Photographie

Raquel Hadida: Le passage

L’artiste multi-médias sétoise Raquel Hadida a réalisé un « report'art » sur la Pointe courte. Une très poétique évocation d’un lieu sétois mythique visible sur Viméo  

 "Ce qu’on fait de mieux, c’est avec ce qu’on a sous la main  disait le peintre Pierre François.  Alors je l’ai écouté, et voici LE PASSAGE, mon report’art de 4 minutes sur les ponts « qui s’lèvent » de Sète… et plus précisément de la Pointe-Courte, à trois pas de chez moi.
OK sur un écran, c’est moins poétique que sur les voiles d’un vieux-gréement, mais si vous avez loupé le spectacle « voyage à quai », voici l’occasion de le (re)voir.
Voyage à quai, c’était quoi ? Des performances de peinture, danse, projection lumineuse, saxo et photo, mitonnées le 11 septembre dernier par cinq artistes sétois  (Christine H, Josy Corrieri, Maude Val, Guët, Raquel Hadida) à l’occasion de l’escale du projet européen Meeting the Odyssey.

La deuxième vague

Lorsque Gustave Le Gray vint à Sète en 1856, il ne se contenta pas d’une seule prise pour réaliser sa "Grande Vague" dont un exemplaire figure dans la Collection Thérond, vue au Musée en 2006. Il a fait, au moins, une seconde vue, du même endroit du Môle, qui se trouve chez un collectionneur de New-York. Seule différence entre les deux, le ciel. A l’époque, ce genre de vue était réalisé en deux images dont une uniquement pour le ciel qui demandait une pose beaucoup plus longue. Cette photo de Sète a été tirée sur papier albuminé et mesure 34 cm sur 41,7 cm.

Harmonie

Un mariage sur les formes du corps avec le graphisme par Michel Dumergue, photographe marseillanais

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Sujet tabou pour certains, sujet choquant pour d'autres, le nu artistique fait pourtant partie des quatre thèmes de base de l'art : le portrait, le nu, le paysage et la nature morte. Comme en peinture ou en sculpture, le nu artistique est en photo un classique en recherche artistique.


Dans un monde où la violence, l'incompréhension, l'égoïsme, l'intolérance, la manipulation, sont devenues des normalités quotidiennes, le nu représente pour le photographe marseillanais une évasion, un moment de liberté, une réaction contre la vulgarité des actes et des paroles, des moments photographiques qu'il veut partager avec les autres :

"Ma série de photos est une recherche et un mariage sur les formes du corps avec le graphisme. En associant le nu artistique à des formes graphiques, j'essaye de dégager une harmonie, de la sensualité, des émotions et de la douceur. Chaque personne peut interpréter mes images selon sa vision et se laisser emporter vers d'autres horizons. J'ai commencé ce projet il y a un an, et il en ressort une quarantaine d'images aujourd'hui".

Chez Dumergue la nudité reste le symbole d’une forme de pureté. Mais ce symbole se tord, s’étire et nous emmène dans un monde onirique. Au mystère de la présence du nu répond l'énigme du lieu où il se retrouve. Dumergue ouvre une porte dans laquelle s’engouffre un vent de poésie.
Photographe réputé dans l’univers du sport, Michel Dumergue nous démontre qu’il est devenu en quelques années un véritable artiste avec des créations très personnelles qui renversent les standards du nu.

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Site internet : www.micheldumergue.fr

Joli succès pour Collectif Images Ultime



Temps fort des premières Rencontres Photographiques du Collectif Images organisées par le photographe Gérard Clément, la projection de l’ensemble des photos des 12 expositions autour du thème  Méditerrannée(s)  a eu lieu vendredi 29 mai, au cinéma Le Palace.
Pour celles ou ceux qui n’avaient pas pu voir toutes les expositions, cette soirée était l’occasion d’en avoir une vision globale sur grand écran.

À l’issue de la projection, le Prix du Public attribué par les visiteurs a été décerné à Catherine Baud pour les belles images de ses « Salines ». Avec une forte fréquentation et un public enthousiaste, ces Rencontres pourraient être pérennisées.
Attirée par les lieux offrant un certain dénuement et un graphisme affirmé, Catherine Baud fréquente les salines de 2010 à 2014. Ce site, constitué par des éléments naturels, mais où l’empreinte de l’homme est omniprésente, fascine l’auteur par la force, la rudesse mais aussi l’esthétisme et la poésie qu’il dégage. 

Le Collectif Images a inauguré ses rencontres

Après la conférence de presse de présentation du jeudi 7 mai au Grand Hôtel, c’est à l’hôtel de Paris, samedi 16 mai, que s’est déroulé le vernissage général des Rencontres Photographiques du Collectif Images. Conçue comme un événement complémentaire à Images Singulières et organisée par le photographe Gérard Clément, la première édition de ces rencontres propose jusqu'au 31 mai une série d'expositions photos autour du  thème de la Méditerranée.
Regroupant neuf photographes régionaux, professionnels ou amateurs, le Collectif Images présente neufs escales dans neuf lieux différents du centre-ville, depuis Palavas, Montpellier, Sète, les Salins de Giraud... aux rivages de l’Algérie, du Maroc, de la Turquie. Regards croisés et travail choral créent des liens entre les travaux des différents photographes et évoquent les cultures et l’histoire du bassin méditerranéen.
Le vendredi 29 mai, à 18h30, toutes les photos des Rencontres seront projetées à l'Espace Palace à l'occasion d'une attribution de prix ouverte au public.

