Sciences

Profitez de la Super Lune ce 31 janvier

Une super lune est, en astrologie et en astronomie, une pleine ou nouvelle lune qui coïncide avec une distance minimale du satellite à la Terre. Il s'agit d'une façon populaire de désigner le phénomène de périgée-syzygie, visuellement négligeable.La distance entre la Terre et la Lune varie chaque mois entre 356 410 km et 406 740 km du fait de l'excentricité orbitale de la Lune.满月 2

Le périgée est le point de l'orbite lunaire où la distance de la Lune par rapport au foyer est minimale. Une syzygie correspond à un alignement de la Terre, de la Lune et du Soleil. Une super lune peut être vue comme une combinaison des trois événements, bien qu'ils ne coïncident pas forcément parfaitement à chaque fois.

L'année 2018 avait bien commencé avec une "super Lune" le 1er janvier.

Prochaine super lune ce 31 janvier, profitez-en, elle apparaîtra plus grosse que d'habitude, ce 31...

CHU de Montpellier : travaux de recherche valorisés

 

Le CHU de Montpellier et la SATT AxLR renouvellent leur accord de partenariat pour favoriser l’innovation en santé

Le CHU de Montpellier poursuit sa politique active en matière de partenariat, d’innovation et de valorisation de la recherche. Ces partenariats portent sur les collaborations de recherche, les transferts de technologies, le management de la propriété intellectuelle, la gestion de plateformes technologiques ou encore sur le management de projets européens.

 

Thomas le Ludec, directeur du CHU et Philippe Nérin, président d'AxLR, renouvellent l'accord entre l'hôpital et la SATT .

 

L’accord conclu le 15 janvier 2018 entre la SATT AxLR - Société d’Accélération du Transfert de Technologies - et le CHU de Montpellier vise à poursuivre l’exploitation des synergies existantes entre les actions menées dans ces domaines. En effet, la SATT AxLR a pour vocation de réaliser des opérations de maturation et de valorisation des résultats de recherche publique. 

Depuis 2014, plus d’une vingtaine de projets communs ont été sélectionnés et initiés entre le pôle Santé-Biotech de la SATT AxLR et des équipes du CHU de Montpellier.

Citons notamment :

- Le Projet COMET porté par le Professeur Anne-Dominique LAJOIX sur le diabète de type 2 avec la participation du Professeur David NOCCA : Ambitieux partenariat impliquant le CHU de Montpellier, l’Université de Montpellier, la SATT AxLR et le groupe pharmaceutique Servier et ayant pour but de faire progresser la recherche dans le diabète de type 2 notamment par le biais de la constitution et la qualification d’une collection de tissus métaboliques humains de large envergure.

- Le Projet AVIITAM porté par le Professeur Antoine AVIGNON et le Docteur Vincent ATTALIN sur le développement d’un Carnet de Santé Intelligent Aviitam qui accompagne les patients dans leur parcours de santé, et comprend la prévention. Après avoir attiré près de 1000 médecins par la formation médicale continue, Aviitam lancera en 2018 quatre nouveaux produits : un portail patient intelligent qui permettra entre autres de détecter des pathologies pour optimiser les soins et la facturation des séjours de soins, un module de télésurveillance totalement intégré au carnet de santé qui assurera notamment la transmission des données de suivi, en temps réel, un module de téléconsultations et un module d’éducation thérapeutique. Aviitam a la volonté d’être totalement intégré au DMP (Dossier Médical Personnel) de l’assurance maladie pour un parcours de santé optimisé.

- Le Projet FAST TB porté par le Docteur Edouard TUAILLON (département de BactérioVirologie du CHU de Montpellier), a pour but le développement de tests sanguins rapides de dépistage de la tuberculose. Fruit d’une collaboration avec des équipes INSERM et CNRS établies depuis plusieurs années, un brevet basé sur des antigènes spécifiques du bacille de la tuberculose a été déposé par le CHU de Montpellier. A partir de ces premiers travaux et grâce au soutien de la SATT AxLR, des épitopes immunodominants ont été identifiés par un screening systématique à large échelle des antigènes les plus intéressants. Une licence de brevet a été concédée à la start-up Omunis afin d’optimiser le test et d’en poursuivre le développement dans un objectif de commercialisation. 

 

- Le Projet porté par le Docteur Jérôme MOREAUX dans le domaine du Myélome Multiple pour le développement de nouveaux bio-marqueurs permettant de prédire la réponse aux traitements ;

-  Le Projet EPIDROP porté par le Docteur Catherine Alix-Panabières concerne le développement d’un système microfluidique très innovant pour détecter et caractériser de rares Cellules Tumorales Circulantes (CTCs) vivantes présentes dans le sang de patients atteints d’un cancer.

Ce projet permettra d’une part, de finaliser un prototype de ce nouvel équipement de haute technologie et, d’autre part, de valider cette innovation dans le cadre du cancer de la prostate avec l’inclusion d’une centaine de patients ;

- Le Projet TELEMOV porté par les Professeurs Maurice HAYOT, Jacques MERCIER et le Docteur François BUGHIN en partenariat avec la société Biomouv dirigée par Sébastien PASCAL, porte sur le développement et la validation clinique d’une solution mobile de téléréhabilitation permettant d’améliorer l’accompagnement de patients atteints de maladies chroniques. Composé d’applications mobiles et de sites web à usage des patients, des professionnels de santé et des professionnels d’activité physique, ce dispositif est relié à différents objets connectés permettant d’offrir au patient un programme personnalisé d’activité physique adaptée, de changement de comportement nutritionnel et d’éducation thérapeutique. Un module de téléconsultation complète le dispositif. Plusieurs projets de recherche clinique sont programmés dans l’obésité et la bronchopneumopathie chronique obstructive, et des études dans d’autres maladies chroniques sont envisagées avec des équipes leaders du CHU de Montpellier. TELEMOV représente donc une technologie de rupture permettant de repenser l’organisation de la réhabilitation dans les maladies chroniques en ouvrant de nouvelles perspectives en e-santé et en télémédecine.

Le Projet DIADEN porté par le Professeur Vincent COSTALAT qui a pour objet le développement d’un dispositif endovasculaire innovant dédié au traitement des anévrismes cérébraux.

Diminuer la taille des parcelles pour favoriser les pollinisateurs

L’agriculture intensive est l’une des principales causes de l’actuelle crise de la biodiversité, qui touche notamment les insectes pollinisateurs pourtant indispensables à la production de certains aliments. Une équipe internationale impliquant des chercheurs du CNRS (dont celle du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier et de l’Inra vient de démontrer qu’un paysage agricole fait de parcelles plus petites augmente l’abondance des pollinisateurs, et par conséquent le transport de pollen et le succès reproducteur des plantes (nombre de graines produites).

Expérimentation de pollinisation dans un des paysages agricoles étudié. © Annika Hass

L’explication est simple : lorsque la taille des parcelles diminue, la densité de bordures de champs augmente mécaniquement, ce qui crée des sortes de corridors favorables au déplacement des insectes pollinisateurs. De manière contre-intuitive, l’étude montre aussi qu’une plus grande diversité de cultures n’est pas forcément favorable aux pollinisateurs notamment lorsque l’augmentation de la diversité est due à la présence de cultures intensives telles que la culture de maïs, peu favorables aux adventices et aux pollinisateurs.


Ces résultats sont basés sur des observations recueillies dans le cadre du projet Farmland dans 229 parcelles de 94 paysages agricoles dans quatre pays (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni), par des scientifiques de 15 laboratoires.

Aveugles sourds et muets…

Ne cherchez pas ! Ce sont les vers de terre…Très précieux alliés des jardiniers ou des agriculteurs. Ils digèrent les débris végétaux et enrichissent le sol en humus, et grâce à leurs galeries, aèrent la terre et limitent le ruissellement de l'eau. Et ils méritent vraiment qu’on s’intéresse à eux…

 

 
Lombricus Terrestris Montpellieris

 

Les 3 catégories de vers de terre

En fonction de leur mode de vie, de leur taille, de leur habitat, de leur comportement et de leurs ressources alimentaires les vers de terre se répartissent en trois grandes catégories : 

LES ÉPIGES

Ce sont des vers de surface et les plus petites espèces, ce sont eux principalement que l’on utilise pour le compostage particulièrement Eisenia Fétida et Eisenia Andrei.

