Le gouvernement juge que le plan de suppressions de postes chez Nokia est "inacceptable en l'état"

L'équipementier finlandais prévoit de supprimer 1 233 emplois en France.

"280 millions de subventions encaissées, 1 233 emplois supprimés", dénonçait une des banderoles brandies, mercredi 8 juillet, lors de la manifestation des salariés de Nokia à Paris. Une grande partie des 950 manifestants – selon la police – était venue de Lannion, l'un des sites menacés par le plan de départs volontaires prévu par l'équipementier télécom finlandais. Ce dernier prévoit de supprimer 402 postes dans les Côtes-d'Armor et 831 autres en Essone, sur le site de Nozay, en 2021.

Dans l'après-midi, la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a reçu l'intersyndicale des salariés de Nokia. "Nous sommes aux côtés des salariés et des élus pour pousser l’entreprise dans ses retranchements. Ce plan est inacceptable en l'état", a-t-elle écrit sur Twitter dans la foulée. Dans un second message, la ministre annonce également qu'elle entend rencontrer le futur président de Nokia, Pekka Lundmark, qui prend ses fonctions en août, pour "travailler à l'amélioration [du plan de départs volontaires]"."

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