ECONOMIE

Barcelone en TGV

Depuis le 15 décembre le TGV relie Paris et Barcelone mais il subsiste un tronçon, entre Nîmes et Perpignan, où le TGV ne peut circuler à pleine vitesse. Lors de l'inauguration de la jonction espagnole à Perpigan, le ministre des transports Frédéric Cuvillier a annoncé qu'il avait décidé "la poursuite des études de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan", relançant ainsi un projet que l'on croyait reporté aux calendes grecques. Le ministre a également confirmé que les agglomérations de Béziers et Narbonne seront chacune desservies par une nouvelle gare.
Dès 2017, le contour de Montpellier sera par ailleurs réalisé (coût : 2,3 Mrds €) et permettra de gagner 20 minutes sur la liaison Barcelone-Paris.
La France est le premier client de l’Espagne (20% des exportations) et son deuxième fournisseur (12% des importations). La nouvelle liaison TGV ne pourra donc que renforcer les liens économiques entre les deux pays.

Implantation des "poissons du soleil"

La société Les poissons du soleil a souhaité l’organisation d'une enquête publique en vue d'obtenir l'autorisation d'exploiter une station de pré-grossissement et de transport maritime d'alevins de bar, daurade maigre, au port conchylicole de Frontignan la Peyrade, situé dans la zone administrative du port de Sète. L'enquête se déroulera du lundi 13 janvier au vendredi 14 février 2014.

Le dossier soumis à enquête (l'étude d'impact réglementaire et l'avis de l'autorité environnementale) et le registre d'enquête, seront déposés aux mairies de Frontignan la Peyrade (direction des services techniques, quai du Caramus), de Sète, et tenus à la disposition du public. Les observations, propositions ou contre-propositions peuvent être consignées sur les registres d'enquête ou adressées par écrit au commissaire enquêteur à la mairie de Frontignan la Peyrade, commune d'implantation de l'installation.

Le commissaire enquêteur recevra également le public :

Mairie de Frontignan la Peyrade (Direction des services techniques, quai du Caramus) :

  • lundi 13 janvier 2014 de 15h à 18h
  • samedi 25 janvier 2014 de 9h à 12h
  • jeudi 30 janvier 2014 de 15h à 18h 
  • vendredi 14 février 2014 de 15h à 18h (date de clôture de l'enquête)

Mairie de Sète : 

  • mercredi 5 février 2014 de 9h à 12h

Pour les informations détaillées merci de consulter l'avis d'enquête publique

Assises de l'économie maritime et du littoral

 Après Bayonne et Biarritz l'année dernière, Le marin et Les Echos ont organisé en collaboration avec le Cluster Maritime Français et l'Institut Français de la Mer, à Montpellier et Sète, les 9èmes Assises de l'Economie maritime et du Littoral.

Ces Assises ont réuni plus de 1100 décideurs publics et privés, 200 étudiants, les principaux dirigeants du maritime, des personnalités majeures du monde économique, avec également la présence de dirigeants politiques. En quelques années, cet événement est devenu le rendez-vous annuel de référence des acteurs politiques et économiques du monde maritime et du littoral.

 L'essentiel des Assises a eu lieu à Montpellier au Corum, avec la présence entre autres de Frédéric Cuvillier, Ministre délégué aux Transports, à la Mer et à la Pêche. et de Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense. Michel Tudesq, Directeur, Lycée maritime de Sète est intervenu dans l'atelier thématique "Femmes et hommes, premières richesses de l’économie maritime".
La Soirée de prestige organisée par le Cluster maritime français, associé à la Marine Nationale et à l’Institut Français de la Mer, s'est tenu mardi 3 décembre à Sète, à bord du BPC Tonnerre, ’un des bâtiments les plus prestigieux de la marine française,

Avant de venir lui-même à ses assises, juste après le Comité interministériel de la mer (CIMER) qui vient de se tenir à Paris, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a déclaré  vouloir une grande politique maritime pour la France. Au journaliste du Marin Jean-Marie Biette venu l'interviewé, il a déclaré :

"Mon gouvernement est en train de prendre des décisions qui auraient dû être prises depuis longtemps déjà. Notre droit maritime n’est plus adapté à nos besoins économiques. La France a accumulé du retard. C’est pourquoi nous avons décidé d’agir. Une loi sur les espaces maritimes est en cours d’élaboration, de même qu’une loi sur la biodiversité. Nous donnons la priorité au développement économique, à l’exploitation sous-marine, au renouvellement de la flotte, au soutien à la pêche et aux activités industrialo-portuaires, sans oublier le tourisme. Tous les leviers sont mobilisés. Les enjeux maritimes sont immenses pour la France dans un secteur économique en pleine croissance. En France, il représente autant que l’automobile en chiffre d’affaires et en emplois. Les perspectives de développement sont considérables grâce à la demande mondiale, mais en même temps il y a des situations de crise sectorielles inquiétantes. C’est pourquoi il faut concentrer nos efforts. C’est ce que nous faisons dans le cadre du Cimer avec Frédéric Cuvillier."

Concernant les énergies marines, il a ajouté :

"La France se doit d’être à la pointe dans le domaine des énergies marines. Nous disposons d’un potentiel considérable grâce à notre immense domaine maritime, à nos champions industriels et à nos chercheurs. Ces technologies n’ont pas encore atteint le stade de développement nécessaire pour envisager un déploiement commercial à grande échelle. Il nous faut encore innover et expérimenter. C’est pourquoi nous avons consacré une partie importante du plan des investissements d’avenir aux énergies marines renouvelables. La loi sur la transition énergétique, que j’ai annoncée, nous dotera aussi des outils nécessaires pour répondre à cet enjeu."

 Ces 9èmes Assises de l'Economie maritime, ont permis au premier ministre de préciser ses objectifs : concilier économie maritime et écologie. Ce mardi 3 décembre Jean-Marc Ayrault a  encore insisté sur la "croissance extraordinaire" d'un secteur qui représente "310.000 emplois directs hors tourisme et 52 milliards d'euros de production", pour un chiffre d'affaires mondial de 1.100 milliards d'euros annuels. Afin de l'exploiter au mieux, il a annoncé une "remise à plat du droit relatif à l'espace maritime" français :

"Tout doit être fait pour faciliter la mise en valeur économique de ces espaces. Cela concerne en premier lieu les grands fonds marins. L'océan est un formidable gisement de ressources minérales et ses perspectives de développement économique sont majeures", a-t-il affirmé. Souhaitant être "au rendez-vous de l'économie maritime", Jean-Marc Ayrault a fixé un objectif: "conquérir 10% de ces nouveaux marchés pour dégager un chiffre d'affaires supplémentaire de l'ordre de 50 milliards d'euros, c'est-à-dire un quasi-doublement du chiffre d'affaires actuel".

L'innovation est aussi une des priorité du gouvernement et ce dernier va donc mobiliser le Programme d'investissements d'avenir et lancer un appel à projets intitulé "navire du futur" et doté de 30 millions d'euros. 
Jean-Marc Ayrault a enfin annoncé que son gouvernement allait "travailler sur des aménagements de la fiscalité des plus-values de cessions des navires, en vue du Budget 2015".

Projet de parc éolien offshore

La société héraultaise QUADRAN, producteur indépendant d’énergies renouvelables  et le groupe marseilliais IDEOL, spécialisé dans l'éolien, s'associent pour développer 500 MW d’éoliens offshore flottants à l’horizon 2020 en France.
Parmi les premiers projets à se concrétiser figure un parc d'éoliennes off shore à 15 km des côtes du Languedoc-Roussillon, entre Port-la-Nouvelle et Sète : 150 à 200 M€ seront consacrés à la mise en service de ce premier parc, construit sur des fondations flottantes.

IDEOL a développé une fondation flottante pour l’éolien en mer, compatible avec l’ensemble des éoliennes existantes et compétitives dès 35 mètres de fond par rapport aux fondations classiques posées au sol, grâce à la technologie brevetée Damping Pool® qui atténue les mouvements induits par la houle.
Les éoliennes flottantes permettent de s’affranchir de la contrainte de profondeur imposée par les fondations classiques. Les éoliennes peuvent être ainsi installées plus loin en mer, où les vents sont plus forts et plus réguliers, permettant d’exploiter au mieux la ressource tout en apportant des réponses intéressantes au niveau de l’impact visuel et aux contraintes des riverains et des pêcheurs.
La solution de fondations flottantes développée par IDEOL marque une rupture technologique permettant de réduire les coûts de l’éolien en mer.

 Quadran est aujourd’hui présent sur les principales sources d’électricité verte : l’éolien, le photovoltaïque, l’hydraulique, le biogaz / biomasse. Grâce à cette diversité des sources de production, associée à une solide expertise technologique développée dans les domaines de la prédiction météorologique et du stockage, Quadran permet d’accroitre la part des énergies renouvelables dans le réseau national.

Digiworld

Le Languedoc-Roussillon au coeur de la transition numérique

Le Digiworld Summit se tient les 20 et 21 novembre 2013 (de 9h à 18h) au Corum de Montpellier (www.digiworldsummit.com). Chaque année, les grands décideurs internationaux de l’économie numérique se réunissent en Languedoc-Roussillon pour connaître les innovations et les évolutions de l’industrie des télécoms, de l’Internet et des médias.
La Région Languedoc-Roussillon qui place les technologies numériques au centre de l’ensemble des objectifs et des dispositifs qu’elle développe profite de cette rencontre pour présenter aux 1 500 participants de l’événement toute l’attractivité du territoire régional en matière de numérique. 5 zones de démos ont été mises en place pour illustrer le dynamisme de cette politique régionale autour d’actions emblématiques portées ou soutenues par la Région :

  • Culture numérique : augmented window
  • Economie numérique : imagerie spatiale et aérienne
  • Tourisme numérique : Mon Sud de France et www.destinationsuddefrance.com
  • Education numérique : LoRdi
  • Marketing territorial numérique : Ports et PRAE 3D

Sud de France Développement est l’organisateur de tout le volet B to B lors de cette sixième convention d’affaires du DigiWorld Summit. Plus de 400 rendez-vous B to B sont programmés via la plateforme de networking mise en place par Sud de France Développement.
13 entreprises du Languedoc-Roussillon sont spécifiquement accompagnées par Sud de France Développement pour assurer la croissance de leur business, notamment à l’international :Atonis, Aquafadas, Awox, Authentication industrie, CNCPI, Fibrosud, Imaios, JVWEB, Kaliop, Maeglin, Netheos, TRF Retail, Invest Sud de France
Ces entreprises régionales constituent des entreprises à très fort potentiel puisque quatre d’entreelles ont été sélectionnées, en octobre, pour la finale des Trophées de l’International du Numérique.

Libéralisation des services portuaires

Le Parlement européen exclut le pilotage

Les pilotes, à l’issue d’un intense lobbying à Strasbourg et à Bruxelles, ont sauvé leur peau. Dans son rapport daté du 5 novembre, le député social-démocrate (SPD) allemand Knut Fleckenstein assure, au nom du comité transport du Parlement européen, que le pilotage doit être exclu du projet de règlement sur la libéralisation des services portuaires annoncé par la Commission de Bruxelles avant l’été. Il préconise également que le dragage en soit exclu, comme la manutention et les services aux navires à passagers l’avaient déjà été lors de la proposition initiale de Bruxelles.
« Le rapporteur estime que le pilotage devrait également être exempté des dispositions du chapitre II du présent règlement en raison de sa grande importance pour la sécurité des opérations portuaires, écrit le rapporteur. Son organisation devra être mise en place par les États membres et il ne devrait pas être aligné avec les nouvelles règles d'accès au marché. »
source : Le Marin

Réforme de la taxe foncière des ports de plaisance

La Fédération française des ports de plaisance (FFPP) affirme avoir obtenu le report à 2015 de la réforme du système de calcul de la taxe foncière des ports de plaisance.

Cette réforme, qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2014, aurait entraîné, selon la FFPP, "une augmentation considérable des charges d'exploitation" avec, à la clé, la "déstabilisation brutale de toute une filière".

Le système de calcul contesté figurait dans la loi de finances rectificatives de décembre 2012. Il prévoyait une nouvelle valeur locative des postes d’amarrage, fixée à 110 euros en Méditerranée, 80 euros pour les autres ports maritimes et 55 euros pour les ports fluviaux, quelle que soit la taille ou la qualité des installations. Ce qui, selon les estimations, impliquait une hausse importante, parfois du double, de la redevance mensuelle due par les plaisanciers.
Depuis quatre mois, la Fédération française des ports de plaisance discutait avec les services fiscaux de Bercy afin de faire valoir les critères objectifs de chacun concernant le calcul de la taxe.

"Dernièrement, les contacts directs entre Serge Pallares, président de la Fédération française des ports de plaisance, Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, et Frédéric Cuvillier, ministre des Transports et de la Mer ont permis de dénouer la situation", annonce le communiqué de la FFPP.
Un amendement va être présenté au Parlement dans les prochains jours afin de modifier la Loi de finances rectificative de décembre 2012.

Source : Le Marin

1 milliard d’euros de fonds européens pour le LR

1 milliard d’euros. C’est la manne que le Languedoc-Roussillon recevra de l’Europe de 2014 à 2020. La Région gèrera directement 80 % de ces fonds européens, qui donnent la priorité à une croissance intelligente, durable et inclusive, favorisant l’emploi, la formation, le développement des entreprises, l’économie verte et l’innovation. En octobre, la Région a rencontré des centaines de responsables économiques de tout le territoire afin de partager ces orientations et finaliser sa proposition à l’Europe. De 2007 à 2013, les fonds européens ont contribué au financement de 52 000 projets régionaux.

"Nous sommes avec l’Île-de-France la seule région où les fonds européens seront en croissance" , relève le Président de Région Christian Bourquin. L’augmentation par rapport aux programmes 2007-2013 avoisinerait les 100 M€.

Le « lobbying » régional, qui a su convaincre Bruxelles, a utilisé un argument de poids, la croissance démographique durable. Le Languedoc-Roussillon, vu comme une région « en transition » par l’Europe, est aussi l’une des régions les plus attractives : il accueille 30 000 nouveaux habitants tous les ans.

» en savoir plus

Sète, à peine plus de 20 000 m² commerciaux

A l'avant-veille du premier tour des élections municipales, notre confrère LSA, le magazine de la grande consommation en Frances, passe au crible l’équipement commercial des 200 premières villes de France, selon leur population. Sète y apparait comme "sous-équipée"

 

PASSION D'ENTREPRENDRE 2013:

 « Créer son activité, c'est créer son emploi », tel était le thème des 6èmes rencontres Passion d'Entreprendre, qui se sont déroulées à l'Hôtel d'Agglo. 50 porteurs de projets étaient au rendez-vous. 35 professionnels-conseil de l'entreprise et de l'accompagnement avaient répondu à l'appel.
Entretiens et conseils personnalisés se sont succédé tout l'après-midi. Succès pour ce millésime 2013 ! 50 porteurs de projets sont venus présenter des projets de création ou de reprise d'activités avec, d'après les professionnels présents, des projets de mieux en mieux structurés et préparés. Thau agglo a présenté également les possibilités offertes par les fonctionnalités de son site internet pour repérer les « têtes de ponts » des structures accompagnantes et les dispositifs de financement mobilisables.
Thau agglo assure également une veille économique pour le territoire du Bassin de Thau via son Observatoire économique en ligne et produit régulièrement des notes de conjoncture et des études sectorielles en téléchargement.
Enfin, la table ronde « Mon 1er Job ? Entrepreneur » s'est révélé riche d'enseignements sur les parcours humains et les expériences des deux jeunes chefs d'entreprises Jonathan Cazorla, qui a repris les Pompes Funèbres du Bassin de Thau, et Jade Lubrano de l'onglerie « La main de Jade » à Balaruc-les-Bains. Cette table ronde avec Agnès Romatico de la BGE et la collaboration de Midi Libre, a permis de croiser ces deux parcours et ces deux personnalités. Et, ainsi de mettre en avant combien, au-delà des dispositifs d'accompagnement et des compétences, c'est la motivation inébranlable et la persévérance du porteur de projet qui conditionne le succès et la pérennité d'une entreprise.

Etude d'impact sur le port de Sète

 

Le Propeller Club de Sète

Le Propeller Club de Sète est une association de professionnels de la filière portuaire.
Né en 1927 à New-York, le Propeller Club a essaimé dans le monde entier, créant sous toutes les latitudes un réseau d'entreprises dédiés aux métiers  portuaires et au maritime. Il est présent dans plus de 80 ports. Armateurs, transitaires, chargeurs, aconiers, agent en douanes, administrateurs, pilotes, lamaneurs, sociétés de remorquage, assureurs, experts maritimes, avocats,  transporteurs, opérateurs en commerce international, financiers, etc., composent le panel de compétence qui œuvre au service de l'économie d'échange mondiale.

Fort d'une trentaine de membres, le Propeller Club de Sète a fêté ses 20 ans en juillet 2012.

Le board :

  • Président : Erwan FOLLEZOU
  • Vice président : Loic TEXIER
  • Secrétaire : Dominique CHARLES
  • Secrétaire adjoint : Jean Frédéric ROUX
  • Trésorier : Ludovic VALLEE
  • Trésorier adjoint : Pascal GONGORA

photo: ©Thau-info/Gaetano Amalfi

   

Ce vendredi 20 septembre, le Propeller Club de Sète a présenté les résultats de son étude d’impact économique du port de commerce de Sète-Frontignan en présence de Marc Chevalier, président l’établissement Public Régional « Port Sud de France  ».
Cette étude lancée en partenariat avec l’Union Maritime , l’Etablissement Public Régional « Port Sud de France » et la Région Languedoc –Roussillon a été réalisée par le cabinet Epsil’Home et Charles Gillet, économiste enseignant à l’Université de Montpellier

de gauche à droite : Erwan Follezou, président du Propeller Club de Sète, Charles Gillet, économiste, Sylvie Cano présidente de l’Union Maritime 

Le port de commerce, source de richesse

A l'origine de la création de la ville au 17ème siècle, le port de commerce de Sète a façonné l'identité de la ville à l'aune des marchandises chargées et déchargées sur ses quais. Ses dockers, aconiers, consignataires, commis en douanes, lamaneurs, pilotes, marins et tant d’autres profession portuaires ont façonné le caractère de l’île singulière. Mais les temps ont changé, l’évolution des techniques et les impératifs de sécurité ont peu à peu isolé le port du reste de la ville qui ne perçoit plus au quotidien son port comme par le passé. Il n’en reste pas moins que le port de Sète est le premier créateur de richesse privée dans l’économie du bassin de Thau,
Selon l’étude, le port de commerce produit, pour la seule économie régionale, un revenu annuel récurrent qui dépasse largement les deux cents millions d’euros. En 2011 : 239 millions d’euros avec 861 navires de charge et 217 escales de navires de passagers. Cette même année, hors pêche et plaisance, le port offrait 951 emplois directs dans les entreprises portuaires générant 401 emplois induits, soit 1352 équivalents à temps plein dont 85% sont occupés par des salariés vivant dans les communes de l’agglomération. C’est donc la première source d’emplois privés dans le bassin. (1)
86% des emplois correspondent à des niveaux de qualifications bac ou inférieurs, les rémunérations catégorielles étant supérieures de 33% à la moyenne régionale, soit un revenu annuel médian de 38.500 euros pour un agent de maîtrise et 29.500 euros pour un agent qualifié ou in employé dans le secteur privé.

Des investissements importants

Depuis 2007, la région a investi sur le port 40 millions d’euros. Pour la même période, 115 millions d’euros ont été investis par les acteurs privés avec un effet multiplicateur égal à 2,8. Un million d’euros investis par la région a généré 2,8 millions d’euros investis par les entrepreneurs privés.(2)
Ces investissements ont déjà permis de consolider le trafic portuaire et les atouts spécifiques des ses infrastructures : des bassins en eau profonde accessibles 24h/24, 7 jours/7, une connexion multimodale complète, un positionnement stratégique sur l’axe européen Nord-Sud et la Méditerranée.
Sur la période 2007/2012, le port de Sète-Frontignan a enregistré une activité en hausse de 8% alors qu’au niveau national une chute de 12% était observée.
Entre 2012 et 2016 l’effort d’investissement sera plus massif encore avec un programme voté par le Conseil Régional de 206 millions : un nouveau quai H pour recevoir de grands porte-conteneurs et rouliers, un nouveau terminal passagers pour accueillir les ferries et paquebots de grande taille, etc.

(1) si on inclut les activités pêche et plaisance, l’impact global du port de sète-Frontignan est estimé à environ 2000 emplois
(2) En outre, aucune entreprise portuaire ne reçoit de subventions publiques d’exploitation.

 

FAUT-IL CROIRE EN L’AVENIR DU PORT DE SÈTE ?

L’activité maritime est le deuxième secteur économique mondial, juste après l’agriculture.
Il y a 50 ans, la France était la 4ème puissance maritime du monde, elle est aujourd'hui reléguée à la 30ème position. La moitié des marchandises qui arrivent en France par la mer sont débarquées dans un port étranger. Le transport maritime concerne 90% du commerce extérieur mondial.
La France qui possède le deuxième espace maritime du monde, avec 18 000 kilomètres de côtes en comptant l’Outre-mer, devrait être une puissance maritime de premier plan. On est loin du compte même si cette activité génère plus de 300.000 emplois directs et plus de 50 milliards de chiffre d’affaires (plus que l’aeronautique, plus que l’automobile)
Vu d’Asie ou d’Amérique, Barcelone, Gênes ou Marseille c’est la même chose : un point sur la côte sud de l’Europe. Alors pourquoi Sète ne deviendrait-il pas aussi sinon un grand port méditerranéen du moins un port dynamique qui valorise ses atouts spécifiques? Les investissements importants et le partenariat public/privé exemplaire qu’ont su mettre en place les acteurs locaux amorcent un retour rapide à la compétitivité du port de Sète, préalable à la création de nouveaux emplois.
Mais restons lucides. Le transport maritime est aujourd’hui mondialisé, complètement ouvert à la concurrence, sans aucune protection ni restriction. Il n'existe aucune relation de nationalité entre aucun des intervenants, depuis le propriétaire du navire jusqu'à son équipage, et encore moins avec les propriétaires de la marchandise. La notion de pavillon est pervertie.
Dans cette jungle, développer le port de Sète ou tout autre port français implique une politique maritime forte au niveau national , c’est à dire une politique qui prenne en compte les ports mais également d’autres volets tout aussi importants, par exemple l'armement des navires (le transporteur, propriétaire ou affréteur) et la construction navale. Une politique portuaire ambitieuse ne peut se concevoir en restant fortement dépendant de puissances étrangères tant pour transporter les marchandises (ou les personnes) que pour construire les navires.
Investir dans de coûteuses installations pour attirer les navires suppose aussi une réflexion préalable pour identifier les cargaisons pertinentes. Déjà en 2005, Jean-Philippe Huchet rappelait que « c'est le navire qui va à la marchandise et non l'inverse" . Les grandes heures du port de Sète furent celles où le vin ou les produits chimiques attiraient les bateaux. Aujourd’hui les pinardiers sont passés de mode et les usines du littoral ont quasiment disparues.
Cette évolution n’est cependant pas inéluctable. Les populations et l’activité économique se déplacent vers les régions littorales et portuaires. Les unités de production viennent de nouveau au plus près des ports pour minimiser les coûts et les ruptures de charges. Sète, port de taille moyenne mais polyvalent, adapté à tout type de trafic et offrant à terme une connexion multimodale complète a une carte à jouer
Une entreprise lyonnaise qui passera par Sète plutôt que par Rotterdam , économisera 450 km de transport et fera appel au transport fluvial dont les coûts sont moins élevés pour le pré-acheminement sans compter la réduction de la congestion routière et des émissions de gaz à effet de serre.
En outre, contrairement à beaucoup de ses concurrents, Sète dispose d’une excellente accessibilité et son arrière pays offre aussi une réserve foncière importante pour developer les activités logistiques liées au port, activités non délocalisables et pourvoyeuses d’emplois.

Le port de commerce de Sète est déjà le premier créateur de richesse privée dans l’économie du bassin de Thau.
Dans ce contexte, renforcer et diversifier l’attractivité de l’outil portuaire ne peut donc qu’être positif. Faire de Sète-Frontignan un port attractif et un atout pour le développement international de la région Languedoc Roussillon est un pari qui peut être gagné. Encore faut-il garantir que ce développement se fasse en préservant l’environnement, celui du port comme celui du littoral. Encore faut-il aussi que le financement public des infrastructures soit exigeant en terme de compétitivité et serve au développement, à l’innovation et à la performance. Les choix faits par la région et les opérateurs privés semblent à ce jour aller en ce sens.

Jacques Carles