Conférences

Bernard Debré au café littéraire

 Le professeur Bernard Debré était le 14 avril au Palace l'invité du café littéraire Lire et dire. Chaleureusement accueilli par un nombreux public, il est venu présenter son tout dernier ouvrage, "Un homme d'action", paru chez Stock. Intarissable, enthousiaste, drôle, assassin dans ses critiques, et…pessimiste quand au devenir du pays, tel est Bernard Debré,
Petit-fils de Robert Debré, créateur de l'Unicef, fils de Michel Debré, premier ministre rédacteur de la Constitution, frère jumeau de Jean-Louis, l'actuel président du Conseil constitutionnel…et presque Sétois puisque petit fils de l'architecte Charles Le Maresquier. Une appartenance qu'il revendique comme l'autre versant d'une famille restée dans l'ombre médiatique.
Dans son dernier livre, il raconte longuement sa famille. Une enfance et une adolescence presque ordinaires entre un père intransigeant mais attentionné et une mère tendrement aimée. Ses études de médecine, ses premiers pas en politique, ses missions humanitaires, ses nombreux voyages en tant que ministre de la Coopération et chirurgien mêlent vision politique et anecdotes colorées, sur les grands hommes d'Etat, passés et contemporains, dont il a croisé le chemin. Reste l'image d'un homme d'action, humain et sensible, profondément attaché à sa famille et fidèle à ses engagements, quoi qu'il lui en coûte.

Du code noir au code de l'indigènat

Il était question du « Code Noir », vendredi 11 décembre dernier, à la salle des conférences (Bain de pieds) de Balaruc les Bains, à l’initiative de l’APCP (Association Pour une Culture Partagée).
Ce sujet difficile avait cependant attiré plus de quarante personnes pour écouter la conférence de monsieur Edgar Bocage, ancien greffier en chef du Tribunal de Grande Instance de Sète, actuellement professeur bénévole à l’Université du Temps Libre.
Le Code Noir, édit de Colbert de 1685, censé réglementer la vie des esclaves africains dans les colonies antillaises de Louis XIV est resté en vigueur jusqu’à l’abolition de l’esclavage en 1848.
Edgar Bocage, originaire de Guadeloupe, lui-même descendant d’esclaves, a animé cette soirée d’un haut niveau et d’une grande objectivité grâce à l’humanité dont il est pétri, ajoutant parfois quelques touches d’humour malgré la gravité du sujet.Il a mis en évidence, avec une précision de juriste, les « devoirs » trop souvent peu respectés des maîtres envers les esclaves (baptisés dès le 3ème jour de leur arrivée), leurs pouvoirs (même de mort) et surtout les règles qui ramenaient des êtres humains à la condition des biens meubles, pouvant être vendus à l’instar d’animaux.
De très nombreuses questions ont témoigné de l’intérêt certain que suscite la question de l’esclavage, de la traite des êtres humains et des conditions ignobles dans lesquelles tout cela s’est déroulé. Il a bien été noté que certains pays (Haïti par exemple) subissent encore les séquelles de cette infamie, et que ce phénomène - sans doute présent depuis le début de l’humanité - perdure malheureusement de nos jours, la presse en apporte souvent des témoignages.

Maurice Bouchard

Les voyages et leurs impacts sur la santé

Au siècle dernier, les grands-parents avaient une canne... maintenant ils ont une valise...

 

Arcopred

Créée à Montpellier en 2007 par le Professeur Jean-Louis LAMARQUE, l'association a un caractère informatif et éducatif.
Son activité porte sur l’information et l’éducation de toute nature en ce qui concerne la prévention et le dépistage, à l’exclusion de tout enseignement diagnostic ou thérapeutique des maladies déclarées et déjà diagnostiquées, traitées et suivies dans les circuits prévus de santé.
Les moyens d’action de l’association sont essentiellement constitués par des conférences, interventions, cours, colloques, séminaires, mais également toutes formes d’actions nécessaires à l’information et à l’éducation de toute la population en ce qui concerne la Prévention et le Dépistage des retraités et personnes âgées de 55 ans et plus.
Le but de l’association est de dispenser une information complète et accessible de Prévention et de Dépistage : faire savoir, faire comprendre, transmettre par un langage simple à 100% de bien-portants sous certaines conditions dominées par l’efficacité et la qualité.
Prévenir, c’est enseigner au grand public un certain nombre de règles de vie pour éviter l’apparition d’une maladie. C’est « la Nouvelle Santé, celle des Bien-Portants

   

La "semaine bleue" continue : ce vendredi après-midi, le CCAS de Balaruc-les-Bains et Arcopred ont reçu le Professeur Jean-Claude Artus - ancien chef de service à l'I.C.M. (Institut du Cancer de Montpellier) à Val d'Aurelle - invité à animer et à partager son expérience sur la "contribution des voyages à la santé".

Selon l'O.M.S. "la santé est un état de bien-être physique, psychologique et social". Le Pr. J.C. Artus a fait prendre conscience aux participants que "partir fait du bien à la santé". Mais, petit ou grand, loin ou tout près, le voyage, pour rester un plaisir, doit être préparé à l'avance afin d'éviter d'éventuels désagréments.

Le voyage permet aux gens âgés de devenir "acteurs de leur santé", en évitant le repli sur soi et en s'ouvrant à la découverte et au changement.
J.C. Artus a donné des conseils et précautions à prendre, pour tous et pour les personnes ayant différents problèmes de santé (cardio-vasculaire, diabète, allergies...). Il a signalé qu'un quart de la population en France est âgée de plus de 65 ans.