 
Eisenia Fétida
 tigre rouge ou ver rouge de Californie


Eisenia Andrei
 ver de fumier, ou ver tigré

Ils vivent, surtout dans les prairies et les forêts, longueur 2 à 8 cm, durée de vie 1 à 2 ans. Ils n’ont que très peu de galeries, ils se nourrissent directement de matières organiques et de végétaux en décomposition ; ce sont entre autres des vers de compost Ils sont petits et fins, vivent à la surface du sol, au niveau de la litière rarement en dessous de 5 cm. Ce sont des décomposeurs.

On les trouvera également dans les excréments des grands herbivores ou dans le bois humide en cours de décomposition, Ils sont parfois utilisés de façon industrielle (épuration des eaux) et pour produire du « lombricompost » ou pour traiter les déchets ménagers (lombricompostage) ou vermicompostage, terme utilisé en Belgique et au Canada. Certaines espèces sont élevées pour servir d’appâts pour la pêche, entre-autre le Dendrobaena Veneta qui est un peu plus long, mais difficile à identifier.

Peu protégés, les épigés subissent une forte prédation qu’ils compensent par une fertilité élevée (42 à 106 cocons par adulte et par an). Quand la nourriture est abondante et les conditions climatiques favorables, ils peuvent se multiplier très rapidement. (Ils deviennent adultes en l’espace de 2 mois) Leurs cocons, qui résistent à la sécheresse, assurent la survie de l’espèce.

LES ENDOGES

Ils vivent dans leurs galeries horizontales entre 15 et 30 cm de profondeur dans la terre arable et ne viennent jamais à la surface. Ces vers mesurent de 4 à 18 cm et ont une durée de vie de 3 à 8 ans.  Ils se nourrissent de terre mélangée à la matière organique et vivent en permanence dans le sol généralement assez haut dans la zone racinaire des plantes. Ils représentent 20 à 50 % de la biomasse des terres fertiles .Ils ne sont pas pigmentés. Ils ont une fécondité moyenne de 8 à 27 cocons par adulte et par an.

En période de sécheresse ils tombent en léthargie (diapause) et on les trouve enroulés sur eux-mêmes. Les vers endogés présentent des modes de vie assez différenciés. Certains sont filiformes et s’installent le long des racines, d’autres forment des pelotes dans les couches profondes du sol, à proximité des drains, et filtrent l’eau dont ils séparent les particules organiques.

On en connaît aussi qui sont prédateurs d’autres vers de terre. Le corps du ver peut comporter jusqu’à 200 segments dont chacun est muni de poils courts (soies). Les muscles circulaires et  longitudinaux se trouvent sous la peau. S’il contracte les muscles circulaires, les muscles longitudinaux se relâchent et l’endroit concerné se rétrécit et s’allonge. C’est en alternant l’allongement et le raccourcissement des parties de son corps que le ver de terre rampe vers l’avant.

Pour s’enfoncer dans le sol, il enfile sa «tête» fine dans une étroite fissure, puis il contracte ses muscles longitudinaux, l’avant de son corps s’épaissit et écarte la terre. Les vers de terre peuvent déplacer de cette manière jusqu’à 60 fois le poids de leur corps, ce qui les propulse par rapport à leur poids parmi les animaux les plus puissants du monde.

LES ANECIQUES

(Dont le lombric commun fait partie) sont les plus grosses espèces.ils sont capables d’ingérer en moyenne 270 tonnes de terre à l’hectare et par an

D’une longueur de 15 à 45 cm Ils creusent des galeries verticales jusqu’à 6 m de profondeur Ils cherchent leur nourriture à la surface du sol puis la distribuent en profondeur grâce aux galeries verticales qu’ils creusent.Ce sont eux que l’on trouve lorsqu’on retourne la terre du jardin.

S’il n’y a pas de vers de terre dans votre jardin ce n’est pas bon signe…Les feuilles et les débris organiques qu’ils peuvent entraîner dans leurs galeries sont ingurgités avec de la terre. Les excréments sont déposés à la surface du sol sous forme de tortillons appelés aussi turricules. Des trois groupes ce sont eux qui ont la fécondité la plus réduite, soit de 3 à 13 cocons par adulte et par an.

En Europe tempérée les vers anéciques représentent 80 % de la masse totale des lombrics. Le plus grand vers anécique de la faune française est le Lombricus Terrestris. Ce ver de terre est rouge-brun à l’avant et plutôt pâle à l’arrière. On le trouve partout sur la planète: dans les prairies, les champs, les jardins et les forêts, où il perce dans le sous-sol des galeries presque verticales jusqu’à près de 2 mètres de profondeur.

