Sciences

Le science tour fait escale à Frontignan

La 3e édition du Science tour spécial technologies numériques, créé par les Petits débrouillards et C’est pas sorcier, viendra à la rencontre des jeunes Frontignanais, le mercredi 16 novembre, devant l’espace Kifo, avenue des Carrières.

Le Science tour, dispositif itinérant et numérique créé par l’association les Petits débrouillards et C’est pas sorcier, constitué de bus et de différents outils pédagogiques destinés à rendre les sciences accessibles à tous en s’amusant, invite les jeunes Frontignanais à découvrir un espace d’expérimentation scientifique dans le camion et des parcours d’exploration à l’extérieur, le mercredi 16 novembre.

A destination des scolaires le matin, le Science tour 2016, qui invente et propose des ateliers sur les thèmes des transitions écologiques et sociales et des technologies numériques, s’ouvre à tous les jeunes l’après-midi. Enfants des centres de loisirs élémentaires, bénéficiaires du Clas, Kifeurs et tous ceux qui le souhaitent sont les bienvenus.

Distinguée par le label @@@ des Villes Internet, qui récompense la politique de démocratisation des technologies numériques, Frontignan la Peyrade est aussi partenaire de l’association Petits débrouillards depuis 2009 dans le cadre du Contrat urbain de cohésion sociale (Cucs). Ainsi, avec cette association, premier réseau national d‘éducation populaire à la science et premier réseau national d’éducation au développement durable, la Ville propose, chaque année, des animations, ateliers et séjours scientifiques, éducatifs et ludiques, aux enfants de la ville.

Science tour: Mercredi 16 novembre De 10h à 12h pour les scolaires

Ouvert à tous à partir de 14h Places limitées.

Renseignements 04 67 18 50 84 Parking des Carrières, devant l’espace Kifo Avenue des Carrières

Animation gratuite

Première observation d’un cycle magnétique de type solaire

61 Cyg A : Une étoile dont le champ magnétique varie comme celui du Soleil

Les astronomes se demandent depuis longtemps si les caractéristiques du Soleil en font un objet particulier, ou bien juste une étoile typique parmi tant d’autres. Après neuf années d’observations intensives, une équipe de scientifiques, dont des chercheurs du Laboratoire Univers et particules de Montpellier (CNRS/Université de Montpellier) et de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (CNRS/Université Paul Sabatier), vient de découvrir la toute première étoile dont le champ magnétique varie comme celui du Soleil. Ce résultat est publié en ligne le 6 octobre 2016 dans Astronomy & Astrophysics.

Depuis de nombreuses années, nous savons que la grande majorité, voire toutes les étoiles, sont actives – à des degrés divers, et que cette activité (détectable à travers les variations de luminosité des étoiles par exemple) résulte de leur champ magnétique. Le Soleil, l'étoile la plus proche de la Terre, ne fait pas exception : ses variations, tout au long du cycle magnétique de 22 ans, s'accompagnent de l'inversion de la polarité de son champ magnétique chaque onze ans. Les fluctuations solaires sont relativement faibles et plutôt lentes comparées à celles des étoiles magnétiquement actives connues, qui pour la plupart varient considérablement en terme de luminosité, sont le siège d'intenses et violentes éruptions stellaires, et dont la variabilité sur des durées de quelques mois à quelques années est beaucoup plus complexe que le cycle solaire. Pour cette raison, les astronomes se sont longtemps demandés si notre Soleil était particulier, ou si d'autres étoiles arboraient la même variabilité.

L'activité du Soleil est intrinsèquement liée à son champ magnétique, directement responsable de l'apparition de taches en surface ainsi que d'éruptions. Ce même champ alimente en outre le vent solaire, véritable flux de matière diffusé en continu dans l'espace. Sur une période de quelque vingt-deux ans, l'ensemble de ces caractéristiques varie, augmentant et diminuant régulièrement. Deux "périodes actives" sont ainsi entrecoupées de "minima solaires", plus calmes. Durant plus de quarante ans, les astronomes ont observé les étoiles proches, à la recherche d'un astre se comportant similairement à notre Soleil. Ces observations ont révélé l'existence d'étoiles dotées d'une semblable variabilité – décennale. La question de la concordance de cette variabilité et de l'inversion de champ magnétique est toutefois demeurée sans réponse.

