ANCIENS EDITOS

Découvrez les livres sur Poussan qui sont actuellement en vente

Découvrez les livres sur Poussan qui sont actuellement en vente au Point Info.

– Histoire de Poussan vendu au prix de 10 €
– Les Poilus de Poussan vendu au prix de 9 €
– Livre catalogue de l’exposition Maxime Lhermet vendu au prix de 15 €

Vous pouvez vous les procurer auprès du Point Info situé au 4, boulevard du Riverain aux horaires d’ouvertures : lundi 9h – 11h et vendredi 9h – 12 h
Tél : 04 99 02 01 50

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Estivales de Thau : rendez-vous jeudi à Mireval !

La 4ème édition des Estivales de Thau bat son plein les jeudis soirs d'été, organisée tour à tour dans les communes du territoire. Venez découvrir les vins et produits du terroir, dans une ambiance festive et apéritive, avec des amis ou en famille. 

Des stands de dégustations (vins, huîtres, moules, tielles, charcuterie, biscuits, chocolats, glaces…) prennent place à ciel ouvert pour le plaisir de tous. 5€ les trois dégustations du vin de votre choix ou 2€ la simple dégustation (les aliments solides sont à acheter directement sur les stands de producteurs).

Rendez-vous ce jeudi 19 juillet à Mireval, puis les 26 juillet à Sète, 2 août à Marseillan, 9 août à Loupian, 16 août à Montbazin et 23 août à Frontignan.laveAffiche A3 estivales (1)

 

Expo Tzartier

Le mardi 10 juillet à 18 heures 30 vernissage de l’exposition de Michèle-Françoise TARTIER

   

 Salle des Escaliers de la Macaronade, Quai du Général Durand à Sète, tous les jours

Exposition du 10 au 22 juillet, ouverte de 16h à 23h

Webinaire du CLEMI « Du papier à Snapchat : les nouveaux supports de l’information »

D'après https://www.clemi.fr/fr/newsletter/newsletter-clemi-info-juin-2018.html "Dans le cadre du projet de formation « Du papier à Snapchat : les nouveaux supports de l’information », Olivier Laffargue, journaliste au Monde, a répondu aux questions de Elsie Russier et Vincent Coquaz, formateurs au CLEMI."

Pour en savoir plus aller sur : https://www.clemi.fr/fr/newsletter/newsletter-clemi-info-juin-2018.html

Du centre-ville au cœur d’agglo

Georges Frêche, l’ancien président de l’agglo de Montpellier avait un gros ego et de gros défauts mais il était visionnaire. Force est de lui reconnaître d’avoir su développer Montpellier. C’est lui qui est à l’origine, entre autres, de la création d’un nouveau centre-ville en périphérie du Montpellier historique. Un quartier moderne qui abrite la nouvelle mairie de Montpellier et nombre de commerces, de services et d’activités de notre époque.

 Sète la ville principale de l’agglomération du bassin de Thau est excentrée par rapport à son territoire. Elle ne dispose que de très peu de réserves foncières et les problèmes insolubles de circulation qu’elle rencontre limitent son essor. Dans ce contexte le dépérissement du commerce de son centre-ville sous sa forme présente semble inéluctable. Au rythme actuel, Sète deviendra en 2050 une sorte de Pointe Courte de luxe habitée en majorité par des retraités aisés. L’essentiel de la population de l’agglo et son activité se seront déplacées vers le nord.

Pourquoi alors ne pas s’inspirer de nombres de villes italiennes qui ont totalement banni la voiture de leur centre-ville historique pour en faire des lieux d’un authentique art de vivre où la culture et le patrimoine nourrissent l’activité économique. Pourquoi ne pas s’inspirer aussi de notre voisine Montpelliéraine en créant un second cœur de ville ou plutôt un coeur d’agglo, celui de Sète Agglopôle Méditerranée, au centre de gravité du territoire de Thau, qui se trouve à quelques pas de l’hôtel d’agglomération sur la commune de Balaruc les bains ?

