« Indiens d’Amazonie, peuples traditionnels : aubes incertaines » avec Christian PUECH

 A Genève

Exposition photographique

« Indiens d’Amazonie, peuples traditionnels :

aubes incertaines »

Ethnocides, génocide, « bio-diversitisides ».

Maison Internationale des Associations socio-politiques

Organisée par l’association : Témoins au bout du monde

 

Un plaidoyer contre la disparition forcée des peuples autochtones et pour le respect de leurs droits fondamentaux reconnus par Convention Internationale.

Un combat pour la vie, la planète et les générations futures.

amazonieCapture

 

Mais où donc notre compatriote, photographe-explorateur, qui côtoie les dangers de la jungle Huaorani, se garde des milices qui assassinent les Guarani Kaiowa, et traite avec humour les jeux de dupes de nos sociétés, puise-t-il sa foi dans l’homme et son courage ? Rien d’étonnant que de plus en plus de décideurs s’intéressent à son travail, à ses recherches anthropologiques, et que de nombreux visiteurs souhaitent rencontrer l’homme. Certes, les Indiens sont loin de nos préoccupations journalières, mais quelque part très proches quand on voit la tournure du monde. En décembre dernier il exposait à la Mairie de Montpellier, en mai à Sète, demain il sera à Genève.

 

C’est justement dans son exposition sur l’Ile singulière que je l’ai retrouvé, écoutez plus tôt : « Dépouillés de la plus grande partie de leur terres, les derniers indiens assistent impuissants dans les neuf pays qui se partagent l’Amazonie, aux destructions de leur environnement vital engendrées par la déforestation, l’extraction (pétrole, minerais, or) les pratiques agroalimentaires ou d’élevages intensifs. Généralement ils sont victimes de la dureté des rapports entre blancs, métis et indiens, accentués par la globalisation forcenée du mode de vie et les conséquences du réchauffement climatique, entre autres.  Il n’y a aucune raison qui puisse justifier ces crimes qui se perpétuent comme une tare de génération en génération. Tocqueville constatait qu’en 1832 en Amérique du nord : » Il n’y a aucun droit de l’Indien que le blanc se doive de respecter ». Tout était dit.

 

Or, de ces peuples et cultures millénaires nous n’avons pas su retenir grand-chose. Pour avoir vécu avec certaines de ces communautés parfois sans écriture, j’ai été touché par leur joie de vivre, leur générosité, l’intelligence de leur rapport durable à la biodiversité, à l’environnement, comme par la richesse de leurs connaissances. Et j’ai appris d’eux. Mais pour combien de temps encore ? Sans tomber dans un romantisme exotique, je suis convaincu que la survivance de ces peuples pourrait être bénéfique à l’environnement vital en grand danger et constituer un apport pour l’Occident en crise, avant qu’il ne soit en mesure de se livrer enfin à un travail sur lui-même. Déjà, ne faudrait-il pas sanctuariser l’Amazonie, renforcer l’efficacité des Organisations Internationales et des tribunaux internationaux ?

 

La disparition forcée des peuples traditionnels serait donc une perte considérable pour l’humanité, une honte pour les démocraties. Dès lors, qui pourrait encore croire en nos valeurs ? D’ailleurs, cette disparition signerait probablement la décadence de notre civilisation. Elle scellerait aussi la fin de la liberté de mode de vie et de penser déjà en grand danger, d’après moi, partout dans le monde ». Pendant que j’écoutais l’explorateur, certains visiteurs laissaient des commentaires sur le livre d’or. Je l’ouvris au hasard, il était écrit : « Il faut qu’il y ait des fous passionnés pour croire encore en une humanité diverse et sublime… Vous nous obligez à nous interroger et à ne pas baisser les bras devant le lent mouvement de destruction de notre planète auquel nous risquons de participer… ». Philippe P… Paris.

« Taire les choses, c’est augmenter la misère du monde » écrivait Camus. M.D

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon