Sciences

La sonde InSight a atterri sur Mars

 NASA/JPL

"Atterrissage confirmé!" La sonde InSight de la Nasa s'est posée comme prévu à la surface de Mars après sept ans de travail, sept mois de voyage dans l'espace et sept minutes d'angoisse durant sa périlleuse descente.

Explosions de joie et embrassades ont soudainement remplacé les sourires crispés au centre de contrôle de la mission situé au Jet Propulsion Laboratory (JPL) à Pasadena (Californie).

"C'était intense!", s'est exclamé Jim Bridenstine, le patron de la Nasa qui avait fait le déplacement jusqu'à Pasadena.

InSight est le premier engin à se poser sur Mars depuis six ans.

Tout savoir sur : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Astéroïde Oumuamua : l'hypothèse extraterrestre relancée

Selon Sciences et avenir, Oumuamua, un bolide en forme de cigare repéré en 2017 pendant sa traversée du système solaire, pourrait peut-être, éventuellement, sous conditions... avoir été envoyé par des extraterrestres, ont suggéré deux chercheurs d'Harvard dans un article scientifique vivement critiqué.

Oumuamua a été repéré par le télescope Pan-STARRS1 à Hawaï, d'où son nom, qui signifie "messager" en hawaïen. Il mesure environ 400 mètres de longueur et 40 de largeur, et a été traqué par plusieurs télescopes, en sa qualité de premier objet détecté venant d'un autre système stellaire. Après avoir été qualifié d'astéroïde...

En savoir plus sur : https://www.sciencesetavenir.fr/espace/univers/

Journée Internationale des Filles et des Femmes de Sciences - Février 2019

Les Chemins Buissonniers et la FFPU (Fédération Française pour l'Unesco) organise la Journée Internationale des Filles et des Femmes en Sciences à Toulouse (date officielle 11 février 2019) et de multiples petits événements sont en cours de réflexion pour mettre à l'honneur les femmes dans les métiers scientifiques.

Le CIRASTI - Exposciences en Occitanie lance un appel à participation pour les jeunes et les enfants afin de valoriser des femmes méconnues et d'en faire des posters qui seront imprimés puis exposés lors de ces événements mais également lors de l'Exposcience Occitanie , Sèt'Expo Sciences 2019 à Sète et même lors des Exposciences du Luxembourg, de Belgique, du Maroc et d'Espagne.

De ce fait, le CIRASTI - Exposciences en Occitanie souhaite ouvrir la participation au maximum. Seulement 15 posters seront imprimés mais toutes les affiches seront valorisés via les réseaux sociaux et le site web.ffpCapture

Les racines des plantes perçoivent les inondations et y répondent

On savait déjà les racines des plantes capables de percevoir séparément de nombreuses propriétés du sol (disponibilité en eau, en nutriments et en oxygène), sans comprendre comment elles intègrent les variations simultanées de ces différents signaux pour y réagir de manière adaptée. Des chercheurs du CNRS et de l’Inra viennent de découvrir un mécanisme permettant à la plante d’ajuster son statut hydrique et sa croissance en fonction des conditions d’inondation des sols. Publiés le 15 septembre 2016 dans la revue Cell, leurs travaux décrivent comment les racines perçoivent de manière conjointe la teneur en potassium et en oxygène du sol afin de moduler leur capacité à absorber l’eau. Outre leur importance fondamentale, ces résultats permettent d’envisager une optimisation de la tolérance des plantes cultivées aux inondations.


http://www.devbio.biology.gatech.edu/wp-content/uploads/2014/04/a.thalianaWIKI.jpgCela ne se voit pas au premier coup d’oeil mais la croissance et la survie des plantes reposent largement sur leurs racines, dont les ramifications dans le sol permettent d’y prélever l’eau et les nutriments nécessaires. Ces activités souterraines requièrent de l’énergie et donc une respiration intense des racines, qui utilisent l’oxygène présent dans les cavités du sol. En cas d’inondation, l’oxygène, qui diffuse mal dans l’eau, vient à manquer, générant un stress sévère pour les racines et la plante. En conséquence, la perméabilité à l’eau des racines de nombreuses plantes est réduite. C’est ainsi que les plantes poussant dans un sol inondé voient parfois leur teneur en eau réduite, et leurs feuilles flétrir – un paradoxe bien connu des agronomes.
En utilisant différentes lignées de la plante modèle Arabidopsis thaliana, des chercheurs du Laboratoire de biochimie et physiologie moléculaire des plantes de Montpellier (CNRS/Inra/Université de Montpellier/Montpellier SupAgro) et de l’Institut Jean-Pierre Bourgin (Inra/AgroParisTech/CNRS) ont identifié un gène qui contrôle la perméabilité à l’eau des racines, sous l’influence conjointe des teneurs en oxygène et en potassium du sol. Nommé HCR1, il réduit l’entrée d’eau dans les racines quand l’oxygène fait défaut… mais uniquement quand le sol est aussi riche en potassium, un sel minéral indispensable à la croissance des plantes. De fait, ces conditions sont favorables à une meilleure récupération une fois l’inondation passée. Aussi, le gène HCR1 déclenche toute une série de réactions métaboliques de « survie » qui contribuent à la résilience de la plante. Lorsqu’elle retrouve un sol oxygéné, la plante réhydrate ses feuilles et croît davantage que si elle avait été précédemment privée de potassium.
Outre leur intérêt fondamental, ces recherches ouvrent des perspectives importantes en agronomie. L’utilisation de l’eau par les plantes et les performances des racines sont des cibles cruciales pour les sélectionneurs de variétés cultivées. Mais dans la nature, les plantes ne sont jamais exposées à un seul stress ; aussi les sélectionneurs s’intéressent-ils aussi aux capacités des plantes à résister aux contraintes multiples de l’environnement. L’identification d’un mécanisme reliant disponibilité en oxygène, teneur en minéraux et perméabilité à l’eau des racines est donc une avancée importante pour l’agronomie. Ce mécanisme représente une cible prometteuse pour de futurs travaux dans le domaine de l’amélioration des plantes.

Bibliographie
A potassium-dependent oxygen sensing pathway regulates plant root hydraulics, Zaigham Shahzad, Matthieu Canut, Colette Tournaire-Roux, Alexandre Martinière, Yann Boursiac, Olivier Loudet, Christophe Maurel. Cell, 15 septembre 2016. DOI : 10.1016/j.cell.2016.08.068.
Contacts Chercheur CNRS l Christophe Maurel l T +33 (0)4 99 61 20 11 l Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Des pisteurs namibiens dans l’Hérault

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Ils sont venus pour aider les scientifiques dans la lecture de traces de pas laissées par des hommes il y a 8000 ans.

Combien étaient-ils ? Etaient-ils hommes ou femmes ? Quel pouvait être leur âge ? Combien d’enfants les accompagnaient ? Autant de mystères que des équipes de pisteurs venus de Namibie vont pouvoir éclaircir dans les tréfonds d’une grotte exceptionnelle.

C’est à Cesseras, dans le Minervois, que la grotte de l’Aldène, peu connue du grand public, présente depuis plus de 500 000 ans les vestiges des différentes sociétés humaines ayant vécu dans cette région. Cette cavité recèle des trésors qui passionnent de longue date archéologues et scientifiques. L’un des rares sites à l’échelle mondiale où ces empreintes sont les mieux conservées. C’est pourquoi les chercheurs ont décidé de faire venir ces pisteurs, qui ont une longue expérience d’interprétation des traces et des pistes dans leur pays.

 Leurs précieuses analyses, confrontées aux données relevées par les archéologues et scientifiques, permettent de révéler la réalité de la vie de ces hommes ayant pénétré la grotte il y a plus de 8000 ans. Une aventure palpitante pour tous les passionnés de cette mystérieuse découverte.

Le nouveau paradis des chasseurs de dinosaures

Antique, Des Animaux, Archéologie, Os

 AFP

Le soleil vient à peine de se lever sur le veld sud-africain et arrache déjà quelques ahanements à la colonne de scientifiques qui crapahute à flanc de colline, sacs au dos, à la poursuite d'un reptile disparu il y a 200 millions d'années.

Encore quelques mètres d'efforts et les voilà à pied d'œuvre: au milieu des éboulis gisent deux gros blocs de pierre qui cachent les secrets d'un effrayant ancêtre de nos crocodiles actuels.

Trois ans déjà que le professeur Jonah Choiniere et son équipe de l'université du Witwatersrand à Johannesburg sont lancés à ses trousses.

Leur traque les ramène aujourd'hui au milieu des zébus et des impalas d'une ferme de Rosendal, dans le centre de l'Afrique du Sud, là où tout a commencé.

Lire sur : https://www.afp.com/fr/infos/334/l

Année de la chimie de l'école à l'université 2018-2019


L'année scolaire 2018-2019 a été désignée année de la chimie de l'école à l'université par le ministère de l'Éducation nationale, en association avec le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation. L'ensemble des acteurs de la communauté éducative et scientifique est invité à contribuer à cette opération.



Pourquoi une année de la chimie en France ?

"De forts enjeux économiques, sociaux et culturels sont au cœur de la formation scientifique et technique. Il est essentiel de commencer à installer la culture scientifique et technique dès l'école maternelle, pour la renforcer régulièrement dans le parcours de l'élève.

La chimie est une science qui étudie la matière et ses transformations. L'analyse de toutes les substances présentes dans l'Univers, l'étude de leurs propriétés et de leurs transformations permettent d'en comprendre les évolutions, mais aussi de créer de nouveaux composés, de nouveaux matériaux, d'inventer de nouvelles transformations.

Présente partout dans notre vie quotidienne, la chimie nous concerne tous. Elle est au cœur des innovations pour apporter à nos sociétés plus de confort, plus de sécurité, plus de respect de l'environnement. Les progrès en chimie permettent de mieux comprendre notre environnement vivant et inerte et d'agir sur lui ; ils influent directement sur notre quotidien grâce à une recherche dynamique et une industrie forte dans des domaines très variés (santé, bien-être, qualité de vie, transports, agriculture, environnement, énergie, métallurgie, électronique, matériaux, etc.). La recherche en chimie en France est active et rayonnante à l'international, régulièrement couronnée tant dans des champs appliqués que fondamentaux. La France compte neuf récipiendaires du prix Nobel de chimie, dont Jean-Pierre Sauvage (ISIS, CNRS Strasbourg), en 2016."

Le ministère de l'Éducation nationale soutient les actions éducatives de culture scientifique comme les Olympiades internationales de chimie car c'est par la diffusion de la culture scientifique que la France confortera son excellence. Il s'agit notamment de :

  • susciter chez les élèves un plaisir d'apprendre et de pratiquer les sciences ;
  • inciter les jeunes, et notamment les jeunes filles, à se tourner vers les carrières scientifiques ;
  • préparer le futur citoyen à comprendre le monde qui l'entoure et à appréhender les défis sociétaux et environnementaux.

Tous les élèves de l'école maternelle jusqu'aux formations post-baccalauréat des lycées (CPGE et STS) ainsi que dans les formations universitaires et les grandes écoles, sont concernés par l'année de la chimie de l'école à l'université. Ils participeront à de nombreuses actions pédagogiques dans les classes et hors la classe afin de découvrir le monde de la chimie.

Pont roulant et déroulant

Il n'y a pas qu'à Sète où les ponts sont des objets de curiosité. A Londres, le Rolling Bridge, conçu par Heatherwick Studio est une petite merveille d'ingéniosité. Ce pont pédestre roulant et déroulant, situé au Paddington Bassin, est divisé en 8 sections et dispose d'un mécanisme qui lui permet de s’enrouler sur lui-même jusqu’à ce que le début rejoigne la fin pour laisser passer les bateaux.

