Chers maires

Un récent sondage nous a appris que de tous les élus les préférés des français étaient les maires, bien avant les députés et les sénateurs. Normal, les maires sont des élus de proximité dont l’action peut être jugée de près. Pourtant, il arrive qu’il y ait divorce et que le maire se mette à dos sa majorité et ses électeurs, souvent par despotisme ou par inflation des impôts locaux.
En Pays de Thau, les maires proches du terrain aiment leur commune, ils font corps avec elle et sont motivés avant tout par l’intérêt général d’où le soutien de leurs administrés.
Ainsi, on apprend que François Commeinhes abandonnera son siège de sénateur, si la loi anti-cumul l’y contraint, pour conserver son fauteuil municipal à Sète. De même Pierre Bouldoire préfère sa mairie de Frontignan et même s’il vise la présidence de la future agglo, il n’a pas l’ambition d’une carrière nationale. A Agde, Gilles d’Ettore paraît bien en place et, le moment venu, il devrait être réélu maire facilement. Il en est de même dans les autres communes de Marseillan à Gigean en passant par Mèze, Loupian, les Balaruc, Vic, etc…. Partout, les maires bénéficient du soutien de leurs administrés et semblent en place pour longtemps…
A moins que certains d’entre eux ne renoncent pour cause de fatigue due à l’âge, car pour une très modeste indemnité, ils doivent assurer un travail à temps plein, accepter les soucis inhérents à leur charge et assumer de lourdes responsabilités avec le risque d’être sanctionnés en cas d’erreur.

Bernard Barraillé