Sciences

Une nuit des Étoiles sous le signe de trois planètes

Ce samedi 6 août aux Pierres Blanches sur el Mont Saint Clair à Sète, plus de 200 personnes ont répondu à l’invitation de l'A.S.A.T. (Association Sétoise d'Astronomie dans le pays de Thau ) pour une soirée qui commença dès 16h pour observer le soleil à travers un téléscope.
En attendant la nuit noire, Gabriel Blasco a donné une conférence passionnante sur le système solaire,  une présentation de haute tenue scientifique  mais rendue accessible à tous grâce aux talents du conférencier.

HD de Saturn-Planet
Parmi les planètes visibles, trois étaient particulièrement bien positionnées : .Jupiter et ses satellites, Mars, la planète rouge et surtout SATURNE que l’on pouvait admirer avec ses anneaux dans la constellation du Scorpion. On pouvait encore découvrir les Grandes classiques comme la constellation de la Grande Ourse et apprendre comment repérer l'étoile polaire ou encore moins connue " CASSIOPE ". Pour les observateurs avertis, il était aussi possible de repérer le Triangle de l'été,  constitué de Deneb, Altaïr et Végas, trois étoiles issues de trois constellations différentes, respectivement celle du Cygne, de l'Aigle et de la Lyre.

Un très grand bravo  à l’A.S.A.T.  pour cette belle soirée. Un grand merci aussi à cette association qui compte une quarantaine de bénévoles, passionnés d’astronomie et impliqués dans la vie de la cité sétoise : organisation de séances gratuites d'observation, conférences à destination des plus jeunes, animations dans les écoles (Accueils de Loisirs Associés à l'Ecole), etc.


de gauche à droite : Michel Ballanger (animateur et trésorier) 
Gabriel Blasco et Laurent Bourdon (conférenciers)


 de gauche à droite : la Présidente Anne-Marie Fiore
avec Sylvie Apicella et Arlette Palermo.


Deux astronomes expérimentés :
Marcel Brunet et Bernard Priéto


Jacques Lemettez,Gilles Santacana et Didier Béziat
(animateurs et conférenciers)

Lancement du projet "Popstar"

Le projet « Popstar » vient d'être lancé à l'Ifremer. Il a pour but d'étudier l'état physiologique des poissons migrateurs en Méditerranée, associé à leurs déplacements collectifs, en développant un système innovant de marquage électronique de nouvelle génération. Testée sur le thon rouge, la marque sera plus petite, moins chère et capable d'acquérir une grande gamme de données biologiques et environnementales. Objectif : identifier les zones d’alimentation et de reproduction du thon rouge, et mieux gérer son exploitation en étudiant les variations de ses réserves de gras au cours du temps. Cette espèce, observée du ciel par survols aériens réguliers, le sera maintenant sous l’eau grâce à la future marque électronique « Popstar ». Une opération de marquage d'un banc entier de 200 spécimens est déjà programmée en Méditerranée au cours de l’été 2019... source Ifremer

CNRS et de MSDAVENIR main dans la main

LES AVANCÉES SUR LE SIDA ET LE CANCER GRÂCE À L'ASSOCIATION DU CNRS ET DE MSDAVENIR

Le CNRS et MSDAVENIR s’associent pour lancer deux projets de recherche majeurs conduits par l’Institut de Génétique Humaine dans le domaine des traitements contre le virus du sida et les cancers chimio-résistants.

Ghislaine Gibello, déléguée régionale du CNRS en Languedoc-Roussillon et Dominique Blazy, président du conseil scientifique de MSDAVENIR ont signé le 6 juillet deux partenariats visant à soutenir la recherche fondamentale contre le VIH et le cancer en France. Les deux projets de recherche, seront conduits par l’Institut de génétique humaine, unité de recherche fondamentale de rang mondial du CNRS et soutenus par MSDAVENIR avec un fond de dotation à hauteur de 4,7 millions d’euros, étalée sur 3 ans. « En soutenant deux projets de recherche fondamentale, nous faisons converger les forces des acteurs privés et des instituts de recherche publics pour imaginer les ruptures médicales de demain sur des pathologies majeures, » a déclaré Dominique Blazy, président du conseil scientifique de MSDAVENIR, lors de la signature du partenariat avec le CNRS.

Un partenariat qui ne cible pas seulement le cancer, puisque le projet HIDE INFLAMME & Seq s’attaquera bel et bien au virus du sida : « La guérison du VIH/SIDA réclame encore un long effort de recherche. Il nous faut trouver des pistes nouvelles, qui découleront nécessairement d'une recherche fondamentale ambitieuse et risquée, » à quant à lui souligné Monsef Benkirane, directeur de l’Institut de génétique humaine du CNRS. Si les traitements antirétroviraux (HAART) traitent de manière efficace l’infection par VIH, ils ne peuvent pas pour autant apaiser le réservoir viral persistant. Cibler les sources de la persistance virale est donc nécessaire en plus des HAART pour envisager la guérison.

Les comorbidités, telles que les maladies rénales ou métaboliques, sont actuellement les causes principales de mortalité chez la majorité des personnes vivant avec le VIH. Cette étude permettrait donc de proposer une médecine personnalisée pour la prévention des comorbidités associées à l’infection par le VIH.

Photo 1 © CNRS / Cyril Sarrauste : Monsef Benkirane, directeur de recherche CNRS et directeur de l’Institut de génétique humaine et Philippe Pasero, directeur de recherche Inserm

Photo 2 © CNRS / Cyril Sarrauste  Ghislaine Gibello, déléguée régionale du CNRS et Dominique Blazy, président du conseil scientifique de MSDAVENIR

Le projet GnoStiC : pour une meilleure compréhension des mécanismes de réparation de l’ADN dans les cellules tumorales.

Les cancers se développent à cause de l’altération de l’ADN présent dans nos cellules lorsqu’elles se divisent. Il existe des enzymes, des protéines aux propriétés spécifiques, qui réparent l’ADN et représentent une des principales barrières contre le cancer. Cependant, ces enzymes sont fréquemment détournées par les cellules tumorales afin de résister aux traitements utilisés en chimiothérapie. Malgré des avancées notables dans la compréhension de ces phénomènes, la prise en charge des patients atteints de tumeurs chimio-résistantes reste donc limitée. C’est précisément là que le projet GnoStiC intervient.

« Les progrès récents de la recherche biomédicale nous ont permis de mieux comprendre le mode d’action des molécules utilisées en chimiothérapie, mais l’apparition de mécanismes de résistance dans les cellules tumorales limite encore trop souvent l’efficacité des traitements existants. Le projet GnoStiC va nous permettre de progresser encore plus vite dans la lutte contre le cancer en permettant le développement de thérapies innovantes ciblant des structures spécifiques présentes dans les tumeurs chimiorésistantes, » a indiqué Philippe Pasero, directeur de recherche à l’Institut de génétique humaine, porteur du projet GnoStiC.
Ces structures dont l’apparition dans les cellules tumorales, permettrait de rassembler les enzymes de réparation au niveau des lésions de l’ADN et ainsi ouvrir la voie à des traitements novateurs et performants

Les joies de la géologie.

La géologie ou science de la terre, n’est pas un monument de rigueur ; sans rivaliser avec Gilles Lapouge, le poète géographe, on peut l’appréhender d’une manière plaisante. Par ses aspects spectaculaires, on peut même passionner un auditoire, ce fut le cas pour les 40 personnes venus écouter Dominique Coërchon sur ce thème ce vendredi 8 avril à la médiathèque de Florensac..

 Parmi les faits marquants, il y a par exemple un magnifique modèle d’inversion de relief à St Thibéry : le volcan Ramus qui sommeille depuis 650 000 ans a eu des moments de folie au cours desquels il répandit sa lave dans un vallon, et comme le basalte solidifié est très résistant, les collines environnantes se sont érodées plus vite et maintenant, ce qui était une vallée est devenue une colline, aujourd’hui de magnifiques orgues basaltiques dominent le village. Cet exemple local d’inversion de relief est commun dans les zones volcaniques, ce n’est pas un auvergnat comme moi qui dirait le contraire.

 Un autre aspect pittoresque de l’hydrographie peut s’illustrer avec notre facétieux fleuve Hérault ; depuis des millénaires ce capricieux cours d’eau a serpenté entre Pézenas et Florensac, il a ainsi laissé derrière lui des bras morts, le domaine de l’Ile qui ne l’est plus et, très récemment, cette formidable crue de 1996 reste gravée dans nos mémoires, cette année-là, à St Joseph et à Caillan, la nature a montré son horreur de l’angle droit ; cette fois-là le fleuve, faisant fi des digues qu’on lui avait imposées, est allé tout droit, ravageant tout ; l’homme avec ses gros moyens techniques et sa rancune tenace l’a méchamment remis dans son lit, solidement bordé ! Rendez-vous à la prochaine crue…

Dans la catégorie perturbations hydrographiques graves, il fut bien sûr question du méandre recoupé de la Vis, qui donna l’imposant Cirque de Navacelles. Plus au Nord, la pauvre Meuse qui perdit ses affluents principaux l’Aire et la Moselle, à cause de la Meurthe et l’Aisne qui coulaient gentiment parallèlement et en contrebas, d’innocents ruisseaux qui, comme toute rivière, subissent la loi géologique du recul de source, sont allés capturer la Moselle et l’Aire, sans que la Meuse endormeuse n’eût rien à y redire. Au seuil de Toul, on en parle encore, pauvre Meuse !

Inversion de relief, méandres recoupés, captures de rivière, la géologie ne manque pas d’exemples spectaculaires, c’est une science qui n’est pas impressionnée par les millions d’années. Elle peut donner à l’homme quelques leçons de philosophie, il pourrait se demander ce qui restera de lui, de sa belle civilisation, de ses cathédrales médiévales dont il est si fier, ses pyramides d’Egypte qu’il croit défier le temps, rien ? une strate dans les dépôts alluvionnaires ?…  et personne pour les voir, dans les années futures, y aura-t-il un géologue pour les analyser ? …

Dominique Coërchon

 

Beau succès pour Sèt'Expo Sciences

La deuxième édition de Sèt'Expo Sciences a été ouverte au public le vendredi 8 et samedi 9 avril 2016. Une vingtaine de projets scientifiques et technologiques ont été présentés en binôme ou trinôme par 70 jeunes sétois.

Un jury constitué d’ingénieurs et de chercheurs ainsi que de scientifiques français ( Station Marine de Sète, OREME et ISEM) et d'experts belges ( Association « Ose La Science »), venus de Namur, fort de 18 ans d'expérience dans le domaine de la Science à la portée des jeunes gens, ont évalué les projets sétois selon des critères pré établis à savoir l'originalité de la présentation, la démarche scientifique, la capacité d'expression, le respect de l'équipe . Tous les projets ont subi les trois jurys et les résultats ont été publiés sur la base de la moyenne des notes rapportées par chaque jury sur chaque projet.
A noter la participation d'une délégation venue de El Jadida constituée des lauréats du concours « Goute la science 2016» et qui ont présenté 4 sujets primés au Maroc.
Tout au long de ces journées les stands ont été visités par les parents, mais également par les élèves des écoles de la ville encadrés par leurs enseignants et un public nombreux. De l'avis unanime, tous les écoliers s'étaient investis pour proposer des projets de qualité qu'ils avaient défendu avec pugnacité et passion


Au terme de ces deux journées c'est Oscar, Stanislas, et Renzo, qui ont été désignés prix d'excellence pour leur projet sur les forces magnétiques. Récompensés par une médaille de l'Assemblée Nationale remise par le député Denaja, la ville de Namur et l'association Sèt’Expo Sciences, ils représenteront l'année prochaine la Ville de Sète lors du concours Goute la Science organisé À El Jadida.
Monsieur Belafhal, Président de "Goûte la science" a remis un prix spécial à Loucia et Margaux pour leur exposé sur le réchauffement climatique.
Avant la remise des prix (tous les enfants ont reçu diplôme et sac cadeau) en présence de représentants de la Ville, Monsieur H. Merz, et du Département, Mme PONS Vice Présidente aux relations extérieures, l'après midi du samedi avait débuté par un exposé de Nicolas Bierne de l'université de Montpellier II sur la biodiversité des hippocampes. Cette conférence s'est tenue devant 200 personnes environ, très intéressées, le temps manquait pour traiter toutes les questions soulevées.

