L'idiotie haineuse des grands !

Greta Thunberg, Greta Thunberg, Greta Thunberg... La jeune suédoise aimerait certainement qu'on parle moins d'elle et davantage du climat. Mais le réchauffement de celui-ci est un problème majeur, légitime  nommé l'Affaire du siècle, et s'y attaquer  pour de bon nécessiterait sérieux, courage, honnêteté, altruisme. Il  n'est par contre guère besoin d'être Superman pour essayer ( en vain ) de remettre à sa place une enfant ( plus tout à fait -elle a seize ans ) parce qu'elle met le doigt là où ça fait mal. Et sa place, justement, elle se trouve aujourd'hui, plus que jamais,  au coeur du débat : en effet, la  jeune femme a pris une année sabbatique exprès pour ça... De quoi ravir les dirigeants qui s'exaspèrent de leur infantilisation ( elle leur dit sans ambages leurs quatre vérités ) pourtant justifiée de la part de celle qui avec sa " Skolstrejk för klimatet" amena des milliers de jeunes gens à sécher le vendredi pour manifester leur mécontentement face à l'inertie sinon à la frilosité de décisions bien insuffisantes compte tenue de l'urgence que l'on sait à changer nos modes d'existence.

Pour le philosophe- et polémiste- Michel Onfray, il s'agit d'une  génération de moutons qui offrent en sacrifice expiatoire la culture qu'elle n'a pas... A l'époque, on lisait Verlaine, Rimbaud quand on n'avait pas dix sept ans, aujourd'hui les rapports du Giec ( groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat ) s'émeut t-il... Quel message veut nous faire passer cet hédoniste auto proclamé ? Que s'abreuver des plaisirs immatériels de la culture est un préalable indispensable  pour pouvoir éventuellement, par la suite, formuler une opinion concernant  la planète…? - laquelle, rappelons-le,  n'appartient pas qu'aux seuls adultes qui l'esquintent !!! - Que lui, à cet âge là,  se laissait pénétrer de la science enchantée de Nietzche et que c'est aujourd'hui la raison pour laquelle il se permet de parler à tord et à travers. Certes à 60 ans passés,  on n'est plus un enfant,  mais ses attaques ad hominem envers une "innocente" révoltée à juste titre, sont d'une puérilité désolante, et très méchante. Un cyborg, un cyborg, un cyborg, martèle t- t-il pour la désigner. Le robot pour le coup - la colère insensée du penseur fatigué semble l'avoir  fait "buguer" - c'est lui !!!

Un cyborg au visage tendu par les épingles du néant : pour quelqu'un qui se dit versé dans la poésie on se serait attendu à mieux… ! Allez Michel, quoi, fait nous rêver, enivre tes lecteurs ! :  une voix près-pubère,  blanche comme la mort. Enfin Michounet  , qu'est  ce qu'elle t'a fait cette petite , elle t'a volé un concept ??! Ridicule , bête, juvénile . Indigne de toi diront tes indulgents admirateurs… Et encore, étrange quand même, cette conclusion qui commence par il n' y a rien à reprocher à une enfant... Mais qu'est ce que tu es en train de faire depuis le début…?! Copie hargneuse, illogique, superficielle, 3 sur 20 . Torchon qui aura néanmoins l'utilité de nous faire poser cette  question : pourquoi  pareil acharnement de la part de beaucoup de personnalités de la vie politique, médiatique, et intellectuelle, de notre pays et d'ailleurs ?  Oui, car Michel Onfray doit aimer caresser l'idée qu'il est unique... mais non. Son érudition et sa verve lui permettent seulement de défricher un peut plus en avant les terres infinies de la sottise. Les attaques aux ras des pâquerettes  pleuvent de toute part.

   Pourfendeur déclaré de la bien-pensance, l'ex président de l'association des amis du Palais Tokyo,  Bernard Chenebault,  a exprimé sur les réseaux sociaux son espérance " qu'un désaxé abatte ( en parlant de Greta Thunberg) ce visage haineux qui entraîne la haine en retours". Le goût de la provocation va t-il de pair avec la stupidité la plus abjecte?  Non. Minable. D'autres exemples abondent. Qui veulent dire quoi ? Et bien, que Greta Thunberg a raison d'être inquiète, parce que réagir de manière aussi violente et  irrationnelle masque quelque chose de grave : le dénie. Et le déni  : c'est refuser d'entendre parler de sa fin programmée . Et la mort ne se présente pas. Enfin , là , si, un peu...Et visiblement,  cela ne saurait suffire . Alors bravo les enfants, et si les adultes, honte à eux, ont le droit de fermer les yeux , vous avez celui  de dire ce que vous pensez, voyez, désirez ! 

JBS

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« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon