Littérature - Poésie

Automn'Halles, c'est parti !

La huitième édition des Automn’halles a été lancé vendredi 29 septembre à la médiathèque François Mitterand de Sète.
Organisées les années précédentes par le café littéraire « Lire et Dire » de  Tino di Martino,  les Automn'halles ont désormais une présidente en la personne Claude Muslin.

Cette année, la thématique est  Le nomadisme. Dès vendredi,  François Commeinhes a pu assister à une visite guidée de l’exposition de photos proposée par la médiathèque. Répondant à la thématique ,  ce sont des photos qui témoignent d’une grande apprêté  pour certaines,  mais qui sont  d’une stupéfiante beauté. Le nomadisme a deux facettes comme l’a souligné le visiteur privilégié dans son discours d’ouverture. Celle  qui évoque l’absence de chaîne, le vent du large, une manière de vivre éprouvé par des écrivains comme Joseph Kessel, Jean Marie Le Clésio, et le nomadisme subit, l’éloignement forcé des terres natales, l’arrachement. Une thématique vaste et riche cette année qui sera abordée par 70 auteurs sous des chapiteaux place Aristide Briand, jusqu’à ce dimanche.
Après le pot de l’amitié donné à la médiathèque François Mitterrand les intéressés ont pu se rendre à La Villa pour écouter une lecture animée par Monique Grego et  mise en voix par Yves Ferry. Ce dernier a lu des passages tirés de deux ouvrages d’Alexandre Romanes. Celui qui a débuté sa carrière dans le cirque, a fondé le cirque Romanès, est également l’auteur de trois recueils de poèmes consacrés à la culture tsigane. Le public nombreux,  tout en terminant de diner,  a pu en apprécier la puissance émotive mais aussi l’humour « un jour j’irai sur la tombe de mon père, et ça sera comme avant, on ne se dira rien », « tout ce qui n’est pas donné est perdu » dit par exemple l’auteur également présent  sur scène dans Un peuple de promeneur.

Samedi, malgré le mauvais temps, le public a répondu présent tout comme les écrivains et éditeurs locaux.

Le stand de Clair de Plume  34, éditeur associatif qui fait référence par la qualité des ouvrages sélectionnés
de gauche à droite : Alain Chassagnard qui vient de sortir « le fils du falotier », Bernadette Boissié-Dubus, écrivain de Vic-la-Gardiole et animatrice de Clair de Plume qui vient de publier "Les petits chemins de traverse" et Béatrice Galvan auteure de  « En corps inconnu »

Nouveautés des éditions associatives Clair de Plume

Conte de faits

"conte de fait"
de Béatrice Galvan (Valentine Bleuette )

Katia, trentenaire célibataire, décide de recourir aux petites annonces pour trouver un homme partageant son désir de fonder une famille. Elle rencontre Simon, qui correspond à ses critères de choix. Ils se marient.
Sept ans plus tard...
Etienne s'est inscrit sur internet pour rencontrer une femme susceptible de combler le vide laissé par son épouse décédée. Un certain Simon lui propose de séduire sa femme Katia et le garçonnet qu'ils ont eu ensemble, afin de prendre sa place de chef de famille en temps voulu. Simon a une exigence : que Katia ne soit pas au courant de cette stratégie.
Un jeu de marionnettes se met en place, mais les ficelles qui dirigent les personnages menacent de s'emmêler.
Entre amour, sexe et trahisons... qui va tenir le rôle principal de l'histoire et en sortir gagnant?

 

le fils du falotier 

"Le fils du falotier"
d'Alain Chassagnard


Étienne, le fils du falotier de Bourges nous emmène à la découverte du Nouveau Monde, avec tous les dangers que peut comporter un tel voyage à la fin du XVIIème siècle.

Ce roman est le résultat d'un long travail de recherche. Tous les faits relatés sont authentiques, seul les personnages principaux sont le fruit de l'imagination de l'auteur.

 



Les petits chemins de traverse

"Les petits chemins de traverse"
de Bernadette Boissié-Dubus


Ce livre n’est rien que quelques instants volés au temps qui passe inexorablement, aux lieux qui se transforment, à la vie qui va son petit bonhomme de chemin. Des routes, des instants, des rêves éveillés. Quelques réflexions à ne pas prendre à la lettre. Des vies qui passent, s’effacent, nous tirent par la manche et nous lâchent sur des sentiers souvent chaotiques, ou impasses fleuries qu’on ne voudrait plus jamais prendre en sens inverse.
L'auteure vous invite à ses croisées de chemins, parfois au risque de vous choquer. Les chemins sont faits pour cheminer, alors cheminons avec elle, même si, au bout du compte, le chemin n’est qu’un cul-de-sac.

 

 

En corps inconnu
de Béatrice Galvan

Suite à un accident de la route, une patiente se réveille amnésique dans une clinique de Montpellier. Son entourage l’appelle Lisa Simonet, elle aurait dix-sept ans. Pourtant, les souvenirs qui lui reviennent sont ceux de Florence Duprés, une mère de famille. Pourquoi cette dualité en elle? Et pour quelles raisons le chirurgien qui l’a sauvée, ainsi que toute l’équipe médicale, lui paraissent si menaçants ?
Sortie de clinique, Lisa veut comprendre le dédoublement de personnalité qui l’habite. Elle part en quête de son passé mais se retrouve bientôt traquée par ceux qui semblent vouloir manipuler ses souvenirs. Et tandis que la voix de Florence s’exprime en elle de plus en plus fort, ses rêves sont hantés par l’esprit vengeur d’une adolescente en colère.
Lisa saura-t-elle différencier le réel du surnaturel, la vérité de l’imposture?

Ces auteurs seront présents aux Automn'halles sur le stand de Clair de Plume 34, ainsi qu'Any Alix Brouilhet Davidson auteure de 1786... un Ecossais à Bodeaux (2016). Vous pourrez rencontrer Bernadette Boissié-Dubus et écouter des extraits de ses romans lus par Thomas Andro sous le chapiteau numéro 2 de 15h à 15h30 dimanche 01 octobre.
Pour joindre Clair de Plume 34 : http://clairdeplume34.over-blog.com

Crime et sentiments

 

L’association « Lire et Dire » avait organisé, ce mercredi 27 septembre à la médiathèque François Mitterrand une rencontre avec l’écrivain Philipe Jaenada venu présenter son dernier ouvrage, La Serpe.

En guise d’introduction, Tino Di Martino qui orchestrait la soirée commença par lire la préface de l’épais ouvrage que certains auditeurs avaient déjà sur leurs genoux. Un matin d’Octobre 1941, dans un château sinistre, au fin fond du Périgord, Henri Girard appelle au secours ; dans la nuit, son père, sa tante et la bonne ont été massacrés à coups de serpe. Les phalanges se crispent sur la couverture plastifiée de leur nouvelle acquisition à la quatrième de couverture rouge vif ; visiblement les futurs lecteurs ne se sont fiés qu’à la seule réputation de l’auteur. Philippe Jaenada, qui s’est créé un fan club avec le Chameau Sauvage (prix Flore), a connu un grand succès avec ses deux livres précédents : Sulak (prix d’une vie, prix Claude Chabrol et grand prix des lycéens « Elle ») et La Petite Femelle. Respectivement salués par une critique littéraire unanime, ces deux ouvrages sont tirés de faits réels. Serait-ce devenue une marque de fabrique ? lui demande l’animateur. Pour un écrivain, « incapable d’écrire des polars » (« manque d’imagination », « esprit pas assez tordu ») le fait divers peut s’avérer « une mine d’or » répond Jaenada. Mais ce livre, il a bien failli ne pas l’écrire, et cela pour plusieurs raisons. Si les écrivains peuvent être incités à narrer les histoires des autres rapportés par leurs proches , notre écrivain, s’en étant fait une spécialité est moins à l’abri que quiconque de sollicitations du genre, « il faut à tout prix que je te présente ma tante…c’est le Goncourt assuré ! ».Capture Le Goncourt, Philipe Jaenada, ne l’a jamais décroché. En pronostiquant que cette fois sera la bonne il faudra en rendre grâce au père d’un copain de son fils. Celui-ci, évoque, lors d’un dîner évoque la vie romanesque de son grand père, écrivain, clochard, millionnaire, aventurier. Un sujet parfait pour un roman, non ? Jaenada réfléchit…Il aime les univers clos et les petites choses qui dérapent …Cette vie d’Henri Girard, incroyable, paraît trop vaste, « il ne se le sent pas »… du coup, il n’en a pas vraiment envie. Et si le père du copain de son fils insiste à chacune de leurs rencontres , l’écrivain reste sur sa position , « pas pour moi, merci quand même… » jusqu’au jour où le descendant de l’auteur du Salaire de la peur (tout le monde connait le film de Clouzot avec Charles  Vannel et Yves Montand palme d’or et Ours d’or et que Jaenada pensait être un roman de gare de deuxième main -) lui raconte que cette vie extraordinaire comporte une part d’ombre qu’il ne lui a pas encore révélée : son grand père est accusé d’avoir tué toute sa famille à coups de serpe.

Qui plus est, beaucoup, notamment aux alentours, du château où le drame s’est produit, le croient encore coupable. En fait de petits dérapages… ! L’écrivain réfléchit à nouveau ; il se lance. "

Le romancier a pris ses quartiers aux archives pour compulser le compte rendu du procès (Il est accessible à tout le monde, 75 ans après son déroulement) Il a lu également le Salaire de la peur qu’il a trouvé magnifique (hier il l’a recommandé vivement), d’autres ouvrages d’Henri Girard ( publié sous le pseudonyme de Georges Arnaud ) et sur Henri Girard et  l’assassinat du château d'Escoire jamais élucidé. Quelques mois se sont écoulés et sa fatale conclusion est que le stéréotype du sale gosse de la grande bourgeoisie, capricieux, flambeur, imprévisible, violent, a massacré sa famille et a bénéficié d’une erreur judiciaire, une fois n’est pas coutume, au profit de l’accusé. Aussi affirme-t-il au père du copain de son fils sa décision de renoncer au livre pour la simple et bonne raison qu’il n’a aucun doute sur la culpabilité de son aïeul et ne voit guère d’intérêt à ressortir cette affaire si ce n’est de jeter l’opprobre sur une famille qui, depuis, vit paisiblement . Mais l’autre, qui ne croit pas à la culpabilité de son grand père (et ne lui tient pas rigueur d’avoir dilapidé une véritable fortune dont il n’a pas vu la couleur) lui suggère tout de même de se rendre « sur place » pour tenter d’affiner son enquête."

Et c’est ce que le romancier fera, gagnant sur le champ le Périgord au volant de sa Mériva. Là-bas, sa version de l’affaire sera radicalement bouleversée, donnant finalement naissance à ce livre : La Serpe. Pourquoi Jaenada n’écrit –il pas sur des affaires actuelles ? lui demande Tino ? L’écrivain avoue avoir bien envie de changer de cadre spatio-temporel - il en a un peu marre de se plonger dans la France de l’occupation - pour son prochain ouvrage mais lui répond par un contre exemple : « on m’a appelé pour me présenter une affaire en Suisse, un jeune homme accusé d’un crime qu’il n’a visiblement pas commis… » S’il effectuait le même travail (titanesque !) que pour La Serpe, il se substituerait au travail de la justice, et son livre pourrait avoir des répercussions sur le présent. Ce qu’il ne veut pas, sachant où commencent et où se terminent les prérogatives de son art.

Avec La petite femelle ou  Laserpe, il n’a fait que réhabiliter une jeune femme considérée comme un monstre et éliminée comme tel, cherché à comprendre au-delà des apparences les véritables relations nouées entre les différentes membres de la famille et ce fils prodigue emprisonné dix-neuf mois, en attente de son procès « pour avoir tué celui qu’il aimait le plus au monde ». Accusé, même si toutes les preuves sont contre lui, pour l’auteur, Girard l’est à tort. Car, là c’est le passé et Jaenada l’a fouillé plus ou moins discrètement, avec méthode et une minutie dont il témoigne dans le livre. Hier, l’écrivain confessa avoir consulté plus de 2000 pages de procès-verbaux. .

Il vérifie, recoupe, le moindre mot des dépositions, les rapports de police, mais aussi interroge les descendants des témoins…. Et sa conclusion, dont il aura une prémonition à la lecture de la correspondance entre le fils et le père est sans appel.

Cette correspondance  qui lui a mis les larmes aux yeux paraît à Jaenada   une indéfectible preuve d’amour que la langage ne saurait simuler . Restitués dans le livre les extraits de ces lettres sont très touchants, et d’une absolue beauté. Philipe Jaenada confessa que cet amour, lui rappelle ses sentiments à l’égard de son fils, Ernest, dont la figure ponctue de notes de tendresse cette longue marche funèbre. Aussi, cette enquête menée par l’inspecteur écrivain Jaenada, est l’occasion pour lui d’une déclaration semi-voilée d’amour filial qui semble par moment lui donner un regain de courage dans les moments où l’enquête, et par conséquent son livre, piétine . Livre qu’il a dédié à sa mère qui « aime les mystères ».

Celui-ci, Jaenada paraît bien l’avoir élucidé ( même s’il insiste sur la notion et le mot « d’hypothèse » ) : tour de force tout aussi admirable que d’avoir rendu ces six cents pages , à peine un peu moins colossales que le réquisitoire contre Girard, légères, telle une mémoire blanchie .

J.B.S

"Nomadismes" aux Automn'Halles-2017

"Nomadismes" était le thème des Automn'Halles-2017, le salon du livre de Sète, le samedi 29 septembre.

Curieux et amateurs de littérature de voyage ont pu prendre place dans la tente n°1, place Aristide Briand pour écouter Marc Wiltz, des éditions Magellan, présenter deux singuliers voyageurs : Didier Tronchet (éd. XXI) et Jean-Pierre Poinas (éd. Elytis) qui ont fait part au public de leurs expériences.nomP1000817

 

                                                               (Didier Tronchet à gauche, J.P. Poinas au centre, Wiltz à droite.)

