Recherche d’une église.

Jules Romain me pardonnerait d’avoir emprunté le titre d’un des tomes des Hommes de bonne volonté. Mais ces mots viennent à l’esprit face aux réactions de la société française aux drames que nous vivons depuis janvier 2015.

La vie continue

Il y a eu le 13 novembre et c’est Noël. Sète donne sa fête des lumières tout au long des rues et des quais. La fée électricité transfigure l’Esplanade. Et chacun marquera le 25 décembre. L’église Saint Louis sera peut-être pleine le 24 à minuit. Dans les foyers, il y aura des crèches ou des sapins, le réveillon et les cadeaux. Chrétienne ou païenne, c’est la fête. La vie continue. C’est l’occasion d’oublier le quotidien et une histoire trop tragique. La décolonisation est loin, même si les septuagénaires se souviennent de la guerre d’Algérie. Depuis l’effondrement de l’URSS et la fin de la guerre froide, ne devait-on pas accéder à une ère de paix et de prospérité  Fleurissaient les slogans commerciaux tels que "ce que vous voulez, quand vous voulez, où vous voulez". On devait profiter à pleins Caddies des « dividendes de la paix ». Internet était censé réaliser ce rêve et plus encore, après des nuits de navigation sur la Toile, satisfaire un "moi" aussi profond qu’inconnaissable. Pour beaucoup les temps sont durs, mais à part ce qui abîme l’individu, de quoi se soucie-t-on ? Selon son vécu, d’une reprise éventuelle de la croissance, d’un retour à la nature ou à un passé mythifié.

Le « grand renfermement »

On a beau tisonner les braises du Grand Siècle (le XVIIIème disait Michelet), aucune flamme ne brûle dans les esprits. Les "mille soleils" que Jaurès voulait allumer pour remplacer les lumières éteintes dans les cieux sont bien pâles. Aujourd’hui, ce qui se dit socialisme n’est plus qu’une aide à consommer. Elle s’est éteinte, la « grande lueur à l’Est ». En Russie, Poutine chausse les bottes des tsars. Lénine est bien oublié et on brade, chez les brocanteurs, les effigies de Marx. Alors, certains cherchent le salut dans le passé : l’Eglise d’avant Vatican II. D’autres dans le yoga, le bouddhisme, l’ésotérisme : comment "se réaliser, éveiller des forces cachées, insoupçonnées" (cf, le rayon spiritualité des librairies). Le "moi", aller au plus profond du "moi". Et si l’on ne sonde pas le tréfonds de sa psyché, il y a le web, les "visiteurs", les "amis" ou bien le repli sur la famille, le "pays", le terroir. Et une société fragmentée en autant d’atomes que  d’individus  est agressée au nom d’une vision totalisante du monde où l’individu n’est rien. Redoutable défi.

Après le 13 novembre, sur le parvis de l’Hôtel de ville, à Sète, certains sifflaient le Chant des partisans sans succès. On a déploré le sort des 130 victimes des attentats, on a chanté la Marseillaise. Mais chanter à pleine voix était mal perçu. Lever le poing de la colère aussi. Aujourd’hui face à la barbarie comme hier et depuis près de 40 ans, structure-t-on sa pensée, dirige-t-on son action ? Recherche d’une église, écrivait-on au début de l’autre siècle.

Hervé Le Blanche

Avec l'APAVH, le beau Domino, est à l'adoption

domino44

"Je m'appelle Domino, on m'a récupéré dans la rue. Depuis j'ai été castré et je suis aux petits soins dans ma famille d'accueil, j'ai une très belle frimousse avec un petit grain de beauté près du museau. Je suis certainement le plus gentil des minous, d'ailleurs ma douceur se lit dans mes beaux yeux clairs . J'ai environ 2 ans, je suis une vraie crème de chat et je cherche une famille pour la vie plutôt dans une maison avec un jardin, je suis très sociable et je m'entends avec d'autres chats sans problème.

Même si je suis un peu craintif, je n'ai aucune agressivité. Je suis gourmand, propre, je réponds à mon nom, je ronronne facilement et je dors avec ma famille d'accueil toutes les nuits pour son plus grand plaisir.Bref, je suis un bon gros patapouf plein d'amour.

Pour mon adoption, on vous demandera une participation pour mes frais d'identification et de stérilisation...

» Echos/associations