahmad Delchad au violoncelle, a lu Le Bilan de l’intelligence, un essai paru en 1935 par lequel Paul Valéry analyse la modernité.

Vivre, manger et se soigner sans se rendre malade

Ce samedi 24, en soirée à L'Abbaye de Valmagne, dans le cadre somptueux du réfectoire des moines, le Docteur Laurent Chevallier, nutritionniste au CHU de Montpellier, proposait des conseils sur les aliments et plantes médicinales mais également des recommandations pour éviter les produits toxiques au quotidien ainsi que les pièges d’une alimentation industrielle. Auteur de plusieurs livres dont : Maigrir sans lutter, Fayard, 2014., de Alors on mange quoi ?, moins de médicaments plus de plantes, il dirige le pôle Nutrition de plusieurs cliniques. Il est également le responsable pédagogique du diplôme universitaire de phytothérapie de la faculté de médecine de Montpellier. Il intervient régulièrement sur l’antenne de France Bleu et à la télévision.

Le Docteur Chevallier a commencé par un état des lieux : attention à l’alimentation industrielle, à la provenance des aliments, aux produits toxiques en contact avec eux, aux métaux lourds... Il est indispensable de ne pas céder aux modes et de se prendre en main . Si l'on remarque un développement de perturbations endocriniennes, ce n'est pas le hasard. D'autant que la vigilance s'impose aussi sur les matériaux des ustensiles de cuisine, sur les métaux utilisés et sur les procédures de cuisson. Dans cet univers un peu flou pour le consommateur, il faut tout remettre en ordre : pas plus de 3 additifs dont l'association peut être néfaste, ne pas penser que l'on est malade à cause d'un composant mais rechercher ce avec quoi il est associé et surtout limiter dans son quotidien les arômes de synthèse, les pesticides, les résidus chimiques.

Les solutions, le Bio qui a des avantages et qui se démocratise avec une meilleure concentration en vitamines. Privilégier les circuits courts pour une alimentation saine en utilisant des procédés de conservation adaptés. Sans oublier que la chimie est un peu partout : dans l'ai conditionné, dans les vêtements et même les matelas, dans l'air que l'on respire en ville dans certains locaux. Il faut donc toujours aller au plus simple avec des solutions mécaniques (même contre les moustiques et les insectes nuisibles) et s'assurer que la provenance des éléments et des aliments certifie le respect de certaines normes. Et il en est de même pour de nombreux médicaments. Dans la mesure où l'on peut s'en passer il faut opter, selon le Docteur Chevallier pour des produits à base de plantes qui elles-mêmes, savent se défendre. Stress, maladies du foie, douleurs articulaires... Bon nombre de maux que les plantes ou les huiles essentielles pourront soigner et quelquefois guérir.

Après un débat fort intéressant avec de nombreuses questions des 110 personnes qui composaient l'auditoire,à 19h un repas « Moyen-âge » revisité « bien manger au XXIe », dans la Ferme-Auberge du domaine était proposé. Ce repas élaboré par Laurence d'Allaines avec l’aide du Docteur. Laurent Chevallier avec des produits de saison des potagers et vergers bio de Valmagne ainsi que des producteurs locaux de viandes et de fromages allait permettre de savourer certains mets en sachant que la santé n'allait pas en souffrir. A savoir qu'à cette époque-là, l'organisation des repas était codée, quelque soit la catégorie sociale dans laquelle on évolue...

Une bonne soirée à l'Abbaye de Valmagne pour essayer de vivre aussi bien en ne se rendant pas malade par ses pratiques et son alimentation.

Jean-Marie Philipon

Parlementreprises

un moment d'échange et de partage pour les jeunes

Passionnants échanges et riches expériences de vie relatées par la jeunesse de Sète et du bassin de Thau à l'initiative de la Jeune chambre économique et son action Parlementreprises, visant à faire dialoguer parlementaires et acteurs économiques. Des Sétois comme Fidji Simo, directrice vidéo de facebook, les dirigeants de la radio RTS ou l'artiste Demi Portion, des jeunes de Loupian, Marseillan ou Frontignan qui ont relaté des expériences singulières et réussies, de quoi donner motivation et espoir à une jeunesse parfois désorientée et en proie au doute, à la veille des résultats du bac, un sésame utile mais, comme l'ont montré plusieurs exemples pas forcément indispensable pour mener à bien des projets enthousiasmants.

 

Nicolas Guyonnet, président de la jeune chambre de commerce de Sète

"L'objectif de cette conférence-débat est de donner à la jeunesse l'envie de créer, de rêver, de s'impliquer, d'oser et d'innover. La jeunesse est d'utilité publique. Nous voulons lui redonner espoir et montrer que ce n'est pas parce qu'on est jeune qu'on ne peut pas réussir. Quel que soit son parcours et sa situation" - Nicolas Guyonnet.

 

Ce lundi 4 juillet se tenait les 1èreassises de la jeunesse à Sète. Le théâtre Molière qui a accueilli cet événement, a été le témoin d’un échange très humain entre les élus, des jeunes entrepreneurs et un public à majorité composé de jeunes venus chercher ici des idées pour leur propre futur.

Sur le plateau, autour de Nicolas Guyonnet, président de la Jeune Chambre Economique, étaient présents le Sénateur-maire de Sète François Commeinhes et trois députés : Sébastien Denaja, Christian Assaf et Frédéric Roig et des jeunes de pays de Thau venus exposer leurs parcours et leurs réussites. Dans la salle on notait aussi la présence, entre autres, d'Olivier Oddi, le Président de la Chambre de Commerce de Sète-Frontignan-Mèze, du directeur de la Mission locale d'Insertion ou encore du directeur du CFA de Sète, Michel Ferrier.

La parole a surtout été donnée à de jeunes sétois ou du bassin de Thau qui ont réussi et qui sont venus partager leur expérience : Fidji Simo, jeune sétoise de 29 ans et numéro 3 de la grande entreprise Facebook, Rachid Daïf alias Demi-portion jeune rappeur sétois à succès et bien d’autres aux parcours tout autant exceptionnels.

Les invités, tous très émouvants par la mise à nu de leur histoire, sur scène et devant le spectateur, parfois intimidés et n'ayant pas l'habitude de s'exprimer en public, n’en étaient que plus touchants.

Ainsi, Sami travaillant initialement dans le BTP, nous raconte comment il a monté son entreprise de transports haut standing (taxis, minibus etc), avec WIFI intégrée. Ce projet a pu se réaliser grâce au dispositif Thau initiative qui lui a fait un prêt à taux 0, lui permettant d’obtenir sa licence de taxi.
Brian Prieur lui est à présent ostréiculteur, pêcheur et plongeur et produit des huitres haut de gamme, qu’il exporte jusqu’en Russie. Il a su apporter à un milieu traditionnel un renouveau porté par sa polyvalence, son dynamisme et surtout sa volonté de réussir.
C’est ensuite Sofiane qui nous a partagé son aventure : jeune sétois ayant grandi à Marseillan, il sort une marque de vêtement « street » pour les jeunes, puis travaille pour la police municipale (le cliché du jeune désœuvré haïssant la police est ici mis à mal) sur les plages de Marseillan. Ce travail lui avait proposé par le maire de Marseillan. C’est sur ces plages que Sofiane aura l’idée de monter une entreprise de bateaux qui assurent des navettes, comme on en trouve déjà à Sète et Agde. Soutenu par la mission locale qui lui propose des contrats d’avenir et le maire qui l’introduit lui et son projet au conseil portuaire, son projet est actuellement en très bonne voie de réussir.
La courageuse Emma, 21ans, qui prend la tête de la pâtisserie familiale lorsque son père décède, nous explique les difficultés qu’elle rencontre en tant que jeune mais aussi en tant que femme : le stress, la crédibilité, la vie sociale contrariée par des horaires décalées…
Sarah Masson, 23 ans est venue partager son engagement politique. En effet, cela fait 4 ans qu’elle est engagée au parti socialiste et qu’elle milite. A seulement 21 ans elle devient conseillère municipale à Frontignan. Elle aimerait changer l’image qu’ont les jeunes de la politique et les pousser à d’avantage participer à ce qu’elle considère comme « la vie de la cité ».

François Xavier et Diane Delacoux, à la tête de RTS (Radio Thau Sète), nous racontent également leur histoire : lui y travaille depuis ses 14 ans avec son père, Gérard Delacoux qui la fonde en 1999 à Sète. Elle, ne souhaite pas travailler dans la radio mais veut faire des études de langues. Ce n’est que plus tard et après des études de gestion, qu’elle rejoindra son frère, en 2005, lorsque leur père décède. Diane apportera de l’expertise à RTS et permettra le succès que nous lui connaissons aujourd’hui.

Fidji Simo n°3 de FacebookPuis c’est au tour de Fidji Simo d’être invitée sur scène : c’est l’invitée de marque de l’événement car à 29 ans, sa carrière est très brillante : Comme il est dit plus haut elle est l’actuel n°3 de Facebook et travaille à son siège social en Californie. Et pourtant, cette jeune sétoise qui a su garder son accent, nous semble si proche lorsqu’elle nous livre qu’elle a, comme beaucoup de jeunes de la région, commencé ses études sur les bancs de Paul Valery à Montpellier. Elle y rencontre d’ailleurs son mari. Après une prépa à Joffre, elle rentre à HEC. Elle supplia un entrepreneur basé à Miami de la prendre en stage. Elle réalisera sa dernière année d’études à Los Angeles. Elle fera ensuite un stage chez eBay en France, dans l’espoir d’ensuite partir ensuite aux Etats Unis. Finalement elle rentrera à Facebook, dans un premier temps dans la section marketing, qui ne lui correspond pas du tout. Elle nous confiera qu’elle n’a jamais abandonné, qu’elle a toujours vu grand et qu’elle a avancé par étapes, jusqu’à son rêve. Elle a pu remarquer par son expatriation aux Etats-Unis, qu’en France l’échec est très mal vu, il est vu comme une défaite. A contrario, aux Etats-Unis, l’échec n’est pas un terme connoté négativement : il est vu comme une expérience vers la prochaine étape. De quoi nous faire réfléchir donc…

Demi-Portion, rappeur sétoisEnfin pour conclure, c’est Rachid Daïf (alias Demi-Portion) né à Sète en 1983 qui est appelé sur scène. Il nous parle de sa motivation qui l’a amené à être aujourd’hui connu et reconnu. Fils d’un artisan, il se considère comme « artisan du BIC » car son stylo, la musique et son RAP a été pour lui un moyen d’expression. Aujourd’hui il réalise une centaine de concerts par an, dans toute la France et malgré sa grande modestie, aucun doute à avoir sur son talent et sa réussite. Cet été Sète lui a fait confiance pour organiser le premier "demi-festival" regroupant plusieurs grands noms de la scène « Rap français » et urbaine: c'est déjà une réussite car toutes les places du Théâtre de la Mer ont été vendues en quelques heures à peine. Sold out!

Au travers leur parcours, ces jeunes nous ont partagé leur soif de réussir, leurs projets, leurs ressentis et les difficultés auxquelles ils ont dû faire face. Ce qui peut frapper l’auditeur dans ces témoignages, c’est que très nombreux sont les jeunes qui ont été en échec scolaire. Beaucoup ont parlé de « parcours scolaire catastrophique ». Il y a donc une remise en question à avoir sur notre système éducatif ou du moins sur la priorité qu’il donne aux études longues au détriment d’études plus courtes mais aussi plus professionnalisantes. Le directeur du CFA de Sète, lors de son passage sur scène à dénoncé cette réalité en rappelant tous les avantages que procurent l’apprentissage. Egalement, un accident personnel ou le décès d’un membre proche sont des éléments qui sont ressortis dans les discours. Mais en tout cas, tous ont été animés par la soif de s’en sortir et de faire quelque chose de grand.
Le seul bémol de l’évènement est qu’à 8h30 un lundi matin et lendemain de soir de match (saluons encore une fois la performance de l’équipe française), les jeunes n’ont pas été nombreux. Malgré tout 2 lycéens, en attente des résultats du BAC ont demandé conseil à Fidji Simo sur la meilleure poursuite d’étude pour réussir. Fidji leur a répondu en citant les phrases écrites sur les murs de l’entreprise Facebook ou elle travaille, ici traduite : « que feriez-vous si vous n’aviez pas peur ? » - « agir vite et améliorer ensuite » (elle nous expliquait ici que lorsqu’une idée de produit émerge chez Facebook il est très vite mise en vente et ensuite amélioré, en fonction de la réaction du client face à celui-ci) – « Apportez plus d’opinion sur la table » en rappelant que la diversité est une force, qu’elle soit diversité d’origines et de cultures, d’opinions ou encore d’actions.