 

Questionnement et dépaysement garantis. Dépaysement, sans aucun doute par cette fin de matinée maussade sur l'Esplanade où la foule ne se pressait pas. Car Didier Tronchet parlait de l'Amérique latine, de Quito (capitale de l'Equateur), de Madagascar, d'un îlot dans l'océan indien. Et Jean-Pierre Poinas de l'Asie qu'il a connue (Birmanie, Cambodge, Indonésie). Comme D. Tronchet, nombre d'entre nous seraient bien en peine de situer l'Equateur (et Quito!) sur une carte ou les sept pays traversés par le Mékong, "fleuve mythique". Et les deux auteurs invitèrent les assistants à porter leurs regards vers des horizons différents.

Ils ont expliqué comment vivent les écrivains du voyage. Eh bien, ils se déplacent. Ils partent sans savoir pour combien de temps et ils s'installent. Alors, pour paraphraser Rimbaud, "Je est ailleurs". Ils vivent, puis ils racontent comme Proust parlant d'aubépines, de cailloux ou de la voiture du docteur Percepied. D. Tronchet, par le dessin (Vertiges de Quito), évoquera "sa" rue, "ses" voisins, les évènements parfois dramatiques qui y surviennent.

J.P. Poinas choisira de parler "de la fleur blanche dans les cheveux blancs" d'une vieille dame du Népal et non pas de Katmandou. Car ces auteurs ne font pas que passer ou se mettre en scène dans des sites célèbres, ils décrivent leur lieu de vie et les gens qu'ils y rencontrent. J.P. Poinas, à qui il est arrivé de rester cloîtré une dizaine de jours dans une chambre d'hôtel à Djakarta, évoquait avec émotion des rencontres fabuleuses faites au fil de ses pérégrinations en Asie, comme le personnage du n° 24 du grand marché de Mandalay avec qui il a établi une relation forte.

nomaP1000819

Rencontres parfois difficiles (obstacle de la langue, circonstances), mais rendues possibles par la proximité, la simplicité, le dépouillement. Car l'on côtoie des gens pauvres, vivant avec peu de choses, mais solidaires, ouverts, bienveillants.

Le terme de luminosité reviendra plusieurs fois à propos de ces gens qui sont "dans un endroit difficile à vivre". Et c'est un reflet de "la lumière des pauvres" que transmettent les écrivains du voyage. Car ils sont écrivains : ils collectent, notent, mettent en récit. Au "bout d'un effort pour s'oublier, ils disent le monde".

Ce monde dont le spectacle peut vous terrasser d'émotion et qu'ils nous rendent visible. Les écrivains du voyage vivent en hommes parmi d'autres hommes (femmes). Un jour viendra-t-il (peut-être grâce à leurs œuvres) où tous les habitants de la terre pourront dire de "l'autre", "mon semblable, mon frère" ?

Les Automn'Halles en avant-première avec SOS Méditerranée

Les 8èmes Automn'Halles : "Nomadismes"

Du 29 septembre au 1er octobre 2017 La 8e édition du festival du livre Les Automn'Halles s'installe place Aristide-Briand à Sète.

L'inauguration officielle du festival aura lieu le vendredi 29 septembre, à 18 heures, dans les jardins de la médiathèque François-Mitterrand. Sous l’égide de la nouvelle équipe présidée par Claude Muslin, une soixantaine d’auteurs, tant locaux que nationaux, donneront leur point de vue d’écrivain sur le thème de cette année : NomadismeS

Au musée Paul-Valéry ce mercredi 27 septembre à 18 heures, SOS Méditerranée, l’association citoyenne, était présentée par Erwan Follezou, responsable du Pôle Maritime de SOS Méditerranée, avec ensuite une lecture de témoignages de migrants recueillis par Marie Rajablat.autoDSC_0020 (6)

En présence et avec le soutien d"Amnesty International ce fut donc comme le précisait Claude Muslin l'iouverture officieuse de ces Automn'Halles avec des lectures qui justement s'inscrivent parfaitement dans le thème du Festival, le Nomadisme.

 Devant un bon public, dans les jardins du Musée , Erwan Follezou, présentait SOS Méditerranée  et précisait les objectifs de l'association qui s'inscrivent dans un cadre légal parmi d'autres sauvetages en mer :

"Porter la voix de SOS Méditerranée partout où il est possible de le faire, y compris en organisant nos propres évènements, est une tâche essentielle. Les liens sont déjà nombreux avec le monde de la culture et les organisateurs de spectacle. Il faut sans doute les améliorer mais aussi en créer d’autres. Il faut pouvoir poursuivre nos actions en ayant de nouveaux membres bénévole mais aussi des financements."

autoDSC_0013 (8)

"Les intentions de l’Europe de couper l’axe migratoire qui passe par la Libye et traverse la Méditerranée vers la Sicile, la volonté libyenne de déplacer très loin au large les limites de la souveraineté maritime, les accords évoqués par plusieurs organes de presse qui seraient intervenus entre l’Italie et des milices armées, sont sans doute à l’origine d’un ralentissement momentané des départs mais ne les ont pas stoppés. Car La Libye reste un enfer pour les migrants qui s’y trouvent."

