Brise marine.

La mer a inspiré plus de Français qu'on ne le croit. Et pas seulement les riverains de l'onde amère ou les habitants d'une ville portuaire comme Sète. Il est de purs parisiens, de ceux qui ont assidûment foulé le pavé de la capitale au mitan du XIXème siècle, qui ont humé, jeunes, les senteurs marines et ne les ont jamais oubliées.ocean waves during storm

 

En Ile singulière, on ne succombe pas fatalement aux charmes de la grande bleue. On peut, comme Brassens, s'amuser sur l'étang, hanter plages et rochers de la Corniche et être insensible à l'appel du large. Et il semble bien que Vilar avant lui ait fait de même. Si l'on se reporte aux époques passées, nombre de Sétois se faisaient mousses ou matelots pas nécessairement par vocation. De nos jours, le sentiment majoritaire en notre ville est mal cerné, faute d'études précises.

Certes, l'Association des Capitaines au long cours y tient parfois ses assises et le commandant Abelanet a fait partager ses souvenirs de navigations, qui était marin dans l'âme. Et dans les années cinquante, une fille d'artisan, contemplant la mer depuis le sommet du Saint Clair, ressentait une étrange attirance pour les lointains de l'immensité bleue. Elle ne pouvait naviguer à l'époque et elle partit courir l'aventure aux armées, jusqu'en Extrême Orient. On ne sait si elle apprécia la houle de l'océan Indien…

 Mais ce sont histoires de Sète et du XXème siècle. Or, il se trouve que presque un siècle auparavant, dans les années 1840-1850, certains fils de famille, parisiens de naissance, allaient connaître, plus ou moins forcés, la vie sur les océans. Un certain Charles Baudelaire, né rue Hautefeuille dans la capitale, en opposition avec son beau-père le colonel Aupick, menait après son baccalauréat une vie "scandaleuse".

Alors, le futur directeur de Polytechnique le fit embarquer à bord du paquebot Les mers du Sud comme pilotin, direction les Mascareignes (Maurice et La Réunion). Le périple se termina par un naufrage sur lequel on sait peu de choses. Est-ce ce séjour océanique qui donne à un de ses poèmes, le plus connu, une troublante authenticité ? Ainsi du premier vers de "L'Albatros" : "Souvent pour s'amuser les hommes d'équipages…" et plus loin : "L'un agace son bec avec un brûle-gueule…" Souvenirs maritimes de celui qui fut journaliste, critique d'art ?

Un des rares à ne pas accabler Manet "le scandaleux", son ami. Manet aussi, à 17 ans, fut apprenti-officier. Sous couvert de préparer Navale, il embarqua pour le Brésil. L'aller-retour prit 6 mois. Et bien plus tard, un de ses rares tableaux admis au Salon officiel sera "Le combat du Kearsage [nordiste] contre l'Alabama [sudiste]". Sur la toile, on voit surtout la mer et elle fut acceptée en tant que "marine".

 Et pour S. Chauveau qui consacre une fervente "biographie" à Manet, le poète et le peintre "ont conservé…un amour de la vague, la houle d'embruns salés, les étendues vertes ou grises infinies…" Il y a dans leurs œuvres, parfois, quelque brise marine.

Hervé Le Blanche

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon

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Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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