Démocratie et proximité

L’Assemblée nationale est issue du suffrage universel. Démocratiquement élue, elle est légitime pour faire nos lois.

Elle ne représente pas pour autant la majorité des français loin s’en faut. La plupart des députés, y compris ceux du pays de Thau, ont été élus avec environ un quart des voix des inscrits. En d’autres termes, les trois quarts des français en âge de voter n’ont pas choisi ceux qui les représentent.

Au Sénat, la situation peut parfois être encore plus caricaturale. Robert Navarro a ainsi été élu sénateur de l’Hérault avec 11% des suffrages des grands électeurs eux-mêmes élus avec environ un tiers des voix des citoyens inscrits. Cela signifie qu’il est possible de devenir sénateur avec le soutien de moins de 5 français sur 100.

Dans ces conditions, il n’est donc pas étonnant que les français rejettent leur classe politique. Elle n’a été choisie que par une minorité d’entre eux. C’est le paradoxe de notre système représentatif, il n’est démocratique qu’en apparence.
Il est également confortable pour les français. Une fois les élections passées, tout est de la faute des élus qui pendant cinq ans prennent les décisions à leur place. Les français n’y sont pour rien !
Si on ajoute à cela le comportement douteux de quelques élus et les privilèges exorbitants de certains, l’impopularité des gouvernants devient permanente. Le peuple est tenté d’essayer les extrêmes malgré le danger potentiel des solutions simplistes qu’elles proposent.

Dans ce climat de révolution qui gronde, les expériences de démocratie de proximité avec les comités ou les conseils de quartiers tentées ici, en pays de Thau, par nos maires les plus avant-gardistes sont à encourager. Ce sont d’ailleurs souvent ces mêmes maires qui ont été les mieux élus. Ce n’est sans doute pas un hasard.

La compétence est au pied des machines me disait un grand capitaine d’industrie. En d’autres termes ceux qui vivent le concret au quotidien ont de bonnes idées. Donner aux habitants l’initiative des propositions, les informer, les impliquer dans les décisions qui les concernent ne peut que permettre d’améliorer la vie de tous. Rendre localement la parole aux citoyens est une première étape pour les délivrer du pouvoir oligarchique de notre actuelle république.

Par ailleurs, lors du conseil communautaire de Thau, nos élus de terrain ont voté vendredi dernier l’essentiel des résolutions à l’unanimité (droite, gauche, FN) en séance ouverte au public au centre Leo Malet de Mireval. Ils ont su oeuvrer dans le même sens et mettre l’intérêt commun au-dessus des querelles partisanes.
Participation, transparence et refus du sectarisme s’installeraient-ils autour de notre étang ?

Jacques Carles

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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