L'avènement, voici une dizaine d'années, d'instruments dédiés baptisés "spectropolarimètres stellaires", a permis de cartographier les champs magnétiques d'étoiles proches de type Soleil. Grâce à cette nouvelle technologie, qui équipe le Télescope Bernard Lyot installé au Pic du Midi, les astronomes de l'équipe Bcool ont effectué le suivi observationnel d'un certain nombre d'étoiles proches, parmi lesquelles 61 Cyg A. De dimensions plus petites et de luminosité plus faible que celles du Soleil, cette étoile située dans la constellation septentrionale du Cygne est à peine visible à l'oeil nu.

Ces observations on révélé la grande similitude de 61 Cyg A et du Soleil. A la différence de ce dernier, 61 Cygni constitue un système binaire dont les deux composantes, 61 Cyg A et 61 Cyg B, sont de taille et de luminosité légèrement inférieures à celles du Soleil. En dépit de ces différences, 61 Cyg A arbore des variations d'activité qui coïncident avec les changements de polarité de son champ magnétique – ces changements surviennent tous les 7 ans, et la durée complète du cycle magnétique s'établit à 14 ans. En outre, le champ magnétique de 61 Cyg A se révèle d'autant plus complexe à l'approche de ces "inversions" (illustration 1). Ce comportement est parfaitement analogue à celui du Soleil. C'est la toute première fois qu'une telle similitude est observée.

"Les preuves observationnelles de l'existence d'une activité magnétique semblable à celle du Soleil au sein d'étoiles telle 61 Cyg A nous permettront de simuler, via des modèles informatiques, la création de champs magnétiques stellaires de type solaire, de mieux comprendre les processus dynamos à l’œuvre au sein des étoiles analogues au Soleil, et donc au sein du Soleil lui-même", précise Julien Morin, enseignant-chercheur au LUPM, l'un des co-auteurs. Comprendre la façon dont les étoiles de type solaire génèrent leurs champs magnétiques et les effets de ces champs magnétiques sur l'évolution des planètes et le développement de la vie constitue l'un des thèmes clés de l'astrophysique moderne. L'étude des autres étoiles nous permettra par ailleurs de mieux comprendre les processus générateurs du champ magnétique solaire ainsi que son impact sur la technologie terrestre et embarquée. Le vent solaire et surtout les éjections de matière coronale produites par les éruptions solaires peuvent en effet avoir des répercutions importante sur Terre. Lorsque ces flots de plasma atteignent la Terre, ils produisent non seulement les aurores boréales et australes qui illuminent les nuits hivernales des régions polaires (illustration 2), mais ils peuvent également perturber les communications radio et les réseaux électriques au sol, ainsi qu’endommager les satellites voir menacer la santé des astronautes en orbite terrestre.

en savoir dans Astronomy & Astrophysics (en anglais).

 

Le réseau de lignes magnétiques de l’étoile 61 Cyg A. A gauche, une observation en juillet 2010 révèle un champ magnétique à la géométrie complexe, alors que l’étoile est proche de son maximum d’activité. A droite, une observation réalisée cinq années plus tard montre l’étoile à son minimum d’actrivité. Cette observation d’août 2015 montre une structure magnétique plus simple, de nature dipolaire, assez semblable dans sa géométrie au champ magnétique d’un simple barreau aimanté, ou à celui d’une planète comme la Terre. Cette évolution montre une similitude frappante avec le cycle solaire.

 

Sèt'Expo Sciences

Sèt'Expo Sciences prépare l'édition 2017 de son Expo-Concours annuelle.
Cet année encore tous les participants seront récompensés par de nombreux lots, des entrées dans les plus grand parc à thèmes.
Les 3 lauréats 2016 partiront durant les vacances de Février une semaine à El Jadida à "Goute la Science"
Les inscriptions pour l'Expo de Mars sont à retirer avant le 16 Décembre 2016, à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les racines des plantes perçoivent les inondations et y répondent