Marginaux sétois

 Pendant deux ans, le photographe Yann s'est immergé dans le monde des marginaux à Sète. Voir son reportage en photos sur http://www.streetpress.com/sujet/1430412126-subutex-baston-love-story# C'est un monde invisible, loin des rues commerçantes où ils font la manche. Yann a suivi un groupe de marginaux jusque dans leurs caravanes.
Un quotidien hanté par la mort où l'on souffre plus de détresse psychologique que de manque d'argent.

« Passage du Dauphin », une galerie marchande en centre-ville de Sète. Jocelyn est assis par terre. La tête rondouillarde, une barbe de 3 jours, les yeux marrons et quelques tâches de rousseurs, il porte un pull élimé et un vieux blouson de toile kaki. Il fait la manche. Appareil photo visible, je m'approche de lui et balance quelques pièces dans une casquette retournée. Une opportunité pour engager la conversation : « Je fais des photos des personnes qui vivent dans la rue. Tu serais d'accord ? » Il accepte. Ces premières images, je ne les garderai pas. Des photos banales d'un mendiant. Montrer ce que tout le monde voit n'a pas d'intérêt. Mais pendant plusieurs mois, je passe et repasse dans la rue et Jocelyn me présente ses amis comme Michel, Slawek, Roseau ou Stéphane. Puis Matthieu me fait entrer dans un premier squat au bout de 5 mois.

Inspiré par un géant

   photo : Ernest Puerta

Reçu d'Ernest Puerta : " Je suis allé voir le Kruzenshtern... et bien sur... plutôt que de photographier les voiles, les matelots à pompons, les vergues et je ne sais quoi encore qui pullulent sur Facebookj'ai regardé le bas de caisse du rafiot et j'ai capté quelques paysages accidentels comme je dis toujours... je ne sais pas faire grand-chose d'autre... »

Bravo, saisissantes images d'un artiste qui sait voir comme le montre la photo ci-contre de la "caisse du rafiot" autrement dit le géant des mers que l'on voit ci-dessous dans son entier, à quai à Sète

Florensac- Shanghai


Christine Estève, Chantal Flamant,Daniel Beysse

En mars c’était l’exposition photographique de Daniel Bieysse à Florensac avec la conférence de Christine Estève, architecte, tous deux spécialistes de Shanghai. Il faut noter la belle complémentarité de ces deux intervenants. Il y avait donc bien trois acteurs : un artiste photographe, une scientifique architecte et Shanghai. Grâce à la vision de ces deux esthètes, Shanghai nous en a bouché un coin ! La ville chinoise au passé chaotique a parfaitement tenu son rôle. Elle a subjugué le photographe, passionné l’urbaniste, c’était un sujet en or qui a envoûté l’assistance avide d’exotisme.
22 millions d’habitants, la plupart issus des campagnes chinoises environnantes. Ils ont su saisir au bond la balle du libéralisme, dès que le « parti » le leur a permis. Il en ressort que le chinois est patient, il a su attendre le moment favorable pour exprimer son formidable esprit pragmatique. Aménager les vieux quartiers et créer une ville nouvelle … Patients et entreprenants, les bougres !.
Les politiques pourraient s’en inspirer : il suffit de tenir bien étouffée une société pendant des décennies, d’un coup desserrer l’étau, et là, miracle, c’est l’explosion … Certes, c’est un peu simpliste, mais efficace.
Une autre parenthèse : dans l’assistance, il y avait bon nombre de montpelliérains, Florensac serait-il devenu un pôle d’attraction culturel ?

Artisans du muscat en Terre Apiane

 Vendanges, vinification et commercialisation de vin à Vic et Mireval. Entre étangs et garrigue, des vignerons développent des muscats savoureux, avec des méthodes artisanales.
Raquel Hadida vient de réaliser pour l'association Terre Apiane une série photo documentaire des vendanges, de la vente et de la vinification sur les terres de muscat à Vic-la-Gardiole et Mireval, entre Gardiole (colline) et étangs, entre Sète et Montpellier. Des artisans qui travaillent en bio ou raisonné, à petite échelle, souvent en famille, pour des breuvages floraux et bien plus délicats que ce qu'on peut imaginer du muscat. Sans compter leur diversification en rouge.

Les photos sont sont montées en diaporama sur une musique de Jean Alingrin et de l'Art à Tatouille.

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Dans les coulisses du Poche

 L'exposition du photographe Eric Morère a été inaugurée Jeeudi soir au restaurant Paris-Méditerranée. Ambiance torride au Paris-Méditerranée ce jeudi soir, à l'occasion de l'exposition de photographies, l'Eloge de l'artiste, organisée par Eric Morère et France Jehanne Lee, la directrice du Théâtre de Poche !

Cette exposition est le résultat de 4 années de travail dans les coulisses de la petite salle de spectacle du Quartier-Haut. On y voit des scènes intimistes saisies sur le vif, des comédiens au maquillage ou à l'habillage… tout un tas de gestes, de mimiques, d'activités qui sont l'envers de la scène. Un très beau travail en noir et blanc que le public pourra apprécier jusqu'au 28 février.

 

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon