Littérature - Poésie

Les poissons meurent aussi - Pierre Micheletti

 

 Deni Farenc, cadre à la retraite, entretient avec la Méditerranée un lien fort, qu’il transmet à ses petites-filles lors de mémorables sorties en bateau. Mais au fil des années, il observe la dégradation de cette mer mutilée par des pratiques humaines. Et que dire du reste de la région qui s’appauvrit irrémédiablement, d’où disparaissent les ressources et les savoirs ancestraux ? Plus alarmantes encore sont ces étranges maladies qui frappent ses proches. Brisé par ce qu’il voit et ce qu’il apprend, Denis, de nature placide et joviale, va peu à peu se révolter et commettre un acte aussi insensé que dérisoire.

Une intrigue fascinante, un éclairage intimiste et poignant, ce roman, porté avec finesse par la beauté des paysages, laisse entendre les souffrances de notre planète.

 

Pierre Micheletti, originaire du Languedoc, où il revient régulièrement dans sa maison familiale d'Olargues, est médecin et parcourt tous les continents depuis trente ans. Observateur attentif des désordres de l’environnement, il sait que, si la réalité est mondiale, elle n’est pas pour autant exempte de déclinaisons locales. Et c’est en terre du Languedoc qu’il a choisi de situer son histoire. Il est vice-président d’Action Contre la Faim, après avoir dirigé Médecins du Monde (2006-2009).

Ateliers d'écriture

 Cristina Crisci - Carnet d'écriture(s) Hotel de Paris rue Mistral Sète (34200) Un atelier d'écriture créative d'une heure trente tous les quinze jours, pour fouiller, retourner, agiter, malaxer, remuer les mots…__Ecrire seul et/ou en groupe avec des inductions visuelles (photos) et olfactives (huiles essentielles)…__Affiner l'attention et la plume…__S'attendrir, s'émouvoir, rire, bouleverser l'imaginaire !__Chaque production écrite sera lue par l'auteur et par un autre membre du groupe, pour que tous les participants puissent aussi « entendre » leur propre texte.__Avec Cristina Crisci, art-thérapeute

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« 1907. L’âme terrienne ».

 

 

Il y a 110 ans, les Manifestations Viticoles de 1907.

Au milieu du XIXème siècle les quatre départements du sud-ouest de la France, Gard, Hérault, Aude et Pyrénées-Orientales, sont uniquement tournés vers la mono culture de la vigne. A cette époque le vin se vend bien et le Midi connait une période de prospérité.

Et ce, jusqu’à ce qu’apparaisse le phylloxera qui va stopper cet élan. Néanmoins durant cette période la demande en vin reste soutenue, ce qui va entrainer l’importation de vins étrangers (surtout algériens) et la fabrication de vins « artificiels ».

Une fois le phylloxera éradiqué (au bout de 20 ans de tâtonnement), la production peut reprendre et le vin se remet à couler à flot grâce à de bonnes récoltes (vers 1899). Mais les importations et les vins « artificiels » contribuent à saturer le marché et vont provoquer la chute des cours aidés en cela par des mesures gouvernementales inappropriées (la suppression des taxes sur le sucre et le changement de statut des bouilleurs de cru). Les prix sont de plus en plus bas et provoquent la ruine des petits exploitants. Il y a surproduction et le marasme s’installe dans les campagnes. La misère gagne du terrain sans que les autorités et que le gouvernement de Clémenceau ne daignent réagir.

Dans le gros village d’Argeliers, dans l’Aude, un homme prend conscience du problème. Il est à la fois vigneron et cafetier et il se nomme Marcelin Albert. Et « Lou Cigal » (« Tête folle » ou le « Prêcheur des Platanes »), ses surnoms, se découvre une passion, la défense du vin naturel. Il arpente alors les villages en cherchant à fédérer les populations en ne cessant de répéter « Unissons-nous contre la fraude qui nous ruine et nous affame. Faisons trêve à nos discordes, délaissons la politique. N’ayons d’autres préoccupations que celles de l’intérêt commun ».

Le lundi 11 mars 1907, accompagné de 87 personnes des villages environnants, il va marcher vers Narbonne pour aller rencontrer la commission d’enquête parlementaire chargée d’étudier la crise viticole. Ce fut le début de la révolte des vignerons du Languedoc-Roussillon.

Marcellin Albert a véritablement incarné le désespoir de la viticulture.

Soutenu dans sa démarche par les municipalités soucieuses du bien-être de leur population, il crée un Comité qui fait le serment de tous s’unir pour la défense viticole, sans intérêt particulier, sans violence, sans esprit politique. Ce Comité lance la grève fiscale et entraine des milliers de gens dans les rues. Ce mouvement prend de l’ampleur et gagne la sympathie, outre celle de la population, mais aussi celle d’une partie de l’armée qui refuse « d’assassiner la République » (écouter Montéhus). Malgré cette détermination, Clémenceau fait arrêter des meneurs que l’on conduit en prison.  Marcellin Albert échappe à la rafle et disparait un temps. En fait, il était parti rencontrer le Président du Conseil sur Paris. Ayant pu le rencontrer, il lui demande de libérer ses camarades et de retirer la troupe installée dans le Midi.  Clémenceau accepte à la condition que le Comité se soumette. Marcellin Albert accepte mais il commet l’erreur d’accepter un billet de 100 francs pour son retour en train. Clémenceau s’en sert pour le discréditer aux yeux du public. Il sera même hué par ses anciens camarades de combat et il sera aussi écarté de son propre mouvement.

A lire le nouveau livre sur la révolte de 1907, « 1907. L’Ame terrienne » par Jules Rivals et Jean Sagnes, historien.

Parmi les ouvrages consacrés au mouvement vigneron de 1907, celui de Jules Rivals occupe une place à part. Publié en 1914, quelques années à peine après les événements qui ont bouleversé les départements de l'Aude, du Gard, de l'Hérault et des Pyrénées-Orientales, « L'Âme terrienne » est non seulement une relation de cette révolte pacifique, servie par une très belle langue, riche, imagée, lyrique et même épique, mais aussi une réflexion sur la signification profonde de la longue marche de tout un peuple qui s'élargit en un essai d'histoire comparée qui n'a rien perdu de sa pertinence plus d'un siècle après.
C'est pourquoi, « L'Âme terrienne » méritait d'être porté à la connaissance du public d'aujourd'hui. Avec Jules Rivals, en effet, on mesure mieux la portée d'un événement qui a mis en mouvement des centaines de milliers d'hommes et de femmes, qui a ébranlé le gouvernement de la France et dont le retentissement international est attesté par la place que lui accordent alors les plus grands journaux d'Europe et même d'Amérique. C'est parce qu'il a eu une conscience vive du caractère extraordinaire de ce qu'a vécu alors le peuple du Midi que Jules Rivals transforme la révolte pacifique partie du petit village audois d'Argeliers en une véritable chanson de geste.

La présentation et les notes de « L'Âme terrienne » ont été confiées à Jean Sagnes, professeur d'histoire émérite à l'université de Perpignan et spécialiste du mouvement de 1907.

Le livre édité par  la Maison d’Edition OC (CS - Christian Sales Média)) aura son lancement officiel le 16 juillet 2017 au café de Marcellin Albert avec Jean Sagnes à Argelliers

CS PROD / Editions Christian Salès – 21 Bd du Gal de Gaulle – 11120 Argeliers – 04 68 46 21 29 ou au 06 09 75 10 18

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Dans « Pourpoint, harpe et lévrier », Poussan fait référence

« Pourpoint, harpe et lévrier » est un livre attrayant et instructif, sur la vie de château au Moyen Âge illustré de peintures méconnues, un document de 108 pages écrit par Sophie Clarinval et édité par les Nouvelles presses du Languedoc…

Sophie Clarinval, historienne de l’art et passionnée par le patrimoine régional, a exercé les fonctions d’enseignante, de chargée d’études pour la DRAC Languedoc-Roussillon, de guide conférencière au musée de Lodève et propose des conférences depuis de nombreuses années au sein de l’Université du temps libre du Bas-Languedoc. Son mémoire universitaire « Le plafond peint du château de Capestang en Languedoc » est à l’origine du présent ouvrage. Aux XIVe et XVe siècles, les seigneurs méridionaux améliorent leur cadre de vie.

