ANCIENS EDITOS

Montpellier : portes ouvertes dans les Universités

Comme chaque année au printemps, les Universités de Montpellier ouvrent grand leurs portes pour informer sur les filières, les métiers de l'éducation, sur la vie dans les campus, des rencontres avec les enseignants, des permanences d'information concernant les Masters.


Samedi 16 février 2019 : Universités de Montpellier Ici

Mercredi 20 février 2019 : Université Paul-Valéry Montpellier 3 ... la suite sur Mtp-infos

2 labels pour l'Arago Volley

2 labels sont décernés par la Fédération Française de Volley à l'Arago, pour son engagement dans le Sport Santé et notamment au niveau du Fit et du Soft volley.
Ces récompenses saluent le travail de Dominique Hallart, Françoise Theule et de leurs équipes !

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Bravo à tous !!

"Anticasseurs": vers un large vote de l'Assemblée sur le texte LR

Dissidences dans la majorité

 AFP

Interdictions administratives de manifester, délit de dissimulation du visage: l'Assemblée doit adopter mardi, par un large vote, la proposition de loi LR controversée "anticasseurs", que la majorité a largement remaniée, sans convaincre tous les "marcheurs" dont certains vont s'abstenir.

Déjà approuvé par les sénateurs en octobre, le texte va faire l'objet en première lecture d'un vote solennel en fin d'après-midi au Palais Bourbon.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

LPO Villeveyrac : le refuge à chauves-souris

Deux nouveaux abris installés dans le Refuge à chauves-souris de la LPO Villeveyrac.


Avec 2 jeunes en 2017 et 6 en 2018, la LPO espère agrandir sa colonie de Pipistrelles pygmées en 2019.
Pour en savoir plus sur ces gîtes et les chiroptères, n'oubliez pas la conférence ce mardi soir à Balaruc les bains, la rencontre Refuges LPO samedi à Soubes ainsi que le dossier publié dans le "Refuge LPO Info n'40"
http://herault.lpo.fr/agenda

https://www.facebook.com/LPO34/videos/2247567225458443/?t=7

Huit morts dans l'incendie probablement criminel d'un immeuble à Paris

 BSPP - Brigade de sapeurs-pompiers de Paris/AFP / HO 
Pompier, De Sauvetage, Bébé, Tenue, Dur

Huit personnes sont mortes et une autre a été grièvement blessée dans le violent incendie dans la nuit de lundi à mardi d'un immeuble à Paris qui serait d'origine criminelle, selon les premiers éléments d'enquête.

Arrivé sur place au petit matin, moins de deux heures après la fin de l'intervention des pompiers, le procureur de la République de Paris Rémy Heitz a annoncé sur place qu'une habitante de l'immeuble avait été interpellée et placée en garde à vue.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Le 4 février ce sera la Journée Mondiale contre le cancer

Journée Mondiale contre le cancer

Le cancer constitue encore aujourd'hui la première cause de mortalité dans le monde, bien avant les guerres et autres catastrophes naturelles. Il fait beaucoup moins parler de lui, mais il tue. Pourtant, il se soigne et l'intérêt de cette journée est aussi de faire prendre conscience de l'utilité d'un dépistage précoce permettant d'arriver à une guérison.

L'OMS estime que le cancer aura fait 84 millions de morts entre 2005 et 2015 si aucune mesure n’est prise. C'est pour cette raison que des moyens importants sont mis en oeuvre dans le but de faire reculer le poids de cette maladie partout dans le monde.

Une initiative intéressante a été prise par l'ARC récemment, à savoir la création d'un site internet entièrement dédié au cancer et permettant aux internautes de trouver des réponses à leur questions : www.arc-cancer.net

Les différentes régions du globe ne sont pas à égalité devant le cancer et si l'hémisphère nord bénéficie de moyens importants dans la détection et le traitement des cancers, les pays du sud, comme à l'accoutumé ne bénéficient pas de telles attentions. Un dossier très documenté est disponible dans le site Notre Planète Info (lien ci-dessous).

Un site à visiter : www.notre-planete.info

Viande polonaise frauduleuse: la FNSEA "révoltée"

La FNSEA, première organisation du monde agricole français, s'est dite "révoltée" samedi par la découverte à travers l'Europe de viande provenant d'un abattage illégal en Pologne, évoquant une fraude "terrible" et renvoyant le consommateur à sa responsabilité de manger des produits français.

"Il y a une fraude commerciale terrible", a déclaré sur la radio Europe 1 Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), se disant "révoltée de voir que des circuits commerciaux comme ça existent encore".

