Sciences

Le bâtiment du Centre spatial universitaire inauguré

 

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Robusta 1B,
bientôt 2ème nanosatellite français en orbite

Lancement prévu fin avril 2017 depuis l'Inde.

  • Type de nanosatellite : CubeSat 1Unité
  • Co-financement Fondation Van Allen – CNES, dans le cadre du projet Janus du CNES
  • Financement de stages étudiants par la Fondation Van Allen
  • Durée de développement : 4 ans . Démarrage en 2012 – Prêt à être lancé en 2015
  • Nombre d’étudiants impliqués : 50
  • Mission :
    valider une norme de test aux radiations et un nouveau bus de communication

Robusta : petit mais costaud !

   

La Région a investi 2,5 M€ dans le bâtiment du CSU qui a été inauguré ce 7 mars à Montpellier

Le Centre spatial universitaire (CSU), créé en juillet 2011 par l'université de Montpellier (UM), a ét é inauguré ce matin en présence de la conseillère régionale Marie-Thérèse Mercier représentant Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

Parce que les nanosatellites s'imposent de plus en plus comme des outils stratégiques pour de nombreux acteurs économiques, la Région s'est fortement impliquée dans ce programme. Elle a investi 2,5 M€ pour la construction d'un bâtiment de 2 100m2, conçu comme un véritable écosystème d'innovation. Marie-Thérèse Mercier a souligné « la complémentarité entre le CSU de Montpellier, spécialisé dans les nanosatellites, et celui de Toulouse créé en octobre dernier par l'Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace (ISAE) . Ces deux établissements vont nouer un partenariat fort notamment autour de la formation des étudiants en vue du développement des nanosatellites.

Le CESU montpelliérain lancera fin avril son nanosatellite Robusta 1B depuis l'Inde » .

En 2017, la Région consacre un budget de plus de 107,7 M€ à l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation.

Jérôme Vitre, nouveau délégué régional du CNRS en Languedoc-Roussillon

Le 1er mars, Jérôme Vitre, précédemment délégué régional du CNRS Alpes, prend ses fonctions de délégué régional pour la circonscription Languedoc-Roussillon.

En Languedoc-Roussillon, le CNRS compte 57 unités de recherche et de service et près de 2000 collaborateurs permanents et temporaires, il met en œuvre un budget annuel consolidé hors opérations immobilières de 220M€ dont 140M€ de masse salariale. Le CNRS est l’un des principaux acteurs de la recherche scientifique pour la circonscription Languedoc-Roussillon intervenant dans tous les domaines de la connaissance.

Sèt'Expo Sciences

Les 24 et 25 mars 2017 se tiendra la 3ème édition de cette manifestation qui accueillera cette année une soixantaine d'enfants présentant des exposés scientifiques ou projets technologiques.
Cette année, encore Sète recevra une délégation venant d'El Jadida au Maroc ainsi que de Namur en Belgique.
Le public est convié le vendredi 24 Mars à partir de 10h45 à la visite de l'exposition suivi de la signature de la convention de partenariat entre Sèt'Expo Sciences et l'association "Goûte la science " d'El Jadida. A l'issue de laquelle un vin d'honneur sera servi.
Le Samedi 25 mars à 14h00, la remise des prix sera précédée d'une conférence animée par Monsieur Renée Roques de l'association APNEA, présentant un diaporama d'archéologie sous-marine.

Succès pour le projet Montpellier Université d’Excellence !

Succès pour le projet Montpellier Université d’Excellence ! C’est un succès majeur pour toute la communauté scientifique montpelliéraine et une belle reconnaissance de son potentiel et de ses projets. Après son audition par un jury internatioanal ce 21 février, le projet Montpellier Université d’ Excelelnce ( MUSE ) a d écroché la labellisation Initiative - Scienses- Innovation - Territoires - Economie (I-Site) . MUSE E sera un formidable accélérateur pour l’avenir de l’ensemble du site et pour sa visibilité sur la scène nationale et internationale de l’enseignement supérieur et de la recherhche.

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Carole Delga se félicite de l'obtention du Label I-Site pour le projet MUSE de Montpellier

« Je suis fière que le projet MUSE, « Montpellier University of Excellence », porté par la communauté scientifique de Montpellier et soutenu activement par la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, ait obtenu aujourd'hui le label I-SITE, Initiatives - Science - Innovation - Territoires - Economie.