Les façades s’ornent de sculptures et, dans les salles d’apparat, les couleurs s’affichent partout, des sols aux plafonds. Ces derniers, en particulier, offrent quantité d’images variées et parfois surprenantes. Récemment redécouverts, ils montrent, dans un style naïf voire humoristique, des musiciens, des danseurs, des amoureux, des bouffons, des animaux et créatures fantastiques, des scènes religieuses… À partir de ces représentations souvent méconnues, et d’autres sources d’époque, Sophie Clarinval offre, dans une langue simple et claire, une sorte de chronique « mode et société » médiévale, largement illustrée, qui va de l’habitat aux divertissements, en passant par les croyances et les habitudes vestimentaires. Si dans une commune, l’aula, le lieu de prestige mesurait 20 m sur 8,40, à Poussan, au château d’en bas, il est de 6m sur 9. Les constructeurs y ont recherché un peu de luminosité.

Pour Sophie Clarinval, l’on peut remarquer la cheminée de cette salle d’apparat qui date du milieu du XVème siècle ainsi que le plafond peint à caissons. Celui de la salle Vinas de Poussan est vraiment remarquable. C’est une référence. D’ailleurs, Jean Laforgue, sur une proposition de Marc Lugand qui avait écrit avec des Poussanais un bel ouvrage sur Poussan, avait étudié ce plafond de la salle Vinas.

Après avoir remarqué l’immense cheminée gothique fixée dans le mur entourée par un magnifique escalier en colimaçon, il avait exploré le plafond de 54 m², du « château d’en bas » devenu château Malbois au moment de la Révolution Française, plafond qui fut redécouvert en 1998 avec sa décoration. Mis à part un problème d’entretien, il était très bien conservé.

Composé de 6 grands carrés, avec un espace libre pour la cheminée, il est fabriqué avec des poutres réelles et 4 fausses poutres transversales pour régulariser. On trouve ensuite selon des proportions bien définies, des planches et des couvre-joints. Mais entre le plancher supérieur et le plafond on s’aperçut que les concepteurs avaient utilisé de la paille compressée qui évite la déformation des bois.

Outre les moulures classiques, rien n’a été laissé au hasard. Les solives moulurées sont posées perpendiculairement aux poutres à raison de 7 par caisson. d’ailleurs on retrouve le même plafond, mais moins riche, sous cette salle.

C’est le frère jumeau de celui de la maison Jacques Cœur à Montpellier, qui date de 1447, ce qui permet de donner une approximation pour la construction de celui de Poussan, aux alentours de 1454. Si le château d’en bas, qui pourrait être bâti sur un édifice antérieur, n’a pas fini d’étonner, ses caissons peints, font encore l’actualité tout en étant des éléments fondamentaux de l’art européen.

Retrouvez les dans le livre de Sophie Clarinval qui y dépeint la vie de la cour, en pays d’oc, à la fin du Moyen Âge. Le livre est accessible à tous, y compris aux plus jeunes. tous ceux qui veulent en savoir plus, pourront s’informer plus avant, grâce aux nombreuses notes de fin d’ouvrage et à la riche bibliographie.

Voix-vives investit le centre de Sète

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vvDSC_0012 (5)Avec plus de 650 rendez-vous poétiques et musicaux proposés au public, avec 82 rendez-vous quotidiens et 72 ateliers d’écriture et d’arts plastiques, de la place Léon Blum à celle d'Aristide Briand, du parvis de l'église Saint Louis aux canaux, en passant par le Lycée Paul Valéry et par d'autres lieux quelquefois insolites ou en Open-space, les amateurs de littérature et de poésie ont de quoi se faire plaisir grâce au festival des Voix-Vives qui très tôt le matin leur permet de participer jusqu'à près de minuit à de multiples débats, ateliers, interview et animations. Une fois le programme étudié (voir http://www.voixvivesmediterranee.com/) il suffit de rayonner à partir de la Mairie de Sète pour se laisser porter par les mots, les rimes et quelquefois les rythmes.vvDSC_0017 (5)

C'était le cas ce mardi en fin d'après-midi avec de nombreux sites sollicités comme la Rue Gambetta, le parvis de l'église Saint Louis pour écouter Milo de Angélis, une grande voix de la poésie méditerranéenne, le sommet du Mont Saint Clair pour une lecture panoramique, et parmi d'autres sous le Kiosque, un hommage à Badr Chaker Es-Sayyab par Salah Stétié et par la Mezzo Soprano Roula Safar.

Profitez-en jusqu'au 29 juillet.

 

Manuelle Parra

 Les pas d'un exil à l'encre rouge" cheminent jusqu'à Sète lors du XXème  Festival de poésie "Voix Vives".

Je vous propose de rebrousser le chemin de l'exil des républicains espagnols au cours du récital de poésie  le samedi 22 juillet à 16 heures  dans la rue Villaret Joyeuse.

Je serai accompagnée par Christian Malaplate, poète, délégué de la société des poètes français ainsi que de Daniel et Marie-Antoinette Andrès, poètes, musiciens, chanteurs qui nous feront vibrer aux rythmes de quelques sévillanes.

Une heure de plaisir à partager en France  avant mon départ vers Moguer en Andalousie pour des lectures poétiques dans le cadre des rencontres  "les voix de l'extrême" organisées par le poète Antonio Orihuela.

 J'y lirai dans la Maison de Juan Ramón Jimenez et cette année j'ai la chance de  présenter également  mon exposition "Boites noires de l'exil".

Les Voix Vives officiellement ouvertes

inauP1550259Très belle animation sur la place Léon Blum, ce samedi matin avec de nombreux poètes et toutes les maisons d'édition concernées par le festival des "Voix Vives, la poésie chemin de Paix" dignement représentées et sollicitées par des visiteurs et des amateurs de littérature venus en très grand nombre. inauDSC_0275 (1)

inau 20 07 17DSC_0296 (1)Il faut dire qu'à 12 h 30, avait lieu l'inauguration officielle des "Voix Vives 2017" par François Commeinhes, Maire Sénateur de Sète, en présence de Salah Stétié, Président d'honneur du Festival, Sapho, la marraine des Voix Vives, un événement défendu avec conviction par sa créatrice, Maïthé Vallès-Bled, la directrice du musée Paul-Valéry de Sète. Les poètes et artistes invités, les services municipaux ainsi que François Commeinhes, étaient mis à l'honneur ainsi que toute l'équipe organisatrice qui forme une belle famille Voix Vives depuis plus de huit ans et qui porte très haut les couleurs de la littérature et de la poésie sur Sète, autour de la Méditerranée et bien au-delà.

inauDSC_0274 (1)Pour François Commeinhes, il n'y a pas de doutes, "Les Voix Vives" sont par leur rayonnement des vecteurs de messages. Des messages humanistes bien nécessaires en ce moment. Elles sont devenues incontournables. Reconnues au niveau National et International, elles perpétuent des partages et des échanges car "La méditerranée a permis aux hommes de tisser des liens et grâce à la littérature de mettre en contact les hommes et les cultures." "Avec comme sous-titre en 2017, "La poésie chemin de Paix", l'on peut mesurer la pertinence du festival des Voix Vives qui rassemblent de nombreux pays, qui permettent de riches échanges entre des villes, comme entre Sète et Tolède."

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"les Arts et la Culture sont mis en valeur dans Sète qui se veut une ville avec un esprit de tolérance. Car la Culture n'est pas un luxe mais c'est une nécessité. Sète est heureux d'accueillir ce Ffestival chaque année." Si Maïté revenait sur le côté universel de la poésie qui est aussi un combat pour nous mener sur un chemin de Paix, Sapho rajoutait que même les néophytes devaient s'en imbiber pour ressentir ses effets. D'ailleurs, Salah Stétié concluait en rajoutant : "La Poésie n'est pas un long fleuve tranquille. Elle est par les valeurs qu'elle porte un rempart contre les violences."

