Anne Rearick à la Mid

La Maison de l'Image Documentaire a déménagé durant l'été 2016 au 17 rue Lacan à Sète, (ancien Tribunal D'instance). Après quelques mois de travaux et d'installation, CéTàVOIR a réouvert les portes de ses nouveaux locaux le 20 janvier 2017 avec une nouvelle saison culturelle.

ImageSingulières et présente du 27 juin au 29 juillet les magnifiques photographies de Anne Rearick, dernière invitée en résidence à Sète pour le festival.

Des gens, des lumières. On pourrait dire que Sète se résume à cela sous l'oeil d'Anne Rearick. Tout simplement, avec l'immense liberté qui est la sienne, avec la souplesse qui lui fait balader de façon élégante le carré de son cadre jusqu'à réduire, sans le limiter, l'espace de son expérience à ce carré qui devient magique parce qu'inexplicable Son Sète est habité de personnages entre lesquels elle n'établit aucune hiérarchie mais avec lesquels elle recherche un dialogue d'images en espérant que, l'un à côté de l'autre, ils donneront non un portrait - impossible - de la ville, mais un bon exemple de sa collection de souvenirs de ses visites à Sète. Débarrassée de tout projet globalisant elle laisse chacun s'exprimer tour à tour avec des regards, des poses, des gestes, un mouvement et elle renoue justement avec cette photographie profondément humaniste qui ne regarde jamais son nombril, qui ne cherche pas son ego ou son identité mais va à la rencontre de l'autre, son égal. Cette photographie, si loin des mises en scène convoquant des dispositifs - et des moyens - plus proches du cinéma que d'une tradition photographique se fait aujourd'hui de plus en plus rare, elle n'est plus guère en accord, semble-t-il, avec une demande, voire une exigence de spectaculaire qui s'affirme dans tous les domaines. Pourtant cette attitude renvoie à des fondamentaux de la photographie, à une attitude sans arrogance par rapport au réel, à une forme d'humilité de la part de ceux qui savent que, pour que l'image soit possible, il a fallu que dans le monde qu'ils expérimentent et traversent existent, avant tout déclenchement, des éléments, des objets, des formes, des gens et des lumières. André Kertesz disait : « Je photographie des petits rien ». Anne Rearick, aujourd'hui, me fait penser à lui. Et c'est beaucoup.

Christian Caujolle

BIOGRAPHIE
Photographe américaine. Née à Caldwell en Idaho. Vit à Gloucester, États-Unis. S'inscrivant dans la grande tradition photographique documentaire, Anne Rearick travaille sur des sujets au long cours, approfondissant les relations avec les gens et les lieux qu'elle saisit au fil du temps. Elle dépeint l'expérience quotidienne de ses sujets, et célèbre son étendue, en se tenant à bien des égards, au même niveau qu'eux plutôt que face à eux. Elle sait aux États-Unis, en Afrique du Sud tout comme au Pays basque, porter le même regard généreux sur les êtres pour donner des images qui veulent, avant tout, nous dire le plaisir de l'instant et la qualité de la rencontre. Titulaire d'une MFA (Master of Fine Arts), elle enseigne la photographie et le cinéma à Boston depuis 25 ans. Anne Rearick a reçu de nombreux bourses et prix, notamment la bourse Guggenheim pour son travail sur la boxe amateur ; le prix Roger Pic décerné par la SCAM pour les townships d'Afrique du Sud ; le prix European Mosaique et la bourse Fulbright/Annette Kade. Deux monographies de son travail ont été publiées : Miresicoletea, sur le Pays Basque, en 2003 et Township, en 2016 (sélection Nadar). Ses photographies ont intégrées les grandes collections publiques internationales, telles que la Bibliothèque nationale de France, le Centre national de l'audiovisuel du Luxembourg et le Museum of Modern Art de San Francisco. Anne Rearick est membre de l'agence VU' et est représentée par la galerie Clémentine de la Féronnière à Paris.

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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