On savait déjà les racines des plantes capables de percevoir séparément de nombreuses propriétés du sol (disponibilité en eau, en nutriments et en oxygène), sans comprendre comment elles intègrent les variations simultanées de ces différents signaux pour y réagir de manière adaptée. Des chercheurs du CNRS et de l’Inra viennent de découvrir un mécanisme permettant à la plante d’ajuster son statut hydrique et sa croissance en fonction des conditions d’inondation des sols. Publiés le 15 septembre 2016 dans la revue Cell, leurs travaux décrivent comment les racines perçoivent de manière conjointe la teneur en potassium et en oxygène du sol afin de moduler leur capacité à absorber l’eau. Outre leur importance fondamentale, ces résultats permettent d’envisager une optimisation de la tolérance des plantes cultivées aux inondations.


http://www.devbio.biology.gatech.edu/wp-content/uploads/2014/04/a.thalianaWIKI.jpgCela ne se voit pas au premier coup d’oeil mais la croissance et la survie des plantes reposent largement sur leurs racines, dont les ramifications dans le sol permettent d’y prélever l’eau et les nutriments nécessaires. Ces activités souterraines requièrent de l’énergie et donc une respiration intense des racines, qui utilisent l’oxygène présent dans les cavités du sol. En cas d’inondation, l’oxygène, qui diffuse mal dans l’eau, vient à manquer, générant un stress sévère pour les racines et la plante. En conséquence, la perméabilité à l’eau des racines de nombreuses plantes est réduite. C’est ainsi que les plantes poussant dans un sol inondé voient parfois leur teneur en eau réduite, et leurs feuilles flétrir – un paradoxe bien connu des agronomes.
En utilisant différentes lignées de la plante modèle Arabidopsis thaliana, des chercheurs du Laboratoire de biochimie et physiologie moléculaire des plantes de Montpellier (CNRS/Inra/Université de Montpellier/Montpellier SupAgro) et de l’Institut Jean-Pierre Bourgin (Inra/AgroParisTech/CNRS) ont identifié un gène qui contrôle la perméabilité à l’eau des racines, sous l’influence conjointe des teneurs en oxygène et en potassium du sol. Nommé HCR1, il réduit l’entrée d’eau dans les racines quand l’oxygène fait défaut… mais uniquement quand le sol est aussi riche en potassium, un sel minéral indispensable à la croissance des plantes. De fait, ces conditions sont favorables à une meilleure récupération une fois l’inondation passée. Aussi, le gène HCR1 déclenche toute une série de réactions métaboliques de « survie » qui contribuent à la résilience de la plante. Lorsqu’elle retrouve un sol oxygéné, la plante réhydrate ses feuilles et croît davantage que si elle avait été précédemment privée de potassium.
Outre leur intérêt fondamental, ces recherches ouvrent des perspectives importantes en agronomie. L’utilisation de l’eau par les plantes et les performances des racines sont des cibles cruciales pour les sélectionneurs de variétés cultivées. Mais dans la nature, les plantes ne sont jamais exposées à un seul stress ; aussi les sélectionneurs s’intéressent-ils aussi aux capacités des plantes à résister aux contraintes multiples de l’environnement. L’identification d’un mécanisme reliant disponibilité en oxygène, teneur en minéraux et perméabilité à l’eau des racines est donc une avancée importante pour l’agronomie. Ce mécanisme représente une cible prometteuse pour de futurs travaux dans le domaine de l’amélioration des plantes.

Bibliographie
A potassium-dependent oxygen sensing pathway regulates plant root hydraulics, Zaigham Shahzad, Matthieu Canut, Colette Tournaire-Roux, Alexandre Martinière, Yann Boursiac, Olivier Loudet, Christophe Maurel. Cell, 15 septembre 2016. DOI : 10.1016/j.cell.2016.08.068.
Contacts Chercheur CNRS l Christophe Maurel l T +33 (0)4 99 61 20 11 l Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Une nuit des Étoiles sous le signe de trois planètes

Ce samedi 6 août aux Pierres Blanches sur el Mont Saint Clair à Sète, plus de 200 personnes ont répondu à l’invitation de l'A.S.A.T. (Association Sétoise d'Astronomie dans le pays de Thau ) pour une soirée qui commença dès 16h pour observer le soleil à travers un téléscope.
En attendant la nuit noire, Gabriel Blasco a donné une conférence passionnante sur le système solaire,  une présentation de haute tenue scientifique  mais rendue accessible à tous grâce aux talents du conférencier.

HD de Saturn-Planet
Parmi les planètes visibles, trois étaient particulièrement bien positionnées : .Jupiter et ses satellites, Mars, la planète rouge et surtout SATURNE que l’on pouvait admirer avec ses anneaux dans la constellation du Scorpion. On pouvait encore découvrir les Grandes classiques comme la constellation de la Grande Ourse et apprendre comment repérer l'étoile polaire ou encore moins connue " CASSIOPE ". Pour les observateurs avertis, il était aussi possible de repérer le Triangle de l'été,  constitué de Deneb, Altaïr et Végas, trois étoiles issues de trois constellations différentes, respectivement celle du Cygne, de l'Aigle et de la Lyre.

Un très grand bravo  à l’A.S.A.T.  pour cette belle soirée. Un grand merci aussi à cette association qui compte une quarantaine de bénévoles, passionnés d’astronomie et impliqués dans la vie de la cité sétoise : organisation de séances gratuites d'observation, conférences à destination des plus jeunes, animations dans les écoles (Accueils de Loisirs Associés à l'Ecole), etc.


de gauche à droite : Michel Ballanger (animateur et trésorier) 
Gabriel Blasco et Laurent Bourdon (conférenciers)


 de gauche à droite : la Présidente Anne-Marie Fiore
avec Sylvie Apicella et Arlette Palermo.


Deux astronomes expérimentés :
Marcel Brunet et Bernard Priéto


Jacques Lemettez,Gilles Santacana et Didier Béziat
(animateurs et conférenciers)

Lancement du projet "Popstar"

Le projet « Popstar » vient d'être lancé à l'Ifremer. Il a pour but d'étudier l'état physiologique des poissons migrateurs en Méditerranée, associé à leurs déplacements collectifs, en développant un système innovant de marquage électronique de nouvelle génération. Testée sur le thon rouge, la marque sera plus petite, moins chère et capable d'acquérir une grande gamme de données biologiques et environnementales. Objectif : identifier les zones d’alimentation et de reproduction du thon rouge, et mieux gérer son exploitation en étudiant les variations de ses réserves de gras au cours du temps. Cette espèce, observée du ciel par survols aériens réguliers, le sera maintenant sous l’eau grâce à la future marque électronique « Popstar ». Une opération de marquage d'un banc entier de 200 spécimens est déjà programmée en Méditerranée au cours de l’été 2019... source Ifremer

CNRS et de MSDAVENIR main dans la main

LES AVANCÉES SUR LE SIDA ET LE CANCER GRÂCE À L'ASSOCIATION DU CNRS ET DE MSDAVENIR

Le CNRS et MSDAVENIR s’associent pour lancer deux projets de recherche majeurs conduits par l’Institut de Génétique Humaine dans le domaine des traitements contre le virus du sida et les cancers chimio-résistants.

Ghislaine Gibello, déléguée régionale du CNRS en Languedoc-Roussillon et Dominique Blazy, président du conseil scientifique de MSDAVENIR ont signé le 6 juillet deux partenariats visant à soutenir la recherche fondamentale contre le VIH et le cancer en France. Les deux projets de recherche, seront conduits par l’Institut de génétique humaine, unité de recherche fondamentale de rang mondial du CNRS et soutenus par MSDAVENIR avec un fond de dotation à hauteur de 4,7 millions d’euros, étalée sur 3 ans. « En soutenant deux projets de recherche fondamentale, nous faisons converger les forces des acteurs privés et des instituts de recherche publics pour imaginer les ruptures médicales de demain sur des pathologies majeures, » a déclaré Dominique Blazy, président du conseil scientifique de MSDAVENIR, lors de la signature du partenariat avec le CNRS.

Un partenariat qui ne cible pas seulement le cancer, puisque le projet HIDE INFLAMME & Seq s’attaquera bel et bien au virus du sida : « La guérison du VIH/SIDA réclame encore un long effort de recherche. Il nous faut trouver des pistes nouvelles, qui découleront nécessairement d'une recherche fondamentale ambitieuse et risquée, » à quant à lui souligné Monsef Benkirane, directeur de l’Institut de génétique humaine du CNRS. Si les traitements antirétroviraux (HAART) traitent de manière efficace l’infection par VIH, ils ne peuvent pas pour autant apaiser le réservoir viral persistant. Cibler les sources de la persistance virale est donc nécessaire en plus des HAART pour envisager la guérison.

Les comorbidités, telles que les maladies rénales ou métaboliques, sont actuellement les causes principales de mortalité chez la majorité des personnes vivant avec le VIH. Cette étude permettrait donc de proposer une médecine personnalisée pour la prévention des comorbidités associées à l’infection par le VIH.

Photo 1 © CNRS / Cyril Sarrauste : Monsef Benkirane, directeur de recherche CNRS et directeur de l’Institut de génétique humaine et Philippe Pasero, directeur de recherche Inserm

Photo 2 © CNRS / Cyril Sarrauste  Ghislaine Gibello, déléguée régionale du CNRS et Dominique Blazy, président du conseil scientifique de MSDAVENIR

Le projet GnoStiC : pour une meilleure compréhension des mécanismes de réparation de l’ADN dans les cellules tumorales.

Les cancers se développent à cause de l’altération de l’ADN présent dans nos cellules lorsqu’elles se divisent. Il existe des enzymes, des protéines aux propriétés spécifiques, qui réparent l’ADN et représentent une des principales barrières contre le cancer. Cependant, ces enzymes sont fréquemment détournées par les cellules tumorales afin de résister aux traitements utilisés en chimiothérapie. Malgré des avancées notables dans la compréhension de ces phénomènes, la prise en charge des patients atteints de tumeurs chimio-résistantes reste donc limitée. C’est précisément là que le projet GnoStiC intervient.

« Les progrès récents de la recherche biomédicale nous ont permis de mieux comprendre le mode d’action des molécules utilisées en chimiothérapie, mais l’apparition de mécanismes de résistance dans les cellules tumorales limite encore trop souvent l’efficacité des traitements existants. Le projet GnoStiC va nous permettre de progresser encore plus vite dans la lutte contre le cancer en permettant le développement de thérapies innovantes ciblant des structures spécifiques présentes dans les tumeurs chimiorésistantes, » a indiqué Philippe Pasero, directeur de recherche à l’Institut de génétique humaine, porteur du projet GnoStiC.
Ces structures dont l’apparition dans les cellules tumorales, permettrait de rassembler les enzymes de réparation au niveau des lésions de l’ADN et ainsi ouvrir la voie à des traitements novateurs et performants

Les joies de la géologie.

La géologie ou science de la terre, n’est pas un monument de rigueur ; sans rivaliser avec Gilles Lapouge, le poète géographe, on peut l’appréhender d’une manière plaisante. Par ses aspects spectaculaires, on peut même passionner un auditoire, ce fut le cas pour les 40 personnes venus écouter Dominique Coërchon sur ce thème ce vendredi 8 avril à la médiathèque de Florensac..

 Parmi les faits marquants, il y a par exemple un magnifique modèle d’inversion de relief à St Thibéry : le volcan Ramus qui sommeille depuis 650 000 ans a eu des moments de folie au cours desquels il répandit sa lave dans un vallon, et comme le basalte solidifié est très résistant, les collines environnantes se sont érodées plus vite et maintenant, ce qui était une vallée est devenue une colline, aujourd’hui de magnifiques orgues basaltiques dominent le village. Cet exemple local d’inversion de relief est commun dans les zones volcaniques, ce n’est pas un auvergnat comme moi qui dirait le contraire.