Le verre de terre Lumbricus terrestris s’accouple quant à lui une fois par année en formant 5 à 10 cocons contenant chacun 1 œuf. Sa durée de vie va de 4 à 8 ans

Dans un prochain reportage nous aborderons
le compostage et le lombricompostage.

   

Les vers de terre se rencontrent dans tous les milieux excepté les déserts trop secs et les glaciers trop froids. Les vers de terre mesurent de 2 cm (pour l'espèce Nord-américaine Bimastos parvus) à près de 3 m (pour l'espèce australienne Megascolides Australis). Ils mesurent plus généralement de 5 à 30 cm.

Dans une prairie en système tempéré la biomasse lombricienne peut atteindre 22 % de la biomasse totale de l'édaphon (ensemble des organismes vivants dans le sol.)

Au 19ème et début du 20ème siècle, le ver de terre est plutôt considéré comme malfaisant. Dans les cours d’agriculture de l’abbé François ROZIER (botaniste et agronome français 1737–1793), un chapitre traite des aspects « nuisibles » de l’animal. Mais c’est Charles Robert DARWIN, naturaliste anglais (1809-1882) qui redonnera au ver ses « lettres de noblesse »

 

Les vers de terre n'aiment pas :

  • Les sols trop travaillés : le travail du sol, et en particulier le retournement de la terre, peut détruire les œufs (déposés généralement en surface) et les galeries ; les outils blessent les vers
  • Les sols nus (peu de débris végétaux donc peu de nourriture)
  • Les sols compactés (par le piétinement ou le passage de véhicules par exemple)
  • Les sols sableux, et/ou demeurant longtemps secs en été
  • Les sols très acides.

Les vers de terre n’aiment pas non plus les pesticides… (On trouve rarement des vers de terre dans les vignobles) 

 

Des études ont montré que les déjections des vers de terre sont, par rapport au sol environnant :

  • 5 fois plus riches en azote
  • 2 fois plus riches en calcium
  • 2,5 fois plus riches en magnésium
  • 7 fois plus riches en phosphore
  • 11 fois plus riches en potassium

LES INTESTINS DE LA TERRE

Apparus il y a 635 millions d’années les vers de terre actuels remontent au mésozoïque soit environ 200 millions d’années. Leurs ancêtres étaient des vers de vase et vivaient en eau douce. Et ils ont fait leur évolution principale au même moment que les plantes à fleurs, il y a environ 100 millions d’années. Il n’existe pas à ce jour de fossile de vers, seulement quelques empreintes laissées dans l’argile.

Entre - 384 et - 322 le philosophe Aristote déclarait que les vers de terre étaient « les intestins de la Terre". Animaux sacrés en Grèce et en Egypte ! Cléopâtre (-69-30 av. J.C.) avait même édicté une loi interdisant d’exporter les vers de terre. Accusés à tort au 18ème siècle de manger les racines des plantes ! C’était une erreur, car ils n’ont pas de dents !

L’ensemble des vers de terre représentent treize familles et près de  7000 espèces documentées, 400 en Europe et 150 en France. De très nombreuses variétés de lombrics sont d'ailleurs encore peu connues, surtout dans les régions tropicales. Certains vers de terre d’Amérique centrale et du Sud peuvent atteindre 3 mètres. Et les plus grandes espèces de vers se trouvent en Australie (Vers du Gippsland) qui atteint plus de 3 mètres, avec 3 cm de diamètre pour un poids de 500 gr.
Le Lumbricus terrestris mesure couramment de 9 cm à 30 cm de long et de 6 mm à 10 mm de large En France le plus grand ver de terre se trouve dans la région de Montpellier le Lombricus Terrestris Montpellieris, il peut atteindre 1.10m de long et peut creuser des galeries jusqu’à 5/6 mètres de profondeur Hélas il est en voie de disparition.
On dénombre de à 4 millions  de vers par hectare (dans une prairie Normande), eton estime à 1,2 tonne la moyenne par hectare en France pour cette biomasse lombricienne vive, constituée à 80% d’anéciques, 20 % d’endogés, et seulement 1% d’épigés. En Guadeloupe Marcel Bouché* estime à 7 tonnes par hectare la biomasse lombricienne.

Dans 1 m² de terre les lombriciens, représentent en moyenne 500 mètres de galeries creusées (5000 km pour un hectare) Ces nombreuses galeries permettent en cas d’inondation d’absorber jusqu’à 16 cm d’épaisseur d’eau par heure (sauf si le sol est bitumé ou bétonné !)Il suffit d’imaginer que pour un mètre cube de terre colonisée normalement par les vers de terre, c’est 900 mètres de galeries présentes ! Un kilo de vers remue environ 240 kg de terre par an. On estime la production de déjections annuelles (fèces) à 300 tonnes à l’hectare (30 kg au m²)

Si on pesait tous les vers de terre de la planète, ils seraient plus lourds que tous les autres animaux et humains de la planète réunis. En effet, on estime qu'ils représentent à eux seuls près de 80 % de la biomasse animale de la planète. Ce sont des animaux consommateurs dominant, et la biomasse animale la plus importante des terres émergées (environ 20 fois celle de l’homme) 

Ils sont devenus habitants de la terre à partir de la formation du sol, par l’interaction de la végétation, du climat et des roches primitives. L’évolution des vers a continué avec l’apparition des plantes. Les vers de terre appartiennent à de nombreuses espèces et, dans un milieu donné, on trouve facilement une dizaine d’espèces différentes, toutes hermaphrodites.

 LA VIE AMOUREUSE DES HERMAPHRODITES

Les vers de terre s’accouplent surtout au printemps et en automne. Ils sont hermaphrodites, c’est-à-dire qu’ils possèdent aussi bien des testicules que des ovaires. Les vers qui ont atteint leur maturité sexuelle se reconnaissent à un épaississement situé au tiers antérieur du corps, le clitellum.

Pour se reproduire, deux vers de terre se collent tête-bêche étroitement l’un à l’autre et échangent leur sperme. Ils forment ensuite autour du clitellum un anneau de mucus dont ils se dépêtrent ensuite lentement en y excrétant leurs œufs et leur sperme.

Une fois détachée, cette manchette de mucus forme un cocon gros comme une tête d’allumette. Après une période de quelques semaines à plusieurs mois, selon l’espèce, les jeunes vers de terre éclosent de cet «œuf».


Oeufs d'Eisenia avant et lors de l'éclosion

ALERTE AU PLATHELMINTHES TERRESTRES INVASIFS

Chercheur au muséum national d’histoire naturelle, le professeur Jean-Lou Justine a lancé un vaste appel à témoin via la presse et les réseaux sociaux pour tenter de mesurer l’ampleur de l’invasion en France des plathelminthes terrestres invasifs depuis 2013. Ces vers plats venus de l’hémisphère sud représentent une menace écologique majeur puisqu’ils se nourrissent de lombrics. Les témoignages recueillis par le professeur Justine lui ont permis de découvrir qu’en fait sept espèces différentes sont désormais présentes en France dont certaines ont colonisé des départements entiers.

Et parmi toutes ces espèces il en est une encore plus redoutable que les autres, le Platydemus manokwari. Celui-ci dévore les escargots puis il s’attaque à d’autres animaux « mous » : limaces, vers de terre… C’est un monstre qui n’a jamais été détecté en Europe jusqu’à présent. Or, il vient d’être découvert au jardin des plantes de Caen (Calvados). L’affaire est suffisamment grave pour que le professeur Justine publie un article dans une revue scientifique américaine et lance un appel à la mise en place de mesures pour éradiquer ce nouvel intrus (cliquez ici pour le consulter)

Georges Cantin

pour en savoir plus : vous pouvez vous procurer l’excellent livre de Marcel B. Bouché "Des vers de terre et des hommes " publié chez Acte Sud.

D'abord jardinier, puis chercheur et directeur de recherche, Marcel B Bouché, mondialement reconnu, s'est consacré aux études écologiques concrètes des vers de terre et à l'élaboration de techniques d'observation et de gestion-interprétation des connaissances rendant effectivement possibles les évaluations et valorisations environnementales de nos activités.

Oumuamua est maintenant hors de portée des plus grands télescopes.

Oumuamua (à l'origine C/2017 U1 (PANSTARRS) puis A/2017 U1) est un petit corps interstellaire repéré le 19 octobre 2017 par le télescope Pan-STARRS 1 installé sur le Haleakalā, à Hawaï, alors qu'il se trouvait à 0,2 unité astronomique (30 millions de kilomètres) de la Terre.

Il est le premier astéroïde détecté à avoir été identifié comme provenant d'en-dehors du Système solaire. D'abord classé comme comète et désigné en conséquence C/2017 U1 (PANSTARRS), il a été reclassé parmi les planètes mineures une semaine plus tard et désigné en conséquence A/2017 U1. Le 6 novembre 2017, il est formellement rangé dans la classe des objets interstellaires et, conformément à la nouvelle nomenclature établie à cette occasion, il reçoit la désignation permanente 1I et le nom ʻOumuamua.

"Le nom, qui a été choisi par l'équipe du programme Pan-STARRS, est d'origine hawaïenne et signifie « éclaireur », le soldat qu'on envoie au front afin de repérer l'ennemi. Il peut également signifier un « messager ». « Ou » signifie « vouloir tendre la main » et « mua », avec le second « mua » qui met l'accent, signifie d'abord « en avance de ». Ce nom fait écho au fait qu'il s'agit du premier témoin d'un passé ou d'une frontière lointaine jusqu'ici inconnue. À noter que le premier caractère du nom n'est pas une apostrophe, mais un okina, caractère présent dans plusieurs langues notamment polynésiennes."

Ce croiseur interstellaire est rouge foncé, couleur probablement due à des millions d'années de bombardement par les rayons cosmiques alors qu'il traversait l'espace interstellaire. Il est assez semblable aux objets provenant des confins de notre propre système solaire ; très probablement constitué d'une roche riche en métaux et pauvre en eau et en glace.Résultat de recherche d'images pour "IMAGE LIBRE Oumuamua"

La lumière qu'il réfléchit est multipliée par 10 toutes les 7,3 heures, ce qui suggère qu'il a un mouvement tournant et une longueur dix fois supérieure à sa largeur. Sa forme est bien plus allongée que tous les objets stellaires connus autour de nos planètes.

Une première estimation donnait un diamètre probable de 400 m, puis son rayon moyen a été recalculé à environ 100 mètres pour une longueur d'environ 800 mètres.

Lors de sa découverte, il voyageait à 25,5 kilomètres par seconde par rapport au Soleil (9 septembre 2017). Puis, à mesure où il se rapprochait de notre Soleil (dont la gravité a modifié sa trajectoire tout en l'accélérant), il a progressivement accéléré pour atteindre 87,3 kilomètres par seconde au plus près du Soleil (il était alors 60 fois la distance à la Lune de nous). Il a ensuite continué son voyage vers la constellation de Pégase.

Le SETI a étudié l'astéroïde avec deux radiotélescopes, le Green Bank Telescope et l'Allen Telescope Array dans le cadre du projet Breakthrough Listen, pour étudier l'hypothèse d'un vaisseau interstellaire.

Sa trajectoire est franchement hyperbolique, avec une excentricité d'environ 1,20, la plus élevée jamais relevée pour un objet situé dans notre Système solaire. Dans la mesure où les observations semblent indiquer l'absence de passage près des planètes, qui auraient pu augmenter son excentricité, il pourrait s'agir du premier objet interstellaire formellement identifié.

Source WIKIPEDIA

Découvrez l'éruption volcanique qui a marqué le climat du Moyen-Âge

Tungurahua Volcano eruption long exposure with lava

Vous avez entendu parler du Mont Agung à Bali qui vient d'entrer en éruption mais savez-vous que l'histoire de la Terre est jalonnée d'éruptions volcaniques de très fortes amplitudes pouvant bouleverser le climat mondial ?

Pour en savoir plus sur le sujet, découvrez, sur le site internet du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), la longue enquête des scientifiques sur une mystérieuse éruption qui changea durablement le climat planétaire au Moyen-Âge.

Si vous connaissez peut-être le Yellowstone, le Santorin, le Vésuve ou encore le Tambora, vous n'avez aucun souvenir sur cette éruption du Moyen-Âge qui fut l'une des plus puissantes de ces 10 000 dernières années et qui généra de gigantesques rejets dans l'atmosphère ayant pour conséquence de faire baisser la température à l'échelle mondiale. Retour donc avec le CNRS sur une longue enquête qui permit de localiser cette mystérieuse éruption du XIIIe siècle sur une île d'Indonésie.

Pour en savoir plus

Première mondiale au CHU de Montpellier

 

Réalisation d’une chirurgie ouverte en utilisant la « réalité mixte » comme aide

Un des piliers fondamental du CHU de Montpellier, en plus du soin et de la recherche, est l’enseignement. À ce titre, il est important pour le CHU de Montpellier de pouvoir former au mieux ses étudiants et notamment dans les milieux pointus comme la chirurgie. C’est dans ce contexte que le Dr Nicolas Lonjon, neurochirurgien à l’hôpital Gui de Chauliac, a testé un dispositif d’apprentissage développé par le Dr Maxime Ros - ancien chef de clinique de ce service.

Ce dispositif est innovant car utilisé pour la première fois dans le cadre de l’enseignement et de la pratique de la neurochirurgie au bloc opératoire. Ainsi, l’interne est équipé de lunettes de réalité mixte Hololens et opère le patient. Lorsqu’il regarde son champ opératoire, il voit naturellement le patient, les instruments et opère sans contrainte. Lorsqu’il lève la tête, il se retrouve dans le tutoriel immersif de Revinax enregistré lors d’une opération précédente similaire : il a accès aux différentes étapes qu’avait préalablement réalisées son senior. Il peut ainsi, en temps réel, vérifier sa technique et également avoir accès à l’imagerie du patient qu’il est en train d’opérer. L’utilisation de la réalité mixte comme aide en chirurgie ouverte est une première mondiale.

Tutoriel immersif utilisé pour la 1 ère fois en neurochirurgie au CHU

Il y a environ 3 semaines, le Dr Nicolas Lonjon a réalisé une chirurgie d’ostéosynthèse rachidienne. L'ostéosynthèse est une opération chirurgicale qui consiste à fixer entre elles plusieurs vertèbres pour les stabiliser. L’intervention consiste à positionner des vis reliées par des tiges métalliques, matériaux tolérés par l'organisme. C'est une opération chirurgicale sous anesthésie générale. Cette opération a été filmée selon la procédure Revinax mise au point par le Dr Maxime Ros.

Le mardi 7 novembre 2017, une opération similaire a été programmée. Le chef de clinique du Dr Lonjon, le Dr Boetto, jeune médecin qui maîtrise déjà cette intervention, a ainsi pu opérer avec les lunettes Hololens développées par la Société Revinax tout en vérifiant ses gestes en regardant le tutoriel immersif. Le tutoriel immersif de Revinax, start-up montpelliéraine, via l’utilisation des lunettes de réalité mixte, a ainsi été utilisé pour la première fois le mardi 7 novembre 2017 lors d’une chirurgie d’ostéosynthèse rachidienne.

Il s’agit d’une grande avancée permettant de sécuriser le geste : que ce soit dans le cadre de la réalisation d’une nouvelle technique opératoire, de l’utilisation de nouveaux dispositifs médicaux, ou pour l’accompagnement à la formation.

Planète Océan : un constat consternant

Vendredi 17, l’association des « Gardiens de Thau, ses ports et sa Lagune » présentait le film de Yann Arthus-Bertrand : La Planète Océan.
Nous connaissons tous les photos superbes de Yann ARTHUS BERTRAND, nous savions que nous aurions des images magnifiques. Nous n’avons pas été déçus.
Le commentaire a été nettement moins enchanteur.
C’est simple : "nous avons de l’or dans nos mains et faisons tout pour qu’il nous brûle. En clair, nous faisons en sorte de transformer ce qui est un petit paradis en dépôt d’ordures."

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Les images sont là. Le constat est fait. Et il est consternant.
Nous connaissons la « chaîne alimentaire », les prédateurs, un tel mange un tel, etc.etc. C’est normal, c’est un équilibre.


Il y a un inconvénient : l’homme est son propre prédateur. Il est en haut de la chaîne. Et il n’y a pas d’équilibre envisageable.
Deux jeunes chercheurs ont accepté de venir répondre aux questions que pourraient se poser les spectateurs à la suite de la projection.