"Rien n’autorise leur refoulement vers ce pays et rien, aujourd’hui, ne justifie que l’Aquarius le bateau que l'association a affrété depuis 2015 cesse ses missions de sauvetage. Grâce à lui 371 personnes ont été sauvées le 14 septembre. Depuis février 2016, nos équipes ont secouru 23.073 migrants."

"Du 1e janvier à aujourd’hui 2.369 femmes, hommes et enfants ont perdu la vie en mer entre la Libye et l’Italie et depuis 2000 l'on peut estimé le nombre de disparus à 50000."

"Nous menons une action transversale dans la société, et nous devons tous continuer à regarder la vérité en face, précisait-il. Nous avons donc vocation à continuer."

Tandis qu'Amnesty International donnait des informations sur ces actions et sur les objectifs à atteindre pour qu'il y ait moins de morts en mer et que l'Europe mobilisée sauve des vies, avec des solutions pratiques mais nécessitant des volontés politiques, Marie Rajablat accompagnée par Erwan et des volontaires pouvaient commencer la lecture de témoignages de migrants recueillis  après leur sauvetage, sur l'Aquarius.

Des textes simples qui plongent au coeur de la douleur et de la souffrance, mais aussi de l'espoir, ceux qui veulent bien les lire, les entendre et les écouter quand ils sont lus. (le livre de Marie Rajablat , "SOS Méditerranée, les naufragés de l'enfer.") 

L’antenne SOS Méditerranée est désormais animée par : Agnès Defrance (Montpellier), Yara Burka (Montpellier), Erwan Follezou (Responsable opérations maritimes, Sète), Jean-Pierre Lacan (référent départemental, Sète).

Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Valéry et Mallarmé, une conversation inachevée

La salle Paul Valéry du Musée et les lettres de Paul Valéry à Mallarmé.

Constitué en 1948 grâce à la donation de Jeannie Valéry, veuve du poète, le fonds Paul Valéry réunit un ensemble important de manuscrits, d’œuvres, et d’objets. Enrichi par la suite par de nombreuses acquisitions, ce fonds est régulièrement l’objet d’un accrochage renouvelé. La nouvelle présentation propose pour la première fois la totalité de la correspondance, récemment acquise par le Musée, que Paul Valéry a adressée entre 1890 et 1898 à Stéphane Mallarmé.

VALSC_0010 (7)

Il faut savoir que le fonds Paul Valéry, d’un intérêt majeur pour le musée, rassemble près de 300 documents et œuvres : manuscrits (dont le premier manuscrit du Cimetière marin), ouvrages de bibliophilie ainsi que 80 dessins, pastels et aquarelles permettant de découvrir un aspect moins connu du poète et écrivain. Car, Valéry est traditionnellement considéré, et à juste titre, comme le disciple par excellence de Mallarmé. Cette communication évoque ce qu’Henri Mondor a jadis appelé “l’heureuse rencontre de Valéry et Mallarmé", leurs relations jusqu’à la mort de Mallarmé, et, après la mort de celui-ci, le rôle que Valéry a joué dans sa réception.

VALDSC_0014 (5)

A ce sujet, Anne Chamayou et Nathalie Solomon précisent dans "Fantômes d’écrivains"

"Certains spécialistes, aussi bien valéryens que mallarméens (parfois les mêmes), ont pu montrer toutefois que les rapports entre les deux poètes sont extrêmement complexes quand il s’agit de Paul Valéry : l’aîné parachevait son œuvre tendant vers le Livre entre le moment où il rencontre le jeune Valéry en 1892 et le moment où il meurt en 1898 ; Valéry était, lui, au commencement d’une œuvre paradoxale. Si la présence de cette « grande ombre » a joué un grand rôle dans le devenir de la création valéryenne, ce n’est certainement pas sous la forme linéaire de l’influence d’un Maître sur un disciple."

"Valéry a beaucoup écrit sur Mallarmé, avec l’admiration et la tendresse qu’il n’a jamais cessé de lui porter : les articles recueillis dans Variété, Etudes littéraires en témoignent ; toutefois le lecteur n’y trouvera pas le fantôme qui l’a hanté, et qui l’a aussi contraint à chercher sa propre voix et sa voie propre."

"Quelques traces malgré tout dans ces écrits exotériques laissent percevoir la violence d’un drame né, avant tout, de la rencontre du jeune Valéry avec les œuvres de Mallarmé, et non avec la personne même de Mallarmé. La rencontre avec le poète vivant génèrera un autre drame, dans un autre lieu sur le théâtre intérieur : certains brouillons ou notes nous permettront, sinon de le comprendre, de le pressentir. Dans tous les cas, il ne sera question que des traces laissées par Valéry."

Mallarmé et Valéry se rencontreront entre 1892 et le 14 juillet 1898. Mallarmé meurt subitement début septembre.

Et elles rajoutent : "Mallarmé ne doit rien à Valéry sauf une présence affectueuse —mais intermittente — et une écoute à la fois intelligente et sensible… Et Valéry, lui, se construit d’abord contre — donc aussi avec — un tel poète, une telle figure, une telle entreprise, tout en gardant intactes son admiration puis son affection."

Les 21 lettres de la salle Paul Valéry sont des témoins de l'évolution de ces relations dans lesquelles l'on note d'abord une certaine distance qui va se transformer en amitié avant que Paul Valéry ne devienne en quelque sorte "le disciple" de Mallarmé.

Comme il était précisé lors de la visite guidée de la salle, Mallarmé qui avait un fils, décédé à l'âge de 8 ans, un enfant qui aurait eu le même âge que Valéry, a peut-être retrouvé en lui un fils spirituel. Et tous les deux entretiendront dans leurs échanges un très haut niveau d'exigence qui permettra à Valéry de se construire. Il vivra donc la mort de Mallarmé comme un drame, comme une conversation inachevée.

 

Science efflorescente

 La septième édition des journées Paul Valéry qui se déroulaient dans le jardin du Musée éponyme s'est conclue par un vibrant hommage donné par un trio, le poète Juan Carlos Mestre, le comédien Patrick Vendrin, et le musicien Christian Kiane Fromentin. Paul Valéry, intellectuel brillant et artiste dans l’âme occupe une place singulière dans le paysage littéraire Français et même mondial, lui qui a refusé le statut d’écrivain et a stoppé à deux reprises – de 1893 à 1895 et de 1897 à 1917- tous gestes créatifs. Durant ces journées, d’éminents spécialistes de l’auteur sont venus présenter l’homme à travers le spectre de leurs recherches respectives révélant l’étendue des champs d’intérêts de l’auteur et son unique façon de les aborder, toujours avec une précision scientifique et une sensitivité hors norme.

Les lectures musicales ont quant à elles permises une approche renouvelée de ses écrits et ont souligné avec élégance , mélancolie ou enthousiasme, ce qui a toujours obnubilé l’auteur du cimetière marin à savoir: tâcher de saisir ce dont «  la parole est capable ».

 

Paul Valéry qui a fait son entrée à l’Académie Française après la publication de La Jeune Parques dont la relecture à travers son amitié et sa correspondance avec Pierre Louÿs fut brillamment exposé par Teiji Toriyama chercheur japonais consultant à l’université de Kyushu, est l’auteur d’une œuvre éclectique à l’image de ces journées, mais moins sibylline qu’elle n’est présentée habituellement et trop vite.

Sa poésie que certains qualifieront « d’ intellectuelle », à juste titre, est néanmoins traversée de gerbes poétiques d’une beauté saisissante. Paul Valéry, lui-même influencé par d'autres poètes, notamment Mallarmé qu’il admira, compte parmi ceux qui ont le plus contribué au renouveau de la critique. Mais, un aspect que le public connaît moins, et pour cause ce n’est pas ce qui transparaît immédiatement chez le personnage ni dans ses écrits a eu le mérite d’être abordé par certains des invités : son goût pour le jeu (toujours intrinsèquement lié à un travail acharné).

La postérité,  en consacrant les individus les retire du monde réel, en les multipliant sous forme de statues tendent à nous éloigner de ce qui fit leur gloire :

un excès de vie, – plus précisément pour ce qui nous occupe , de pénétration, et admirablement transcendé. Cet homme au regard doux, rêveur,immensément  clair, savait donc s’amuser ! Assurément oui, les éminents et très sérieux spécialistes furent catégoriques.

Aujourd’hui, la pensée de Paul Valéry, qu’elle passe à travers ses critiques ou son œuvre littéraire continuent de passionner des artistes et d’inspirer plus généralement la création contemporaines. Ces journées qui lui sont consacrées sont une chance pour  les amoureux de son œuvre mais également pour tous ceux qui, refroidis par l’hermétisme présumé de celle-ci, n’osent pas l’aborder. Elles s’inscrivent dans une démarche mêlant exigence et démocratisation culturelle, lient parfaitement le pur plaisir et la nécessité d’intellection qu’impose son œuvre si belle et si complexe. A poursuivre !

J.B.S

Les Automn'Halles seront au Musée Paul Valéry

  MERCREDI 27 SEPTEMBRE 2017

Les Automn'Halles seront au Musée Paul Valéry :

Présentation de SOS Méditerranée suivie d'une Lecture à plusieurs voix du livre Les Naufragés de l'enfer.

Marie Rajablat :Témoignages de migrants (En présence de l'auteure).Capture

Thierry Metz : Poésies de 1978 à 1997

Né en 1956, Thierry Metz a choisi en 1997 de poser sa plume et de nous fausser compagnie. Pour la vingtième année de sa disparition les éditions Pierre Mainard font paraître un ensemble de poèmes jamais parus en livre mais pour la plupart extraits de la revue Résurrection qu’animait Jean Cussat-Blanc. Celui-ci, le premier à croire en la force et la sincérité de cette parole simple et pourtant puissante, l’aidera à rentrer chez Gallimard  qui publiera Le Journal d’un manœuvre en1990 et Lettres à la bien-aimée en1995. Manoeuvre dans le bâtiment ou ouvrier agricole, Thierry Metz ne cessera d’écrire, de puisser dans les mots familiers, ordinaires, de bâtir une oeuvre intense, souveraine, qui résonne encore longtemps après la lecture tant elle touche à une vérité profonde, à une authenticité déconcertante. Le drap déplié, Dolmen, Dans les branches, Terre, L’homme qui penche et d’autres textes encore qui offrent une poésie dans laquelle les mots, les images, les rythmes et les silences sont ciselés comme des pièces d’orfèvrerie.  M. P.

Ainsi fait
rien ne conspire
comme le mot

Obstacle à tout
au seuil
à l’issue
à rien
dans une langue
qui n’aura vu que son sommeil

une main
servant d’appeau

 

Thierry Metz

Poésies de 1978 à 1997

Editions Pierre Mainard

Texte hommage de Thierry Courcaud

 

Deux inaugurations simultanées avec les Journées Paul Valéry

Pour la 7e édition des Journées Paul Valéry, les 22, 23 et 24 septembre au Musée Päul Valéry de Sète, un thème s’est imposé avec naturel pour un poète et un penseur à l’œuvre immense : Paul Valéry et les écrivains.valeDSC_0026 (1)

Homme de lettres reconnu, poète adulé, académicien sollicité et penseur apprécié pour l’originalité de ses points de vue, Paul Valéry s’est présenté lui-même avec ironie comme le « Bossuet de la IIIe République ».

Ces 7èmes journées sont un rendez-vous international qui permet une découverte ou redécouverte du poète, écrivain et philosophe à travers des voix multiples : voix de spécialistes de l’auteur, voix de poètes, voix de comédiens et de chanteurs et ou de musiciens.

 Durant ces Journées, les spécialistes approfondiront à travers une série de conférences un sujet dont ils traqueront les implications dans l’œuvre même. Par ailleurs, la relation de Valéry aux écrivains dépasse les circonstances étroites de la biographie. Par son travail critique sur le langage et sa réflexion sur la littérature, Valéry entre en résonance avec le travail en train de se faire des poètes contemporains.

Dans le cadre de lectures, les poètes invités présenteront plus librement de quelle manière s’établit – ou non – le dialogue entre l’œuvre de Valéry et leur propre création.

valeDSC_0014 (1)Les lectures musicales et les spectacles donneront enfin une approche renouvelée des textes qui trouveront dans l’événement une forme inattendue d’actualisation."Ce n’est pas le moindre des paradoxes que Valéry ait refusé avec constance pour lui-même le statut d’écrivain. À de multiples reprises, il a expliqué l’être devenu malgré lui, par la volonté de quelques- uns et par la lecture du plus grand nombre. À ses débuts, la littérature s’entourait en effet pour lui d’une aura de mysticisme venue de certains grands auteurs, tel Hugo, Baudelaire, Rimbaud ou encore Poe. Son exigence spirituelle et le refus de tout sacrifier à la création littéraire l’ont conduit à une admiration sans espoir : de l’Hérodiade , Valéry écrit ainsi à Mallarmé, dans une formule annonciatrice de la crise traversée en 1892, qu’elle « éblouit et désespère »."valeDSC_0032

"Au-delà du silence poétique relatif que Valéry s’impose par la suite, la relation aux écrivains met au jour l’un des enjeux majeurs de son œuvre : la recherche et la définition de l’objet propre à la littérature. La réflexion de Valéry, développée en particulier dans les cours de poétique donnés au Collège de France à compter de 1937, prolonge une interrogation apparue au commencement de l’œuvre et approfondie ensuite. Par la conscience aiguë qu’il montre de la nature du travail littéraire et du métier de l’écrivain, Valéry donne ainsi naissance aux courants de la nouvelle critique et marque durablement toute la création de l’Après-guerre."