Au siècle dernier, "les grands-parents avaient une canne... maintenant ils ont une valise"... Les voyages forment la jeunesse... et comme disait Joachim du Bellay "heureux qui, comme Ulysse a fait un beau voyage"...
Les participants ont beaucoup apprécié ces "mots d'humour" et ont partagé le petit goûter traditionnel de la semaine bleue.

AP

Les thermes de Balaruc, de l'Antiquité à nos jours

Vendredi 9 octobre, le docteur Régis Ayats a présenté, de manière particulièrement vivante, l’histoire des Thermes de Balaruc, de l’Antiquité à nos jours. Cette conférence était à l’initiative de l’APCP, dans le cadre de son activité « Culture autour de… », animée par Danielle Gasparoux.

La salle des conférences du pavillon Sévigné a difficilement pu accueillir près d’une centaine d’auditeurs, très intéressés si l’on en juge par les nombreuses questions auxquelles de docteur Ayats a répondu avec la simplicité érudite qui sied à la qualité d’historien confirmé qu’on lui reconnaît depuis longtemps.
Grâce au montage photographique réalisé à partir de documents historiques, le docteur Ayats a retracé l’évolution des Thermes (étymologiquement « eaux chaudes »), du 1er siècle de notre ère jusqu’à nos jours en insistant sur la continuité de leur développement depuis la période gallo-romaine, en passant par les XVIIème et XVIIIème siècles, périodes de nouvel essor.
Après l’évocation de noms célèbres qui ont eu recours à la médecine thermale à Balaruc, (Monsieur de Grignan, gendre de la marquise de Sévigné, le maréchal de Saxe, Joseph Montgolfier, le grand violoniste Nicolo Paganini), la conférence s’est terminée, sous les applaudissements de l’assistance, sur des vues du XIXème siècle ou, plus récentes, du XXème siècle (Thermes Athéna et Hespérides) et du XXIème siècle avec le magnifique établissement ouvert récemment.

Puisse cette conférence réveiller l’intérêt pour l’histoire de Balaruc et son riche patrimoine archéologique (par exemple l’aqueduc gallo-romain d’Issanka, La chapelle Notre Dame des Eaux entre autres) afin d’animer la recherche de leur mise en valeur.

Peine de mort dans le monde

 

Bien que ce ne fut pas l’affluence des grands jours, le public de ce café littéraire animé par Tino Di Martino dont le thème était « la peine de mort dans le monde » à rassemblé nombre d’auditeurs conscients et très attentifs à ce problème de société toujours d’actualité.
Comme l’a rappelé Florence Bellivier de la FIDH dans le rapport d’Amnesty international : La peine de mort est la négation absolue des droits humains. Il s’agit d'un meurtre commis par l'État, avec préméditation et de sang-froid. Ce châtiment cruel, inhumain et dégradant est infligé au nom de la justice. Cette peine viole le droit à la vie inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l'homme. Amnesty International s'oppose à la peine de mort en toutes circonstances, quels que soient la nature du crime commis, les caractéristiques de son auteur ou la méthode utilisée par l'État pour l'exécuter.
La peine capitale a été abolie, de droit ou de fait dans 150 pays, et en 1981 dans notre pays, mais de nombreux Etats pratiquent toujours le châtiment suprême.
Jacky Hortaut animateur du collectif « Sauvons Mumia » nous a informés que c’était maintenant au tour du Parlement de Madagascar de voter un projet de loi sur l'abolition de la peine de mort, une peine qui n'est toutefois plus appliquée sur l’ile depuis 1958.
La peine de mort recule peu à peu en Chine, mais reste la plus importante du monde bien que nous n’ayons pas de chiffres officiels, on estime à 2400 le nombre d’exécutions contre 12000 en 2002.
39 exécutions ont eu lieu aux états unis en 2013 soit 10% de moins qu’en 2012 (le Texas à lui seul représente 41% de ces exécutions.
22 pays ont procédé à des exécutions en 2013, contre 37 en 1994,
78 personnes ont été exécutées en 2013 dans le monde, progression (+15%)  l'Arabie Saoudite l'Iran et l'Irak sont à l'origine de cette forte augmentation,
Une démocratie telle que nous la souhaitons est un pays où on se préoccupe autant de la protection des citoyens que du devenir des prisonniers.
En conclusion, je dirai que le débat est loin d’être clôt, mais on ne bâtit pas une société sur le crime d’état, quelle qu’en soit la raison mais sans aller jusqu’au fameux « Abolissons la peine de mort, mais que messieurs les assassins commencent. » d’un certain Alphonse Karr…
Georges Cantin

Un Café mysterieux

Le café littéraire Lire et dire a reçu au café Saint-Clair l'historien et conférencier Christian Doumergue, à propos de son livre, » Le secret dévoilé », enquête au cœur du mystère de Rennes - le château, publié aux éditions de l'Opportun. Christian Doumergue a découvert l'affaire de Rennes-le-château en 1992. Après la lecture de quelques ouvrages sur le sujet, il s'est rendu sur les lieux, et n'a cessé, depuis, d'étudier le mystère planant sur le petit village audois, sur son fabuleux trésor présumé, et sur la personnalité ambigüe de l'abbé Saunière._
Titulaire d'une maîtrise d'histoire des arts et archéologie et d'un DEA de littératures comparées, l'écrivain développe dans son ouvrage une approche à la fois historique basée sur de méticuleuses recherches en archives et littéraire, livrant ainsi une nouvelle approche de l'affaire dans son ensemble.
Jean Brunelin, qui travaille sur ce dossier depuis 45 ans, est venu joindre ses lumières à celles du conférencier, devant un public très attentif._