 "Sur une Ile singulière où les poètes vivants ou dormant pour l'éternité dans les sépultures, elle a une saveur particulière qui lui donne, comme pour le Festival,un caractère éternel"

Le festival était sur les rails avec le très beau programme qu'il propose : http://www.sete.voixvivesmediterranee.com/

Vives voix

La huitième édition du festival de poésie Voix Vives vient de se clore et, même si la saison est loin d’être achevée, un certains vide s’est fait sentir ce dimanche matin dans le cœur de Sète. Voix Vives, cette année encore attira un public nombreux, curieux, passionné. Les auteurs étaient aux rendez, plus de cent, clamant, scandant, murmurant leurs poèmes dans des lieux variés et parfois insolites . Beaucoup de choses à voir et attendre lors de cette belle semaine : des spectacles surprenant comme Bali nait à Sète, lors du premier jour , par la compagnie La troupe masquée, des poètes attendus et convainquants, des découvertes.

Des moments de grâce, quand on pense notamment à Ana Laines, grande voix portugaise venu offrir au public un savoureux et touchant mélange de fado et de musique traditionnelle. C’était sous l’ombre des même arbres où quelques jours plus tôt le rappeur Kerry James participait à une discussion, suite au concert donné la veille, discussion fort intéressante où il expliqua, franchement et avec humilité son itinéraire et son engagement actuel en tant qu’artiste. Les Voix Vives sont un festival qui masque bien sa très bonne organisation. Les lectures se succèdent, les souffles se déplacent, se remplacent, se complètent, se superposent, tout va et rien ne bouge. La musique fait son entrée, se retire, telle une vague, dégageant un nouveau visage, d’autres univers, il est tard déjà, le jour se lève, …Le festival est terminé. Ça y est et ceux qui en ont pleinement profité pourront constater que l’attention, même dans des positions confortables a un coût fatigue non négligeable. Une semaine c’est beaucoup, mais en même temps, qu’est-ce que ça passe vite ! Il y a énormément de choses à retenir de ce festival, et comme nous tenions à interroger un poète, nous en avons choisi un dont c’était la première participation en la personne deJean-Louis Clarac .L’éditeur approché étant quant à lui un habitué de la place du Pouffre . Jean-Louis Clarac a répondu à nos questions quant à Olivier, il nous a ouvert les portes de sa maison.

 Le Poète Jean Louis Clarac, ancien étudiant en philosophie et en psychologie a été édité en 1978. Depuis il n’a plus arrêté, en découle une vingtaine de recueils.

Son engagement artistique se manifeste aussi par son adhésion à l’association Les Portes du Poète qui promeut les écritures latino-américaines, et il est surtout à l’origine des Moments poétiques depuis 2006, à Aurillac où il vit. . Attablés chez Boule, une première question servira d’introduction à l’entretien, mais néanmoins très importante : alors comment ça se passe ? , Ça se passe très bien ! , c’est formidable de pouvoir lire des textes dans des contextes très différents, avec des musiciens, avec d’autres auteurs, c’est un plaisir ! Mais vous étiez déjà venu auparavant ? Oui en tant qu’auditeur, mais aussi pour faire des rencontres de poètes que j’invite par la suite chez moi, pour des lectures. Mais là vous êtes passé de l’autre côté, cela est-il très différent ? Oui, un peu, on prend davantage conscience de l’attention du public. Quant au fait de lire devant des gens même si j’en ai l’habitude, j’en profite d’autant plus qu’ici c’est très agréable. Beaucoup de sites sont formidables. Ces lectures, ce sont le moment poétique, que vous donnez chez vous à Aurillac, comment se déroulent-elles ? Et bien, ce sont des lectures, dans le théâtre d’Aurillac, des lectures d’une heure, mais je propose aussi à chaque auteur de sélectionner un texte dans le patrimoine poétiques qui est lu par un comédien.

Ce festival, ces lectures auvergnates, sont des évènements qui donnent l’impression que la poésie est justement encore bien vive, dynamique, qu’en est-il selon vous ? La poésie est au cœur même de l’humain mais paradoxalement elle est rejetée. Les gens ont peur de la poésie, ou alors ils pensent que c’est niais. Ici, ils se font surprendre, puis se prennent au jeu, leur vision n’est pas immuable, c’est ça qui est intéressant. Vous quel est votre rapport à la poésie ? J'écrits depuis très longtemps, j’ai d’abord été influencé par les surréalistes, après j’ai trouvé ma voie et je l’ai conservé jusqu’à aujourd’hui.