Jacques Carles


centre de gravité de Séte Agglopôle Méditerranée
(barycentre pondéré des populations des communes de Thau)

 

  • Latitude : N 43° 26’ 09’’
  • Longitude : E 3° 41’ 18’’

 

Il y a urgence à penser le temps long

La vie quotidienne demande de la rapidité. On va au fast-food en voiture. Notre pizza doit être livrée en moins de 30 minutes. On met un plat surgelé au four à micro-ondes pour pourvoir le consommer dans les 5 mn.

Amazon propose ses livraisons en 1 jour ouvré. La « Caisse éclair » de la banque permet aux clients de retirer de l'argent sans attendre aux guichets. On s’impatiente dès qu’un téléchargement d’une page internet dure plus de 2 secondes. Au travail, la recherche de la productivité est devenue une obsession. Le « juste à temps » s’est généralisé dans la logistique. Pour le responsable de projet, le respect des délais est un impératif de sa feuille de route. Dans tous les secteurs, comme sur un vélo, il nous faut pédaler vite pour éviter de tomber.


Pas de temps à perdre non plus dans la vie sentimentale : on drague en trois clics sur « meetic » ou sur « adopte-un-mec » et si ça ne marche pas on participe à un « speed dating ».

Notre société moderne aime la vitesse : tout ce qui va vite est bien. Le progrès technologique permet de passer de moins en moins de temps pour réaliser une tâche ou une activité donnée. Ce progrès devrait donc nous permettre de gagner du temps. Alors pourquoi avons-nous l’impression d’être débordés en permanence, d’être « surbookés » et de manquer de plus en plus de temps libre? Pourquoi en arrivons-nous à faire plusieurs choses à la fois : manger en regardant la télévision, téléphoner en conduisant, etc ?
La  raison en est que non seulement le progrès va vite mais qu’il multiplie aussi les tâches et les activités à faire. Il y a un siècle, un français écrivait en moyenne une lettre par mois et cela lui prenait une heure. Aujourd’hui il rédige un email en 5 minutes et un SMS en moins d’une minute mais dans le même temps ses contacts se sont multipliés ce qui fait qu’au total il consacre à présent plus de 10 heures par mois à sa messagerie électronique et à son téléphone portable.
Il y a un siècle, l’Européen mettait moins d’une demi-heure pour se rendre à pied à son travail, à l’usine ou aux champs, situé à environ 3 km de sa maison. Aujourd’hui il a une voiture capable de rouler à plus de 100 km/h mais, avec la circulation et les bouchons, il met plus d’une heure pour parcourir les 30 km qui sépare son domicile de son lieu de travail. La machine à laver nous a permis de gagner du temps pour laver le linge mais on le lave plus souvent. La société de consommation nous a comblé de biens matériels (télévision, ordinateur, jeux vidéo...) mais chacun d’eux sont autant de sollicitations chronophages. La technologie en tant que telle n’est donc pas la cause intrinsèque de notre manque de temps, c’est l’accélération du volume de progrès qui est à l’origine de cet effet pervers

Plus insidieux, l’accélération du rythme du changement social induit aussi une confusion entre la notion de vie réussie et celle de vie bien remplie.
L’objectif dans nos sociétés occidentales est de multiplier les expériences et de faire mille choses : du sport, de la musique voyager, aller au spectacle, changer de métier, changer de conjoint, etc. En allant plus vite on peut en théorie faire plus de choses dans une vie. La réalité est que le stress qui en découle tend à nous à nous gâcher la vie.

Dans le domaine politique, l’accélération des décisions peut être justifiée dans des situations d’urgence ou de crises profondes mais l’urgence permanente ou l’hyperactivité des responsables peut aussi avoir des effets pervers. L’obsession de la rapidité appauvrit la réflexion, elle induit une absence d’analyse approfondie des situations ou des problèmes. Les questions d’actualité constituent occupent trop souvent le devant de la scène. Faute d’avoir réfléchi avant d’agir, on se retrouve en permanence à devoir corriger des effets non anticipés. Le court terme prend tout le champ de la pensée politique alors que l’urgence est de traiter les problèmes de long terme comme le climat, l’eau, le nucléaire, etc. La vitesse en politique conduit enfin à réduire les phases de concertations et finalement à limiter le jeu démocratique.

Jacques Carles

De la laïcité aux valeurs de la république

Si l’origine de la laïcité remonte au siècle des lumières, époque où la France rayonnait non par ses armes mais par ses idées, ce n’est qu’en 1905 qu’elle devient force de loi avec la séparation de l’église et de l’état. Cette loi affirme que « la République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes ». L’état est neutre par rapport aux options spirituelles. Chacun est libre de suivre la religion qu’il veut ou libre de n’en suivre aucune. Par suite « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».

Avec l’émergence d’un nouveau cléricalisme, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour un retour à l’application rigoureuse de la loi. Elles dénoncent les compromis qui deviennent des compromissions et les élus, qui par clientélisme électoral, détournent l’argent public pour financer des communautés religieuses. L’impuissance de ces communautés à éradiquer un intégrisme sanglant, ravive par ailleurs une xénophobie tenace.

L’obscurantisme religieux avec ses fous de Dieu qui tuent au nom de leur religion n’est hélas pas nouveau. Les jihadistes n’ont rien inventé. Moïse demandait déjà aux juifs de massacrer les Cananéens et le Grand Inquisiteur catholique usait du bûcher pour raviver la foi. Le monothéisme n’est plus un progrès quand on voit l’interprétation faite par les fanatiques de la bible ou du Coran. Pour Breivik à Oslo comme pour l’illuminé de Trèbes « Dieu » n’est plus qu’un alibi pour assassiner à défaut de défendre et de dominer.
Face à ces dangers, les médias se focalisent sur l’accessoire comme le port du voile ou du foulard.
Les jeunes femmes voilées et ceux qui voient en lui une provocation, seraient bien étonnés d’apprendre que le voile pour la femme n’est pas une invention de l’islam mais qu’il a d’abord été un signe de piété chrétienne !

Dans sa lettre aux Corinthiens Paul, le premier, lie le voile des femmes à leur relation à Dieu. Les pères de l’Église, à sa suite, ont imposé aux chrétiennes de se couvrir la tête alors que le port du voile des femmes n’était jusque là qu’une coutume païenne localisée dans les villes du pourtour de la Méditerranée. Encore au siècle dernier, en Europe du Sud et en Orient chrétien, les femmes portaient souvent un voile ou un foulard sur la tête. Si le Coran ordonne aux femmes de se couvrir pour que les hommes les respectent c’est donc moins un signe de soumission à la puissance divine qu’un usage social. Ce simple exemple montre combien nous aurions intérêt à comprendre ensemble nos héritages culturels plutôt que d’en faire des points d’affrontement qui n’ont aucun sens. C’est sur les terrains économiques et sociaux qu’il faut travailler, non sur les détails vestimentaires.
Autre exemple : la caricature. On peut comprendre qu’une caricature de Mahomet puisse choquer mais en pays laïc, le musulman doit s’y habituer comme l’ont fait les chrétiens et les juifs. Sinon pourquoi les bonapartistes corses ne demanderaient-ils pas l’interdiction d’insulter Napoléon ?

Pour avoir raison du fanatisme et de l’obscurantisme, notre pays ne doit plus douter de lui-même. Il doit redonner du sens à ses valeurs : les droits de l’homme, l’égalité devant la loi, l’égalité des chances, la liberté de croire ou de ne pas croire, la solidarité et la fraternité.
Comme le remarque Abdennour Bidar, normalien et agrégé de philosophie, né à Clermond-Ferrand , à propos de la morale laïque réintroduite dans l’enseignement, « si l'école fait une morale qui ne parle pas de fraternité alors que les religions parlent essentiellement de celle-ci, le risque est de voir se répandre dans l'opinion l'idée de deux morales concurrentes : celle de l'école et celle des familles."

Bretons Alsaciens, Basques Catalans Picards avaient peu en commun, pas même la langue. Ils ont construit une nation avec les Polonais, les Italiens, les Arméniens, les Espagnols, les Hongrois, les Africains et tous les autres qui nous ont rejoint ensuite. De l’écrivain Alexandre Dumas d’origine afro-antillaise au prix Nobel Marie Curie venue de Pologne en passant par l’ancien président Nicolas Sarkozy fils d’émigré hongrois, les exemples ne manquent pour illustrer le creuset français

Pour retrouver un avenir, la France doit être fière de son histoire. Elle doit enseigner de nouveau la laïcité et les valeurs de la république à ses enfants de toutes origines, qu’ils soient chrétiens, musulmans, juifs, agnostiques ou athées.

Jacques Carles

Un escalier se balaye en commençant par le haut

Le gouvernement annonce un plan de départ volontaire de 120.000 fonctionnaires. Beaucoup vont applaudir car l’opinion, façonnée par les discours des médias dominants, a trouvé son bouc émissaire : la fonction publique. Trop nombreux et pas assez efficaces, les fonctionnaires coûtent trop chers.

Ce pilonnage anti-fonctionnaire résulte cependant plus d’une posture idéologique que d’une analyse objective de la situation. Dans bien des cas ce n’est pas de trop de fonctionnaires dont nous souffrons mais au contraire de pas assez ! L’hôpital avec son manque chronique de personnel soignant, les quartiers sensibles désertés par la police ou encore l’insuffisant accompagnement d’une jeunesse à la dérive sont là pour nous le rappeler.

La privatisation, autre obsession de la pensée libérale, a aussi ses effets pervers. L’eau du privé coûte-t-elle moins cher que l’eau des régies municipales ? La poste ou la SNCF fonctionnent elles mieux depuis que le privé a repris des pans entiers de leurs activités ?

Le privé est-il le bien parfait ? Le public est-il le mal absolu ? Sont-ils même si différents ?
Il y a autant de petits barons exécrables préoccupés de leur propre ego ou de leur carrière dans le privé que dans la fonction publique. Il y a autant de petites mains payées chichement qui font tourner la boutique avec abnégation dans les deux secteurs. Qu’est ce qui distingue la standardiste du privé qui doit faire face à un client grincheux d’une standardiste du public qui doit expliquer à un "usager" pourquoi sa demande n’a pas été acceptée ?

Comme partout, il y a des tire-au-flanc dans la fonction publique mais il y a aussi des personnes impliquées qui font marcher un système qui marche souvent sur la tête. Tout comme le privé, le public recourt aux contrats précaires et prend des libertés avec le droit du travail pour pallier les effets pervers d’une gestion centralisée. Il y a des services défaillants dans le public comme il y a des entreprises en faillite dans le privé. Opposer public et privé ne fait qu’entraîner un nivellement par le bas des conditions de travail et des salaires.

La mode est à la réduction du nombre de fonctionnaires mais paradoxalement, dans le même temps, en France et en Europe, on n’a jamais autant généré de lois, de règlements et de directives qui aboutissent à une augmentation de la bureaucratie rendant plus difficile la tâche des services publics dont on réduit les moyens.

Les pays scandinaves, dont la proportion d’emploi public est plus élevée qu’en France (30% en Suède contre 20% en France) sont ceux qui s’en sortent le mieux. Leur qualité de vie reste un exemple et ils ont su préserver une croissance supérieure à la nôtre.
La Grèce moribonde, avant même son "sauvetage" par l’Europe et le FMI, affichait un taux d’emploi public de 6%, un taux parmi les plus faibles du monde occidental. Un faible taux d’emploi public n’est donc pas synonyme de vertu.

Le déficit public de la France n’est pas dû aux fonctionnaires, il est d’abord le fait d’une mauvaise gestion. Air Sarko One, l’avion de luxe du Président Sarkozy était-il un investissement opportun ? La construction d’un hôtel de région pharaonique à Montpellier par Georges Frêche était-il judicieux ? Le même Georges Frêche qui à peine en fonction faisait refaire son cabinet de toilette et commandait l’achat d’un porte-balayette à 396 euros signé Philippe Starck gérait-il bien l’argent public ?

Réduire le nombre de fonctionnaires sans revaloriser leurs missions et sans corriger les méthodes de gestion ne pourra qu’aggraver encore la situation du pays. La haute fonction publique et les élus doivent donner l’exemple. Dans ce domaine comme dans d’autres, un escalier se balaye en commençant par le haut.

Jacques Carles

Le sens de l’histoire

De nos jours rares sont les journaux ou les émissions de télé qui vont au fond des choses. La plupart délivrent de l’infospectacle ou nous abreuvent d’images négatives. Ils nous montrent un monde où tout est danger, un monde qui fait peur. Ils n’expliquent plus, ils mettent en scène des situations plus ou moins vraies à forte dose émotionnelle. L’analyse a laissé la place à l’instantané et à la recherche du sensationnel.

Plus grave encore l’internet avec ses réseaux sociaux et ses blogueurs diffuse maintenant des informations non vérifiées. Chaque jour un tsunami de rumeurs, de demi-vérité voire de purs mensonges inonde la toile.

Et pourtant l’internet n’est pas qu’un simple outil de propagande et de désinformation. En quelques années, il est devenu une formidable place publique qui permet aux citoyens de s’exprimer.
Malgré l’extrême difficulté de faire la part des choses dans les flux d’informations qui nous parviennent de cette agora, il est clair que nos concitoyens sont plein d'idées pour sortir d'une crise qui nous lamine depuis des décennies.

L’histoire est pleine d’exemples de crises qui débouchent sur des changements radicaux. Si Les citoyens ont encore du mal à clairement identifier ce qui se passe ils sentent bien que notre monde change. Ils peinent encore à donner un nom à leur désespérance mais ils perçoivent cependant qu’avec les nouvelles technologies l’air du temps est aussi aux idées neuves

Depuis toujours les nouvelles techniques et les nouvelles idées ont produit de grands changements dans nos sociétés ; une fois encore elles vont bousculer nos façons de vivre et de penser collectivement.

Avec une mise en commun toujours plus aisée des objets, même une notion aussi ancrée que propriété individuelle se relativise via le développement de la mutualisation des objets, la location, les achats groupés et autres coopératives citoyennes.
L’intelligence artificielle s’intègre aux voitures, aux maisons, aux hôpitaux. Dans l’entreprise ces machines qui prendront au moins en partie la place des cerveaux n’a pas fini de bousculer le marché de l’emploi. Souhaitons simplement que la dignité du travail puisse être prise en compte autant que le profit pour orienter l’économie

Ces évolutions encore difficile à énumérer et à expliciter clairement, ne tarderont pas à se préciser puis à s’imposer.
Suffiront-elles pour résoudre les grands problèmes planétaires de l’environnement et des tensions entre nations ?
En Europe, la France, à la suite de Jean Monnet, a su œuvrer pour que s’instaure une paix durable après deux mille ans de guerres incessantes qui ont ravagé notre continent.
Le peuple français saura-t-il de nouveau orienter l’histoire et faire en sorte que les rêves de liberté, de justice et d’humanité ne se terminent pas par la dictature et l’oppression ?

Jacques Carles

Un tourisme presque parfait/An almost perfect tourism business...

Un tourisme presque parfait...

Dans notre monde globalisé, plus d’un milliard de touristes devraient franchir une frontière en 2017. Ils n’étaient que 25 millions à le faire en 1950. Le tourisme représente aujourd’hui 9% de l’économie mondiale, soit un emploi sur onze.

La France reste la première destination mondiale depuis plus de 40 ans. Le tourisme est le premier poste de la balance des paiements de notre pays, il représente plus de 7% du PIB et emploie directement ou indirectement 2,2 millions de personnes. Près d’un emploi sur deux nouvellement créé l’est dans le secteur touristique.

Tout n’est pas rose pour autant. Si la France reste le pays le plus visité, elle est en perte de vitesse. Elle n’est plus qu’à la quatrième place dans le classement mondial en terme de revenus. Dans les 15 dernières années, le chiffre d’affaires du tourisme a cru de 68% en France quand il augmentait de 111% en Espagne et de 132% en Allemagne. Ainsi le nombre de touristes chinois venant en France augmente bien moins vite que chez nos voisins les plus proches. Un constat qui devrait nous inciter à réfléchir quand on sait que les chinois sont devenus les premiers touristes internationaux avec presque 200 milliards de dollars dépensés l’an dernier.

Les pays émergeant envoient de nouveaux touristes mais ils deviennent aussi des concurrents sérieux.

En Chine, Shanghai devient un haut lieu du tourisme culturel. Avec son marché de l’art, le deuxième du monde, il rayonne aujourd’hui au même titre que Paris, Londres ou New-York au siècle dernier.

Entre l’Asie et l’Europe, Abu Dhabi s’affirme comme une nouvelle destination de choix. Son quartier culturel, sur l’île de Saadiyat, acquiert une attractivité d’une ampleur sans précédent, avec le Musée national Zayed, un gigantesque centre d’art contemporain, le Guggenheim Abu Dhabi de FrankGehry et le Louvre Abu Dhabi de Jean Nouvel. Du ski dans le désert aux marinas futuristes en passant par les hôtels de prestige, l’émirat draine une clientèle planétaire haut de gamme. Et pour compléter le tout, l’université Paris Sorbonne Abu Dhabi et des dizaines de grandes écoles de rang international y attirent des étudiants étrangers par milliers.

En Occitanie, nos élus locaux les plus dynamiques ont senti la menace et ont compris que notre potentiel touristique, fut-il le plus exceptionnel, ne vaudrait pas grand chose sans une image positive et un environnement adapté : accessibilité aérienne, maritime et terrestre, sécurité, accueil professionnel en français et dans la langue de nos visiteurs ou au minimum en anglais, animations culturelles et de loisirs variées et de qualité.

Ces responsables d’avant-garde utilisent les outils de communication modernes, conscient que l’internet était devenu le premier pourvoyeur de ventes en ligne et que les nouvelles technologies, avec la réalité virtuelles et les spectacles qu’elles produisent devenaient à leur tour un produit touristique en tant que tel.

Pour rendre les flux moins saisonniers, ils jouent aussi intelligemment la carte dela diversification : tourisme culturel, tourisme d’activités physiques et sportives, tourisme de découverte et de nature, tourisme de bien-être et de santé, tourisme de jeux et de divertissement, tourisme œnogastronomique porteur de signes d’authenticité et de traditions, etc.

Les professionnels du secteur quant à eux ne sont pas en reste et font la preuve de leur capacité de générer de la créativité et de l’innovation, levier essentiel de toute économie, comme l’illustrent les huîtres Tarbouriech à Marseillan ou les Thermes à Balaruc-les-bains.

Notre territoire a donc des atouts indéniables, si les mesures annoncées fin juillet par le gouvernement pour renforcer l’attractivité touristique de notre pays sont réellement mise en œuvre : formation des personnels et revalorisation de leur travail, financement des équipements adaptés aux rythmes saisonniers, environnement fiscal qui ne soit pas un handicap par rapport à la concurrence internationale, etc.

Encore faut-il que nos concitoyens servent notre image collective par leur comportement au quotidien, qu’ils respectent notre nature, qu’ils évitent de jeter n’importe où leurs détritus, qu’ils soient courtois et polis, bref qu’ils aient un sens civique et qu’ils donnent l’exemple .

Enfin, il importe d’être conscient que notre territoire singulier vit à présent dans un monde pluriel et que notre culture ne prendra toute sa valeur qu’en reconnaissant et en respectant celles des autres. La diversité des hommes et de leur histoire, loin de nous faire perdre notre moi, doit alors nous donner l’envie de participer à l’aventure humaine dans son ensemble en partageant ici, chez nous, cet art de vivre dont nous sommes si fiers à juste titre.

Jacques Carles / Florence de Martino

 

An almost perfect tourism business...

