Robert Lassalvy 1932 - 2001

Un vague projet dans une ambiance de campagne électorale... Un lieu à la destination incertaine précipitamment rafraichi... C’est ainsi que fut posée une plaque à la mémoire de Robert Lassalvy (1932 - 2001) dans les Halles de l’Hôtel de Ville. Quelles que soient les circonstances, les finalités, les intentions, ce fût l’occasion de parler de Robert Lassalvy, de son oeuvre, de son humour, bienvenu en ces temps passablement maussades. En 2001, juste après son décès, le journal communal avait publié cet article le concernant :
«Il avait choisi de vivre à Cournonterral. Son activité de dessinateur publié dans la presse nationale et internationale, aurait pu lui ouvrir d’autres portes, lui favoriser d’autres relations. Il avait choisi : plutot le calme, une vie bien organisée, bien réglée, que l’agitation de la ville. L’expérience qu’il avait acquise dans son métier, la réputation qu’il était parvenu à forger, lui permettait de gérer tranquillement ses parutions dans divers journaux et revues. Jusqu’au Japon où un journal lui consacrait une rubrique régulière, «Lassalvy c’est la vie», en français dans le texte. A Cournonterral, dans son atelier au fond du jardin, à l’abri des regard et du bruit, il pouvait se consacrer à son autre passion, la peinture. Passion pour laquelle il déployait une ardeur singulière, élaborant les toiles les unes après les autres, dans une urgence déconcertante, mais toujours une exigence particulière. Ses expositions furent des succès incontestables, à l’Hôtel de Région, à Lavérune, à Cournonterral... Il avait accepté de participer en juillet dernier [2000], à l’exposition «De toutes les couleurs» consacrée à Léo Ferré. Il avait croqué, en particulier, dans son style si personnel, une «jolie môme» espiègle et malicieuse. Ce fût sa dernière exposition...
Un artiste a ce rare privilège de continuer à vivre de par ses oeuvres. Les japonais ont bien raison : à travers ses dessins, tendres, poétiques ou plus espiègles, à travers sa peinture, sa truculence et sa vivacité, Lassalvy c’est la vie ! Salut l’ami !»
Michel Puech