Mme Sophie Arnaud-Haond, chercheuse à IFREMER au laboratoire Marine Biodiversity, Exploitation and Conservation, et M. Nicolas Bierne, Directeur de Recherche CNRS à l’Institut  des Sciences de l’Evolution de Montpellier.
L’un et l’autre sont particulièrement modestes. Leur modestie n’a d’égale que leur implication dans  la défense de notre planète bleue.
Mme Arnaud-Haond a participé notamment à l’élaboration du film. Nous ne nous en sommes rendus compte qu’à la lecture du générique.
M. Nicolas Bierne est également membre de l’association Set’expo Sciences, dont le but est d’ouvrir les Sciences aux enfants et adolescents, par la voie du partage.


Il n’est pas simple pour un scientifique de s’exprimer en termes clairs pour les profanes que nous sommes. Ils l’ont fait.
Il peut y avoir toutes les lois, les conférences, les COP numérotées jusqu’à.... l’infini, cela ne changera rien, si nous ne changeons pas nos propres comportements, et si nous n’apprenons pas à nos enfants à changer le leur.

"Planet ocean" de Yann ARTHUS BERTRAND le 17 novembre

planete-ocean2-4006124Nicolas Bierne, membre du Conseil d'Administration de Sèt'Expo Sciences sera présent lors du débat qui suivra la projection du "planet ocean" de Yann ARTHUS BERTRAND. Le film sera projeté le : Vendredi 17 Novembre à 19h00, salle du PALACE, avenue Victor HUGO, à Sète.

Grâce à une photographie époustouflante, ce film nous emmène dans un voyage magnifique et inédit au cœur des régions les plus mal connues de notre planète. Ce film raconte les plus merveilleuses comme les plus terrifiantes expériences humaines de notre temps. Tourné aux quatre coins d’une géographie extrême, il raconte l’odyssée moderne des hommes à la découverte de leur planète bleue. Ce film se veut aussi un plaidoyer pour le respect du monde dans lequel nous vivons.

Un débat suivra le film avec la participation de :
Nicolas BIERNE
Directeur de Recherche CNRS à l'Institut des Sciences de l’Évolution de Montpellier , membre de l'association Sèt'Expo sciences.
Sophie Arnaud-Haond
Chercheuse à IFREMER au laboratoire Marine Biodiversity, Exploitation and  Conservationplanete-ocean-4006125

Le cadran solaire toujours à l’heure

« Dans la nuit de samedi à dimanche, il nous faudra retarder manuellement les pendules d’une heure pour obtenir l’heure d’hiver. Une bonne occasion pour apprécier la précision des cadrans solaires qui possèdent entre autre l’avantage de ne pas connaître ce désagrément. » Précise Roger Tognetti, gnomoniste à Poussan.

« Ils seront à la nouvelle heure exactement sans intervention aucune… Miracle de la science ? Non, tout simplement une application de l’intelligence humaine. »

Pour en savoir plus : 2 reportages :
Présentation :
https://www.youtube.com/watch?v=SGp_INr6aiY
Patrimoine :
https://www.youtube.com/watch?v=RxUIXweIpyYhttp://thau-infos.fr/index.php/culture/sciences/11278-roger-tognetti-gnomoniste

Avec ces reportages, il nous fait encore partager sa passion et nous dévoile le fonctionnement et le mode de lecture des cadrans solaires.

Vous pouvez le contacter à Poussan, au 04 34 45 62 88

Observez les Orionides

Lors des prochaines nuits, vous pourrez en regardant le ciel apercevoir de magnifiques traînées lumineuses dans le ciel. Il faudra néanmoins pour cela renoncer à un peu de sommeil.

Les Orionides sont les poussières laissées dans le sillage de la comète de Halley. Très lumineuses, elles sont observables entre le 2 octobre et le 7 novembre cette année, et s’annoncent plus intenses qu’à l’accoutumée. Lors de leur pic, il sera possible d’en dénombrer 20 à 40 par heure, annonce « La Chaîne Météo ».

Passage de la comète de Halley en 1986 :

Pour ne pas les rater, il faut diriger son regard vers le sud-ouest, en direction de la constellation d’Orion. Celle-ci est facilement reconnaissable grâce à sa forme en «noeud papillon».

La Terre traverse chaque année cet essaim météoritique. Ce champ de poussières a été laissé par la comète de Halley sur son orbite lors de ses différents passages autour du Soleil. Les Orionides sont les Êta aquarides d'automne, la Terre coupe en effet chaque année deux fois l'orbite de cet essaim.

Les Orionides sont moins riches en étoiles filantes que les Êta aquarides, mais dans l'hémisphère Nord leur observation est plus aisée.

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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