Qu’elle est-elle, cette voie ? Eh bien, pour ma part il s’agit de rencontres, de rencontres avec un lieu. Cela peut se produire n’importe où, n’importe quand, pour moi il s’agira non de le décrire mais de le transfigurer. Marie Rouanet disait hier , qu’elle écrivait tous les matins plus ou moins longtemps, mais que c’était à ce moment-là qu’il se produisait quelque chose de très agréable et d’un peu magique, avez-vous des habitudes ?

J’écris quand ça viens même si je considère que l’écriture est avant tout un travail et que l’inspiration ne vous donne pas toujours rendez-vous. Cependant, non, je ne m’astreins à aucune discipline particulière, le dernier recueil murmures et fracas… je marchais simplement avec mon épouse au bord de la mer, quand l’idée d’évoquer dans un poème la mer et la situation économique mondial m’est venue. inauP1550259Mais vous dites bien que ‘est un travail énorme, quel est-il ? Eh bien, la réécriture , c’est un exercice très intéressants . Il est d’ailleurs admirable de voir par exemple chez le travail de Francis Ponge qui a osé exposer les multiples versions d’un même poème. René nellé, poète cathare disait, le poème n’est jamais définitif. Je pense qu’il avait raison.

Pourtant il y a bien un moment, où vous dites stop ? Oui, il faut savoir dire stop. Quand j’estime qu’aucune adjonction ou omission ne profite au poème et bien j’arrête Comment le savez -vous ? Je ne le sais pas mais j’écris depuis longtemps. Avez-vous vu des choses qui vous ont plus cette année ? Chaque année je vois des choses qui m’intéressent.

Cette année , j’ai revu Claude Ber que je connais pour l’avoir invité à Aurillac, c’est quelqu’un que j’apprécie, mais il y en a plein d’autres, cette après midi j'irai voir Patrick Quillier, et suis très impatient ! Vous comptez revenir l’année, prochaine, En tant que spectateur c’est certains, en tant que poète cela ne dépend pas de moi !

*Mais je conserverai un très bon souvenir de cette année 2017 !

Des arbres & des hommes

Architecture et marqueurs végétaux en Provence et Languedoc

Cette deuxième édition "Des arbres et des hommes" est considérablement enrichie tant en photos entièrement renouvelées (qu'en citations d'auteurs occitans, remarques et analyses diverses. 

Pourquoi le cèdre est-il toujours associé aux prestigieuses propriétés et le micocoulier aux modestes chapelles romanes ? Pourquoi le figuier, le cyprès, la treille ont-ils inspiré tant d’écrivains de langue d’oc, alors que le platane et le marronnier les ont laissés indifférents ? Pourquoi des espèces remarquablement adaptées au climat méditerranéen tombent-elles peu à peu dans l’oubli et pourquoi cet engouement effréné pour le palmier ? C’est que les arbres n’ont jamais été plantés par hasard. Certains, par leur forme, leur feuillage, leur odeur – par leur histoire et leur charge symbolique aussi – parlent aux humains plus que d’autres : les arbres sont porteurs d’une sociologie qu’il est passionnant de décrypter. La vocation de ce livre est donc d’initier à une lecture culturelle des arbres utilisés dans le Midi près des architectures traditionnelles (maisons de village, maisons bourgeoises, masets, cabanons,
portails, puits, tombes), et d’analyser leur évolution en usage contemporain. Leurs noms, leur évocation dans la littérature occitane, leur place dans le discours ou les dictons populaires apportent un éclairage inédit sur les paysages méditerranéens. Héritiers d’une culture ancienne ou témoins plus récents du rang social des propriétaires, aimables fournisseurs d’ombre ou orgueilleux étendards municipaux, les arbres ont beaucoup à nous apprendre… sur les hommes.
Dis-moi ce que tu plantes, je te dirai qui tu es.

Format : 17x24 cm, 364 pages, ~800 photos couleur Prix : 28 euros
Éditions EDISUD

 

Josiane Ubaud

Lexicographe et ethnobotaniste en domaine occitan (Languedoc et Provence), Josiane Ubaud étudie le lexique des plantes et le regard que l’homme occitan porte sur son environnement, par l’analyse des textes littéraires et des enquêtes sur le terrain. À travers des conférences sur la végétation méditerranéenne, des articles, des sorties botaniques ou des émissions de radio, elle essaie de faire partager sa passion pour les plantes et les paysages, toujours en liaison avec la culture et la langue d’oc.

 

 

Christophe Naigeon raconte.


C. Naigeon, Cauvant et Sophie

 

Jeudi 1er juin, C. Naigeon a présenté son dernier ouvrage à La Nouvelle Librairie sétoise, Libéria, un roman historique édité chez Taillandier. Et ce fut l'occasion pour l'auteur de partager des histoires de mer, du passé et bien des drames humains.

Ce fut une séance "Jumbo" pour un "Jumbo" livre, à la mesure de l'attente de l'assistance, une vingtaine de fans qui remplirent ce soir-là l'entresol de la librairie. Le comédien Charles Cauvant lut avec maîtrise et talent des extraits du roman, donnant aux textes un relief saisissant comme celui exposant les  soucis d'un capitaine marchand soucieux de livrer sa cargaison à bon port (cargaison humaine souvent) et plus vite que ses concurrents. Ou le texte narrant l'expérience épouvantable de la traite pour un africain de 9 ans. Roman ? Peut-être et pourquoi pas ? L'auteur évoque son expérience de journaliste échouant à rendre compte de la guerre civile au Libéria, pays "privé de repères", "qui vivait dans la fiction", où l'on mettait en scène pour 100 dollars une réelle décapitation. Or un romancier (John Le Carré), avec son œuvre La Constance du jardinier, avait mieux traité que tous les autres médias du trafic de médicaments en Afrique de l'est et de l'expérimentation sur les populations. Alors, plutôt qu'une thèse préparée à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, pourquoi pas un roman appuyé sur la documentation réunie et exposant les causes premières du conflit au Libéria ? Chez Taillandier, ancienne maison éditrice d'Histoire, on dit "oui" et l'aventure commença.

Pour évoquer le devenir du Libéria, pays de la liberté pour les esclaves libérés, il faut revenir au Massachusetts du début du XIXème siècle en compagnie d'un personnage singulier, Julius Washington (1803-1867). Il est le fils d'un esclave domestique, né à New Bedford près de Boston. Sa mère lui transmet le goût de la lecture et il devient "grouillot" dans un journal maritime local. Il décrit le premier départ pour la Sierra Leone d'un certain Paul Coffee, esclave de la seconde génération qui, libéré, en liaison avec des Quakers, s'efforce de donner corps à un projet inouï : le retour en Afrique des esclaves noirs. Mais après une première expédition en 1810, "la Sierra Leone se referme". Après la mort de Coffee (1817), "l'idée reste" et intéresse même les planteurs sudistes inquiets, surtout après la révolte de Saint Domingue. La Société Américaine de Colonisation va alors disposer de gros moyens et organiser l'exode à rebours. Partiront des affranchis compétents, formés. Or, aux Etats Unis, ces gens, l'élite de la société afro-américaine, ce sont les mulâtres. Mais, arrivés en Afrique, ils n'auront de cesse de s'imposer aux indigènes qu'ils réduisent en esclavage et de dominer la société du nouvel état, indépendant en 1847.

Imposant sa présence, C. Naigeon raconte : la Nouvelle Angleterre au début du XIXème siècle, Newport le port aux esclaves, les Quakers, Julius Washington, la lutte pour l'abolition totale de l'esclavage, l'interdiction aux esclaves d'apprendre à lire. Le Libéria ? Eh bien, un tome 2 est en chantier.