Sèt’Expo Science
53 rue des Capucines 34200 Sète - Contacts : 06 83 96 84 90 - 06 22 70 04 29 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L'hippocampe et son ADN

photo: Sophie Falloud


Nicolas Bierne


Florentine Riquet 

 

Par un jour du mois de mars ayant lu sur un réseau social que l'on recherchait, pour une étude, des spécimens d'hippocampes, je me suis rendu à la Station Marine de La Plagette à Sète. Là, une petite équipe de recherche rattachée à l'ISEM (Institut des Sciences de l'Evolution de Montpellier) réalise cette étude.
Le projet sur l'hippocampe a été financé par un prix Chercheur d'Avenir 2011 de la région Languedoc-Roussillon, un prix décerné à Nicolas Bierne, directeur de recherche au CNRS. J'ai aussi pu y rencontrer Florentine Riquet, Post Doctorante du LabEx CeMEB, Université de Montpellier.
Outre la curiosité qui m'animait j'y venais aussi pour apporter l'unique hippocampe (sec) en ma possession. Un hippocampe « familial » en provenance de l'Atlantique.
Mon spécimen, identifié sous le nom d'Hippocampus guttulatus ou hippocampe moucheté, fut donc pris en charge par Florentine Riquet qui m'expliqua la suite des opérations.

Après avoir réalisé un léger découpage de sa nageoire dorsale, il y aura l'extraction de son ADN afin de rechercher les différences génétiques entre les différents spécimens collectés depuis le début de cette étude.
Cette équipe travaille actuellement sur des individus vivants, le but étant de séquencer des fragments d'ADN qui sont différentes d'un individu à l'autre et ce sont ces différences qui sont informatives et donc intéressantes. Le principe est identique pour les individus « secs ».

La première étape de cette recherche a concerné 292 hippocampes mouchetés répartis sur 24 sites géographique. Depuis la recherche s'est orientée vers le séquençage de 96 individus ainsi qu'un mâle tunisien et sa progéniture (112 juvéniles). Cette « petite famille » va aider à déterminer la diversité génétique transmise par le père.
Localement, c'est à dire sur le Bassin de Thau, le laboratoire travaille en liaison avec le CPIE Bassin de Thau et avec d'autres associations pour ce qui est des prélèvements dans l'étang.
Les prélèvements qui sont réalisés sur des animaux vivants sont effectués lors de plongées dans l'étang de Thau. Que l'on se rassure, il a été constaté que les animaux n'étaient pas affectés par ce prélèvement et que la nageoire repoussait chez la grande majorité des animaux prélevés.

Florentine Riquet travaille en génétique des populations d'où l'intérêt de cette étude qui court sur plusieurs années. Les différences entre individus permettent de déterminer la structure génétique des populations. Dans cette équipe les chercheurs travaillent sur la spéciation.
La spéciation est, en biologie le processus évolutif par lequel de nouvelles espèces vivantes apparaissent.
Mais ensuite les problématiques sont assez différentes car pour les individus vivants il est recherché la structure génétique contemporaine alors que pour les individus « secs » les chercheurs tentent de retracer l'histoire en remontant le temps. Afin de se procurer des hippocampes secs il a déjà été fait appel au don des particuliers. Plus d'une centaine de spécimens ont ainsi été collectés à ce jour.
La plupart proviennent de l'étang de Thau et leur âge varie de 5 ans à 80 ans, le plus vieux étant de 1935.
Sur cette quantité les ¾ viennent de l'étang de Thau, une dizaine de spécimens proviennent de la mer (la Méditerranée dans son ensemble) et 2 à 3 proviendraient de Tunisie. Désormais il y en a 1 de l'Atlantique (le mien).

Lors de l'étude sur les 292 hippocampes il a été déterminé qu'ils étaient issus de la même espèce morphologique mais, par contre, génétiquement ils étaient issus de 4 espèces.
A l'heure actuelle, d'autres lagunes (à Leucate et une en Espagne) sont ou seront explorées (dont une lagune italienne) afin de déterminer si la lagune de Thau est spéciale ou pas.
Le spécimen « blanc » que Florentine tient dans sa main provient de l'étang de Thau, il aurait 35 ans et il aurait été pêché dans les années 80.

A l'heure actuelle la petite équipe est toujours prête à recevoir de nouveaux spécimens « secs » apportés par des particuliers. Si vous souhaitez confier vos hippocampes, il vous est toujours possible de joindre les chercheurs. Pour cela contacter Nicolas Bierne ou Florentine Riquet au 04 67 46 33 75 ou par e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Point important, il est à noter qu'ils vous seront restitués après étude.

Un grand merci à Florentine Riquet pour son accueil et pour l'aide apporté à la rédaction de cet article.

Jean-Marc Roger

 

photo: Sophie Falloud

Expirer en inspirant

Le comportement anormal d’un matériau nanoporeux

Véritables éponges high-tech de l’infiniment petit, les matériaux nanoporeux permettent de capturer et libérer de manière contrôlée les composés chimiques, gaz ou liquides. Une équipe franco-allemande comprenant des chercheurs de l’Institut de recherche de Chimie Paris (CNRS/Chimie ParisTech) et de l’Institut Charles Gerhardt de Montpellier (CNRS/Université de Montpellier/ENSCM)1 a mis au point et décrit un de ces matériaux au comportement totalement contre-intuitif, le DUT-49. Lorsque la pression augmente pour faire entrer davantage de gaz dans un échantillon de DUT-49, celui-ci se contracte subitement et libère son contenu comme si, au cours d’une inspiration, les poumons se rétractaient et expulsaient l’air qu’ils contiennent. Publiés le 6 avril 2016 sur le site de la revue Nature, ces travaux permettent d’envisager des comportements innovants en science des matériaux.

La capture de molécules toxiques dans l’air ambiant, le stockage de l’hydrogène ou la libération ciblée de médicaments… Autant d’applications qui peuvent faire appel à des matériaux nanoporeux flexibles. Ces matériaux utilisent la grande surface déployée par leurs pores pour capter et stocker les molécules de gaz ou de liquide : c’est le phénomène d’adsorption2. Leurs pores peuvent ainsi adsorber des quantités impressionnantes de produits, s’agrandissant dans la limite de leur flexibilité.

Une équipe franco-allemande a conçu un nouveau type de matériau nanoporeux : le DUT-49. Formé par auto-assemblage d’un squelette carboné et d’atomes de cuivre, sa structure est à la fois organique et métallique. Il se présente sous la forme d’une poudre incroyablement poreuse : la superficie interne3 d’un seul gramme de ce matériau couvre 5000 m². Le DUT-49 est ainsi capable d’adsorber l’équivalent du tiers de son poids en méthane. Tout comme les autres matériaux « intelligents » de sa famille, ses propriétés changent selon les stimulations extérieures, comme la pression, la température ou la lumière. Si l’on augmente la pression lors de la capture d’un gaz, on augmente à la fois la quantité de gaz adsorbée et, dans le cas le plus courant, la taille des pores du matériau. La très grande flexibilité du DUT-49 provoque cependant un phénomène imprévu : alors que le matériau se remplit de gaz jusqu’à une certaine pression, il va se contracter brutalement et voir son volume diminuer de moitié si la pression continue d’augmenter

Les chercheurs ont d’abord cru à une erreur d’instrumentation, car aucun autre des millions de matériaux connus qui adsorbent les gaz ne se comporte ainsi. Ce phénomène « d’adsorption négative » a pourtant bien été confirmé par des mesures complémentaires et l’équipe est parvenue à en décrire le mécanisme. Les molécules de gaz stockées dans les pores du DUT-49 établissent des interactions fortes avec la structure de ce solide ce qui, selon la quantité de gaz adsorbée, perturbe la disposition des atomes qui le composent et finit par provoquer sa contraction. Testé avec le butane et le méthane, ce comportement caractéristique du DUT-49 serait généralisable à d’autres composés gazeux.

DUT-49 rejoint les récentes découvertes de matériaux aux propriétés physiques « anormales », comme ceux à expansion thermique négative qui se contractent lorsqu’ils sont chauffés. Ce résultat ouvre un grand champ d’étude dans la compréhension des matériaux poreux flexibles et permet d’envisager des comportements innovants en science des matériaux. Il pourrait ainsi conduire à développer des interrupteurs et des capteurs à échelle nanométrique. Le dégonflement du matériau correspond en effet à une réponse forte à un petit évènement, déclenché à partir d’une valeur seuil facilement détectable.

source : CNRS

Ces nouveaux immeubles qui purifient l’air

The Manuel Gea González Hospital in Mexico City
l'hôpital Manuel Gea González à Mexico

Le projet Sapphire à Berlin (source : libeskind.com)

Il y a une cinquantaine d’années les chercheurs de l’université de Tokyo furent les premiers à travailler sur des matériaux capable de photosynthèse c’est-à-dire de se comporter comme les plantes : absorber du CO2 pour rejeter de l’oxygène et de la vapeur d’eau.
Depuis cette idée a fait son chemin et la technologie a progressé pour sortir du laboratoire et devenir une réalité concrète.

