Solidarité

A l’issue de la guerre, la politique de solidarité initiée par la Résistance avait une vision universelle de la protection collective. La santé et la retraite étaient au cœur du dispositif.

Avec la crise, cette politique a évolué pour prendre en compte le risque du chômage. Louable intention mais le résultat obtenu est à l’inverse de la solidarité : un coupure entre la France des "exclus" et la France de ceux qui sont encore épargnés par la guerre économique.

La lutte contre l’exclusion se retourne alors contre ceux qu’elle devait aider. Les "assistés" sont enfermés dans une logique de dépendance qui les éloigne du marché du travail et les maintient en définitive dans la précarité. Pire, l’échec de cette politique qui mobilise de gros moyens conduit à la décomposition des autres protections sociales de l’ensemble de la population.
Enfin même la légitime lutte contre la fraude et les abus finit par stigmatiser les plus vulnérables et détruit encore un peu plus le lien social. On oublie que la seule politique réaliste de lutte contre la précarité est s’attaquer aux racines du mal : les inégalités ou tout au moins le manque d’équité, comme nous le démontrent les pays scandinaves avec leur niveau de vie élevé et leur faible taux de chômage.
La solidarité n’est pas une fin en soi. Elle est un moyen pour parvenir à l’objectif de toute démocratie : l’absence de citoyen de seconde zone et un meilleur avenir pour tous. Elle ne se réduit pas aux seules considérations économiques ou à une simple redistribution fiscale dont les effets pervers sont connus.

Au plan local, le département joue un rôle essentiel en matière de solidarité dans des domaines nombreux et variés. C’est lui qui joue le premier rôle pour l’aide aux personnes handicapées ou aux personnes âgées. C’est lui qui organise les secours et les pompiers. C’est encore lui qui gère les maisons d’enfants comme le foyer des pupilles de Sète. C’est cette solidarité concrète qui fait qu’on ne voit pas d’enfants de chez nous mendier ou faire les poubelles.
C’est pourquoi les élections départementales de 2015 sont beaucoup plus importantes qu’il n’y parait.
Certes les citoyens n’ont plus confiance dans les politiques et dans l’action publique. Certes la rupture est telle entre les citoyens et ses élus que l’évolution de notre système démocratique est inéluctable. Mais c’est justement une raison de plus pour s’intéresser à ces élections dont le mode de scrutin profondément revu peut permettre de dépasser le discours incantatoire habituel.

D’une part la règle de parité hommes-femmes exigées pour cette élection va se traduire mathématiquement par le quintuplement du nombre de femmes dans l’assemblée départementales (et autant moins d’hommes puisque le nombre de canton sera divisé par deux et que le nombre global d’élus sera quasiment inchangé). Or les femmes abordent souvent différemment les problèmes.

Ce changement déjà considérable ne sera pas le seul, le découpage des nouveaux cantons basé sur la démographie et non plus sur la seule géographie diminuera le poids des cantons ruraux peu peuplés de l’arrière pays héraultais. Pour la première fois, 200 ans après sa création, l’assemblée départementale qui sortira des urnes sera représentative de sa population.
Cette légitimité nouvelle de l’assemblée départementale ne doit pas être gaspillée. Elle ne doit pas être un tremplin pour les aventuriers ni un relais au service des politiciens qui peuplent les officines parisiennes de tous bords. Elle doit servir, ici, les intérêts concrets de la population. Etre solidaire ne consiste pas uniquement à payer ses impôts et à laisser les pouvoirs publics les redistribuer selon ses propres règles. Etre solidaire c’est aussi peser collectivement sur les décisions qui nous concernent.

Solidarité et démocratie ne font qu’un. En 1980 les ouvriers polonais de Gdansk l’avaient bien compris quand ils baptisèrent leur mouvement Solidarność.

Jacques Carles

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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