Aller plus loin sur : https://www.afp.com/fr/infos/334/viande-polonaise-frauduleuse-la-fnsea-revoltee-par-une-fraude-terrible-doc-1cy2vu1

Relisons Zola

Brigitte Sené nous fais parvenir ce texte d Zola qui incite à la réflexion:

"Jeunesse, jeunesse ! Souviens-toi des souffrances que tes pères ont endurées, des terribles batailles où ils ont dû vaincre, pour conquérir la liberté dont tu jouis à cette heure. Si tu te sens indépendante, si tu peux aller et venir à ton gré, dire dans la presse ce que tu penses, avoir une opinion et l’exprimer publiquement, c’est que tes pères ont donné de leur intelligence et de leur sang. Tu n’es pas née sous la tyrannie, tu ignores ce que c’est que de se réveiller chaque matin avec la botte d’un maître sur la poitrine, tu ne t’es pas battue pour échapper au sabre du dictateur, aux poids faux du mauvais juge. Remercie tes pères, et ne commets pas le crime d’acclamer le mensonge, de faire campagne avec la force brutale, l’intolérance des fanatiques et la voracité des ambitieux. La dictature est au bout." - Emile Zola, Lettre à la jeunesse ,1897

L’avenir des gilets jaunes

La jeunesse reste le vrai moteur du progrès économique et social. Fonder une famille et avoir des enfants constituent pour tous les humains une puissante incitation au travail et à l’investissement. Une natalité qui chute est donc rarement un signe positif pour une nation.

Depuis 2010, la France, a vu son taux de natalité repartir à la baisse. Pire, depuis 2015, le phénomène s’accélère et l’arrivée d’un jeune président en 2017, ne semble pas avoir suffi à inverser la tendance. Selon les derniers chiffres de l’INSEE, le déficit des naissances par rapport aux décès n’a même jamais atteint un tel record depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Cette démographie en berne traduit une perte de confiance non seulement dans l’avenir mais aussi dans les responsables politiques. Les parents sont d’autant plus enclins à mettre des enfants au monde qu’ils ont le sentiment de vivre dans un pays où les dirigeants accordent la priorité au bien commun et prennent les mesures qui garantissent le bien-être de leurs descendants. Dans le contexte actuel où le renouvellement des générations n’est plus assuré, la France, sent confusément qu’elle est un pays en perdition et elle doute de ses élites politiques.

Dans le passé les périodes troubles ont souvent été associées à des crises de la natalité. La Révolution de 1789 a coïncidé avec une première phase de chute de la fécondité française. En Europe, la faible natalité caractérisait la période 1914-1945 qui connut la révolution russe, le nazisme, le fascisme, deux guerres mondiales et la guerre civile en Espagne. A l’inverse, les trente glorieuses qui ont suivi, de 1945 à 1975, ont correspondu au baby boom.

Parallèlement, les causes des révoltes sont toujours les mêmes : un État avec des caisses vides, un endettement abyssal, une fiscalité écrasante, des inégalités et une insécurité croissantes. Aujourd’hui les conditions sont donc remplies pour que le mouvement des gilets jaunes se transforme en révolution.

Au début de toute révolution, l’idéologie est absente. Les revendications sont concrètes : du travail et de quoi vivre décemment. Mais rapidement, livrés à eux-mêmes les révoltés s’engagent dans la surenchère, la violence et les excès. Faute de savoir se structurer ils sont récupérés par les absents de la première heure, ceux qui n’ont pas pris part aux évènements mais qui ont suivi une situation dont ils ont tout à gagner. Placés en embuscade, ils s’insèrent dans le mouvement au moment opportun pour en prendre le contrôle. Il en ressort généralement un pouvoir dictatorial qui se révèle très dommageable pour la nation.

La révolution française de 1789 après avoir aboli la Royauté a finalement accouché de l’Empire et de Napoléon 1er dont les guerres ont causé la mort de centaines de milliers de personnes. Le même Napoléon 1er qui a vendu en 1803 la Louisiane et un immense territoire américain pour financer ces guerres, faisant ainsi perdre au français toute chance de s’imposer comme première langue internationale.

La révolution russe de 1917 a rapidement été confisquée par Staline. Les immenses espoirs suscités par le communisme se sont alors évaporés pour laisser la place au goulag et à ses dizaines de millions de morts.

La révolution iranienne de 1979, partie sur des revendications sociales, fut initiée par une population dont la démographie évoluait à l’européenne (moins de 2 enfants/femme). L’ayatollah Khomeini, à l’abri en France, a su habilement profiter des troubles et revenir au pays pour instaurer le régime des mollahs.

Plus près de nous, les frères musulmans, ont su prendre en marche le train des printemps arabes. Ils sont parvenus à confisquer à leur profit le vent de la démocratie qui soufflait sur les terres de l’islam. En Tunisie, par exemple, la jeunesse, les femmes non voilées et les réseaux sociaux ont permis, dans l’allégresse, la destitution du tyran Ben Ali mais en peu de temps le parti islamiste Ennahdha a pris le contrôle de l’Etat et renvoyé le peuple à sa misère.

On pourrait ainsi multiplier les exemples de mouvements de sans-culottes ou de sans grades qui se sont fait voler leur révolution.