 

 Maïthé Vallès-Bled, conservateur en chef du Patrimoine, directrice du Musée, ouvrait cette 7ème édition en précisant que c'était toujours un bonheur poue elle, dans ce musée, que de faire honneur à Paul Valéry avec sa pensée, source de création toujours présente.

Le Musée a une double identité et garde toujours un Fond Valérien qui s'est enrichi récemment avec les lettres à Mallarmé. Tout en remerciant toute l'équipe qui l'accompagne ainsi que tous ceux qui vont animer ces journées elle remerciait le public et les visiteurs pour ce partage et cette communion autour de Paul Valéry.

 

En remerciant encorele Sénateur-Maire, François Commeinhes, avant d'ouvrir officiellement ces journées Paul Valéry, elle revenait sur l'effort de a Municipalité qui a permis au Musée d'acquérir l'an dernier les lettres à Mallarmé. François Commeinhes tenait à préciser qu'il appréciait ce rendez-vous intime :

"« Les Journées Paul Valéry font désormais partie de nos traditions » a-t-il déclaré. « Mais une  tradition qui s'enrichit cette année puisque nous inaugurons aussi l’exposition automnale du musée, construite autour de la donation exceptionnelle faite au musée par  Monsieur Daniel Leuwers, que l'on peut remercier infiniment." 

Paul Valéry a su unir les genres culturels et scientifiques, nous avons avec lui, un héritage intemporel qui nous emporte dans une dynamique contemporaine et il est bon de souvenir qu'il précisait :

"J'aime mieux être lu plusieurs fois par un seul, qu'une fois par plusieurs."

valeDSC_0023 (1)

 Le legs que les visiteurs pourront apprécier jusqu'au 7 janvier 2018 est composé des 36 collections du Livre Pauvre réalisées autour de l’œuvre de Paul Valéry, soit 515 livres d’artistes, tous produits en dehors du circuit commercial et qui ont un rapport avec l’oeuvre du poète. Avec des auteurs comme Michel Butor, Pierre Bergounioux, Michel Deguy, associés à des artistes comme Jean Anguera, Jean-Gilles Badaire, cette exposition est d'une grande qualité. Daniel Leuwers, initiateur du concept en 2002, a profité de cette inauguration pour expliquer ce qu'était le livre pauvre : une création poétique originale, manuscrite et illustrée, éditée en nombre d'exemplaires limités sur un support luxueux ou ordinaire, et qui sera prétexte à l’artiste pour créer son illustration ou inversement. Le papier est ensuite soit simplement plié en deux soit plié en accordéon dans la tradition du « leporello » (livre accordéon). Et actuellement, inversement au passé, la création poétique vient après l'illustration.

En présence des petits-enfants de Paul Valéry, de Michel Jarrety, "Valérien" et grand amateur des Journées Paul Valéry, la découverte des 36 collections du Livre Pauvre prenait un caractère particulier. Les journées Paul Valéry étaient ouvertes, le Musée aussi.

Dans l'après-midi déjà une première conférence de Bertrand Marchal avec : "Valéry et Mallarmé ",Valéry étant traditionnellement considéré, et à juste titre, comme le disciple par excellence de Mallarmé.

Puis une table ronde avec Michel Jarrety, Bertrand Marchal, Bruno Roy et la présentation de la publication de la correspondance Valéry-Mallarmé qui vient de paraître aux éditions Fata Morgana sous le titre Autour de moi et la main.

Et pour participer à ces journées Paul Valéry riches en émotions et en animations

 Télécharger le programme détaillé : Voir le programme complet

Elle... de 15 à 17

Le nouveau recueil de Marc Ely

Signes, instinct, un jour, un regard, un sourire, un échange de numéro de téléphone et la promesse d'un futur...peut-être... Le cœur s'emballe, le sol se dérobe, le corps et l'esprit s'envolent légers et aériens...
ELLE est là!
ELLE idéale!
ELLE parfaite!
ELLE inattendue et tant rêvée!

19 mois d'une histoire d'amour passionné, où sensualité et désir, douceur et tendresse, passion et envie furent sources d'inspiration pour Marc Ely qui nous livre aujourd'hui avec authenticité et sincérité ses poèmes écrits pour ELLE.


Poèmes retraçant cet amour qui brutalement prend fin à la réception d'un SMS incompris et inexpliqué de rupture.
Quelle femme ne rêve pas d'un homme qui lui livre son amour, en poésie?
Quel homme ne rêve pas de savoir écrire à celle qui fait battre son cœur des textes aussi émouvants ?


Ce livre nous parle à nous toutes et tous qui avons aimé passionnément et que l'amour a égratigné.
A lire de toute urgence! Comme Marc Ely l'écrit dans sa quatrième de couverture : C'est un "Hommage intemporel à celle qui a été, est, et restera: ELLE!"

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, a sorti un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.

L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.
L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.

Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promets étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon