Développer le port de Frontignan-Sète pour ne pas rester en rade

Entre Allemagne et Espagne, entre Angleterre et Italie, la France était au cœur de l’Europe avant son élargissement aux pays de l’est. Depuis, elle a perdu sa position centrale. L’Allemagne a pris sa place. Avec l’arrivée des pays de l’ex bloc soviétique, elle a en outre bénéficié d’un réservoir de main d’œuvre à bas coût et d’un marché pour ses produits manufacturés. Ce double atout compétitif lui a permis de se créer un excédent commercial, au détriment de ses voisins du sud.
Entrainée par l'Allemagne, avec un euro qui ressemble de plus en plus au mark, l’Europe devient la plaque tournante des échanges mondiaux.
Dans ce contexte, la France, pour ne pas devenir une simple province de la Germanie, ne peut plus négliger un atout stratégique majeur: ses façades maritimes, atlantique à l’ouest, méditerranéenne au sud, et sur tous les océans du globe avec les départements et territoires d’outre-mer.

La France possède en effet le deuxième espace maritime du monde, avec 18 000 kilomètres de côtes. Elle, devrait être une puissance maritime de premier plan. Il y a 50 ans, elle était encore la 4ème puissance maritime mondiale, elle est aujourd'hui reléguée à la 30ème position. La moitié des marchandises qui arrivent en France continentale par la mer sont débarquées dans un port étranger. Les ports français continuent de s’affaiblir alors que le transport maritime concerne 90% du commerce extérieur mondial.

Vu d’Asie ou d’Amérique, Barcelone, Gênes ou Marseille c’est la même chose : un point sur la côte sud de l’Europe. Alors pourquoi Sète ne deviendrait-il pas aussi un grand port au sud de l’Union ? D’autant qu’avec le nouveau canal de Suez la Méditerranée est elle-même une mer interocéanique (océan Atlantique-océan Indien) et que, pour le sud du Vieux Continent, le transport par cabotage est important.

Puisse la création du grand Languedoc renforcer la mobilisation déjà forte de la Région en ce sens. Toulouse et Midi-Pyrénées auront en effet avec Sète un accès à la mer et un port de commerce, atout essentiel dans les flux de mondialisation qui dessinent l'économie de demain. Pierre-Paul Riquet qui construisit le canal du Midi et relia Sète à Toulouse en était déjà convaincu.

Développer le port de Sète et sa zone portuaire à cheval sur les communes de Sète et de Frontignan permettrait la création de centaines d’emplois. Investir dans de coûteuses installations pour attirer les navires suppose malgré tout une réflexion préalable pour identifier la bonne stratégie et les cargaisons pertinentes. Le port de Sète est déjà en dynamique positive, suivons-le, il ne manque pas de compétences pour suggérer les bonnes pistes.

Déjà en 2005, Jean-Philippe Huchet rappelait que « c'est le navire qui va à la marchandise et non l'inverse". Les grandes heures du port de Sète furent celles où le vin ou les produits chimiques attiraient les bateaux. Les pinardiers sont passés de mode et les usines du littoral ont quasiment disparues. Heureusement au 21ème siècle, l’hinterland (l’arrière pays) ne s’arrête pas à Poussan. La vision de la desserte du port, la profondeur de son marché, devient continental. Le foreland (l’avant-pays) avec les lignes maritimes susceptibles de toucher le port s’appréhende au niveau mondial et mérite au moins autant d’attention que l’hinterland.

Mais restons lucides. Le transport maritime est aujourd’hui mondialisé, complètement ouvert à la concurrence, sans aucune protection ni restriction. Il n'existe aucune relation de nationalité entre aucun des intervenants, depuis le propriétaire du navire jusqu'à son équipage, et encore moins avec les propriétaires de la marchandise. La notion de pavillon est pervertie.

Dans cette jungle, développer le port de Frontignan-Sète ou tout autre port français implique une politique maritime forte au niveau national, c’est à dire une politique qui prenne en compte les ports mais également d’autres volets tout aussi importants, par exemple l'armement des navires (le transporteur, propriétaire ou affréteur) et la construction navale. Une politique portuaire ambitieuse ne peut se concevoir en restant fortement dépendant de puissances étrangères tant pour transporter les marchandises (ou les personnes) que pour construire les navires. Une telle politique ne se contente pas de mobiliser des fonds publics pour simplement compenser une compétitivité insuffisante des installations portuaires. Elle est exigeante pour servir au développement, à l’innovation et à la performance.

Au nord les pays scandinaves ont su développer leur efficacité économique, leurs flottes, leurs ports et l’emploi avec une politique maritime « intégrée « touchant à la fois l'économie, la recherche, le tourisme, l'environnement et les conditions de travail

Au sud, faire du port de Frontignan-Sète un grand port euro-méditerranéen en préservant l’environnement, celui du port comme celui du littoral est encore un challenge pour ne pas dire un pari. Ce pari ne pourra être gagné sans une réelle volonté au sommet de l’état et sans la poursuite de la forte  implication de nos élus régionaux, actuels et futurs.

Jacques Carles

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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