Si les gilets jaunes ne parviennent pas à s’organiser et mettre de l’ordre dans leurs contradictions, ils courent à l’échec. La défense des intérêts individuels les plus divers avant celle des intérêts collectifs, l’absence de prise en compte des réalités politiques, économiques et internationales ne peut conduire qu’au chaos, à la ruine et à la destruction de l’ordre social. Les conditions de leur récupération, par une force plus organisée qu'eux, seront alors réunies. Au lieu des lendemains qui chantent attendons-nous dans ce cas à voir l’arrivée d’un despote au pouvoir. Et rien ne garantit que ce soit un despote éclairé. A l’inverse s’ils parviennent à structurer leur démarche, leur soulèvement peut déboucher sur une vraie avancée innovante et démocratique.

Rhadamanthe

Des gilets jaunes aux gilets verts ?

On ne peut pas critiquer un gouvernement qui cherche à équilibrer les comptes publics pour éviter à la Nation de vivre à crédit. On ne peut pas non plus lui reprocher de veiller à la santé publique en s’attaquant au diesel dont la nocivité est prouvée. On peut également comprendre que la lutte contre le réchauffement climatique conduise à décourager l’usage de la voiture émettrice de gaz à effet de serre. Ce que d’aucun mettent en doute, c’est la sincérité du raisonnement car d’autres taxes sont en préparation : sur les achats par internet, sur l’élargissement de la redevance TV à tous les écrans, etc..
Bien sûr des raisons plausibles seront mises en avant par le gouvernement pour expliquer ces nouvelles mesures. De leur coté, les opposants en profiteront pour récupérer la colère populaire avec des discours forgés de demi-vérités et d’engagements sans lendemain. Mains sur le cœur, les politiques de droite et de gauche feront les habituelles promesses dont le sens est invariablement au service d’une stratégie électorale trop souvent cynique.

Au 19ème siècle François Guizot, président du conseil des ministres sous le roi Louis-Philippe, expliquait pourquoi il valait mieux taxer les gens modestes plutôt que les ultra-riches : les pauvres, disait-il, ne peuvent pas grand chose… mais ils sont si nombreux ! Ce constat est toujours d’actualité au 21ème siècle. Pour renflouer les caisses de l’état, Il est plus facile de taxer les plus faibles, par exemple les retraités et les automobilistes, que de faire des économies ou de prendre le risque de faire payer ceux qui utilisent leur mobilité internationale (ou celle de leurs capitaux) pour échapper à l’impôt.

Plutôt que de taxer toujours plus les honnêtes citoyens, ne conviendrait-il pas de faire d’abord payer ceux qui fraudent et ceux qui commettent des incivilités ?
La lutte contre la fraude concerne le gouvernement mais le combat contre les incivilités se joue au niveau local. Ces dernières, dommageables pour la communauté sont légions : dépôts sauvages d'encombrants, déjections canines, dépôts de gravas, jet de nourriture aux animaux sur la voie publique, sacs d'ordures laissés par terre, affichage sauvage, stationnement en double file, bouteilles en plastique et canettes de bières jetées sur la voie publique, tags, crachats, bruits intempestifs, etc.

Il est étonnant de voir autant de compréhension ou de laxisme envers les auteurs de ces incivilités. La réglementation existe mais elle n’est guère mise en œuvre et, quand elle l’est, les amendes ne sont que de quelques dizaines d’euros.
On nous objectera que les incivilités sont révélatrices de la détérioration du lien social et que les citoyens combattent d'autant mieux les incivilités qu'ils se sentent des partenaires actifs de leur environnement, de la vie de leur quartier, de l'atmosphère, des moyens de transport, etc. C’est vrai mais reconnaissons aussi que les municipalités d’Agde, de Frontignan, de Montpellier, de Pézenas, de Sète et de bien d’autres villes de l’Hérault ne cessent de mettre des moyens humains sous forme, entre autres, de brigade de propreté ou d’environnement pour traquer ces incivilités et faire de la pédagogie. Force est donc de constater que les résultats ne sont pas probants et que les discours moralisateurs n'ont pas les effets escomptés : il est toujours difficile de faire boire un âne qui n’a pas soif.

Alors soyons réalistes et pragmatiques. Regardons du côté de ceux qui ont rendu leurs villes propres et quasiment éradiqué les incivilités. A Singapour, traverser hors des passages piétons est passible d’une amende tout comme jeter par terre un détritus (mégot, papier, canette…), cracher, uriner ou encore « oublier » les crottes du chien peut coûter 670 euros pour une première infraction et jusqu’à 3350 euros en cas de récidive. En Amérique du nord, de nombreux états américains ou provinces canadiennes appliquent des tarifs encore plus dissuasifs : jusqu’à 5000 dollars sans compter, en prime, la suspension de permis de conduire pour ceux qui abandonne une canette de bière ou une bouteille plastique sur le bas coté de la route. C’est peut-être sévère mais ça marche.

Alors, après les gilets jaunes, peut-être devrons-nous porter des gilets verts pour exiger des pouvoirs publics qu’ils mènent une politique environnementale vigoureuse mais juste. Une politique qui ne s’attaque plus en priorité aux honnêtes gens mais aux fraudeurs et à ceux dont les incivilités sont nuisibles à l’environnement et à la vie en société.

Jacques Carles