Photographie

Joli succès pour Collectif Images Ultime



Temps fort des premières Rencontres Photographiques du Collectif Images organisées par le photographe Gérard Clément, la projection de l’ensemble des photos des 12 expositions autour du thème  Méditerrannée(s)  a eu lieu vendredi 29 mai, au cinéma Le Palace.
Pour celles ou ceux qui n’avaient pas pu voir toutes les expositions, cette soirée était l’occasion d’en avoir une vision globale sur grand écran.

À l’issue de la projection, le Prix du Public attribué par les visiteurs a été décerné à Catherine Baud pour les belles images de ses « Salines ». Avec une forte fréquentation et un public enthousiaste, ces Rencontres pourraient être pérennisées.
Attirée par les lieux offrant un certain dénuement et un graphisme affirmé, Catherine Baud fréquente les salines de 2010 à 2014. Ce site, constitué par des éléments naturels, mais où l’empreinte de l’homme est omniprésente, fascine l’auteur par la force, la rudesse mais aussi l’esthétisme et la poésie qu’il dégage. 

Le Collectif Images a inauguré ses rencontres

Après la conférence de presse de présentation du jeudi 7 mai au Grand Hôtel, c’est à l’hôtel de Paris, samedi 16 mai, que s’est déroulé le vernissage général des Rencontres Photographiques du Collectif Images. Conçue comme un événement complémentaire à Images Singulières et organisée par le photographe Gérard Clément, la première édition de ces rencontres propose jusqu'au 31 mai une série d'expositions photos autour du  thème de la Méditerranée.
Regroupant neuf photographes régionaux, professionnels ou amateurs, le Collectif Images présente neufs escales dans neuf lieux différents du centre-ville, depuis Palavas, Montpellier, Sète, les Salins de Giraud... aux rivages de l’Algérie, du Maroc, de la Turquie. Regards croisés et travail choral créent des liens entre les travaux des différents photographes et évoquent les cultures et l’histoire du bassin méditerranéen.
Le vendredi 29 mai, à 18h30, toutes les photos des Rencontres seront projetées à l'Espace Palace à l'occasion d'une attribution de prix ouverte au public.

Marginaux sétois

 Pendant deux ans, le photographe Yann s'est immergé dans le monde des marginaux à Sète. Voir son reportage en photos sur http://www.streetpress.com/sujet/1430412126-subutex-baston-love-story# C'est un monde invisible, loin des rues commerçantes où ils font la manche. Yann a suivi un groupe de marginaux jusque dans leurs caravanes.
Un quotidien hanté par la mort où l'on souffre plus de détresse psychologique que de manque d'argent.

« Passage du Dauphin », une galerie marchande en centre-ville de Sète. Jocelyn est assis par terre. La tête rondouillarde, une barbe de 3 jours, les yeux marrons et quelques tâches de rousseurs, il porte un pull élimé et un vieux blouson de toile kaki. Il fait la manche. Appareil photo visible, je m'approche de lui et balance quelques pièces dans une casquette retournée. Une opportunité pour engager la conversation : « Je fais des photos des personnes qui vivent dans la rue. Tu serais d'accord ? » Il accepte. Ces premières images, je ne les garderai pas. Des photos banales d'un mendiant. Montrer ce que tout le monde voit n'a pas d'intérêt. Mais pendant plusieurs mois, je passe et repasse dans la rue et Jocelyn me présente ses amis comme Michel, Slawek, Roseau ou Stéphane. Puis Matthieu me fait entrer dans un premier squat au bout de 5 mois.

Inspiré par un géant

   photo : Ernest Puerta

Reçu d'Ernest Puerta : " Je suis allé voir le Kruzenshtern... et bien sur... plutôt que de photographier les voiles, les matelots à pompons, les vergues et je ne sais quoi encore qui pullulent sur Facebookj'ai regardé le bas de caisse du rafiot et j'ai capté quelques paysages accidentels comme je dis toujours... je ne sais pas faire grand-chose d'autre... »

Bravo, saisissantes images d'un artiste qui sait voir comme le montre la photo ci-contre de la "caisse du rafiot" autrement dit le géant des mers que l'on voit ci-dessous dans son entier, à quai à Sète

Florensac- Shanghai


Christine Estève, Chantal Flamant,Daniel Beysse

En mars c’était l’exposition photographique de Daniel Bieysse à Florensac avec la conférence de Christine Estève, architecte, tous deux spécialistes de Shanghai. Il faut noter la belle complémentarité de ces deux intervenants. Il y avait donc bien trois acteurs : un artiste photographe, une scientifique architecte et Shanghai. Grâce à la vision de ces deux esthètes, Shanghai nous en a bouché un coin ! La ville chinoise au passé chaotique a parfaitement tenu son rôle. Elle a subjugué le photographe, passionné l’urbaniste, c’était un sujet en or qui a envoûté l’assistance avide d’exotisme.
22 millions d’habitants, la plupart issus des campagnes chinoises environnantes. Ils ont su saisir au bond la balle du libéralisme, dès que le « parti » le leur a permis. Il en ressort que le chinois est patient, il a su attendre le moment favorable pour exprimer son formidable esprit pragmatique. Aménager les vieux quartiers et créer une ville nouvelle … Patients et entreprenants, les bougres !.
Les politiques pourraient s’en inspirer : il suffit de tenir bien étouffée une société pendant des décennies, d’un coup desserrer l’étau, et là, miracle, c’est l’explosion … Certes, c’est un peu simpliste, mais efficace.
Une autre parenthèse : dans l’assistance, il y avait bon nombre de montpelliérains, Florensac serait-il devenu un pôle d’attraction culturel ?