C’est ainsi qu’à Mexico, une des villes les plus polluées au monde, les murs de l’hôpital Manuel Gea González « mangent le smog » selon l’agence Bloomberg. Construit en 2013,  les façades de l’hôpital sont recouverts de dioxyde de titane spécialement traité pour épurer l’atmosphère. Les émissions nocives, en provenance de voitures par exemple, sont alors emprisonnées et transformées en eau et en gaz carbonique.

A Berlin,  le cabinet d’architecte Daniel Libeskind vient de présenter le projet d’un complexe immobilier en plein centre ville futuriste. Les 73 appartements prévus sont spacieux et présentent des larges baies angulaires vitrées qui laissent entrer la lumière naturelle et donnent du volume et de l’espace. Le toit est un patio paysagé avec une vue imprenable sur la ville. Mais si le design est d’avant-garde, les matériaux utilisés le sont plus encore puisqu’ils incorporent des panneaux céramique, qui purifie l’air et élimine  l a pollution

Ces dalles développées par société Casalgrande Padana en collaboration avec le groupe japonais Toto, sont capables, en présence de lumière solaire, de réduire les polluants présents dans l’air. Elles sont également auto-nettoyantes car elles décomposent les saletés déposées en surface qui sont ensuite éliminées par l’action naturelle de l’eau de pluie.

Le pays de Thau qui est déjà en avance sur la qualité de l'air grâce à son partenariat avec Air LR devrait suivre ces développements. On pense en particulier au grand projet de l’aménagement de l’entrée Est de Sète  dont les enjeux sont multiples (économie, habitat, environnement ou encore identité culturelle) pour les 20 ans à venir.

les lauréats de Sèt'ExpoSciences 2015 à El Jadida

بالصور الجماعة الحضرية بالجديدة تستقبل وفدا من مدينة سيت الفرنسية

En partenariat avec le comité de Jumelage de Sète/El Jadida, les lauréats de Sèt'ExpoSciences 2015 se sont rendu aux manifestations de "goute la science" à El Jadida, du 22 au 29 février 2016.

Un groupe de 7 enfants sètois  âgés de 8 à 17 enfants, accompagnés par Régine COMBES-GRANIER et Franck GRANIER ont à la fois participé aux échanges "scientifiques" avec des enfants Jdidis et assister à des visites à la fois culturelles empreins toujours d'un peu de sciences.

  • Mardi 23 : Journée " Goute la science", visite du Groupe scolaire "Azzaytouna" et échanges des exposés, l'après-midi. ANHONY ET LEA "l'action anti bactérienne des huiles essencielles" ont complété la conférence du Professeur M.FAHAD sur les parfums et l'aromathérapie.
  • Mercredi 24 : Découverte de la visite de la ville d'Azzemnour, du complexe artisanal du travail du bois (tables, salons Marocains) embouchure du fleuve de oum errabia.
  • Jeudi, visite et déjeuner de la coopérative de tissage de SAISS.
  • Vendredi : réception par la Municipalité d'El JADIDA.  Par Messieurs AZMI et RAHNI, 1er 2eme Vice-présidents de la commune, (petit déjeuner et repas de midi, couscous traditionnel ) visite des installations nautiques + cité portugaise et citerne portugaise commenté.après midi : reçus par Monsieur le doyen de la faculté de Sciences, d'El Jadida, visite du parc botanique, d'une station épuration d'eau usés autonome et expérimentale de l'université.samedi, culture de l'huitre à Oualidia, dégustation, élevage de langouste et Homards
    Marché paysan traditionnel (souk)
  • dimanche journée libre, derniers achats de souvenirs et promenade en mer avec le club nautique d'El Jadida avant de reprendre l'avion lundi pour le retour.

بالصور الجماعة الحضرية بالجديدة تستقبل وفدا من مدينة سيت الفرنسية

 

L’efficacité de la cure thermale de Balaruc démontrée

L’Etude Aqua Vena Temporis à Balaruc-les-Bains : des résultats démontrant scientifiquement l’efficacité de la cure thermale

Les Thermes de Balaruc-les-Bains démontrent l’efficacité de la cure thermale sur les pathologies liées à l’insuffisance veineuse grâce à l’Etude Aqua Vena Temporis. Cette étude clinique prospective observationnelle, menée en 2014, durant toute la saison thermale, décrit l’amélioration des signes et symptômes de 420 patients insuffisants veineux au cours et au décours d’une cure thermale avec un suivi à 6 mois.

Menée par une CRO indépendante Dijonnaise dirigée par Mr le Professeur François-André Allaert, (Chaire d’Evaluation Médicale de Ceren ESC Dijon) et Vincent Crebassa, coordinateur de l’étude, médecin vasculaire et phlébologue à la Clinique du Millénaire de Montpellier, cette étude est unique en France.

Les résultats de cette étude montrent le bénéfice important apporté par la cure thermale de Balarucles- Bains tant sur la symptomatologie fonctionnelle liée à l’insuffisance veineuse que sur ses manifestations physiques objectives et sur la qualité de vie des patients. De surcroît, ses effets perdurent dans le temps et apportent un soulagement durable aux patients

 

Innovation thermale

Unique en France, un nouveau procédé d’application de boue thermale Après 5 ans de recherches, les Thermes de Balaruc-les- Bains ont développé un nouveau procédé d’application de boue : le lit de diffusion de boue thermale.

Récompensé au congrès de l’ESPA (European Spas Association), le 21 mai 2015 en Pologne, dans la catégorie « innovative thermale water spa » puis le 26 novembre 2015 par l’association Française des Techniques Hydrothermales. Uniquement Balaruc-les-Bains a d’ailleurs breveté ce procédé.

Chaque lit de diffusion, sur lequel le curiste est installé, dispose de buses de distribution, en forme de petites cornes, qui versent la boue sur les articulations à traiter en fonction de la prescription médicale. L’argile naturelle sélectionnée est stockée aux thermes dans deux silos. Elle est ensuite mélangée à l’eau thermale suivant les proportions définies. La composition de la boue a été améliorée avec une proportion plus importante en eau thermale (72,8%). Une fois le mélange eau thermale et argile réalisé, la boue thermale est envoyée dans des cuves de distribution où elle est maintenue à 42°C jusqu’au démarrage du soin. « L’efficacité thérapeutique de l’application de boue de Balaruc-les-Bains a été améliorée, assure le Dr Desfour, président de l’Association des médecins thermaux de Balaruc-les-Bains, car la température est maintenue à 42°C durant les 13 minutes de soin, alors qu’elle pouvait retomber à 30°C au cours de l’enveloppement pratiqué traditionnellement avec des cataplasmes. »

Chiffres clés de la boue thermale

  • 5 ans de recherche
  • 99 % des curistes en rhumatologie bénéficient du lit de diffusion de boue 20 000 tonnes de boues mélangées par jour
  • 112 cabines équipées
  • Un soin à 42°C
  • 72,8 % d’eau thermale dans la nouvelle boue 
 

Monsef Benkirane reçoit la Médaille d’argent du CNRS

Mardi 12 janvier 2016, au GENOPOLYS (141 rue de la cardonille à Montpellier) Monsef Benkirane, directeur de recherche CNRS et directeur de l’Institut de génétique humaine, recevra à Montpellier la Médaille d’argent du CNRS. Cette médaille distingue un chercheur pour l’originalité, la qualité et l’importance de ses travaux, reconnus sur les plans national et international. En France, 17 chercheurs sont lauréats de la Médaille d’argent du CNRS pour l’année 2015.

Monsef Benkirane
Guérir le Sida plutôt que le soigner par trithérapie en éradiquant le réservoir viral. Tel est l’ambitieux objectif des recherches menées par Monsef Benkirane.

Ses travaux ont permis d’élucider plusieurs étapes clés de l’infection par le VIH mais aussi de comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans la régulation de la transcription du virus.

La carrière de ce scientifique est jalonnée de plusieurs articles précurseurs dans le domaine de la virologie moléculaire. Dans une étude publiée dans Science, en 2007, il démontre le rôle de la machinerie cellulaire de petits ARN dans le contrôle de la réplication virale. Quatre ans plus tard, sa découverte d’un facteur de restriction capable de bloquer la réplication du VIH dans les cellules humaines lui vaut un article dans Nature. En 2014, il montre dans un article publié dans Cell que les protéines de réparation de l’ADN sont utilisées par le VIH pour échapper au système immunitaire.
À l’origine de trois brevets, ses recherches ont été distinguées, en 2012, par le Grand prix Jaffé de l’Académie des sciences.
Il est actuellement directeur de l’Institut de génétique humaine à Montpellier.