 Un autre aspect pittoresque de l’hydrographie peut s’illustrer avec notre facétieux fleuve Hérault ; depuis des millénaires ce capricieux cours d’eau a serpenté entre Pézenas et Florensac, il a ainsi laissé derrière lui des bras morts, le domaine de l’Ile qui ne l’est plus et, très récemment, cette formidable crue de 1996 reste gravée dans nos mémoires, cette année-là, à St Joseph et à Caillan, la nature a montré son horreur de l’angle droit ; cette fois-là le fleuve, faisant fi des digues qu’on lui avait imposées, est allé tout droit, ravageant tout ; l’homme avec ses gros moyens techniques et sa rancune tenace l’a méchamment remis dans son lit, solidement bordé ! Rendez-vous à la prochaine crue…

Dans la catégorie perturbations hydrographiques graves, il fut bien sûr question du méandre recoupé de la Vis, qui donna l’imposant Cirque de Navacelles. Plus au Nord, la pauvre Meuse qui perdit ses affluents principaux l’Aire et la Moselle, à cause de la Meurthe et l’Aisne qui coulaient gentiment parallèlement et en contrebas, d’innocents ruisseaux qui, comme toute rivière, subissent la loi géologique du recul de source, sont allés capturer la Moselle et l’Aire, sans que la Meuse endormeuse n’eût rien à y redire. Au seuil de Toul, on en parle encore, pauvre Meuse !

Inversion de relief, méandres recoupés, captures de rivière, la géologie ne manque pas d’exemples spectaculaires, c’est une science qui n’est pas impressionnée par les millions d’années. Elle peut donner à l’homme quelques leçons de philosophie, il pourrait se demander ce qui restera de lui, de sa belle civilisation, de ses cathédrales médiévales dont il est si fier, ses pyramides d’Egypte qu’il croit défier le temps, rien ? une strate dans les dépôts alluvionnaires ?…  et personne pour les voir, dans les années futures, y aura-t-il un géologue pour les analyser ? …

Dominique Coërchon

 

Beau succès pour Sèt'Expo Sciences

La deuxième édition de Sèt'Expo Sciences a été ouverte au public le vendredi 8 et samedi 9 avril 2016. Une vingtaine de projets scientifiques et technologiques ont été présentés en binôme ou trinôme par 70 jeunes sétois.

Un jury constitué d’ingénieurs et de chercheurs ainsi que de scientifiques français ( Station Marine de Sète, OREME et ISEM) et d'experts belges ( Association « Ose La Science »), venus de Namur, fort de 18 ans d'expérience dans le domaine de la Science à la portée des jeunes gens, ont évalué les projets sétois selon des critères pré établis à savoir l'originalité de la présentation, la démarche scientifique, la capacité d'expression, le respect de l'équipe . Tous les projets ont subi les trois jurys et les résultats ont été publiés sur la base de la moyenne des notes rapportées par chaque jury sur chaque projet.
A noter la participation d'une délégation venue de El Jadida constituée des lauréats du concours « Goute la science 2016» et qui ont présenté 4 sujets primés au Maroc.
Tout au long de ces journées les stands ont été visités par les parents, mais également par les élèves des écoles de la ville encadrés par leurs enseignants et un public nombreux. De l'avis unanime, tous les écoliers s'étaient investis pour proposer des projets de qualité qu'ils avaient défendu avec pugnacité et passion


Au terme de ces deux journées c'est Oscar, Stanislas, et Renzo, qui ont été désignés prix d'excellence pour leur projet sur les forces magnétiques. Récompensés par une médaille de l'Assemblée Nationale remise par le député Denaja, la ville de Namur et l'association Sèt’Expo Sciences, ils représenteront l'année prochaine la Ville de Sète lors du concours Goute la Science organisé À El Jadida.
Monsieur Belafhal, Président de "Goûte la science" a remis un prix spécial à Loucia et Margaux pour leur exposé sur le réchauffement climatique.
Avant la remise des prix (tous les enfants ont reçu diplôme et sac cadeau) en présence de représentants de la Ville, Monsieur H. Merz, et du Département, Mme PONS Vice Présidente aux relations extérieures, l'après midi du samedi avait débuté par un exposé de Nicolas Bierne de l'université de Montpellier II sur la biodiversité des hippocampes. Cette conférence s'est tenue devant 200 personnes environ, très intéressées, le temps manquait pour traiter toutes les questions soulevées.

Sèt’Expo Science
53 rue des Capucines 34200 Sète - Contacts : 06 83 96 84 90 - 06 22 70 04 29 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L'hippocampe et son ADN

photo: Sophie Falloud


Nicolas Bierne


Florentine Riquet 

 

Par un jour du mois de mars ayant lu sur un réseau social que l'on recherchait, pour une étude, des spécimens d'hippocampes, je me suis rendu à la Station Marine de La Plagette à Sète. Là, une petite équipe de recherche rattachée à l'ISEM (Institut des Sciences de l'Evolution de Montpellier) réalise cette étude.
Le projet sur l'hippocampe a été financé par un prix Chercheur d'Avenir 2011 de la région Languedoc-Roussillon, un prix décerné à Nicolas Bierne, directeur de recherche au CNRS. J'ai aussi pu y rencontrer Florentine Riquet, Post Doctorante du LabEx CeMEB, Université de Montpellier.
Outre la curiosité qui m'animait j'y venais aussi pour apporter l'unique hippocampe (sec) en ma possession. Un hippocampe « familial » en provenance de l'Atlantique.
Mon spécimen, identifié sous le nom d'Hippocampus guttulatus ou hippocampe moucheté, fut donc pris en charge par Florentine Riquet qui m'expliqua la suite des opérations.

Après avoir réalisé un léger découpage de sa nageoire dorsale, il y aura l'extraction de son ADN afin de rechercher les différences génétiques entre les différents spécimens collectés depuis le début de cette étude.
Cette équipe travaille actuellement sur des individus vivants, le but étant de séquencer des fragments d'ADN qui sont différentes d'un individu à l'autre et ce sont ces différences qui sont informatives et donc intéressantes. Le principe est identique pour les individus « secs ».

La première étape de cette recherche a concerné 292 hippocampes mouchetés répartis sur 24 sites géographique. Depuis la recherche s'est orientée vers le séquençage de 96 individus ainsi qu'un mâle tunisien et sa progéniture (112 juvéniles). Cette « petite famille » va aider à déterminer la diversité génétique transmise par le père.
Localement, c'est à dire sur le Bassin de Thau, le laboratoire travaille en liaison avec le CPIE Bassin de Thau et avec d'autres associations pour ce qui est des prélèvements dans l'étang.
Les prélèvements qui sont réalisés sur des animaux vivants sont effectués lors de plongées dans l'étang de Thau. Que l'on se rassure, il a été constaté que les animaux n'étaient pas affectés par ce prélèvement et que la nageoire repoussait chez la grande majorité des animaux prélevés.

Florentine Riquet travaille en génétique des populations d'où l'intérêt de cette étude qui court sur plusieurs années. Les différences entre individus permettent de déterminer la structure génétique des populations. Dans cette équipe les chercheurs travaillent sur la spéciation.
La spéciation est, en biologie le processus évolutif par lequel de nouvelles espèces vivantes apparaissent.
Mais ensuite les problématiques sont assez différentes car pour les individus vivants il est recherché la structure génétique contemporaine alors que pour les individus « secs » les chercheurs tentent de retracer l'histoire en remontant le temps. Afin de se procurer des hippocampes secs il a déjà été fait appel au don des particuliers. Plus d'une centaine de spécimens ont ainsi été collectés à ce jour.
La plupart proviennent de l'étang de Thau et leur âge varie de 5 ans à 80 ans, le plus vieux étant de 1935.
Sur cette quantité les ¾ viennent de l'étang de Thau, une dizaine de spécimens proviennent de la mer (la Méditerranée dans son ensemble) et 2 à 3 proviendraient de Tunisie. Désormais il y en a 1 de l'Atlantique (le mien).

Lors de l'étude sur les 292 hippocampes il a été déterminé qu'ils étaient issus de la même espèce morphologique mais, par contre, génétiquement ils étaient issus de 4 espèces.
A l'heure actuelle, d'autres lagunes (à Leucate et une en Espagne) sont ou seront explorées (dont une lagune italienne) afin de déterminer si la lagune de Thau est spéciale ou pas.
Le spécimen « blanc » que Florentine tient dans sa main provient de l'étang de Thau, il aurait 35 ans et il aurait été pêché dans les années 80.

A l'heure actuelle la petite équipe est toujours prête à recevoir de nouveaux spécimens « secs » apportés par des particuliers. Si vous souhaitez confier vos hippocampes, il vous est toujours possible de joindre les chercheurs. Pour cela contacter Nicolas Bierne ou Florentine Riquet au 04 67 46 33 75 ou par e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Point important, il est à noter qu'ils vous seront restitués après étude.

Un grand merci à Florentine Riquet pour son accueil et pour l'aide apporté à la rédaction de cet article.

Jean-Marc Roger

 

photo: Sophie Falloud

Expirer en inspirant

Le comportement anormal d’un matériau nanoporeux

Véritables éponges high-tech de l’infiniment petit, les matériaux nanoporeux permettent de capturer et libérer de manière contrôlée les composés chimiques, gaz ou liquides. Une équipe franco-allemande comprenant des chercheurs de l’Institut de recherche de Chimie Paris (CNRS/Chimie ParisTech) et de l’Institut Charles Gerhardt de Montpellier (CNRS/Université de Montpellier/ENSCM)1 a mis au point et décrit un de ces matériaux au comportement totalement contre-intuitif, le DUT-49. Lorsque la pression augmente pour faire entrer davantage de gaz dans un échantillon de DUT-49, celui-ci se contracte subitement et libère son contenu comme si, au cours d’une inspiration, les poumons se rétractaient et expulsaient l’air qu’ils contiennent. Publiés le 6 avril 2016 sur le site de la revue Nature, ces travaux permettent d’envisager des comportements innovants en science des matériaux.

La capture de molécules toxiques dans l’air ambiant, le stockage de l’hydrogène ou la libération ciblée de médicaments… Autant d’applications qui peuvent faire appel à des matériaux nanoporeux flexibles. Ces matériaux utilisent la grande surface déployée par leurs pores pour capter et stocker les molécules de gaz ou de liquide : c’est le phénomène d’adsorption2. Leurs pores peuvent ainsi adsorber des quantités impressionnantes de produits, s’agrandissant dans la limite de leur flexibilité.

Une équipe franco-allemande a conçu un nouveau type de matériau nanoporeux : le DUT-49. Formé par auto-assemblage d’un squelette carboné et d’atomes de cuivre, sa structure est à la fois organique et métallique. Il se présente sous la forme d’une poudre incroyablement poreuse : la superficie interne3 d’un seul gramme de ce matériau couvre 5000 m². Le DUT-49 est ainsi capable d’adsorber l’équivalent du tiers de son poids en méthane. Tout comme les autres matériaux « intelligents » de sa famille, ses propriétés changent selon les stimulations extérieures, comme la pression, la température ou la lumière. Si l’on augmente la pression lors de la capture d’un gaz, on augmente à la fois la quantité de gaz adsorbée et, dans le cas le plus courant, la taille des pores du matériau. La très grande flexibilité du DUT-49 provoque cependant un phénomène imprévu : alors que le matériau se remplit de gaz jusqu’à une certaine pression, il va se contracter brutalement et voir son volume diminuer de moitié si la pression continue d’augmenter

Les chercheurs ont d’abord cru à une erreur d’instrumentation, car aucun autre des millions de matériaux connus qui adsorbent les gaz ne se comporte ainsi. Ce phénomène « d’adsorption négative » a pourtant bien été confirmé par des mesures complémentaires et l’équipe est parvenue à en décrire le mécanisme. Les molécules de gaz stockées dans les pores du DUT-49 établissent des interactions fortes avec la structure de ce solide ce qui, selon la quantité de gaz adsorbée, perturbe la disposition des atomes qui le composent et finit par provoquer sa contraction. Testé avec le butane et le méthane, ce comportement caractéristique du DUT-49 serait généralisable à d’autres composés gazeux.

DUT-49 rejoint les récentes découvertes de matériaux aux propriétés physiques « anormales », comme ceux à expansion thermique négative qui se contractent lorsqu’ils sont chauffés. Ce résultat ouvre un grand champ d’étude dans la compréhension des matériaux poreux flexibles et permet d’envisager des comportements innovants en science des matériaux. Il pourrait ainsi conduire à développer des interrupteurs et des capteurs à échelle nanométrique. Le dégonflement du matériau correspond en effet à une réponse forte à un petit évènement, déclenché à partir d’une valeur seuil facilement détectable.

source : CNRS

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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