De gauche à droite : Nicolas Guyonnet, Denaja Sébastien, François Commeinhes, Christian Assaf et Michel Ferrier
De gauche à droite : Nicolas Guyonnet, Denaja Sébastien, François Commeinhes, Christian Assaf et Michel Ferrier

Cet événement fut donc très riche et inspirant pour ses participants. Les élus ponctuaient les interventions par leurs commentaires et les spectateurs pouvaient poser leurs questions. Un vrai partage et une vrai convivialité s’est installée, porteuse parfois d’opportunités. C’est ainsi qu’une représentante de La Passerelle (salle de concert d’un quartier sétois) présente dans la salle a proposé un partenariat à FX et Diane de RTS pour mettre en place une web radio. Une visite de la radio a donc été organisée pour faire découvrir le métier aux jeunes porteurs de ce projet de web radio. Les représentants d’RTS, FX et Diane ont profité de l’occasion pour demander la fibre au sénateur maire François Commeinhes qui a rappelé que le Très Haut Débit arrivait à Sète et que d'ici fin 2016 déjà 15.000 foyers seraient raccordés à la fibre optique.

On espère que ces premières assises de la jeunesse en pays de Thau seront de nouveau au programme l'année prochaine.

Laura Ouchêne

 

Fidji Simo et François Commeinhes
Fidji Simo et le sénateur-maire François Commeinhes au théâtre Molière

 

Fidji Simo

Il y a 29 quand le Dcoteur François Commeinhes mit au monde Fidji Simo dans sa clinique à Sète, il était loin de se douter du destin exceptionnel qu'allait connaître cette petite sétoise, fille et petite-fille de pêcheurs venus d'Espagne et de mère italienne.

Fidji Simo fait ses études secondaires au lycée à Paul Valéry, puis son bac (mention Très Bien) en poche elle entre en classe préparatoire au lycée Joffre de Montpellier et intègre en 2004 la prestigieuse école des Hautes Etudes Commerciales (HEC) à Paris.

A sa sortie de HEC, et après quelques stages aux USA, Fidji, est recrutée par Ebay à Paris. De là elle se fait muter aux USA et finit par se retrouver chez Facebook en Californie.

Ses qualités sont vite remarquées et en peu de temps la voilà n°3 du groupe de Mark Zuckerberg où elle dirige tout le secteur vidéo. Les dernières nouveautés comme les vidéo 360° c'est elle, les pubs agaçantes en début de film c'est aussi elle. Bref c'est la grande prêtresse incontournable du plus grand réseau social de la planète. Le magazine américain Vanity Fair l'a même retenue dans son classement des 50 personnalités les plus influentes du monde!

 

 

Une conférence sur les ports de Sète

Le 30 juin, dans le cadre du 350e anniversaire du Port de Sète, Marc Chevallier, président de Port Sud de France, a clôturé le cycle des conférences du musée de la Mer devant un très nombreux public.

Après Gustave Brugidou et André Aversa, cette conférence a abordé  "Les activités du port : commerce, plaisance, et pêche". Un thème cher à ce capitaine d'industrie au parcours exemplaire qui pendant plus de 40 ans a voué sa vie aux activités portuaires et fait rayonner le monde maritime par ses travaux et ses réflexion. Du 18 au 23 août, Marc Chevallier sera l'invité d'honneur de la 274e édition de la Saint-Louis en résonance avec l'anniversaire de la création du port et de la ville de Sète.