Vignes de Thau

Quand on évoque l’activité économique en Pays de Thau, on a tendance à citer d’abord le port sétois, la pêche et la conchyliculture. Or, la viticulture occupe la majeure partie du territoire et génère d’importantes retombées économiques. Et cela depuis fort longtemps.
Les plus célèbres : le muscat de Frontignan avec sa puissante Coopérative, celui de Mireval que vantait Rabelais et le fameux muscat sec de M. Pastourel, élaboré au Château de La Peyrade. Tout aussi célèbres, le Noilly de Marseillan et le Picpoul de Pinet.
Certes, beaucoup de vignes sont devenues des terrains à construire, surtout vers Poussan et Gigean. Mais les vignes en coteaux ont résisté aux appétits immobiliers. Et les viticulteurs ont dit définitivement adieu à la bibine et à la préférence à la quantité au détriment de la qualité.
Entre Mèze et Montagnac et entre Balaruc et l’abbaye de Valmagne à Villeveyrac, les nouveaux viticulteurs jouent à fond la carte de la qualité, produisant des vins de grande tenue qui séduisent de plus en plus les sommeliers et les experts. Ces domaines ont également appris à se faire connaître des amateurs de bons vins, organisant dans leurs châteaux des dégustations festives qui connaissent un grand succès. La viticulture de Thau est en plein essor et commence à rivaliser avec les plus grands crus français. Un bel exemple d’évolution vers le top niveau !

Bernard Barraillé