Hervé Le Blanche

"Belle d'Amour" présenté par Franz-Olivier Giesbert

Ce 29 mai, au Palace, l'invité du café littéraire était Franz Olivier GIESBERT. Il fut chaleureusement accueilli par un nombreux public, car il venait présenter son dernier ouvrage, "Belle d'Amour" publié aux éditions Gallimard. Avec son sens de l'humour mais aussi sans retenue il abordait d'une part son parcours d'écrivain et nous expliquait aussi sa démarche pour pouvoir prendre du plaisir en écrivant.

Dans son dernier ouvrage, Tiphanie dite Belle d’amour, experte en amour, pâtisseries et chansons de troubadour, a été l’une des suivantes de Saint Louis et a participé, en première ligne, aux deux dernières croisades en Orient. Mais sa vie, qui aurait pu être un conte de fées, tourne souvent au cauchemar. Jetée très jeune sur les chemins du royaume après la condamnation à mort de ses parents, elle est réduite en esclavage à Paris d’où elle s’échappe pour répondre à l’appel des croisés...

Franz-Olivier, touché assez jeune par la lecture de 93 de Victor-Hugo a eu un déclic au contact de Julien Green qui lui suggéré que l'idéal pour écrire un roman s'était de s'imaginer qu'une Fille montait dans un bus, la porte se refermait et le bus se mettait à rouler... Et en procédant ainsi point besoin de se tortiller les méninges, une voix dicte à l'écrivain ce qu'il doit écrire. Il suffit de trouver les clefs...

"Et quant à la période des Croisades, pour Franz-Olivier, même si c'est une période barbare, elle reste magnifique par son bouillonnement et les incidences qu'elle a eu sur le futur", d'où l'intérêt de l'auteur.

Après être longuement revenu sur ce qui a caractérisé cette période, l'invité du jour qui était intarissable sur le sujet se recentrait sur son livre et sur ce qui en fut à l'origine.

 

Franz-Olivier Giesbert (parfois abrégé « FOG »), né le 18 janvier 1949 à Wilmington (État du Delaware, États-Unis), est un éditorialiste, biographe, présentateur de télévision et écrivain franco-américain, exerçant en France.Né d'un père américain artiste peintre qui a fait le débarquement de Normandie et d'une mère française professeur de philosophie, Franz-Olivier Giesbert passe les premières années de sa vie aux Etats-Unis.

Il arrive en France à l'âge de trois ans. Après des études secondaires au lycée d'Etat d'Elbeuf, il publie son premier article en 1967 dans Liberté Dimanche sur l'élection présidentielle américaine de l'année suivante. Après le bac, il étudie trois ans au Centre de formation des journalistes dont il est diplômé. Il va collaborer pendant quatre ans à la page littéraire de Paris Normandie dans laquelle il publie des entretiens avec Louis Aragon, Henry de Montherlant, Jules Romains... Franz-Olivier Giesbert entre à l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur en 1971, d'abord comme journaliste au service politique puis il devient grand reporter, correspondant à Washington, chef du service politique et enfin directeur de la rédaction en 1985. De 1998 à 2000, il devient directeur des rédactions et membre du directoire du Figaro.

Il quitte ses fonctions en septembre 2000, et entre à l'hebdomadaire Le Point en tant que directeur. Franz-Olivier Giesbert a présenté une émission hebdomadaire littéraire sur Paris-Première, intitulée Le Gai Savoir, pour lequel il a été récompensé par le Prix Richelieu de l'association de la Défense de la Langue Française en mars 1999. Il a ensuite poursuivi ses activités télévisées avec Culture et Dépendances sur France 3, puis en 2006, Chez FOG sur France 5.

Il a publié plusieurs romans dont L'affreux (Grand Prix du roman de l'Académie française 1992), La souille (prix Interallié 1995), Le sieur Dieu, L'immortel, Le huitième prophète, Le lessiveur, lin très grand amour, La cuisinière d'Himmler et des biographies François Mitterrand ou La tentation de l'Histoire (prix Aujourd'hui 1977), Jacques Chirac (1987), Le Président (1990), François Mitterrand, une vie (1996), La tragédie du Président (2006) et L'amour est éternel tant qu'il dure (2014).
(Source : Evene)

 

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon

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Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

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