Un atterrissage historique sur l’astéroïde Ryugu

Atelier, La Lumière, Lampe, Robot

Les deux petits robots envoyés par la sonde Hayabusa 2 sont descendus en direction de l'astéroïde Ryugu. L'agence spatiale japonaise, qui supervise la mission, a relaté cet atterrissage historique sur cet objet primitif du système solaire.

Hayabusa 2 avait quitté la surface de la Terre en décembre 2014. Presque quatre années plus tard, la sonde de l’agence spatiale japonaise a réussi une manœuvre historique : le 21 septembre 2018, elle a déployé deux rovers à la surface de l’asteroïde Ryugu, dans le cadre de sa mission destinée à ramener un jour un prélèvement de cet objet sur la Terre.

En savoir plus sur : https://www.numerama.com/sciences/419815-le-japon-a-reussi-un-atterrissage-historique-sur-lasteroide-ryugu-precieux-vestige-du-systeme-solaire.html

Une matinée portes ouvertes sur le chantier des fouilles archéologiques

Une matinée « portes ouvertes » est organisée ce samedi 11 août, avec trois départs de visite : 9h30, 10h30 et 11h30. Une occasion unique de découvrir les lieux et les travaux qui s’y déroulent en ce moment, avec des professionnels.

Pour participer, il suffit de s’inscrire auprès d’Emilie Feliu, conseillère municipale déléguée au Patrimoine, en la contactant au 06 47 60 64 77.

Il faut dire que cet été, Bessan accueille à nouveau une trentaine d’archéologues dont les travaux aideront à mieux comprendre cet habitat gaulois majeur du Sud de la France, à en apprendre davantage sur l’histoire du site de la Monédière, occupé dès le VI et V siècles avant J-C, et à la faire partager et connaître à tous ceux qui s’y intéressent.

Traquez le tueur de Palmier avec le Cirad

Les chercheurs du Cirad ont besoin de vous pour lutter contre le sphinx du palmier, redoutable papillon palmivore originaire d’Amérique du Sud. Vos palmiers sont infectés et vous envisagez un abattage ? Contactez le Cirad !

 

Le sphinx du palmier (Paysandisia archon) est un papillon qui ne passe pas inaperçu : certain représentants de cette espèce peuvent atteindre 11 cm d’envergure. Ce n’est toutefois pas sa taille qui a valu sa célébrité à ce papillon d'origine sud-américaine, mais bien les ravages que ses chenilles causent aux palmiers.

Identifié pour la première fois en France en 2001, dans le Var, ce papillon s’est rapidement répandu dans les départements voisins. Probablement introduit en Europe via le commerce de palmiers avec l’Amérique du Sud, au milieu des années 1990, ce terrible passager clandestin s’est bien implanté dans son nouvel environnement, et y a rapidement progressé. Paysandisia est aujourd’hui le plus important ravageur de palmiers du Languedoc-Roussillon : il provoque la régression de certaines espèces, voire les menace d'extinction.

Les scientifiques du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) étudient ce redoutable nuisible afin de mieux le comprendre et d'améliorer les moyens de lutte en protégeant les palmiers des pontes. Pour y parvenir, ils ont notamment besoin de cocons et de chenilles contenus dans les stipes de palmiers infestés.

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La période de travail est relativement courte : l’activité du papillon peut commencer mi-juin, pour atteindre un pic durant les quinze premiers jours de juillet. La collecte des cocons doit donc s’effectuer en amont, soit en mai et juin. Si vous abattez votre palmier, contactez le Cirad : ses chercheurs se déplaceront chez vous, selon vos disponibilités, pour collecter des échantillons. Vous participerez ainsi à la production des connaissances qui permettront peut-être un jour de sauver les palmiers méditerranéens.

CONTACTS :
Laurence OLLIVIER : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Frédéric DEDIEU : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.