Ce label d'excellence reconnait et salue aux yeux du monde un projet ambitieux, collectif et exemplaire : la création d'une université thématique de recherche en santé, environnement et agriculture à Montpellier. Grâce à cette labellisation, l'avenir de l'enseignement supérieur et de la recherche se pense véritablement à l'échelle internationale. Quel atout pour le développement de notre Région !

Grâce à de nouveaux partenariats efficaces, par la recherche, la formation et l'innovation, Muse a pour ambition d'apporter des réponses qui impacteront positivement la société autour de trois problématiques principales : la promotion d'une agriculture innovante, contribuant à la sécurité alimentaire et à la qualité environnementale ; la transition vers une société respectueuse de l'environnement et l'amélioration de la santé humaine.
Je tiens à féliciter Philippe Augé, président de l'Université de Montpellier, François Pierrot, coordonnateur du projet MUSE et l'ensemble des partenaires. Riche de ses 6 000 scientifiques et de ses 50 000 étudiants, le succès du projet MUSE est le fruit d'une collaboration et d'un investissement sans précédent de 10 organismes de recherche (BRGM - CEA - Cirad - CNRS - Ifremer - Inra - Inria - Inserm - IRD - Irstea), 4 écoles (Architecture Montpellier - Chimie Montpellier - Mines d'Alès - SupAgro), 3 établissements de santé (CHU Montpellier - CHU Nîmes - Institut du Cancer de Montpellier) et une organisation internationale (CIHEAM-IAMM). Je veux vivement remercier les hommes et les femmes qui se sont mobilisés au sein de ces structures, ainsi que les 150 partenaires qui ont soutenu MUSE dans la course à la labellisation : PME, grands groupes, pôles de compétitivité et ONG.
L'obtention du label I-SITE va renforcer l'attractivité et la compétitivité internationale de l'Université de Montpellier. C'est une contribution importante pour constituer un véritable projet de territoire avec les autres établissements de la Région, en particulier avec la construction d'un établissement expérimental à l'Université de Toulouse en vue de la reconquête de l'Idex, et qui aura un impact majeur en faveur du développement de notre grande Région ».
La Région soutient ce projet exemplaire dans le cadre du Schéma régional de l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation (SRESRI), voté lors de la session plénière du 2 février dernier. Sa mise en œuvre se traduit par une politique régionale volontariste avec un budget de près de 70 M€ par an, soit 350 M€ sur la période 2017-2021, pour accompagner l'ensemble des sites universitaires de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée. L'I-SITE MUSE pourra ainsi compter sur cet accompagnement majeur de la Région, en plus de la contribution régionale de 41 M€ déjà prévus dans le cadre du CPER 2015-2020.

   

Une ambition scientifique confortée

Ce résultat conforte l’ambition du projet MUSE , le plus vaste projet scientifique jamais imaginé sur le site montpelliérain, de relever trois défis majeurs pour le XXI e siècle : nourrir, protéger et soigner . « En pariant sur la force de frappe de Montpellier dans le domaine des sciences du vivant, de l’environnement et de l’agriculture et apportant une réponse collective à ces trois défis interdépendants , MUSE a joué la carte gagnante » se félicite le président de l’Université de Montpellier , Philippe Augé . Par la recherche, la formation e t l’innovation, MUSE va s’engager dans la conquête d’espaces scientifiques et économiques nouveaux et contribuera à la sécurité alimentaire , à la gestion durable des ressources naturelles et des écosystèmes ainsi qu’ à l’amélioration des traitements des maladies infectieuses émergentes, des maladies chroniques et des cancers . « Muse a vocation à hisser Montpellier au rang de référence internationale en santé, sciences de l’ environnement et agriculture » se réjouit François Pier ot, le coordonnateur du p ojet qui implique autour de l’Université de Montpellier, 10 organismes de recherche (BRGM - CEA - Cirad - CNRS - Ifremer - Inra - Inria - Inserm - IRD - Irstea ) , 4 écoles (ENSAM - ENSCM - EMA - SuAgro), 3 tablissements de santé (CHU Montpellier - CHU Nîmes - Institut de Cancérologie de Montpellier ) et une organisation internationale (CIHEAM - IAMM).

Une présence exceptionnelle au Sud renforcée

Avec 400 chercheurs actuellement installés de manière permanente dans la zone intertropicale , Muse dispose en effet d’un réseau et d’une expertise sans équivalent au niveau mondial dans les pays du Sud , en particulier grâce au savoir - faire du Cirad, de l’IRD et du CNRS . Premier site national en agro - environnement - biodiversité, Montpellier est aujourd’hui le leader français de la recherche sur les nouveaux modèles agricoles ou la gestion environnementale. De même, le site montpelliérain fait figure de référence sur l’étude des maladies infectieuses émergentes et des vecteurs de transmission. Deux enjeux qui concernent au premier chef les pays du Sud et qui sont au cœur du projet labellisé.

Une dynamique de coopération reconnue qui va s’ accélérer.

Riche de ses 6 000 scientifiques et de ses 50 000 étudiants , le projet MUSE bénéficie du soutien actif de la Région Occitanie / Pyrénées – Méditerranée et d e Montpellier Méditerranée Métropole La création d’une université thématique de recherche internationalement reconnue capable d’entrainer dans une dynamique positive toutes les communautés scientifiques ( non seulement celles de l’agronomie, de l’écologie et de la biologie, mais aussi de la chimie, des sciences dures, de l’ingénierie et des sciences sociales) est en effet un atout stratégique pour le développement du territoire. Ce sont, en outre, plus de 150 partenaires qui ont soutenu MUSE dans la cours e à la labellisation et se sont engagés à s’investir davantage dans des partenariats université – entreprise : PME, grands groupes (dont cinq partenaires privilégiés : la Banque Populaire du Sud, BRL, Horiba, Invivo et MSD) et pôles de compétitivité (Derbi , Eau, Eurobiomed, Mer, Optitec, Qualiméditerranée et Trimatec) . Objectif : mettre sur pied de s laboratoires communs de renommée mondiale , envoyer des équipes de recherche sur les campus, co - élaborer des enseignements adaptés aux enjeux de demain, co-construire des projets européens ... « L’obtention de la labellisation I - SITE va permettre d’ amplifier à tous les niveaux le partenariat entre les acteurs du monde socio - économique et le pôle d’excellence scientifique de MUSE » conclut Jacques Mercier, vice - président chargé de la recherche de l’UM.

 

Quand l'embalage se fait écolo

Des chercheurs du laboratoire IATE (Université de Montpellier, INRA, CIRAD, Montpellier Sup Agro) ont mis au point des emballages totalement biodégradables fabriqués à partir de nos déchets. Une véritable révolution.

Cinq millions de tonnes. C’est la quantité d’emballages ménagers jetés chaque année en France . Un iceberg de déchets dont seul e la partie émergée - à peine 1% - est biodégradable. Pour réduire notre empreinte sur la planète, Nathalie Gontard, chercheuse au laboratoire Ingénierie des agropolymères et technologies émergentes (IATE / Université de Montpellier – INRA – Cirad - Montpellier Sup Agro) planche sur la mise au point de nouveaux emballages plus écologiques. « On remplace les plastiques issus de la chimie du pétrole par des matériaux issus de ressources renouvelables et biodégradables en conditions naturelles », explique la spécialiste . Si les « bioplastiques » existent déjà, ils posent encore un problème majeur : ils sont fabriqués avec de l’amidon qui provient de ressources alimenta ires : blé, maïs ou pomme de terre. "Affamer une moitié de la planète pour permettre à l’autre moitié de consommer écolo, ça n’aurait pas de sens", souligne la chercheuse.

Et si l’on imaginait des emballages issus non pas de ressources alimentaires mais ... de nos déchets ? Un véritable défi. Car il faut répondre à des contraintes importantes : préserver le plus longtemps possible les qualités nutritionnelles et organoleptiques des aliments pour limiter leur perte après récolte. Mais aussi démontrer une inn ocuité totale pour le consommateur, et une absence d’impact sur l’environnement.

Du déchet à l’emballage

Dans le cadre du projet européen Ecobiocap coordonné par Nathalie Gontard, les chercheurs ont relevé le défi. Et mis au point une nouvelle génération d’emballages, à partir des résidus des industries agro- alimentaires. Ingrédients de cette recette révolutionnaire : un polymère issu de la fermentation de déchets liquides des industries laitières, et des fibres ligno - cellulosiques issues du broyage de p aille de blé. En mélangeant le tout suivant un savant protocole et en l’assemblant grâce à des technologies innovantes, les chercheurs obtiennent un matériau qui ressemble comme un frère au plastique. En version totalement biodégradable.

La barquette ainsi réalisée est parfaitement adaptée à la conservation de fruits et légumes frais. "Il suffit de la jeter au compost avec le reste de vos déchets alimentaires", précise Nathalie Gontard. Une véritable révolution. Car cette innovation ouvre la voie à une forme d’économie circulaire qui fonctionnerait en boucle et ne génèrerait donc plus de déchets. "On crée un système durable qui respecte la planète , se réjouit la chercheuse . L’objectif désormais c’est de bannir les emballages non biodégradables".

source : Université de Montpellier - Nathalie Gontard (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

L'appareil digestif : le tube de l'année

6ème journée de l'innovation en diabétologie

L'Université de Montpellier organise le mercredi 6 février la 6ème journée de l'innovation en diabétologie dans l'amphithéâtre du CHU Lapeyronie, 119 avenue du Doyen Gaston Giraud à Montpellier.

 

Diabète:
un problème de santé publique

A en croire les dernières statistiques  de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 360 millions de personnes dans le monde souffrent du diabète. Chaque année, plus de 3 millions de personnes en meurent ; et l’Organisation annonce un doublement de la mortalité d’ici 2030. Face à l’urgence, les chercheurs se mobilisent pour mieux comprendre les mécanismes d’apparition de la maladie et concevoir des thérapies innovantes.

Lab Work

   


Ce symposium  mobilisera les meilleurs spécialistes du domaine, chercheurs et cliniciens, tant académiques qu’industriels, venant de toute la France et de l'étranger.
Quatre sessions sont au programme :

  • Nutriments et métabolisme
  • Homéostasie métabolique
  • Microbiote : mécanisem d'action
  • Microbiote : modulation

» programme détaillé

Chicxulub

un cratère unique pour mieux comprendre les surfaces planétaires

Il y a 66 millions d’années, la chute d’un astéroïde dans la péninsule du Yucatán (Mexique) aurait mis fin au règne des dinosaures. Elle créait aussi le cratère d’impact de Chicxulub, le seul cratère connu sur Terre à posséder encore un anneau central, alors que ce type de structure est fréquent à la surface de nombreux objets du Système solaire. Pour ces différentes raisons, et bien que le cratère soit enfoui sous plusieurs centaines de mètres de sédiments, les scientifiques du monde entier sont prêts à tout pour percer ses secrets. L’expédition IODP/ICDP 364, réalisée par une collaboration internationale1 impliquant notamment une chercheuse CNRS du laboratoire Géosciences Montpellier, publie ses premières analyses dans la revue Science du 18 novembre 2016 : les 835 mètres de carottes récupérées permettent pour la première fois de retracer l’histoire des roches lors de la formation de ce type de cratère.


Plateforme de forage
©LeBer@ECORD_IODP

Vue des carottes prélevées lors de l’expédition
© lofi@ECORD_IODP 

L’expédition IODP/ICDP 364 a débuté par deux mois de forage en mer, d'avril à mai 2016, à bord du L/B Myrtle. Cette première phase de la mission a permis, grâce à un forage en eaux peu profondes, de récupérer 303 carottes de grande qualité (de sédiments et d’impactites2) et près de 6 km de données de puits cumulées. Ces données ont été analysées par une équipe internationale d’une trentaine de scientifiques, dont quatre provenant des laboratoires français : les premiers à pouvoir découvrir les roches formant l’anneau central d’un cratère d’impact.
C’est en effet la première fois qu’un forage est réalisé dans l’anneau central (ou « peak ring ») d’un cratère d’impact météoritique. Le peak ring est une structure circulaire constituée de monts souvent discontinus, localisés à l’intérieur de grands cratères. Fréquemment observées à la surface des corps silicatés du Système solaire tels que la Lune, Mercure ou Vénus, ces structures topographiques sont le sujet de nombreux débats quant à leur formation et n’avaient, jusqu'à présent, jamais été échantillonnées.
Les chercheurs ont notamment découvert que l’anneau central est majoritairement constitué de roches granitiques, mélangées à de la roche fondue, qui ont été non seulement choquées mais aussi déplacées de plusieurs kilomètres vers la surface lors de l’impact. Ces roches sont également traversées par des zones de cisaillement. Leur analyse montre que le choc a généré des flux verticaux et réduit la densité dans la croûte terrestre. La nature des roches qui forment l’anneau central du cratère de Chicxulub et leurs caractéristiques physiques permettent ainsi de confirmer l'un des modèles de formation de ces structures dit « par soulèvement dynamique suivi d'un effondrement ». Ces résultats sont les premiers d’une longue série qui lèveront une partie du mystère de ce type de cratère, depuis leur rôle dans la géologie des planètes jusqu’à leur impact sur le climat. Les chercheurs espèrent par ailleurs déterminer si une vie microbienne, ancienne ou moderne, a pu se développer dans les roches du peak ring. Source : www.cnrs.fr

Superlune : Un évènement pour les astronomes ?

350 000 kilomètres séparent la terre et la lune, ce lundi 14 novembre 2016. Un tel rapprochement n'avait plus eu lieu depuis 1948. De quoi faire paraître le satellite bien plus gros que d'ordinaire. Un phénomène très attendu mais qui se révèle moins impressionnant que ne le laisse supposer le nom de "super-lune".  

source : TV Sud, partenaire de Thau-infos

Le science tour fait escale à Frontignan

La 3e édition du Science tour spécial technologies numériques, créé par les Petits débrouillards et C’est pas sorcier, viendra à la rencontre des jeunes Frontignanais, le mercredi 16 novembre, devant l’espace Kifo, avenue des Carrières.

Le Science tour, dispositif itinérant et numérique créé par l’association les Petits débrouillards et C’est pas sorcier, constitué de bus et de différents outils pédagogiques destinés à rendre les sciences accessibles à tous en s’amusant, invite les jeunes Frontignanais à découvrir un espace d’expérimentation scientifique dans le camion et des parcours d’exploration à l’extérieur, le mercredi 16 novembre.

A destination des scolaires le matin, le Science tour 2016, qui invente et propose des ateliers sur les thèmes des transitions écologiques et sociales et des technologies numériques, s’ouvre à tous les jeunes l’après-midi. Enfants des centres de loisirs élémentaires, bénéficiaires du Clas, Kifeurs et tous ceux qui le souhaitent sont les bienvenus.

Distinguée par le label @@@ des Villes Internet, qui récompense la politique de démocratisation des technologies numériques, Frontignan la Peyrade est aussi partenaire de l’association Petits débrouillards depuis 2009 dans le cadre du Contrat urbain de cohésion sociale (Cucs). Ainsi, avec cette association, premier réseau national d‘éducation populaire à la science et premier réseau national d’éducation au développement durable, la Ville propose, chaque année, des animations, ateliers et séjours scientifiques, éducatifs et ludiques, aux enfants de la ville.

Science tour: Mercredi 16 novembre De 10h à 12h pour les scolaires

Ouvert à tous à partir de 14h Places limitées.

Renseignements 04 67 18 50 84 Parking des Carrières, devant l’espace Kifo Avenue des Carrières

Animation gratuite

Première observation d’un cycle magnétique de type solaire

61 Cyg A : Une étoile dont le champ magnétique varie comme celui du Soleil

Les astronomes se demandent depuis longtemps si les caractéristiques du Soleil en font un objet particulier, ou bien juste une étoile typique parmi tant d’autres. Après neuf années d’observations intensives, une équipe de scientifiques, dont des chercheurs du Laboratoire Univers et particules de Montpellier (CNRS/Université de Montpellier) et de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (CNRS/Université Paul Sabatier), vient de découvrir la toute première étoile dont le champ magnétique varie comme celui du Soleil. Ce résultat est publié en ligne le 6 octobre 2016 dans Astronomy & Astrophysics.

Depuis de nombreuses années, nous savons que la grande majorité, voire toutes les étoiles, sont actives – à des degrés divers, et que cette activité (détectable à travers les variations de luminosité des étoiles par exemple) résulte de leur champ magnétique. Le Soleil, l'étoile la plus proche de la Terre, ne fait pas exception : ses variations, tout au long du cycle magnétique de 22 ans, s'accompagnent de l'inversion de la polarité de son champ magnétique chaque onze ans. Les fluctuations solaires sont relativement faibles et plutôt lentes comparées à celles des étoiles magnétiquement actives connues, qui pour la plupart varient considérablement en terme de luminosité, sont le siège d'intenses et violentes éruptions stellaires, et dont la variabilité sur des durées de quelques mois à quelques années est beaucoup plus complexe que le cycle solaire. Pour cette raison, les astronomes se sont longtemps demandés si notre Soleil était particulier, ou si d'autres étoiles arboraient la même variabilité.

L'activité du Soleil est intrinsèquement liée à son champ magnétique, directement responsable de l'apparition de taches en surface ainsi que d'éruptions. Ce même champ alimente en outre le vent solaire, véritable flux de matière diffusé en continu dans l'espace. Sur une période de quelque vingt-deux ans, l'ensemble de ces caractéristiques varie, augmentant et diminuant régulièrement. Deux "périodes actives" sont ainsi entrecoupées de "minima solaires", plus calmes. Durant plus de quarante ans, les astronomes ont observé les étoiles proches, à la recherche d'un astre se comportant similairement à notre Soleil. Ces observations ont révélé l'existence d'étoiles dotées d'une semblable variabilité – décennale. La question de la concordance de cette variabilité et de l'inversion de champ magnétique est toutefois demeurée sans réponse.

L'avènement, voici une dizaine d'années, d'instruments dédiés baptisés "spectropolarimètres stellaires", a permis de cartographier les champs magnétiques d'étoiles proches de type Soleil. Grâce à cette nouvelle technologie, qui équipe le Télescope Bernard Lyot installé au Pic du Midi, les astronomes de l'équipe Bcool ont effectué le suivi observationnel d'un certain nombre d'étoiles proches, parmi lesquelles 61 Cyg A. De dimensions plus petites et de luminosité plus faible que celles du Soleil, cette étoile située dans la constellation septentrionale du Cygne est à peine visible à l'oeil nu.

Ces observations on révélé la grande similitude de 61 Cyg A et du Soleil. A la différence de ce dernier, 61 Cygni constitue un système binaire dont les deux composantes, 61 Cyg A et 61 Cyg B, sont de taille et de luminosité légèrement inférieures à celles du Soleil. En dépit de ces différences, 61 Cyg A arbore des variations d'activité qui coïncident avec les changements de polarité de son champ magnétique – ces changements surviennent tous les 7 ans, et la durée complète du cycle magnétique s'établit à 14 ans. En outre, le champ magnétique de 61 Cyg A se révèle d'autant plus complexe à l'approche de ces "inversions" (illustration 1). Ce comportement est parfaitement analogue à celui du Soleil. C'est la toute première fois qu'une telle similitude est observée.

"Les preuves observationnelles de l'existence d'une activité magnétique semblable à celle du Soleil au sein d'étoiles telle 61 Cyg A nous permettront de simuler, via des modèles informatiques, la création de champs magnétiques stellaires de type solaire, de mieux comprendre les processus dynamos à l’œuvre au sein des étoiles analogues au Soleil, et donc au sein du Soleil lui-même", précise Julien Morin, enseignant-chercheur au LUPM, l'un des co-auteurs. Comprendre la façon dont les étoiles de type solaire génèrent leurs champs magnétiques et les effets de ces champs magnétiques sur l'évolution des planètes et le développement de la vie constitue l'un des thèmes clés de l'astrophysique moderne. L'étude des autres étoiles nous permettra par ailleurs de mieux comprendre les processus générateurs du champ magnétique solaire ainsi que son impact sur la technologie terrestre et embarquée. Le vent solaire et surtout les éjections de matière coronale produites par les éruptions solaires peuvent en effet avoir des répercutions importante sur Terre. Lorsque ces flots de plasma atteignent la Terre, ils produisent non seulement les aurores boréales et australes qui illuminent les nuits hivernales des régions polaires (illustration 2), mais ils peuvent également perturber les communications radio et les réseaux électriques au sol, ainsi qu’endommager les satellites voir menacer la santé des astronautes en orbite terrestre.

en savoir dans Astronomy & Astrophysics (en anglais).

 

Le réseau de lignes magnétiques de l’étoile 61 Cyg A. A gauche, une observation en juillet 2010 révèle un champ magnétique à la géométrie complexe, alors que l’étoile est proche de son maximum d’activité. A droite, une observation réalisée cinq années plus tard montre l’étoile à son minimum d’actrivité. Cette observation d’août 2015 montre une structure magnétique plus simple, de nature dipolaire, assez semblable dans sa géométrie au champ magnétique d’un simple barreau aimanté, ou à celui d’une planète comme la Terre. Cette évolution montre une similitude frappante avec le cycle solaire.

 

Sèt'Expo Sciences

Sèt'Expo Sciences prépare l'édition 2017 de son Expo-Concours annuelle.
Cet année encore tous les participants seront récompensés par de nombreux lots, des entrées dans les plus grand parc à thèmes.
Les 3 lauréats 2016 partiront durant les vacances de Février une semaine à El Jadida à "Goute la Science"
Les inscriptions pour l'Expo de Mars sont à retirer avant le 16 Décembre 2016, à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.