Séparer le bon grain de l'ivraie

A l’heure où nous nous apprêtons à désigner le futur petit roi ou petite reine du Grand Languedoc, cette nouvelle région plus vaste et plus peuplée que l’Irlande ou l’Autriche, il est instructif de relire "Le Prince", écrit par le florentin Machiavel en 1513. Il y décrivait l’intérêt pour un homme de pouvoir de s’affranchir de toute obligation de sincérité et de tout scrupule moral. Pour Machiavel, la mauvaise foi, la perfidie, la manipulation, la ruse ou la fourberie étaient bien plus efficaces en politique que la recherche du bien commun.

Cinq siècles plus tard, rien n’a vraiment changé.

Henri Guaino, la plume de Nicolas Sarkozy, déclarait ainsi sur France Inter "qu’au fond, la classe politique n'est pas organisée, n'est pas construite aujourd'hui pour porter des convictions ou pour porter des valeurs. Elle est organisée pour conquérir et pour gérer le pouvoir." Sur sa lancée, il dénonçait "l’opportunisme d’un système où l'on fait toujours passer sa carrière avant les convictions." Ce grand connaisseur des coulisses de droite de la politique hexagonale ne pouvait pas être plus franc.

Jérôme Cahuzac, l’ancien ministre socialiste mis en examen pour blanchiment d'argent provenant de fraude fiscale, avait lui choisi la gauche comme tremplin politique. Si l’on en croit le journal le Monde, cela ne l’a pas empêché, en 1992, de recourir, à Philippe Peninque, un proche de Marine Le Pen, pour ouvrir son compte à l’Union des Banques Suisses. Jérôme Cahuzac illustrait ce temps où les opportunistes carriéristes se tournaient vers le PS car ils y voyaient une belle perspective vers le pouvoir.

Aujourd’hui les opportunistes ont changé de cap et affluent en masse au FN mais leur logique reste la même. Toujours démagogues, ils n’hésitent pas à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Certains font même le grand écart comme ce candidat frontiste qui dénonce l’euro et l’Europe mais se garde bien de renoncer à ses émoluments de député européen.

Chaque fois, à gauche comme à droite, ce sont les vrais militants qui au final sont bernés et les citoyens qui sont floués par quelques ténors, cyniques et manipulateurs, qui sont la honte de la politique.

Alors méfions-nous des certitudes et des solutions simplistes affichées par ceux qui veulent le pouvoir. Méfions-nous des individus qui sont prêts à tout pour une place dans un hémicycle. Méfions-nous des discours. Ce n’est pas les promesses ni ce que dit un candidat qui est important mais c’est ce qu’il est, ce qu’il fait et plus encore ce qu’il a fait.

Les élections régionales nous concernent car il en va des problèmes concrets de tous les jours. Avec nos taxes et impôts c’est nous qui payons les élus et donc c’est à nous de bien choisir notre personnel politique et d’imposer nos vues. Le vrai patron est toujours celui qui paye.

Regardons donc bien le CV de chaque candidat. Qu’a-t-il réalisé concrètement à ce jour ? Est-il un apparatchik qui vit de la politique ? Est-il un opportuniste prêt à perdre son âme pour accéder au pouvoir et profiter des prébendes qui y sont attachées? Est-il un militant manipulé au service d’un état-major ? Est-il un maire ou un conseiller municipal de terrain qui œuvre sincèrement pour le bien de sa ville ? Est-il tout simplement un honnête homme avec des compétences prouvées pour traiter les vrais problèmes? Tous les candidats ne sont pas pourris et il est de notre intérêt d’élire ceux d’entre eux qui ont des valeurs que nous partageons.

Jacques Carles

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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