Artisans du muscat en Terre Apiane

 Vendanges, vinification et commercialisation de vin à Vic et Mireval. Entre étangs et garrigue, des vignerons développent des muscats savoureux, avec des méthodes artisanales.
Raquel Hadida vient de réaliser pour l'association Terre Apiane une série photo documentaire des vendanges, de la vente et de la vinification sur les terres de muscat à Vic-la-Gardiole et Mireval, entre Gardiole (colline) et étangs, entre Sète et Montpellier. Des artisans qui travaillent en bio ou raisonné, à petite échelle, souvent en famille, pour des breuvages floraux et bien plus délicats que ce qu'on peut imaginer du muscat. Sans compter leur diversification en rouge.

Les photos sont sont montées en diaporama sur une musique de Jean Alingrin et de l'Art à Tatouille.

En savoir plus sur Terre Apiane - En savoir plus sur Raquel Hadida

Dans les coulisses du Poche

 L'exposition du photographe Eric Morère a été inaugurée Jeeudi soir au restaurant Paris-Méditerranée. Ambiance torride au Paris-Méditerranée ce jeudi soir, à l'occasion de l'exposition de photographies, l'Eloge de l'artiste, organisée par Eric Morère et France Jehanne Lee, la directrice du Théâtre de Poche !

Cette exposition est le résultat de 4 années de travail dans les coulisses de la petite salle de spectacle du Quartier-Haut. On y voit des scènes intimistes saisies sur le vif, des comédiens au maquillage ou à l'habillage… tout un tas de gestes, de mimiques, d'activités qui sont l'envers de la scène. Un très beau travail en noir et blanc que le public pourra apprécier jusqu'au 28 février.

 

Lucien Clergue n'est plus

 Lucien Clergue est décédé. Si nous en parlons ici, c'est que cet arlésien grand voyageur, entre Paris et New-York, était aussi très attaché à Sète où il vint fréquemment chez son ami Maurice Sarthou. Sa dernière venue avait été pour l'inauguration de la Promenade Roger Thérond, dont il était l'untime. Il avait été aussi le découvreur du sétois Manitas de Plata et l'ami de Cocteau et Picasso.

Sa Bio

Dès l'âge de 7 ans, Lucien Clergue apprend à jouer du violon sous l'impulsion de sa mère. Quelques années plus tard, son professeur lui révèle qu'elle ne peut plus rien lui apprendre. Issu d'une famille de commerçants modestes, il ne pourra pas poursuivre ses gammes au conservatoire. En 1949, il apprend les rudiments de la photographie.

Quatre ans plus tard, lors d'une corrida à Arles, il force le destin en mettant ses photos sous le nez de Pablo Picasso. Celui-ci est subjugué et demande à en voir d'autres. Pendant un an et demi, le jeune Clergue travaille dans le but d'envoyer des photos à Picasso. C'est durant cette période que parallèlement aux « charognes », il crée la série des « Saltimbanques » ou « La grande récréation ». Le 4 novembre 1955, Lucien Clergue se rend à Cannes chez Picasso qui le reçoit à bras ouverts. Leur amitié durera près de trente ans, jusqu'à la mort du Maître en 1973. Le livre Picasso mon ami (Éditions Plume) retrace les moments importants de leur relation.

En 1968, il fonde avec son ami l'écrivain Michel Tournier le festival international de photographie des Rencontres d'Arles qui se tient chaque année à Arles au mois de juillet. Il invite à Arles les photographes les plus célèbres des États-Unis (Ansel Adams, André Kertesz, Robert Mapplethorpe…), du Japon (Eikoh Hosoe)… Ils donneront les premiers « atelier de photo » à Arles. Lucien Clergue a œuvré sans cesse pour la reconnaissance de la photographie comme un art à part entière au même titre que la peinture la gravure ou la sculpture. Il y parviendra en l'inscrivant en tant que telle au Ministère de la Culture, puis en contribuant à la création de l'École nationale de la photographie à Arles en 1982.
Lucien Clergue est certainement le seul autodidacte en France à être reçu Docteur en Photographie à l'Université de Provence, Marseille, en 1979. Sa thèse publiée sous le titre Langage des sables ne comporte aucun mot mais des images, c'est l'écriture avec la lumière, elle sera préfacée par Roland Barthes. Il est régulièrement invité dans les plus grandes universités étrangères telles que Harvard et donne de nombreuses conférences à l'étranger.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 2003 et est élu membre de l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France, le 31 mai 2006, à l'occasion de la création d'une nouvelle section consacrée à la photographie Sa réception sous la coupole a eu lieu le 10 octobre 2007. Titulaire du premier fauteuil dédié à la photographie, Lucien Clergue a retracé dans son discours l'histoire de la photographie.

La MID éduque les jeunes

 Dans le cadre des Contrats urbain de cohésion sociale, la Maison de l'image documentaire à mené avec les jeunes du Pôle ados un atelier de photographie numérique sur le thème : “De l'usage citoyen des téléphones portables”. Objectif : éduquer le regard, apprendre à décrypter les images et sensibiliser les utilisateurs de mobiles sur le contenu des sujets qu'ils diffusent eux-mêmes via les réseaux sociaux.
L'occasion d'aborder et d'illustrer de grandes problématiques sociales comme le racisme, l'homophobie, la violence à l'école, les inégalités fille/garçons... et d'éveiller les consciences afin que ces jeunes deviennent des porteurs de sens au service du vivre ensemble. Les ados ont été associés à toutes les étapes de la réalisation de chaque stop-motion : story-board, décors, prises de vue, montage.
Présentés comme des films d'animation image par image, ces stop-motions ont fait le 5 novembre l'objet d'une restitution sur écran dans le hall de la MID.

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon