Montpellier Business School forme ses étudiants au développement durable

Résolument tournée vers l’entreprise et l’entrepreneuriat, Montpellier Business School est la première Grande Ecole de Management en France par le nombre d’alternants. MBS forme ses étudiants au développement durable pour en faire les acteurs d’un monde en transition.

Aujourd’hui, près de 25% des publications de recherche de Montpellier Business School intègrent des problématiques liées à la RSE et MBS est également l’une des Grandes écoles qui déploie le plus grand nombre d’heures d’enseignement sur cette thématique.  Un exemple de module est le cours de « Mondialisation » du Dr. Helen Etchanchu qui enseigne les fondements du développement durable à l’échelle mondiale. Avec la crise du Covid19, certaines faiblesses du système capitaliste mondial ont pu être mises en exergue en temps réel.

L’objectif de ce cours étant de développer la compréhension des étudiants de la complexité de l’économie moderne afin qu’ils puissent devenir acteurs du monde en transition« Imprégner l’étudiant des enjeux du monde globalisé pour mieux imaginer le nouveau monde. »


Les enjeux du monde globalisé

Au sein du Programme Bachelor, Dr. Helen Etchanchu dispense un cours interactif sur la mondialisation. « Il s’agit d’aider l’étudiant à analyser les principales perspectives transverses qui font le système que nous connaissons aujourd’hui. Dans ce cours, l’étudiant n’aborde pas que l’économie mais aussi les enjeux politiques, historiques, sociétaux, écologiques, ou encore technologiques. », annonce Dr. Helen Etchanchu.

Avant de réinventer le monde d’aujourd’hui, les étudiants sont imprégnés des enjeux du monde globalisé : « ils comprennent rapidement que notre système est en mouvement constant et est soumis à deux tendances : une tendance de convergence qui souhaite des marchés encore plus ouverts, et une tendance de divergence, portée par un élan populiste qui prône davantage la fermeture sur soi. » explique Dr. Helen Etchanchu.

 « Le système tel que nous le connaissons est efficace pour optimiser les coûts mais est vulnérable. L’une de ses principales menaces est la pandémie, et nous vivons justement actuellement ce phénomène avec le COVID19. » complète-t-elle. 

Des exercices fondés sur les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies et sur la simulation d’une COP

Après la théorie, place à la pratique. « Parmi les nombreux débats qui animent le cours, l’un repose sur l’organisation d’un jeu de rôle et la simulation d’une COP. Les étudiants représentent les différents pays membres, présentent un plan d’actions et négocient avec les autres partis pour un accord climatique. » témoigne Dr. Helen Etchanchu. À la suite des décisions qu’ils ont prises, les étudiants découvrent grâce à un logiciel l’impact de leur choix sur le monde économique, environnemental et sociétal.

Dans un second temps, les participants étaient aussi invités à construire un Business Model innovant devant répondre à l’un des 17 objectifs de développement durable des Nations Unies. Du petit social business local à la grande multinationale, les étudiants avaient le choix pour proposer une éventuelle réorganisation et atteindre l’un des 17 objectifs.

 « Mon coup de cœur fut le groupe d’étudiants qui a travaillé sur l’objectif d’égalité entre les sexes. Ils avaient choisi une multinationale qui communique de manière efficace sur le sujet. Mais après un vrai travail de recherches, le groupe a repéré les incohérences dans les pratiques de l’entreprise et ont compris que les actions relevaient essentiellement d’une stratégie de communication. Ils ont alors comparé ce business model à une autre entreprise et ont pu évaluer la différence avec une entreprise qui place les enjeux de développement durable au cœur de sa mission. » témoigne Dr. Helen Etchanchu. 

Des valeurs que nous retrouverons à nouveau à la rentrée 2020-2021

Dr. Helen Etchanchu coanime le Sustainability Lab de MBS et cherche à renforcer l’intégration déjà ancrée des notions de développement durable au sein des formations. « L’objectif est de façonner les programmes afin que chaque étudiant soit sensibilisé à ces notions très tôt dans leur programme. » explique-t-elle.

Ainsi, Montpellier Business School prépare actuellement une « rentrée climat » avec une série d’ateliers pour stimuler la volonté des étudiants à inventer de nouvelles alternatives dès leur intégration au sein de l’école. Le programme de cette rentrée sera connu d’ici quelques semaines.