In our globalized world, over a billion of tourists should cross a border by 2017. They only were 25 millions to do so in 1950. Tourism today represents 9% of worldwide economy, which means one job out of eleven.

France remains the first destination since over 40 years. Tourism represents over 7% of our economy and employs directly or indirectly 2,2 million people. 1 job out of two is created within the touristic industry.

Not everything is ideal however. If France is the most visited country, it's losing it... It's the 4th country in terms of revenus generated by tourism. Within the 15 past years, Tourism turnover has increased in France by 68%, whereas Spain's increased by 111% and 132% in Germany. As an example, chinese tourists go more to our neighbours than in France. This fact only should make us think it over when you think that chinese are the first international clients in terms of spending with almost 200 billions of dollars spent last year.

Emerging countries send new tourists but they also become serious competitors.

In China, Shangai becomes a highly touristic place in terms of cultural places to visit . With its art market, second worldwide, it's as high as Paris, New York, or London.

Between Asia and Europe, Abu Dhabi also imposes itself as a destination. Its cultural quarter, on the island of Saadiyat, attracts enormously with its national Zayed museum, a giantic contemporay art museum, Frank Gehry's Guggenheim Abu Dhabi and the Jean Nouvel's Abu Dhabi Louvre. From skiing in the desert to futuristic marinas through prestigious hotels, emirats have been able to attract a highly prestigious clientele. And to complete the picture, Abu Dhabi's Paris Sorbonne and dozens of highly prestigious schools have been able to attract foreign students by thousands.

In Occitania, our most dynamic local elected politicians have felt the threat and understood that our tourism potential would be nothing without a positive image nor an adapted environment : access through airlines, roads and boats, security, professional welcome in french and in our visitors' language, or at least in english, cultural and leasure activities, varied and of quality.

Those avant guard responsible people use modern communication tools, understanding that internet was the first online seller and that new technologies, with virtual reality and produced shows, became a touristic product on its own.

In order to get people all over the seasons, they also smartly play diversification cards : cultural tourism, sports activities, discovery and nature activities, health and weel being tourism, wine tourism...

Other professionals also work out their imagination by producing creative and innovative « products » such as Tarbouriech oysters in Marseillan and Balaruc-les-bains thermal baths.

Our territory therefore has obvious assets, if the political decisions announced late july by the government in order to reinforce touristic activity in our country are really voted : that is training, financing of equipments adapted to seasonnal rythmns, fiscal environment not to be a handicap compared to international competition and so on.

And if possible, it'd be nice if our french citizens served this collective image, by acting on a daily basis, respecting nature, stopping throwing anything there and anywhere, for them also to be polite and curtous. In other terms, for them to start giving example and change.

As a conclusion, it's important that we recognize living in a plural world and that our culture will only be of value if we recognize and respect that of others. Men diversity and their history, far from frightening us, should inspire us to share this human adventure as a whole by sharing, here, in our Occitanie, this « art de vivre » that we are proud of. And we should be.

Jacques Carles / Florence de Martino

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Morts d’été

Entre Béziers et Montpellier, il n’est pas de jour où on est à déplorer un accident grave en période d’été. Alors que les accidents de sortie de boite ont presque disparu grâce à l’action de la prévention routière et à la collaboration des patrons de discothèques, on déplore quotidiennement des chocs entre voitures. L’alcool n’est plus en cause mais on constate chaque fois un manque de vigilance des conducteurs. L’insouciance des vacances a de bien terribles conséquences.
Autre fléau d’été : les noyades. Dans notre région, on en comptabilise une dizaine  depuis le début de l’été. Cela malgré la présence des secouristes et autres garde-plages nombreux sur notre littoral, de Palavas à Valras. Souvent, ce sont des hommes âgés qui en sont les victimes car ils préjugent de leurs forces et ne comprennent pas que le poids des ans ne leur permet plus les performances de leur jeunesse.
Alors, comment mettre un terme à ces tragiques bilans ? Répéter sans cesse les conseils de prudence afin que l’été ne soit plus meurtrier.

Bernard Barraillé

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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